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Publié le 6 Juillet 2016

Un samedi du mois de juin, nous étions invité avec ma petite amie à un mariage. Et comme le veut la tradition, à l’heure de passer à table nous étions dispatchés selon les arcanes secrètes et complexes d’un plan de table que l’on imagine toujours élaboré avec soin, sueur et peine. Mais je ne m’en plains pas, car nous nous sommes retrouvés à une table avec des créatifs et les discussions étaient agréables. Au court de l’une d’entre elles nous voilà à parler écriture, puis nouvelles et inévitables de H.P Lovecraft nouvelliste de génie et figure pop culturelle de référence pour pas mal de trentenaires. La discussion se termine lorsque nous allons danser puis la soirée se fini tard dans la nuit. Le lendemain matin alors que nous rentions par la route dominicale, ma petite amie me propose très gentiment de faire un tour dans un vide-grenier qui était sur notre route. Je n’aurai pas osé lui imposé cela, surtout que sur les coups de midi le soleil tapait fort, mais puisque c’est elle qui le proposait j’acceptais bien volontiers.

Et nous voilà à déambuler sur un parking de supermarché dans ce vide-grenier où les personnes commençaient doucement à remballer. J’ai quand même l’occasion de faire quelques achats très plaisant qui se retrouveront sur mon autre blog et puis, alors que nous allions boucler la dernière allée, je vois dans une caisse de livre un nom encore fraîchement présent à mon esprit depuis la soirée d’hier. C’était justement un livre de H.P Lovecraft, une édition France loisir de 1977 de L’horreur dans le musée. Je regarde rapidement l’état de l’objet livre et je vois bien qu’il est en parfait état hormis les quelques traces dû à son âge. Je demande le prix, le vendeur répond 1 euro et j’enchaîne en annonçant que je le lui prends.

À y regarder de plus près, le titre exacte du livre c’est L’horreur dans le musée ** et à l’intérieur de sur une des pages de garde je peux voir qu’il s’agit d’un tome 2. Après quelques recherches sur le net j’ai trouvé effectivement qu’il y a eu chez France loisir un tome 1. Pourtant, l’œuvre originale normalement est constituée d’un seul ouvrage. Je suppose donc que le recueil de nouvelles que constitue L’horreur dans le musée a été scindé en deux volumes je suppose à l’époque pour vendre plus d’ouvrage. Qu’importe, je suis heureux de faire entrer du H.P Lovecraft dans ma bibliothèque chinée. C’est un auteur phare de la littérature fantastique et une figure presque iconique de la pop culture, en tout cas de la vision que j’ai de la culture populaire. En plus, les recueils de nouvelles sont du pain bénis pour un lecteur comme moi quand manque souvent d’assiduité ; c’est idéal pour appréhender un auteur par petites doses.

Avec ce nouvel ouvrage, le montant total du projet chiner sa bibliothèque s’élève à 22,20 euros.

il est toujours possible de cliquer sur l'image pour l'agrandir

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #chiner, #livre, #bibliothèque, #brocante, #videgrenier, #vide grenier, #SF

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Publié le 26 Juin 2016

C’est toujours dangereux de flirter avec les habitudes, parce que généralement les habitudes que l’on prend, naturellement, instinctivement, inopinément, finissent toujours par devenir de mauvaises habitudes parce que plutôt que des habitudes elles forgent des liens qui nous entravent et des dressent des œillères qui nous aveuglent. Heureusement qu’avec d’en arriver à ce stade de dépense à la prévisibilité de nos envies et de nos réflexes acquis il y a un temps où l’habitude nouvelle nous forge encore un plaisir frais. Je naviguais donc entre ces deux pôles des habitudes au milieu d’un vide-grenier en cherchant un livre ; autrement dit je forçais la rencontre. Hier je vous disais qu’entre un livre et un acheteur il est surtout question d’une rencontre qui crée un je ne sais quoi qui fait basculer l’homme de l’indifférence au désir, mais parfois l’homme se force à faire tomber son désir sur un objet.

Je marchais donc en quête d’un livre à faire entrer dans ma bibliothèque chinée ; et curieusement ce jour là je ne trouvais rien qui m’intéresse. Les vide-greniers sont pourtant presque toujours remplis de livres plus ou moins anciens, plus ou moins précieux pour un lecteur, mis là je ne trouvais rien. J’avais pourtant besoin de revenir avec un livre, me dire que j’aurai ainsi un article à écrire en rentrant et qu’un nouvel ouvrage prendrait place dans ma bibliothèque chinée. Alors quand je suis enfin tombé sur un stand où trois hommes bourrus avaient étalé une pile de livre en vrac je me suis arrêté et j’ai fouiné. Je ne repartirais pas sans rien je me disais ; et pourtant là encore rien ne ressortait vraiment du lot.

Heureusement j’ai fini par repérer une belle couverture bleue, un trône en fer et un humanoïde assit dessus et sûrement même branché à lui. Dans le bandeau jaune en travers de l’image le titre, Le temps des autres, un roman de la série Anticipation des éditions fleuve noir. La même série dont je vous avez parlé il y a quelques semaines lorsque j’avais ramené trois roman de 1952. Avec cette édition nous sommes 25 ans après, l’ouvrage date de 1977, un roman de science-fiction de Chris Burger qui malgré son nom aux consonances étrangère est un auteur français. Pour dire vrai je ne sais rien de cet homme ni de son œuvre.

La couverture qui m’a conduit à acheter ce livre pour 1 euro a été dessinée par un artiste du nom de Young Artists VLOO qui a semble t il beaucoup travaillé pour les couvertures de la série Anticipation ; et finalement c’est pour moi tout aussi important que la nature des mots qui sont retranchés derrières ces visuels que je trouve toujours tellement porteur d’imaginaire. La bibliothèque s’enrichie d’un nouveau livre de science-fiction et la valeur totale ce monte donc à 21,20 euros.

Chiner sa bibliothèque #12

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #livre, #brocante, #bibliothèque, #vide grenier, #videgrenier, #chiner, #SF

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Publié le 19 Juin 2016

Je me rappelle que lorsque nous étions petits avec ma petite sœur nous aimions entre autre chose jouer aux vaisseaux. Je ne me rappelle plus très bien du contenu de ces jeux, mais je sais que souvent nous y revenions. Jouer aux vaisseaux c’était s’imaginer en capitaine de vaisseau façon corsaire de l’espace qui commande son navire spatial avec un ordinateur. Je me rappelle très bien que nous nous étions fabriqué des ordinateurs pour accompagner ces jeux où nos vaisseaux étaient nos lits ou nos chaises ; oui je vous parle d’une époque où nous n’avions encore jamais vu d’ordinateur personnel à la maison, du coup un ordinateur c’était en fait une de ces interfaces abstraites et absurdes avec des boutons, des lumières et des écrans radars comme l’on en voit dans n’importe quel film ou dessin animé de science-fiction. Ayant des parents bricoleurs, nous avions pu récupérer des choses qui nous inspiraient quelques choses de science-fictionnelle, des interrupteurs, des potards, des pièces de bric et de broc que nous plantions dans notre ordinateur qui était en fait deux tranches de polystyrène l’une sur l’autre dans une forme vaguement inspirée d’une machine à écrire – il n’existe pas de photo de nos constructions et j’ai bien conscience que ma description est trop succincte pour que vous puisiez bien visualiser ce que nous fabriquions, j’en suis désolé –. Notre père avait installé de petites ampoules de lampe de poche derrière des écrans qui étaient constitués de portes documents où nous posions des papiers claques sur lesquels nous dessinions le contenu des écrans radars. Ce que je veux dire par là c’est que lorsque je repense à tout cela je réalise que ma vision du futur, de l’ordinateur par exemple, était parfaitement claquée sur ce que je voyais dans les dessins animés qui eux-mêmes retranscrivaient ce qu’ils pensaient que serai le futur dans les années 70. Mais c’était non-conscience mais c’était bien en moi ; je ne cherchais pas précisément à reproduire le cockpit de l’Odysseus d’Ulysse 31 ou du Cyberlab du Capitaine Flam mais c’est ce que je faisais parce que ces figures sont celles qui ont imprégné en premier la matière première de mon imaginaire.

Je suis le fils d'un autre siècle
Je suis le fils d'un autre siècle
Je suis le fils d'un autre siècle
Je suis le fils d'un autre siècle

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #Réflexion, #recyclage, #SF

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Publié le 10 Juin 2016

Je me suis lancé dans cette idée de chiner ma bibliothèque pour différentes raisons ; au départ pour le plaisir de chiner des livres, mais aussi avec l’idée d’avoir de la matière pour alimenter mon blog en article en chinant des prétextes d’écriture, ou encore parce que je trouve intéressant de questionner le rapport entre la culture et l’argent, et pour finir parce que les livres sont des objets et des objets avec qui l’on a des histoires tactiles, émotives et matérielles.

Donc ce jour-là j’ai réalisé un achat bi-classé dans le sens où il mérite sa place dans la bibliothèque chinée parce qu’il s’agit de livres contenant des romans, mais qui mérite aussi sa place sur mon autre blog en lien avec la pop culture autour de laquelle j’essaie d’axer mes articles parce ce sont des livres de science-fiction que j’ai acheté avant tout pour l’aspect suranné et désuet des illustrations de leurs couvertures.

Il y avait dans un carton un lot de vieux livres de science-fiction, couverture noire où se dévoilent des peintures / illustrations qui exhalent la SF d’un autre siècle bien avant l’informatique, le numérique et calibrage. J’en ai choisi trois, trois livres de science-fiction des années 50 dans la collection Anticipation des éditions Fleuve Noir. C’est une collection très prolifique qui a profondément marqué les lecteurs évidement mais qui a aussi influencé les auteurs de science-fiction de la seconde moitié du XXème siècle. Peut-être l’ai-je déjà abordé plus tôt au travers d’anciens articles, ou peut-être pas, quoi qu’il en soit il faut savoir que j’aime énormément la science-fiction vieille école avec tout ce qu’elle dégage comme sensation. J’aime les romans, mais j’aime aussi les visuels décomplexés, un peu désuets et parfois kitsch avec des extraterrestres sympathiques, des robots anthropomorphes, des rayons de lumière, des combinaisons spatiales qui ne dépareilleraient pas dans l’équipage du Comandant Cousteau. Cette esthétique est un peu une des madeleines pour mon imaginaire. Cette science-fiction spatiale relève plus de Jules Verne que de Stephen Hawking. Et derrière ces couvertures un peu ringardes parfois, il y a de vrais romans qui portent des visions fortes écrites par des auteurs du siècle dernier qui éclairent d’une lueur étrange notre présent.

J’ai donc choisi trois romans au travers de leurs couvertures, ce sont des éditions de 1952 payées 2 euros pour les trois. Il y a Le Satellite Artificiel de Jean-Gaston Vandel, du même auteur Les Astres Morts, et de Vargo Statten un roman qui se nomme Les Fabricants de soleil. Vu leurs âges ces livres sont plutôt en bon état, malheureusement l’un deux a servi à réaliser un herbier et la personne qui a un jour mit des fleurs entre les pages du livre n’est jamais revenu les retirer. Il y a donc quelques pages tachées par les pigments des pétales et la matière organique décomposée.

Et la somme totale de la bibliothèque chinée monte à 15,20 euros

Et la somme totale de la bibliothèque chinée monte à 15,20 euros

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #livre, #chiner, #bibliothèque, #brocante, #vide grenier, #videgrenier, #SF

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Publié le 4 Juin 2016

Les brocantes se suivent, les vide-greniers ne se ressemblent pas toujours mais désormais je les parcours toujours dans l’idée de chiner ma bibliothèque. Et plus les livres arrivent à moi et plus je prends plaisir à cette déambulation estivale et littéraire que je partage avec ma petite amie. J’aime beaucoup cette tension entre le hasard de l’errance et l’ambition du projet Chiner sa bibliothèque ; bref tout cela pour introduire de nouvelles entrées dans la bibliothèque chinée.

J’avais évoqué dans un précédant article l’intérêt rôlistique que j’ai vis-à-vis de Michael Moorcock, auteur de La légende de Hawkmoon dont j’avais trouvé un tome dans un précédant vide-grenier. En plus de vouloir découvrir sa littérature de science-fiction de noire fantasy post-apocalyptique j’avais aussi été séduit par le design de sa couverture. Cette fois, pour 1 euros, je suis tombé sur le volume 2 du cycle d’Elric, autre série de l’auteur anglais ; il s’agit de La forteresse de la perle. Je suis très content de reconstitué petit à petit l’œuvre de Michael Moorcock dont j’ai aimé passionnément l’univers que j’avais découverts à travers le jeu de rôle. Bon, c’est une édition de 2005 et je trouve les éditions contemporaines moins inspirées et moins exotiques que les éditions plus anciennes en matière de couverture, mais ce n’est pas grave.

Chiner sa bibliothèque #6

Plus loin dans le vide-grenier mon regard est attiré par un épais volume à la couverture remarquable pour ses couleurs criardes jaune et rouges qui ne sont pas du meilleur goût. Au centre de la couverture un homme avec une moustache, une pipe et une casquette anglo-saxonne semble regarder loin hors cadre. C’est Le tour du monde en 80 jours, un classique de Jules Verne. Je connais de nom Le tour du monde en 80 jours mais si ce volume est estampillé Classiques Jeunesse je dois confesser ne jamais avoir lu ce roman. Et si je connais cette histoire c’est pour avoir regardé le dessin animé éponyme dans les années 80. Or dans ce dessin animé Phileas Fogg est un lion anthropomorphe et tous les personnages sont eux des animaux anthropomorphés. Du coup en voyage sur la couverture ce Phileas Fogg moustachu qui me fait plus penser à Magnum le justicier hawaïen de la série télé qu’à un lion de dessin animé je suis déstabilisé. Ce sentiment est suffisant pour demander le prix du livre, 1 euro, même si l’ouvrage n’est pas dans un état irréprochable avec quelques marques de moisissure sur la tranche et une odeur de renfermé entre ses pages ça a suffit pour que je l’achète. En plus comme c’est une version jeunesse, la police est large et très agréable à lire et le livre de 1992 est ponctué d’illustrations en noir & blanc très plaisantes.

Voilà à quoi ressemblait Phileas Fogg dans mon imaginaire
Voilà à quoi ressemblait Phileas Fogg dans mon imaginaire

Voilà à quoi ressemblait Phileas Fogg dans mon imaginaire

Nous venions donc d’acheter Le tour du monde en 80 jours et nous déambulions entre les allées quand ma petite amie me fit repérer un petit volume intitulé Collection Jules Verne. Le volume en question est Voyage au centre de la Terre. Le livre me semble bien mince pour contenir l’ouvrage tout entier, je pense dans un premier temps qu’il s’agit d’un tome parmi une série reconstituant Voyage au centre de la Terre, mais après avoir ouvert l’ouvrage je vois qu’il s’agit en réalité d’une version abrégée de Voyage au centre de la Terre. Qui plus est le livre est joliment illustré avec ce qui ressemble à des aquarelles sépia. Comme nous venions d’acheter un Jules Verne, je demande le prix de cette version abrégée et la vendeuse me répond 20 centimes. Alors même si la couverture n’est pas très heureuse j’ai pris cette version abrégée que je suis curieux de lire d’ailleurs.

Avec ces trois nouveaux ouvrages le montant de la bibliothèque s’élève à 12,70 euros.

Avec ces trois nouveaux ouvrages le montant de la bibliothèque s’élève à 12,70 euros.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #livre, #brocante, #bibliothèque, #videgrenier, #vide grenier, #chiner, #SF

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Publié le 1 Juin 2016

C’était un dimanche matin, peut-être un samedi, le moment idéal pour aller chiner avec ma petite amie qui pour me faire plaisir à fait l’effort de se lever un peu plus tôt qu’à son habitude du week-end. Se promener sur un marché aux puces où une brocante c’est un peu comme se balader au pied du sapin un matin de noël alors que l’on sait que cette année nous n’avons pas été très sages et que nous ne seront pas forcément récompensés par le père Noël ce fichtre porte drapeau d’une méritocratie enfantine.

Et comme à chaque vous que nous faisons les vides greniers elle & moi, nous cherchons des livres pour alimenter le projet chiner sa bibliothèque. Des livres qui doivent attiser notre attention et se présenter à nous pour une bouchée de pain. Et ce jour là, dans un vent glacé qui chassait les nuages mais couvrait le ciel bleu de froid nous ne trouvions pas grand-chose jusqu’à ce que nous soyons attirés par la couverture d’un Stendhal. Et je dis bien par la couverture et non par le nom de l’auteur ; sur la façade d’un palais que je suppose italien par le titre du livre esquissée d’un simple trait noir, des personnages colorés, damoiselle, amoureux, homme de foi, d’arme et une religieuse semblent s’agiter dans une action toute aussi romanesque que théâtrale. Cette couverture blanche, ces personnages aux dessins colorés, m’ont tout de suite séduit déclenchant ce je-ne-sais-quoi qui motive l’achat. Pour 1 euro nous achetions donc les Chroniques Italiennes de Stendhal, ce qui, par chance pour le mauvais lecteur que je suis, s’avère être un recueil de nouvelles. Ce n’est pas que je n’aime pas lire, mais j’ai l’esprit qui se disperse rapidement attiré par de nouvelles zones d’attractions mentales qui me détournent parfois de mon intérêt initial. Avec  les nouvelles c’est bien plus facile de picorer un texte, partir ailleurs pour y revenir après. Je n’ai remarqué qu’après que ce que je prenais pour un cadre graphique était en faite le nom de la maison d’édition. Et même si cette édition date de 1977 je trouve ce petit détail graphique très moderne.

Un peu plus loin dans le vide grenier, alors que nous commencions à nous réchauffer à mesure que le soleil dardait ciel, sol et visiteurs c’est un ouvrage de René Barjavel qui m’a attiré l’œil. Il s’agit de Ravage. Au désespoir des esthètes et des amateurs je n’ai jamais lu ce livre, pourtant reconnu comme un classique de la science-fiction. J’ai découverts la SF par les films, les films américains en fait, et par les jeux vidéo ; j’étais donc jeune et par extension plein de préjugés. Je ne me souviens plus de qui, mais je me souviens qu’à plusieurs reprises on m’a conseillé de lire Barjavel, que c’était de la SF français et que ça pourrait me plaire. Mais dans mon esprit de petit con étroit (d’esprit) la science-fiction française ne pouvait être que mauvaise ou sans intérêt. Et tout cela m’est revenu à l’esprit quand j’ai croisé ce livre que j’ai acheté pour 50 centimes en espérant pouvoir combler ma bêtise de jeunesse.

Actuellement le montant de la bibliothèque est de 10,50 euros
Actuellement le montant de la bibliothèque est de 10,50 euros

Actuellement le montant de la bibliothèque est de 10,50 euros

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #livre, #brocante, #bibliothèque, #videgrenier, #vide grenier, #chiner, #SF

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Publié le 18 Mai 2016

Le plaisir de chiner sa bibliothèque c’est le plaisir de la rencontre impromptue avec un objet livre qui soudain va se mettre à me parler attisant ainsi mon envie de l’acheter. Ce jour là c’est le regard de cet homme en couverture qui m’a interpellé ; cette fois-ci ce n’était pas le livre qui me parlait mais la photo sur la couverture. Rapidement j’ai identifié le livre, c’est le catalogue de l’exposition Visa pour l’image, un fameux festival de photographie documentaire qui se déroule à Perpignan tous les ans, édition 2009. Or j’aime la photographie, et je suis déjà allé visiter Visa pour l’image, d’ailleurs en feuilletant l’ouvrage les photos m’ont rappelées que j’avais vu l’exposition en 2009. Généralement les catalogues d’expositions feraient de bons souvenirs, mais ils sont généralement trop chers pour moi. Je me suis pourtant aventurer à demander le prix de l’ouvrage, après une légère hésitation la personne me répond 1,5 euros. Inutile de négocier, à ce prix je suis reparti avec le catalogue d’exposition de Visa pour l’image 2009, très heureux de pouvoir le faire entrer dans ma bibliothèque chinée, démontrant encore une fois que la culture, même celle que l’on aime, peut se dénicher à de bons prix.

Chiner sa bibliothèque #3
Chiner sa bibliothèque #3

Le second ouvrage que je vous présenter aujourd’hui n’a pas de lien avec la photographie. C’est un livre du regretté Terry Pratchett, disparu il y a un peu plus d’un an. Il a été l’auteur d’une œuvre protéiforme nommée Les Annales du Disque-Monde constitué d’une quarantaine d’ouvrages répartis sur différents cycles et traitant d’un monde de fantasy fantaisiste, flirtant avec la parodie, le pastiche ou la satire.  J’ai connu cet écrivain anglais par l’entremise du jeu de rôle car le Disque-monde a été adapté en jeu de rôle. J’ai donc trouvé le volume 7 des Annales du Disque-monde, qui correspond au début du cycle des anciennes civilisations et dont le titre est Pyramides. Pour 50 centimes d’euro, ce livre comme neuf entre dans ma bibliothèque chinée au rayon SF, au rayon fantasy et au rayon œuvres en lien avec le jeu de rôle.  

Actuellement le montant de la bibliothèque est de 9 euros

Actuellement le montant de la bibliothèque est de 9 euros

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Publié le 12 Mai 2016

Les livres sont des objets, ce sont des mots mais ce sont aussi des objets, physiques et palpables imprégnés d’un réel et d’une aura. Et aussi sûr que je suis entrain d’étaler des lieux communs un livre est fait de pages et de couvertures. Je suis très sensible à l’esthétique de certains visuels, surtout les vieux visuels, les illustrations des années 60, 70 parfois 80 qui sont souvent empruntent d’une désuétude lyrique qui flirte avec le kitsch autant que la poésie. Ce matin là, devant le stand d’un père et de sa fille qui vendaient tout et rien au milieu de quelques autres libres mon regard a été interpellé par deux couvertures ;  

Le visage impassible du chevalier blême dans son armure noire sur Le Secret des Runes un livre de Michael Moorcock et une couverture très étonnante de Tristan et Iseut où les deux amoureux si montrent comme des héros érotiques arrachés à un Eden hédoniste. Pour ces deux couvertures je savais que je voulais acheter ces livres ; pour ne rien gâcher le texte de Tristan et Iseut est un classique presque intemporel qui a toute sa place dans une bibliothèque chinée. Quand au Moorcock c’est un amour de rôliste, donc un amour de jeunesse. J’ai connu son univers noir et épique au travers du jeu de rôle Hawkmoon sans vraiment jamais prendre la peine de lire l’œuvre de l’écrivain ayant inspiré tout cela. Pour 1 euro par exemplaire je n’ai pas hésité.

Les deux éditions datent de 1969, à priori une année très inspirée pour les couvertures.

Je reprenais donc ma promenade dans le vide grenier en emmenant avec moi particulière un Tristan et une Iseut que je trouvais très pop-héroique et ça me plaisait. Soudain mon regard s’arrête sur un autre couple héroïque dont l’illustration de couverture m’a séduite. Un certain Luke et une certaine Leia les héros de Star Wars. Je regarde et le couple de vendeur avait la « première » trilogie en poche. Amoureux de cette illustration de Luke et Leia que je trouve très en phase avec celle de Tristan et Iseut j’ai demandé le prix. 2 euros pour les trois livres, je suis parti avec.

Voilà donc cinq nouveaux ouvrages qui rejoignent les pages de chiner sa bibliothèque. Actuellement, le montant de la bibliothèque est de 7 euros.

Avouez qu'ils sont beaux ce Tristan et cet Iseut, fière et nu comme au premier jour
Avouez qu'ils sont beaux ce Tristan et cet Iseut, fière et nu comme au premier jour
Avouez qu'ils sont beaux ce Tristan et cet Iseut, fière et nu comme au premier jour
Avouez qu'ils sont beaux ce Tristan et cet Iseut, fière et nu comme au premier jour

Avouez qu'ils sont beaux ce Tristan et cet Iseut, fière et nu comme au premier jour

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #brocante, #vide grenier, #videgrenier, #livre, #bibliothèque, #SF, #chiner

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Publié le 23 Février 2016

Exile c’est le nom de leur ville. Ils sont des exilés mais beaucoup d’entre eux réfutent l’idée, le terme, la nature même de leur exile. Exilé c’est un destin, une fatalité et ils sont nombreux à vouloir y échapper. C’est possible et impossible, les mots rendent les choses possibles mais la vérité c’est qu’ils sont là, exilés en terre anonyme. Cette ville construite par les acclimations successives de morceaux arrachés à des pans de réalités exilés et par des murs, des bâtiments et des architectures endémique semble avoir une résonnance dans toutes les cultures des civilisations échouées en cette terre orpheline. Tous les habitants ont dans les lambeaux de souvenirs qu’ils portent comme des bagages élimés et au fond de ces bagages il y a un quelques échos d’une ville hétéroclite, d’une ville éclectique, une ville qui ne dort jamais, une ville hydride, une ville décadente, une ville unique qui bat comme un cœur puissant et qui brasse les peuples et les cultures qui naissent et se perdent en son sein. Cette ville est peut-être la mère de toutes ces villes, du passé, du futur et des possibilités quantiques de réalités qui s’ignorent. Elle n’existe pourtant qu’ici, juste ici, seulement ici, un empire entier sur un grain de sable, sur ce grain de sable, sur celui-ci et nulle part ailleurs. Pourtant la trace de cette citée semble être partout ; un hasard statistique, un jeu de hasard, ou bien rien.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #SF, #ébauche, #ville

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Publié le 22 Février 2016

Quelques parts, dans une dimension non parallèle et non euclidienne, une fêlure à couru le long du le chant des possibles et une bulle de réalité s’en est échappée pour constituer un globe de réalité orphelin. Il se trouve en nul lieu identifiable par la science, qu’elle soit avancée ou traditionnelle, ni par aucuns des mythes et des légendes des magiciens et des sorciers. Aucune être doué de conscience ne sait où se trouve cette bulle de réalité, non aucun. Parmi les voyageurs interdimensionnels et parmi ceux qui mènent leurs avatars entre les plans d’existence quantique personne n’est capable de percevoir ni de ressentir la présence et l’emplacement de ce globe de réalité orphelin.

Et pourtant il existe. Hors de tout, il existe.  

Il arrive que ce globe de réalité orphelin provoque des failles, des tunnels, ou des entonnoirs statistiques qui déchirent la surface d’autres réalités définies dans des plans et des dimensions identifiés et qui mènent de manière éphémère jusqu’à lui. Les failles qui s’ouvrent sont à sens uniques, d’ailleurs vers ici. Un point c’est tout. Elles fonctionnent comme des trous noirs dans lesquels on peut être aspiré mais d’où l’on ne peut pas en ressortir. C’est un fait établi empiriquement par tous les êtres pensants qui ont échoués ici. Tout le temps passer par une personne douée d’intelligence qui reste en vie pour consacrer son temps à l’étude, la recherche, la science et la magie ne suffit pas pour comprendre comment quitter le lieu ; sorcier, dieu, machine, homme de science et de lettres, aucun savoir, aucune magie n’est en mesure de percer les ténèbres qui nimbent ce mystère lui-même drapé dans le secret.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #SF, #ébauche

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