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Publié le 23 Février 2016

Exile c’est le nom de leur ville. Ils sont des exilés mais beaucoup d’entre eux réfutent l’idée, le terme, la nature même de leur exile. Exilé c’est un destin, une fatalité et ils sont nombreux à vouloir y échapper. C’est possible et impossible, les mots rendent les choses possibles mais la vérité c’est qu’ils sont là, exilés en terre anonyme. Cette ville construite par les acclimations successives de morceaux arrachés à des pans de réalités exilés et par des murs, des bâtiments et des architectures endémique semble avoir une résonnance dans toutes les cultures des civilisations échouées en cette terre orpheline. Tous les habitants ont dans les lambeaux de souvenirs qu’ils portent comme des bagages élimés et au fond de ces bagages il y a un quelques échos d’une ville hétéroclite, d’une ville éclectique, une ville qui ne dort jamais, une ville hydride, une ville décadente, une ville unique qui bat comme un cœur puissant et qui brasse les peuples et les cultures qui naissent et se perdent en son sein. Cette ville est peut-être la mère de toutes ces villes, du passé, du futur et des possibilités quantiques de réalités qui s’ignorent. Elle n’existe pourtant qu’ici, juste ici, seulement ici, un empire entier sur un grain de sable, sur ce grain de sable, sur celui-ci et nulle part ailleurs. Pourtant la trace de cette citée semble être partout ; un hasard statistique, un jeu de hasard, ou bien rien.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #SF, #ébauche, #ville

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Publié le 22 Février 2016

Quelques parts, dans une dimension non parallèle et non euclidienne, une fêlure à couru le long du le chant des possibles et une bulle de réalité s’en est échappée pour constituer un globe de réalité orphelin. Il se trouve en nul lieu identifiable par la science, qu’elle soit avancée ou traditionnelle, ni par aucuns des mythes et des légendes des magiciens et des sorciers. Aucune être doué de conscience ne sait où se trouve cette bulle de réalité, non aucun. Parmi les voyageurs interdimensionnels et parmi ceux qui mènent leurs avatars entre les plans d’existence quantique personne n’est capable de percevoir ni de ressentir la présence et l’emplacement de ce globe de réalité orphelin.

Et pourtant il existe. Hors de tout, il existe.  

Il arrive que ce globe de réalité orphelin provoque des failles, des tunnels, ou des entonnoirs statistiques qui déchirent la surface d’autres réalités définies dans des plans et des dimensions identifiés et qui mènent de manière éphémère jusqu’à lui. Les failles qui s’ouvrent sont à sens uniques, d’ailleurs vers ici. Un point c’est tout. Elles fonctionnent comme des trous noirs dans lesquels on peut être aspiré mais d’où l’on ne peut pas en ressortir. C’est un fait établi empiriquement par tous les êtres pensants qui ont échoués ici. Tout le temps passer par une personne douée d’intelligence qui reste en vie pour consacrer son temps à l’étude, la recherche, la science et la magie ne suffit pas pour comprendre comment quitter le lieu ; sorcier, dieu, machine, homme de science et de lettres, aucun savoir, aucune magie n’est en mesure de percer les ténèbres qui nimbent ce mystère lui-même drapé dans le secret.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #SF, #ébauche

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Publié le 27 Décembre 2015

Et si je devais réévaluer ma valeur des choses et si cette chose a réévaluer était un film et si ce film était le Cinquième Élément et si j’avais passé mon temps depuis 1997 à détester ce film et qu’aujourd’hui, à la lumière de nouvelles attentes, je trouvais certains éléments assez intéressants pour m’intéresser et illustrer une part de cet imaginaire que je cherche à reconduire autour d’une vision éculée et ridicule mais délicieuse d’une idée de la science-fiction ?

S’il me fallait faire tout cela, je crois que ce soir je serai prêts à la faire et donc renier mon endémique ostracisme, ma morgue et mon mépris fulgurent pour Luc Besson et son cinéma de bazar.

Les couleurs, le burlesque, la patine du temps sur un objet déjà vieux avant de naître, la maigreur du scénario, la minceur d’une Milla Jovovich tellement fauve Hauto, le ridicule qui ne tue pas, et la superbe de Bruce Willis qui sent déjà le déclin mais qui surnage encore sur la vague des années 90 constituent un enrobage qui m’apparaît soudain comme un gâteau au glaçage excessif à une période de fort diabète.

Non, c’est bête, il n’est pas bien ce film, il est presque nul, toujours aussi nul qu’à l’aube du premier temps que je l’ai vu au cinéma, trop riche, trop pauvre, trop tout, tout rien, le film est toujours aussi médiocre mais mon goût à changé.

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #SF

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Publié le 23 Décembre 2015

Je ne suis pas la machine, mais la machine me traduit. Elle est parfois trop littérale cette machine. Pourtant virgule souvent elle me surprend elle anticipe elle corrige elle envisage mais surtout elle écoute. Plus précisément elle apprend à m'écouter elle apprend ma langue ce qui pour elle signifie qu’elle apprend ma voix, et bientôt si je continue à parler à son oreille la machine saura qui je suis, la machine sera ce que je suis point.

Je dialogue autant avec la machine qu'avec moi même, j'apprends moi aussi à l'anticiper j'apprends à comprendre ce qu'elle comprend de moi-même et ce n'est pas une chose aisée de parler à la machine. Pourtant sur des phrases, sur des phrases que je regarde être écrites sans moi je suis surpris que cela se passe sous mes yeux, par ma bouche juste entre ma bouche et l'écran de la machine.

Peut-être que la prose qui s'écrit est une prose de robot, peut-être est-ce moi le robot, peut-être que la machine est un bon robot et que moi-même je suis un robot. Marcher dans le futur c'est peut-être cela, peut-être que marcher dans le futur c'est marcher avec sa bouche, peut-être que marcher dans le futur c'est marcher sans ses mains, c'est marcher sans regarder où l'on pose la bouche, c'est une marche sur un fil qui a disparu.

Et si actuellement mes mots sont saccadés, c'est que pour le moment ma prose est handicapée d'être aussi peu inspirée, et je dois comprendre que je ne suis pas prêts pour ce futur, alors faut-il que je me considère comme un homme du passé incapable de faire face à ce qui est l'oracle de ce futur, la machine qui se tient devant moi dans ma main est presque dans ma bouche pour traduire ce qu'il y a dans ma tête ?

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Publié dans #écrire, #Réflexion, #futur, #SF

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Publié le 22 Décembre 2015

Lorsque j'ai débuté l'écriture de ce blog, je refusais toute ponctuation, principalement les majuscules et les points à la fin des phrases, points finaux et point final,  alors écrire ma ponctuation et dérouler le fil d'une pensée chaotique c'est le sens de ce que je fais virgule de ce que j’avais fais comme marque de fabrique, mon style, c’est ce que je fais ici et le sens qui s'écrit sous mes yeux qui se déroule comme Ariane déroulait son fil dans le labyrinthe du Minotaure virgule oui cette pensée qui s'écrit sans moi, qui se traduit à l'intérieur de la bouche sur l'écran sans passer par l'écriture, sans passer par le mouvement mécanique de la main qui écrit, qui rédige, cette pensée qui sort de moi comme l'eau de la rivière comme la pluie qui tombe sur l'église cette penser là elle s'échappe et si elle s'échappe elle s'échappe sans que je sache ce qu'elle emporte de moi alors plus tard lorsque je relis cette pensée je suis incapable de la lire, incapable de comprendre les connexions d'une part parce que la ponctuation manques mais aussi parce que le fil de ma pensée même si ma pensée est retranscrite elle n'est pas traduite par la main qui écrit manuscrit ou qui tape sur le clavier alors il ne reste plus rien ne reste que des mots de suite de mots incompréhensibles hauteur pour remettre en forme et ses difficultés

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Publié dans #écrire, #SF

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Publié le 9 Octobre 2015

C’est au départ de la rue qu’il attend l’autre. Dans le loin d’un horizon fort peu probable, il regarde les énormes nuages, des masses de gaz se mouvant d’une lenteur implacable. Ceux de ce soir sont roses, irisés de bleu, de mauve et de gris. Il est là depuis de longues minutes, les nuages depuis de longs mois, il a été surpris au départ de voir ces masses peser sur la ville, lui le campagnard, le petit Provincial monté à la ville imposer son don aux sphères arraisonnées. Il trouvait cela menaçant, angoissant, un ciel sous le ciel, des nuages sous les nuages. Il n’est pas installé depuis assez longtemps dans la ville pour ne plus remarquer ces volutes gazeuses gigantesques circonvoler sur la ville. Mais s’il n’a plus peur il reste fasciné, il voit dans ces formes mobiles quelque chose qui ressemble aux circonvolution de la matière grise logée dans nos crânes. Quand il regarde cette pollution maintenant il voit une cervelle, celle de la ville, et il est convaincu qu’elle pense. Que chacune des évolutions des courbes de ces masseuses gazeuses est une pensée, un souvenir ; plusieurs mois que la pollution ne quitte plus le ciel, et si c’était l’émergence d’une conscience ? Entre dieu et eux, un nuage en nuance de microparticules qui se seraient réorganisées de manière à conduire l’impulsion d’une pensée. C’est sûrement la ville qui pense. Il est en sûr et à chaque fois qu’il peut lever le nez à ce ciel il cherche à y percevoir la pensée.

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Publié dans #ébauche, #SF

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Publié le 3 Octobre 2015

Ils sont beaux les gladiateurs. Ils sont beaux, comme endormis dans le sable noir d’obsidienne de l’arène. Ils pourraient presque avoir l’air paisibles, en paix avec leurs rêves. L’arène gronde, elle bouillonne d’une ferveur sourde qui n’attend qu’eux pour exulter. Une dizaine d’hommes et de femmes même pas tous taillés dans la chair dont se délectent les combattant, mais tous là pour jouer leurs vies : mais ils ne le savent pas encore. Certains bougent, ils émergent, la ferveur rugit et descend comme une coulée pyroclastique depuis le haut des gradins et les gladiateurs, hébétés, se prennent la violence de la ferveur. Certains sont galvanisés, la plus part pétrifiés. Un jeune garçon c’est rué vers le pilier de marbre en lévitation le plus proche de lui, avec l’agilité d’un singe il grimpe vers le cube irradiant d’une aura rose. Ils sont enfin tous éveillés, paniqués et submergés par l’adrénaline, je jubile, ça va enfin commencer. Les esclaves tirent les immenses battants de la portes de bois et métal, elle gémit et vomi bientôt une créature immonde. Elle ressemble à un gigantesque porc, une truite parce que de nombreuses mamelles pendent sous elle, une truie gigantesque, sa peau suinte un liquide noir poisseux, un pauvre homme qui a voulu sauter sur elle est engluant contre son flanc et la truie l’écrase contre un mur de l’arène. Sur ce corps de truie titanesque une tête lisse et aveugle comme celle d’un nourrisson beugle d’affreux borborygme.

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Publié dans #Divagations diverses, #écrire, #ébauche, #SF, #jdr

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Publié le 1 Octobre 2015

Il n’y a pas d’invention derrière lui. C’est un homme du futur. Un homme au présent dans le futur que l’on prédisait il y a quelques dizaines d’années ; la vérité en moins. C’est un homme seul derrière son écran, affairé à inventer des histoires. Il écrit des histoires pour les autres, parce qu’à lui ça ne lui fait plus rien d’écrire, l’invention lui laisse le goût du fade. Entre lui et l’écran, plat à la lumière bleutée, la fumée de sa cigarette électronique essaie de camper encore un futur de pacotille. Mais rien ne prend, son futur, son l’an deux mille quinze n’a le goût de rien, pourtant il consomme tout ce qu’il peut de futuriste, de cybernétique, mais les lunettes de réalités virtuelles ne servent qu’à regarder le même porno que papa, les drones domestiques ne servent qu’à amuser les enfants, dix minutes à peine. Il a l’oreillette greffée à l’oreille, sans fil, il consulte sur sa montre connectée un semble de vie sociale virtuelle, il essaie, il s’y adonne, mais ça n’a le goût de rien, et surtout pas de futur. Que faire ? Il aspire une nouvelle bouffée de cette fumée électronique et se remet à écrire. Dans le lot, dans le nombre de ces saynettes futuristes, parfois rétro futuriste pour tromper la mort, il espère un jour mettre le doigt sur ce qui a poussé le futur à échouer.

Le futur n'aura pas lieu

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Publié dans #écrire, #SF

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Publié le 23 Août 2015

[...] Sous l’égide de la présence impressionnante de ce bâtiment aux lignes métalliques gargantuesques qui rompait avec les mythologies architecturales auxquelles l’humanité s’était référée par son passé, le destin du monde ne se dessinait plus. L’instinct si précieux de l’humanité avait perdu de sa vigueur et l’esprit de préservation cédait face à l’entropie naturelle des choses ; la mort en grand format, formation épique pour un raide définitif sur les derrières résistances. Les intérêts privés d’une poignée de personnes scellaient ainsi la fin de la civilisation sous le poids d’injustices dont elle ne se relèverait plus. À la surface de la Terre une dernière guerre aux accents nucléaires grondait et explosait comme le final glorieux d’un feu d’artifice. Sous la surface des yeux nus virus, bactéries et radiations menaient à la victoire l’ultime conflit invisible ; dans un élan individuel immodéré les hommes mouraient, et des effets de ces morts la Terre sombrait dans la désolation. Seule restait donc debout dans son linceul immaculé de technologie la sauvegarde de l’humanité. Au cœur du bâtiment énigmatique, dressé fier et neuf comme au jour de son inauguration, la machine reliée à tous les regards mécaniques, automatiques, aux optiques synthétiques des caméras du monde entrain de passé de présent à trépas la méta humanité regardait disparaître sa version originale. L’éternité avait donc ce goût-là, entre amertumes distanciées et indifférences mélancoliques ? Pouvait-il en être autrement ? La fin de cette civilisation était inéluctable, comme toujours, comme pour les autres, comme à chaque fois, l’homme échouait et le monde se dérobait.

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Publié dans #recyclage, #SF

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Publié le 12 Mai 2015

Un jour nous arriverons à la fin de la réalité, des possibles et de l’univers. Ce n’est pas garanti mais c’est certain. C’est dans un temps éternel et impossible à se représenter décemment, mais cela n’empêche pas que ça arrivera. L’univers, la matière, la lumière, les lois physiques arriverons à la fin, à leurs fins, une à une jusqu’à ce qu’il reste moins que le rien, moins que le néant. On le sait, disons qu’on le suppose avec force et certitudes mais la distance de cette inexorable fin la rend abstraite. Très bien, nous ne sommes que des bébés autruches dans le désert de notre futur. Mais je me demande quand est-ce que l’humanité prendra cette donnée en compte. Prendre en compte la fin de tout, la fin totale et inexorable ; car même si l’univers ne se dissout pas dans son propre vide, à coup sûr la Terre disparaîtra. Et aujourd’hui, assis sur la terrasse, au soleil, dans le calme du printemps, je sais que seule l’imagination a le pouvoir de sauver le monde. Ce n’est pas une expression et surtout pas une métaphore, c’est une vérité ; à l’heure actuelle la seule arme contre la fin du monde programmée dans un futur lointain c’est l’imagination. La science n’est qu’un outil à la solde de l’imagination ; aujourd’hui au calme de mon printemps d’homme à la plume et à l’imagination en action je me sens le sauveur d’un monde dont je ne sais le nom et qui ne saura jamais le mien, pourtant cela m’offre une sensation grisante de pouvoir.

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #SF, #science, #Réflexion, #imagination, #créer

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