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Publié le 4 Juin 2016

Les brocantes se suivent, les vide-greniers ne se ressemblent pas toujours mais désormais je les parcours toujours dans l’idée de chiner ma bibliothèque. Et plus les livres arrivent à moi et plus je prends plaisir à cette déambulation estivale et littéraire que je partage avec ma petite amie. J’aime beaucoup cette tension entre le hasard de l’errance et l’ambition du projet Chiner sa bibliothèque ; bref tout cela pour introduire de nouvelles entrées dans la bibliothèque chinée.

J’avais évoqué dans un précédant article l’intérêt rôlistique que j’ai vis-à-vis de Michael Moorcock, auteur de La légende de Hawkmoon dont j’avais trouvé un tome dans un précédant vide-grenier. En plus de vouloir découvrir sa littérature de science-fiction de noire fantasy post-apocalyptique j’avais aussi été séduit par le design de sa couverture. Cette fois, pour 1 euros, je suis tombé sur le volume 2 du cycle d’Elric, autre série de l’auteur anglais ; il s’agit de La forteresse de la perle. Je suis très content de reconstitué petit à petit l’œuvre de Michael Moorcock dont j’ai aimé passionnément l’univers que j’avais découverts à travers le jeu de rôle. Bon, c’est une édition de 2005 et je trouve les éditions contemporaines moins inspirées et moins exotiques que les éditions plus anciennes en matière de couverture, mais ce n’est pas grave.

Chiner sa bibliothèque #6

Plus loin dans le vide-grenier mon regard est attiré par un épais volume à la couverture remarquable pour ses couleurs criardes jaune et rouges qui ne sont pas du meilleur goût. Au centre de la couverture un homme avec une moustache, une pipe et une casquette anglo-saxonne semble regarder loin hors cadre. C’est Le tour du monde en 80 jours, un classique de Jules Verne. Je connais de nom Le tour du monde en 80 jours mais si ce volume est estampillé Classiques Jeunesse je dois confesser ne jamais avoir lu ce roman. Et si je connais cette histoire c’est pour avoir regardé le dessin animé éponyme dans les années 80. Or dans ce dessin animé Phileas Fogg est un lion anthropomorphe et tous les personnages sont eux des animaux anthropomorphés. Du coup en voyage sur la couverture ce Phileas Fogg moustachu qui me fait plus penser à Magnum le justicier hawaïen de la série télé qu’à un lion de dessin animé je suis déstabilisé. Ce sentiment est suffisant pour demander le prix du livre, 1 euro, même si l’ouvrage n’est pas dans un état irréprochable avec quelques marques de moisissure sur la tranche et une odeur de renfermé entre ses pages ça a suffit pour que je l’achète. En plus comme c’est une version jeunesse, la police est large et très agréable à lire et le livre de 1992 est ponctué d’illustrations en noir & blanc très plaisantes.

Voilà à quoi ressemblait Phileas Fogg dans mon imaginaire
Voilà à quoi ressemblait Phileas Fogg dans mon imaginaire

Voilà à quoi ressemblait Phileas Fogg dans mon imaginaire

Nous venions donc d’acheter Le tour du monde en 80 jours et nous déambulions entre les allées quand ma petite amie me fit repérer un petit volume intitulé Collection Jules Verne. Le volume en question est Voyage au centre de la Terre. Le livre me semble bien mince pour contenir l’ouvrage tout entier, je pense dans un premier temps qu’il s’agit d’un tome parmi une série reconstituant Voyage au centre de la Terre, mais après avoir ouvert l’ouvrage je vois qu’il s’agit en réalité d’une version abrégée de Voyage au centre de la Terre. Qui plus est le livre est joliment illustré avec ce qui ressemble à des aquarelles sépia. Comme nous venions d’acheter un Jules Verne, je demande le prix de cette version abrégée et la vendeuse me répond 20 centimes. Alors même si la couverture n’est pas très heureuse j’ai pris cette version abrégée que je suis curieux de lire d’ailleurs.

Avec ces trois nouveaux ouvrages le montant de la bibliothèque s’élève à 12,70 euros.

Avec ces trois nouveaux ouvrages le montant de la bibliothèque s’élève à 12,70 euros.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #livre, #brocante, #bibliothèque, #videgrenier, #vide grenier, #chiner, #SF

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Publié le 1 Juin 2016

C’était un dimanche matin, peut-être un samedi, le moment idéal pour aller chiner avec ma petite amie qui pour me faire plaisir à fait l’effort de se lever un peu plus tôt qu’à son habitude du week-end. Se promener sur un marché aux puces où une brocante c’est un peu comme se balader au pied du sapin un matin de noël alors que l’on sait que cette année nous n’avons pas été très sages et que nous ne seront pas forcément récompensés par le père Noël ce fichtre porte drapeau d’une méritocratie enfantine.

Et comme à chaque vous que nous faisons les vides greniers elle & moi, nous cherchons des livres pour alimenter le projet chiner sa bibliothèque. Des livres qui doivent attiser notre attention et se présenter à nous pour une bouchée de pain. Et ce jour là, dans un vent glacé qui chassait les nuages mais couvrait le ciel bleu de froid nous ne trouvions pas grand-chose jusqu’à ce que nous soyons attirés par la couverture d’un Stendhal. Et je dis bien par la couverture et non par le nom de l’auteur ; sur la façade d’un palais que je suppose italien par le titre du livre esquissée d’un simple trait noir, des personnages colorés, damoiselle, amoureux, homme de foi, d’arme et une religieuse semblent s’agiter dans une action toute aussi romanesque que théâtrale. Cette couverture blanche, ces personnages aux dessins colorés, m’ont tout de suite séduit déclenchant ce je-ne-sais-quoi qui motive l’achat. Pour 1 euro nous achetions donc les Chroniques Italiennes de Stendhal, ce qui, par chance pour le mauvais lecteur que je suis, s’avère être un recueil de nouvelles. Ce n’est pas que je n’aime pas lire, mais j’ai l’esprit qui se disperse rapidement attiré par de nouvelles zones d’attractions mentales qui me détournent parfois de mon intérêt initial. Avec  les nouvelles c’est bien plus facile de picorer un texte, partir ailleurs pour y revenir après. Je n’ai remarqué qu’après que ce que je prenais pour un cadre graphique était en faite le nom de la maison d’édition. Et même si cette édition date de 1977 je trouve ce petit détail graphique très moderne.

Un peu plus loin dans le vide grenier, alors que nous commencions à nous réchauffer à mesure que le soleil dardait ciel, sol et visiteurs c’est un ouvrage de René Barjavel qui m’a attiré l’œil. Il s’agit de Ravage. Au désespoir des esthètes et des amateurs je n’ai jamais lu ce livre, pourtant reconnu comme un classique de la science-fiction. J’ai découverts la SF par les films, les films américains en fait, et par les jeux vidéo ; j’étais donc jeune et par extension plein de préjugés. Je ne me souviens plus de qui, mais je me souviens qu’à plusieurs reprises on m’a conseillé de lire Barjavel, que c’était de la SF français et que ça pourrait me plaire. Mais dans mon esprit de petit con étroit (d’esprit) la science-fiction française ne pouvait être que mauvaise ou sans intérêt. Et tout cela m’est revenu à l’esprit quand j’ai croisé ce livre que j’ai acheté pour 50 centimes en espérant pouvoir combler ma bêtise de jeunesse.

Actuellement le montant de la bibliothèque est de 10,50 euros
Actuellement le montant de la bibliothèque est de 10,50 euros

Actuellement le montant de la bibliothèque est de 10,50 euros

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #livre, #brocante, #bibliothèque, #videgrenier, #vide grenier, #chiner, #SF

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Publié le 18 Mai 2016

Le plaisir de chiner sa bibliothèque c’est le plaisir de la rencontre impromptue avec un objet livre qui soudain va se mettre à me parler attisant ainsi mon envie de l’acheter. Ce jour là c’est le regard de cet homme en couverture qui m’a interpellé ; cette fois-ci ce n’était pas le livre qui me parlait mais la photo sur la couverture. Rapidement j’ai identifié le livre, c’est le catalogue de l’exposition Visa pour l’image, un fameux festival de photographie documentaire qui se déroule à Perpignan tous les ans, édition 2009. Or j’aime la photographie, et je suis déjà allé visiter Visa pour l’image, d’ailleurs en feuilletant l’ouvrage les photos m’ont rappelées que j’avais vu l’exposition en 2009. Généralement les catalogues d’expositions feraient de bons souvenirs, mais ils sont généralement trop chers pour moi. Je me suis pourtant aventurer à demander le prix de l’ouvrage, après une légère hésitation la personne me répond 1,5 euros. Inutile de négocier, à ce prix je suis reparti avec le catalogue d’exposition de Visa pour l’image 2009, très heureux de pouvoir le faire entrer dans ma bibliothèque chinée, démontrant encore une fois que la culture, même celle que l’on aime, peut se dénicher à de bons prix.

Chiner sa bibliothèque #3
Chiner sa bibliothèque #3

Le second ouvrage que je vous présenter aujourd’hui n’a pas de lien avec la photographie. C’est un livre du regretté Terry Pratchett, disparu il y a un peu plus d’un an. Il a été l’auteur d’une œuvre protéiforme nommée Les Annales du Disque-Monde constitué d’une quarantaine d’ouvrages répartis sur différents cycles et traitant d’un monde de fantasy fantaisiste, flirtant avec la parodie, le pastiche ou la satire.  J’ai connu cet écrivain anglais par l’entremise du jeu de rôle car le Disque-monde a été adapté en jeu de rôle. J’ai donc trouvé le volume 7 des Annales du Disque-monde, qui correspond au début du cycle des anciennes civilisations et dont le titre est Pyramides. Pour 50 centimes d’euro, ce livre comme neuf entre dans ma bibliothèque chinée au rayon SF, au rayon fantasy et au rayon œuvres en lien avec le jeu de rôle.  

Actuellement le montant de la bibliothèque est de 9 euros

Actuellement le montant de la bibliothèque est de 9 euros

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Publié le 12 Mai 2016

Les livres sont des objets, ce sont des mots mais ce sont aussi des objets, physiques et palpables imprégnés d’un réel et d’une aura. Et aussi sûr que je suis entrain d’étaler des lieux communs un livre est fait de pages et de couvertures. Je suis très sensible à l’esthétique de certains visuels, surtout les vieux visuels, les illustrations des années 60, 70 parfois 80 qui sont souvent empruntent d’une désuétude lyrique qui flirte avec le kitsch autant que la poésie. Ce matin là, devant le stand d’un père et de sa fille qui vendaient tout et rien au milieu de quelques autres libres mon regard a été interpellé par deux couvertures ;  

Le visage impassible du chevalier blême dans son armure noire sur Le Secret des Runes un livre de Michael Moorcock et une couverture très étonnante de Tristan et Iseut où les deux amoureux si montrent comme des héros érotiques arrachés à un Eden hédoniste. Pour ces deux couvertures je savais que je voulais acheter ces livres ; pour ne rien gâcher le texte de Tristan et Iseut est un classique presque intemporel qui a toute sa place dans une bibliothèque chinée. Quand au Moorcock c’est un amour de rôliste, donc un amour de jeunesse. J’ai connu son univers noir et épique au travers du jeu de rôle Hawkmoon sans vraiment jamais prendre la peine de lire l’œuvre de l’écrivain ayant inspiré tout cela. Pour 1 euro par exemplaire je n’ai pas hésité.

Les deux éditions datent de 1969, à priori une année très inspirée pour les couvertures.

Je reprenais donc ma promenade dans le vide grenier en emmenant avec moi particulière un Tristan et une Iseut que je trouvais très pop-héroique et ça me plaisait. Soudain mon regard s’arrête sur un autre couple héroïque dont l’illustration de couverture m’a séduite. Un certain Luke et une certaine Leia les héros de Star Wars. Je regarde et le couple de vendeur avait la « première » trilogie en poche. Amoureux de cette illustration de Luke et Leia que je trouve très en phase avec celle de Tristan et Iseut j’ai demandé le prix. 2 euros pour les trois livres, je suis parti avec.

Voilà donc cinq nouveaux ouvrages qui rejoignent les pages de chiner sa bibliothèque. Actuellement, le montant de la bibliothèque est de 7 euros.

Avouez qu'ils sont beaux ce Tristan et cet Iseut, fière et nu comme au premier jour
Avouez qu'ils sont beaux ce Tristan et cet Iseut, fière et nu comme au premier jour
Avouez qu'ils sont beaux ce Tristan et cet Iseut, fière et nu comme au premier jour
Avouez qu'ils sont beaux ce Tristan et cet Iseut, fière et nu comme au premier jour

Avouez qu'ils sont beaux ce Tristan et cet Iseut, fière et nu comme au premier jour

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #brocante, #vide grenier, #videgrenier, #livre, #bibliothèque, #SF, #chiner

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Publié le 23 Février 2016

Exile c’est le nom de leur ville. Ils sont des exilés mais beaucoup d’entre eux réfutent l’idée, le terme, la nature même de leur exile. Exilé c’est un destin, une fatalité et ils sont nombreux à vouloir y échapper. C’est possible et impossible, les mots rendent les choses possibles mais la vérité c’est qu’ils sont là, exilés en terre anonyme. Cette ville construite par les acclimations successives de morceaux arrachés à des pans de réalités exilés et par des murs, des bâtiments et des architectures endémique semble avoir une résonnance dans toutes les cultures des civilisations échouées en cette terre orpheline. Tous les habitants ont dans les lambeaux de souvenirs qu’ils portent comme des bagages élimés et au fond de ces bagages il y a un quelques échos d’une ville hétéroclite, d’une ville éclectique, une ville qui ne dort jamais, une ville hydride, une ville décadente, une ville unique qui bat comme un cœur puissant et qui brasse les peuples et les cultures qui naissent et se perdent en son sein. Cette ville est peut-être la mère de toutes ces villes, du passé, du futur et des possibilités quantiques de réalités qui s’ignorent. Elle n’existe pourtant qu’ici, juste ici, seulement ici, un empire entier sur un grain de sable, sur ce grain de sable, sur celui-ci et nulle part ailleurs. Pourtant la trace de cette citée semble être partout ; un hasard statistique, un jeu de hasard, ou bien rien.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #SF, #ébauche, #ville

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Publié le 22 Février 2016

Quelques parts, dans une dimension non parallèle et non euclidienne, une fêlure à couru le long du le chant des possibles et une bulle de réalité s’en est échappée pour constituer un globe de réalité orphelin. Il se trouve en nul lieu identifiable par la science, qu’elle soit avancée ou traditionnelle, ni par aucuns des mythes et des légendes des magiciens et des sorciers. Aucune être doué de conscience ne sait où se trouve cette bulle de réalité, non aucun. Parmi les voyageurs interdimensionnels et parmi ceux qui mènent leurs avatars entre les plans d’existence quantique personne n’est capable de percevoir ni de ressentir la présence et l’emplacement de ce globe de réalité orphelin.

Et pourtant il existe. Hors de tout, il existe.  

Il arrive que ce globe de réalité orphelin provoque des failles, des tunnels, ou des entonnoirs statistiques qui déchirent la surface d’autres réalités définies dans des plans et des dimensions identifiés et qui mènent de manière éphémère jusqu’à lui. Les failles qui s’ouvrent sont à sens uniques, d’ailleurs vers ici. Un point c’est tout. Elles fonctionnent comme des trous noirs dans lesquels on peut être aspiré mais d’où l’on ne peut pas en ressortir. C’est un fait établi empiriquement par tous les êtres pensants qui ont échoués ici. Tout le temps passer par une personne douée d’intelligence qui reste en vie pour consacrer son temps à l’étude, la recherche, la science et la magie ne suffit pas pour comprendre comment quitter le lieu ; sorcier, dieu, machine, homme de science et de lettres, aucun savoir, aucune magie n’est en mesure de percer les ténèbres qui nimbent ce mystère lui-même drapé dans le secret.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #SF, #ébauche

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Publié le 27 Décembre 2015

Et si je devais réévaluer ma valeur des choses et si cette chose a réévaluer était un film et si ce film était le Cinquième Élément et si j’avais passé mon temps depuis 1997 à détester ce film et qu’aujourd’hui, à la lumière de nouvelles attentes, je trouvais certains éléments assez intéressants pour m’intéresser et illustrer une part de cet imaginaire que je cherche à reconduire autour d’une vision éculée et ridicule mais délicieuse d’une idée de la science-fiction ?

S’il me fallait faire tout cela, je crois que ce soir je serai prêts à la faire et donc renier mon endémique ostracisme, ma morgue et mon mépris fulgurent pour Luc Besson et son cinéma de bazar.

Les couleurs, le burlesque, la patine du temps sur un objet déjà vieux avant de naître, la maigreur du scénario, la minceur d’une Milla Jovovich tellement fauve Hauto, le ridicule qui ne tue pas, et la superbe de Bruce Willis qui sent déjà le déclin mais qui surnage encore sur la vague des années 90 constituent un enrobage qui m’apparaît soudain comme un gâteau au glaçage excessif à une période de fort diabète.

Non, c’est bête, il n’est pas bien ce film, il est presque nul, toujours aussi nul qu’à l’aube du premier temps que je l’ai vu au cinéma, trop riche, trop pauvre, trop tout, tout rien, le film est toujours aussi médiocre mais mon goût à changé.

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Publié le 23 Décembre 2015

Je ne suis pas la machine, mais la machine me traduit. Elle est parfois trop littérale cette machine. Pourtant virgule souvent elle me surprend elle anticipe elle corrige elle envisage mais surtout elle écoute. Plus précisément elle apprend à m'écouter elle apprend ma langue ce qui pour elle signifie qu’elle apprend ma voix, et bientôt si je continue à parler à son oreille la machine saura qui je suis, la machine sera ce que je suis point.

Je dialogue autant avec la machine qu'avec moi même, j'apprends moi aussi à l'anticiper j'apprends à comprendre ce qu'elle comprend de moi-même et ce n'est pas une chose aisée de parler à la machine. Pourtant sur des phrases, sur des phrases que je regarde être écrites sans moi je suis surpris que cela se passe sous mes yeux, par ma bouche juste entre ma bouche et l'écran de la machine.

Peut-être que la prose qui s'écrit est une prose de robot, peut-être est-ce moi le robot, peut-être que la machine est un bon robot et que moi-même je suis un robot. Marcher dans le futur c'est peut-être cela, peut-être que marcher dans le futur c'est marcher avec sa bouche, peut-être que marcher dans le futur c'est marcher sans ses mains, c'est marcher sans regarder où l'on pose la bouche, c'est une marche sur un fil qui a disparu.

Et si actuellement mes mots sont saccadés, c'est que pour le moment ma prose est handicapée d'être aussi peu inspirée, et je dois comprendre que je ne suis pas prêts pour ce futur, alors faut-il que je me considère comme un homme du passé incapable de faire face à ce qui est l'oracle de ce futur, la machine qui se tient devant moi dans ma main est presque dans ma bouche pour traduire ce qu'il y a dans ma tête ?

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Publié le 22 Décembre 2015

Lorsque j'ai débuté l'écriture de ce blog, je refusais toute ponctuation, principalement les majuscules et les points à la fin des phrases, points finaux et point final,  alors écrire ma ponctuation et dérouler le fil d'une pensée chaotique c'est le sens de ce que je fais virgule de ce que j’avais fais comme marque de fabrique, mon style, c’est ce que je fais ici et le sens qui s'écrit sous mes yeux qui se déroule comme Ariane déroulait son fil dans le labyrinthe du Minotaure virgule oui cette pensée qui s'écrit sans moi, qui se traduit à l'intérieur de la bouche sur l'écran sans passer par l'écriture, sans passer par le mouvement mécanique de la main qui écrit, qui rédige, cette pensée qui sort de moi comme l'eau de la rivière comme la pluie qui tombe sur l'église cette penser là elle s'échappe et si elle s'échappe elle s'échappe sans que je sache ce qu'elle emporte de moi alors plus tard lorsque je relis cette pensée je suis incapable de la lire, incapable de comprendre les connexions d'une part parce que la ponctuation manques mais aussi parce que le fil de ma pensée même si ma pensée est retranscrite elle n'est pas traduite par la main qui écrit manuscrit ou qui tape sur le clavier alors il ne reste plus rien ne reste que des mots de suite de mots incompréhensibles hauteur pour remettre en forme et ses difficultés

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Publié dans #écrire, #SF

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Publié le 9 Octobre 2015

C’est au départ de la rue qu’il attend l’autre. Dans le loin d’un horizon fort peu probable, il regarde les énormes nuages, des masses de gaz se mouvant d’une lenteur implacable. Ceux de ce soir sont roses, irisés de bleu, de mauve et de gris. Il est là depuis de longues minutes, les nuages depuis de longs mois, il a été surpris au départ de voir ces masses peser sur la ville, lui le campagnard, le petit Provincial monté à la ville imposer son don aux sphères arraisonnées. Il trouvait cela menaçant, angoissant, un ciel sous le ciel, des nuages sous les nuages. Il n’est pas installé depuis assez longtemps dans la ville pour ne plus remarquer ces volutes gazeuses gigantesques circonvoler sur la ville. Mais s’il n’a plus peur il reste fasciné, il voit dans ces formes mobiles quelque chose qui ressemble aux circonvolution de la matière grise logée dans nos crânes. Quand il regarde cette pollution maintenant il voit une cervelle, celle de la ville, et il est convaincu qu’elle pense. Que chacune des évolutions des courbes de ces masseuses gazeuses est une pensée, un souvenir ; plusieurs mois que la pollution ne quitte plus le ciel, et si c’était l’émergence d’une conscience ? Entre dieu et eux, un nuage en nuance de microparticules qui se seraient réorganisées de manière à conduire l’impulsion d’une pensée. C’est sûrement la ville qui pense. Il est en sûr et à chaque fois qu’il peut lever le nez à ce ciel il cherche à y percevoir la pensée.

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