Articles avec #sf tag

Publié le 16 Novembre 2016

Ici, sur ce blog je veux dire, souvent je partage mes trésors chinés en vide-grenier, livres de poésies, de fiction ou de science-fiction et tous les sujets que je considère comme relevant d’une forme de la pop culture post moderne alias ma culture populaire. Mais là je vais invoquer un objet que je n’ai pas chiné en vide-grenier, ni en boutique d’occasion, même chez Emmaüs ou sur internet. Je vais invoquer un livre, un roman de science-fiction, un livre de poche racontant une histoire basée sur StarCraft le jeu vidéo. Ce livre c’est La reine des lames, et ce livre je l’ai chiné dans une poubelle. Je me rendais chez ma petite amie et en arrivant, je passe devant des containers à poubelle. Comme ils étaient pleins une personne avait laissé ses sacs devant les containers. Je suis chineur dans l’âme, un curieux de nature, et j’ai toujours aimé fouiner dans les poubelles, les décharges, les déchetteries. Du coup je jette un œil dans le sac ouvert et je vois des livres en vracs, des grands, des petits, des magazines, des romans, donc je fouine un peu et je trouve cela, La reine des lames de Aaron Rosenberg, vu que ma copine n’apprécie pas vraiment que je fouille les poubelles c’est le seul ouvrage que j’ai pris et que je suis retourné mettre dans la voiture. J’avais envisagé d’y retourner plus tard, mais il a plu et les livres étant restés sous la pluie sont entrés définitivement je crois dans le cycle des déchets. Mais j’en ai sauvé un. Il entre dans la bibliothèque et se rangera dans ce qui doit être ma collection de roman de poche adapté de films de science-fiction.

L'ouvrage étant déjà rangé j'ai trouvé l'image sur internet, mais mon édition est exactement la même en très bon état

L'ouvrage étant déjà rangé j'ai trouvé l'image sur internet, mais mon édition est exactement la même en très bon état

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Publié le 4 Novembre 2016

Le corps donnait dans la silhouette humanoïde, disgracieux et dégingandé. Le lieu du crâne n’était pas une tête, mais plutôt une lampe, un globe lumineux, un orbe biologique qui irradiait d’une lueur blanchâtre. Pareille à une poupée désarticulée la silhouette titubait, des bras ballants se balançant dans la continuité de ses épaules tournées vers le sol. Mais c’était tout qui rappelait ce pantin organique et mécanique vers le sol de la salle. C’était les effets de la gravité alpha. Le câblage chaotique qui traversé le trou dans le sol positionné en guise de sas ou de porte, faisait penser à un intérieur de femme, un utérus mécanique, un vagin métallique irrigué par les tubes non catholiques qui transporter fluides, lumières et énergies comme un cordon ombilicale. Sauf que la poupée cahotante et ondulante errait sans retenu à la matrice originelle ; elle n’avait avec qu’elle qu’une ressemblance de nature. Lorsque le globe organique brille, ne brille pas, brille, irradie et vacille on a la sensation que l’on peut voir l’intérieur de la chose et si les choses possédaient une beauté intérieure cette créature la révèlerai sans pudeur. Aurait-elle alors aussi une conscience ? Une pudeur ? Une existence et un sens à sa vie ? Elle ne recevrait qu’un coup de fusil en guise de réponse.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #SF, #ébauche

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Publié le 19 Octobre 2016

Blade le voyeur de l’infini, le titre porte en lui l’esprit légèrement suranné de ma science-fiction des années soixante dix. Où va Richard Blade, voyeur de l’infini ? Dans quelles « dimensions » le cerveau sans âme de l’ordinateur peut-il le projeter ?

Dans quels mondes passées ou à venir ? Dans quels univers inconnus jusqu’alors ? Blade, un homme fait de muscle, de sang, de sexe et d’intelligence. Blade, sera-t-il le jouet humain de la machine qui l’envoie combattre les monstres terrifiants, les déesses sauvages et perverses d’un monde d’ailleurs ?

Comprenez que ce pitch en quatrième de couverture ne peut pas me laisser indifférent. Le texte respire et suinte cet ambiance de science-fiction décomplexée qui plait tant à mon esprit. Toujours en quatrième de couverture ; D’un des canons bleus, un rayon blanc aveuglant jaillit dans la tête du guetteur … Blade sentit qu’ils aillaient mourir … Puis il vit le monde se dissoudre autour de lui, dans un déferlement de douleur atroce … Blade sentit l’approche des Consacrés de Kano. Il releva la tête et regarda autour de lui. Arllona, entièrement nue, était, comme lui, écartelée sur un cadre de bois. Préparés pour le sacrifice … je ne suis toujours pas sûr de savoir pourquoi mais le pulp me fascine et me plait autant mais j’aime ces aventures héroïques et populaires avec leurs doses d’érotisme et de déraisons rationnelles. Ce moment où le roman passe dans un ailleurs improbable qui est libéré de jugement de valeur, ici les dimensions X où se retrouve envoyé l’agent Blade sont générées par un super ordinateur.  Mais ce qui a d’abord retenu mon attention pour cette série de roman ce sont évidemment les visuels des couvertures. Femmes lascives, exotisme dimensionnel et signes tangibles du futuristes. En chinant dans ce carton j’envisageais d’abord de prendre ces romans pour n’en conserver que les couvertures à titre décoratif. Mais en découvrant ces accroches en quatrième de couverture j’ai soudain eu envie de les lire, percevant aussi le potentiel rôlistique que l’on pouvait puiser dans les textes pour donner ce souffle pulp que je recherche à mes parties.

 

Je m’étais penché sur le carton de livre, il y avait Blade mais il n’était pas seul. D’autres romans aux couvertures transpirant elles aussi l’outrage d’une science-fiction décomplexée étaient enfouis là. Leur titre n’est pas très évocateur, JAG, mais les illustrations parlent, ainsi que le fait que ce soit Gérard de Villiers qui présente la série, comme avec Blade. La quatrième de couverture encore une fois fini sa conquête de mon envie ; l’univers se rétracte. La Terre est condamnée. Le temps de l’Après Civilisation est venu. Celui de l’obscurantisme, de la férocité, de la violence. Pourtant, il faut bien survivre en attendant la Grande Déflagration. Parce qu’il a la vélocité du Jaguar, on le surnomme JAG. Car seul un véritable fauve peut subsister dans ce nouveau monde sauvage. Une série de roman de science-fiction post apocalyptique : bam ! J’ai dis ici mon amour des mondes d’après. Un jour je raconterai comment j’ai eu ma première révélation post apocalyptique en lisant un article sur le jeu de rôle Gamma World, le versant post’apo du grand ancêtre Dungeons & Dragons. Un autre jour aussi je parlerai du jeu de rôle très contemporain même s’il est empreint d’esprit vieille école qu’est Planète Hurlante. Et en parlant de ce jeu de rôle, je parlerai de JAG parce rien qu’en lisant les pitchs j’ai vu des scènes à inclure dans ce jeu, où des scènes pour lancer des parties de Planète Hurlante. Je suis ressorti du carton avec six livres, trois Blade et trois JAG. Au départ la vendeuse en voulait 2 euros pièces mais j’ai pu repartir avec mes six ouvrages pour 4 euros.

Six livres pour 4 euros et une bibliothèque dont le montant arrive à 82 euros.
Six livres pour 4 euros et une bibliothèque dont le montant arrive à 82 euros.
Six livres pour 4 euros et une bibliothèque dont le montant arrive à 82 euros.

Six livres pour 4 euros et une bibliothèque dont le montant arrive à 82 euros.

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Publié le 11 Octobre 2016

Il y a dix jours ou peut-être quinze, bref durant une des dernières sessions de vide-grenier j’avais chiné pour dix centimes le Frankenstein de Mary Shelley. C’est un ouvrage que je trouve assez beau, épais et large, avec une couverture rigide qui tient bien dans les mains et avec des pages au grain juste assez rugueux pour se rappeler au plaisir de les tourner. Ce week-end ci j’ai encore chiné le Frankenstein de Mary Shelley, mais cette fois il n’est pas seul. C’est un fait un épais volume d’une collection nommée Les chefs d’œuvres de la Science-fiction et du Fantastique et qui contient en plus du corps rapiécé de Frankenstein, Dr Jekyll et Mr Hyde de R.L Stevenson lui aussi bien connu, ou devrais-je dire eux aussi bien connus, et un texte de Mathew Lewis qui se nomme Le Moine et que je ne connais absolument pas. Mais vu les colocataires de ce moine présents dans ce recueil j’imagine que sa vie monacale est plutôt sombre, gothique et glauque ... C’est encore là un objet épais et beau ; si la couverture rappelle bien l’esprit de son époque, le livre est édité en 1975, ce sont surtout les illustrations qui accompagnent les textes qui donnent la saveur esthétique de l’ouvrage. Des illustrations en mauve sur fond blanc, mauve comme la couleur peu courante choisie pour la typologie de ce livre qui lui confer cette esthétique séduisante. Outre quelques illustrations pleines pages qui ouvrent et clôturent les textes, je suis surtout sous le charme des petites illustrations qui encadrent chaque page comme d’étranges enluminures. J’imagine que ce genre de dessins décoratifs et fonctionnels portent un nom précis mais je l’ignore, et si quelqu’un peut m’éclairer sur cette question je serai satisfait de mes lecteurs.

Donc sur chaque page de gauche se trouve un dessin assez énigmatique que je pourrais décrire comme un dessin de coupe d’un insecte étrange ou d’un crâne d’animal inconnu. Ce dessin enserre les numéros de pages, de la page de gauche et de celle de droite. Sur la page de droite et sur le même principe se trouve un dessin énigmatique pouvant rappeler des coupes naturalistes de végétaux ou d’animaux bizarres qui cette fois enserrent une citation tiré de la page en court de lecture. Ces dessins donnent bien le ton et sans même avoir encore lu un des textes contenus dans l’ouvrage on perçoit l’ambiance et on se laisse emporter dans l’étrange et le bizarre. Je ne sais pas si c’est très à propos mais j’imagine très bien ce genre d’ouvrage ou de dessins dans le mythe de Cthulhu. Si j’ai insisté sur l’aspect esthétique de cet ouvrage et de celui chiné la semaine d’avant c’est que la nature de l’objet me donne envie de lire Frankenstein ; je suis attiré à lui parce que l’objet qui le porte me plait. Je vais donc essayer de trouver le temps d’entrer dans ce livre là.

Il y a trois romans dans un seul livre et ce seul livre je l’ai payé un seul euro.

J'avance, je progresse et j'essaie toujours de faire au mieux ou au moins pire pour illustrer mes articles. Dites moi ce que vous en pensez si vous en pensez quelque chose
J'avance, je progresse et j'essaie toujours de faire au mieux ou au moins pire pour illustrer mes articles. Dites moi ce que vous en pensez si vous en pensez quelque chose
J'avance, je progresse et j'essaie toujours de faire au mieux ou au moins pire pour illustrer mes articles. Dites moi ce que vous en pensez si vous en pensez quelque chose

J'avance, je progresse et j'essaie toujours de faire au mieux ou au moins pire pour illustrer mes articles. Dites moi ce que vous en pensez si vous en pensez quelque chose

Vous le savez sûrement maintenant si vous me suivez depuis quelques temps ; lorsque je pars en vide-grenier pour chiner ma bibliothèque j’essaie toujours de revenir avec de la poésie (et avec un exemplaire des Fleurs du Mal aussi). Ce week-end je suis content d’avoir chiné un recueil de Paul Eluard publié chez Poésie/Gallimard. C’est La Vie immédiate recueil sur l’amour suivi de La Rose publique et de Les Yeux fertiles et ce sont principalement des œuvres tournées sur l’amour lorsqu’il est un tout partagé. Je ne suis pas un grand amoureux, je ne suis même pas un bon amoureux, mais j’appréhende de mieux en mieux la poésie, la poésie d’amour, de désir ou de romance. Qui sait, peut-être qu’à terme je finirai par comprendre l’amour comme j’ai fini par comprendre la poésie ; avant je ne voyais en elle qu’une posture facile et outrancière, curieusement c’est aussi ce que je reproche à l’amour. Alors oui, qui sait, la lecture de l’une me fera peut-être comprendre la nature de l’autre. Comme souvent les gens se débarrassent de la poésie à moindre frais et moi j’ai pu acheter cet ouvrage pour 50 centimes ; la couverture bien protégée me laisse supposer que c’est un livre de classe, mais en même temps son état est parfait même s’il a été édité en 1971 ; alors soit les élèves des années soixante-dix étaient vraiment très précautionneux, soit je me suis fait un film et ce n’est pas un livre acheté pour l’école.

Du coq électronique à l’âne électrique j’enchaîne avec encore un recueil. Cette fois pas de la poésie mais de la science-fiction et pas n’importe laquelle ; celle qui naît sous la plume de Philip K. Dick. Je ne sais plus où ni quand j’ai déjà parlé de cet auteur ; il est le premier auteur de roman et de science-fiction que je me suis approprié. Dans la jeunesse il y a les livres que l’on est obligé de lire pour l’école, les ouvrages que l’on reçoit en cadeau avec l’obligation implicite de les lire pour faire plaisir à grand-mère, les livres que l’on s’oblige à lire par mimétisme pour s’intégrer au groupe, ceux encore conseillés par nos parents et puis enfin il y a les livres et les auteurs que l’on rencontre soi et qui soudain nous font oublier toutes les lectures sous contraintes que l’on a connu avant. On découvre le plaisir de lire pour et par soi et souvent l’auteur de cette révélation minuscule gagne une place importante dans notre mythologie personnelle. Philip K. Dick est cet auteur que j’ai lu avec le plaisir grandissant de la découverte. Si je ne me trompe pas c’est le premier ouvrage de cet auteur que je réussi à chiner pour ma bibliothèque, en plus pour 50 centimes, j’en suis très content. La couverture affiche comme titre Total Recall mémoires programmées sur un fond d’affiche de film, le film de 2012 et pas celui de 1990. Philip K. Dick a inspiré énormément de scénarios pour le cinéma et ses nouvelles ont souvent fini en bon film de SF. Ce livre est un recueil de neuf nouvelles parmi lesquelles on retrouve la nouvelle à l’origine de Total Recall et qui s’appelle Souvenirs à vendre. Même si j’aime beaucoup l’auteur j’ai surtout lu ses romans et quasiment aucune de ses nouvelles, voilà donc une occasion de me rattraper. Un petit détail amusant, le recueil contient la nouvelle Rapport Minoritaire qui est à l’origine du film Minority Report et sur la quatrième de couverture il est écrit que cet ouvrage a été précédemment publié sous le titre de Minority Report nous rappelant ainsi que l’éditeur a bien le droit de profiter d’une sortie cinéma d’un film inspiré d’une nouvelle de Dick pour rééditer son livre et profiter d’un peu de promo.

Après avoir trouvé Alien 3 et Mad Max au-delà du dôme du tonnerre, je m’étais dis que j’allais peut-être constituer une collection de romans adaptés de grands films de SF. Et je viens de me rendre compte que je pourrais ranger ce Total Recall mémoires programmées dans cette catégorie là, sauf que c’est l’ouvrage qui contient la nouvelle qui a donné naissance au film et non l’inverse. Mais le livre est vendu comme un objet de promotion du remake de 2012 … rahh quel dilemme fou.

Encore une fois plus j’affine mes goûts et mes exigences en terme d’ouvrages chinés en vide-grenier et plus j’entre des livres que j’aime et qui me parlent. Jusqu’à présent j’ai déboursé 74 euros pour cette bibliothèque chinée en vide-grenier.
Encore une fois plus j’affine mes goûts et mes exigences en terme d’ouvrages chinés en vide-grenier et plus j’entre des livres que j’aime et qui me parlent. Jusqu’à présent j’ai déboursé 74 euros pour cette bibliothèque chinée en vide-grenier.

Encore une fois plus j’affine mes goûts et mes exigences en terme d’ouvrages chinés en vide-grenier et plus j’entre des livres que j’aime et qui me parlent. Jusqu’à présent j’ai déboursé 74 euros pour cette bibliothèque chinée en vide-grenier.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #livre, #SF, #videgrenier, #vide grenier, #chiner, #bibliothèque, #brocante

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Publié le 30 Septembre 2016

Je croyais que je trouvais peu de science-fiction lorsque je chinais ma bibliothèque chinée ; mais hier en réorganisant la dite bibliothèque je me suis rendu compte que j’avais quasi plus de science-fiction que de poésie (et je ne sais pas s’il existe de la poésie science fictionnelle ; avez-vous des informations là-dessus ?). En même ce n’est pas étonnant que je récolte de la science-fiction parce que c’est le genre littérature que j’ai aimé en premier et que c’est celui aux mamelles de qui j’ai biberonné mes premiers pas dans l’imaginaire de ma classe adulte.

Je trouve et j’achète de la science-fiction en vide-grenier et pourtant j’ai curieuse la sensation de n’en voir jamais ; curieux. La semaine dernière encore dans le matin frais d’un vide-grenier je trouve sur le même stand deux livres de chez J’ai lu dans la collection science-fiction. Sur la couverture du premier j’ai reconnu une affiche d’un film bien connu de mon goût propre, celle de Mad Max au-delà du dôme du tonnerre. Le film je le connais et je l’aime, je l’ai regardé et revu et même si le terme peut sembler curieux ce film m’émerveille toujours. Je ne sais pas si je vais lire le livre, disons que connaissant très bien l’histoire je ne vais sûrement pas mettre cet ouvrage dans mes priorités de lecture, mais j’aime le posséder parce qu’il contient les restes et les ruines d’un univers d’après l’apocalypse que j’aime. Je suis un amoureux du post-apo, je suis amoureux des œuvres, livres, jeux, films, qui relatent ce monde d’après l’apocalypse et d’avant la fin ou la renaissance. Le livre comme objet me semble comme neuf, comme si la personne avant moi l’avait elle aussi acheté juste pour le posséder et non le lire. Intrigué par son état si propre j’ai regardé ça date d’édition et j’ai été surpris de voir 1985, j’ai dû aller vérifier la date de parution du film Mad Max au delà du dôme du tonnerre parce que j’étais persuadé qu’il était sorti plus tard. Pourtant la couverture exprime que ce livre de Joan D. Vinge a était écrit d’après le scénario de Terry Hayes et Gerorge Miller, il ne pouvait donc pas être antérieur au film. Effectivement le film est sorti la même année que le livre et moi je me sens vieux.

Le second ouvrage qui était présent sur ce stand est une des trouvailles dont j’étais le plus heureux ce matin là ; pourtant il ne s’agit là que d’un livre de poche payé pour un demi-euro. Oui mais ce livre c’est Gravé sur chrome, un recueil de nouvelles de William Gibson. J’apprécie beaucoup cet auteur parce qu’il est la figure de proue du mouvent cyberpunk et tout comme les univers post-apocalyptique j’aime les univers cyberpunk. D’ailleurs sous certains angles de lecture nous pourrions défendre l’idée que les mondes cyberpunk sont des mondes post-apocalyptique où la nature humaine et les valeurs humanistes sont brisées par une apocalypse invisible. Sous d’autres biais de lectures nous pouvons voir les mondes cyberpunk comme des mondes pré-apocalyptique en lien avec les mondes post-apo. Enfin qu’importe comment nous envisageons l’interaction entre ces genres, ce sont deux genres qui me parlent et à ce titre j’apprécie et j’admire l’œuvre de William Gibson. Gravé sur chrome est un recueil de nouvelles, qui contient entre autre Johnny Mnemonic connue pour avoir été adapté au cinéma à la fin des années 90. Alors oui ce n’est pas grand-chose, mais vraiment rentrer Gibson dans ma bibliothèque chinée est un plaisir, un honneur et une vraie satisfaction ; en plus je confesse que j’apprécie de plus en plus les formes courtes qui permettent au piètre lecteur que je suis de picorer plus facilement différentes œuvres et différents auteurs.

Voilà que je vous parle d’un troisième ouvrage déniché ce jour là et qui n’est, je crois, pas un livre de science-fiction. Mais c’est une fiction que j’ai eu envie de lire après avoir reçu les conseils répétés de quelques amies qui me connaissaient bien et qui disaient que l’esprit de cette saga pouvait trouver un écho avec l’esprit qui vit dans mon corps. Cette saga au succès mondial c’est Millénium de Stieg Larsson. Il y a quelques années il était difficile de passer à côté de la hype qui avait emporté le livre après le décès de l’auteur suédois. Et pourtant je n’avais jamais lu Millénium et par instinct de préservation je n’avais pas regardé les différentes adaptations au cinéma.  Lorsque j’ai commencé à chiner ma bibliothèque je pensais facilement trouver les trois romans qui constituent Millénium, Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes, La Fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette et La Reine dans le palais des courants d'air et en plus j’escomptais les trouver à prix modique. Ainsi lorsqu’au début de mon projet je suis tombé sur une personne qui vendait sa trilogie pour 5 euros j’avais essayé de négocier le prix à la baisse et devant son refus j’étais parti sans acheter sûr de mon intuition. J’ai passé les mois suivant à fouiner les vide-grenier sans jamais recroise un seul de ses romans. Il aura fallu attendre la semaine dernière pour recroiser le premier roman de la saga, Les hommes qui n’aimaient pas les femmes ; j’ai demandé le prix et cette fois quand la personne m’a répondu 1 euro 50 je n’ai pas cherché à négocier et j’ai acheté, enfin, mon exemplaire.

Voici trois livres que j’ai chiné pour ma bibliothèque et que j’entre avec beaucoup de satisfaction. Je me rends compte qu’au fil du temps et des vide-greniers mon goût s’affine et que le plaisir grandi parce que chaque pièce qui entre dans la bibliothèque trouve sa place et son sens et si j’aime chiner c’est entre autre raison parce que j’apprécie cette sensation de sens.

59,5 euros dépensés

59,5 euros dépensés

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chiner, #bibliothèque, #livre, #videgrenier, #vide grenier, #brocante, #SF

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Publié le 24 Juillet 2016

Il m’en fallait un troisième article pour continuer de présenter les livres récoltés lors du vide-grenier du 14 juillet. Remise en contexte, j’étais là tôt, les gens déballaient et j’avais déjà trouvé de la poésie autant dire que déjà j’étais satisfait de mon réveil. Après un tour, puis un second, je faisais une pause croissant avant de repartir en errance pour visionner une dernière fois ce que les vendeurs avaient sortis.

En passant devant le stand joyeusement chaotique d’une famille déballant des objets appartenant à toutes les générations, du jouet aux instruments de cuisine en passant par les livres et les jeux vidéo. Je repère une couverture, Divergences 001. Au premier passage, au premier regard j’ai pensé que c’était un des bouquins ayant inspiré la trilogie de science-fiction adolescente Divergente et je n’avais pas poussé plus loin. Au second passage, je chasse de mes yeux endormis ma dyslexie et je relis pour cette fois bien lire Divergences 001 et non Divergente. Je regarde les noms sur la couverture, Fabrice Colin, le nom me parle et me met sur le bon chemin ; j’ai connu cet auteur d’abord comme créateur de jeux de rôle, plus tard comme écrivain de romans de science-fiction et de fantasy. Divergences 001 est un recueil de nouvelles autour du thème de la dystopie. Vu comme cela le livre m’attire, je demande son prix, le vendeur m’en demande 2 euros. J’ai essayé de négocier, mais finalement je craque et je reparts avec. Lecture commencée, mais on en parle dans une version divergente de notre réalité.

Chiner sa bibliothèque #17
Chiner sa bibliothèque #17

Plus tard je repasse par le stand où la femme disposait des livres de manières plus ou moins organisée et à qui j’avais déjà acheté Verlaine et Saint-Exupéry. Et parmi les livres qu’elle avait sortis en mon absence je repère un nom sur deux couvertures, Isaac Asimov. Et tout le monde devrait le savoir Isaac Asimov a surtout, disons beaucoup écrit sur les robots au point que ses trois lois sur la robotique s’appliquant à régir le comportement des robots dans son œuvre sont depuis longtemps sortis du cadre « restreint » de ses nouvelles et romans pour s’appliquer à la culture populaire et à la pensée scientifique. Je trouve donc I, Robot et Tout sauf un homme d’Isaac Asimov. Enfin c’est un peu plus complexe, ces deux romans sont inspirés de nouvelles d’Asimov, mais les deux œuvres présentées ensuite sont des écrits hybrides. Pour I, Robot au départ il s’agit d’un recueil de nouvelle du maître Asimov qui s’appelle Les robots. Un jour la Warner achète les droits de l’œuvre dans le but de l’adapter et c’est Harlan Ellison autre auteur de SF habitué à travailler pour la télévision qui va collaborer avec Asimov afin de rédiger le script de ce qui aurait dû le film tiré de son œuvre. Mais au vu de la tournure de ma phrase vous devinez que le film n’a jamais vu le jour et I, robot est donc le script rédigé à quatre mains de ce qui selon Asimov (et Wikipédia) aurait dû être le premier film de science-fiction mature et adulte. Pour ce qui est de Tout sauf un homme son histoire est un peu moins contrariée mais tout aussi hybride. Au départ il y a encore une nouvelle d’Asimov, L’homme bicentenaire.  Alors que le maître se fait vieux, un éditeur lui propose de tirer un roman de sa nouvelle et avec l’accord d’Asimov il confit à Robert Silverberg auteur prolifique de fantasy et de SF l’écriture de ce roman. Ainsi Tout sauf l’homme est un roman de Robert Silverberg inspiré et respectant l’esprit et le style d’une nouvelle d’Asimov.

Ce sont donc ces deux livres que je repère en premier, à côté d’eux un recueil de nouvelles que je cherchais depuis quelques temps : Le Horla de Guy de Maupassant. Pourquoi ? Parce que je depuis quelques temps le suis les créations d’un auteur de jeu de rôle qui a créé un univers de post-apocalypse amnésique et forestier et dans son univers une partie des avatars horrifiques et fantastiques se nomment les Horla et sont inspirés de la nouvelle de Maupassant. Et c’est pour cela que je voulais relire ces deux nouvelles. À ce moment là j’ai donc trois livres en mains et j’en repère encore deux autres. Mais à mon premier achat j’avais eu la sensation que le prix était un peu élevé, enfin 1,50 euro pour deux livres ce n’était pas si cher, mais là j’appréhender le prix. Pourtant, avant de demander le prix j’attrape ces deux ouvrages qui m’intriguaient. Il me faudra un quartième et dernier article pour terminer mes retours de littérature.

Le Horla et les deux Asimov entrant dans un lot, j'actualiserai le montant de la biblothèque chinée dans le prochain article.
Le Horla et les deux Asimov entrant dans un lot, j'actualiserai le montant de la biblothèque chinée dans le prochain article.

Le Horla et les deux Asimov entrant dans un lot, j'actualiserai le montant de la biblothèque chinée dans le prochain article.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #livre, #bibliothèque, #brocante, #chiner, #videgrenier, #vide grenier, #SF

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Publié le 6 Juillet 2016

Un samedi du mois de juin, nous étions invité avec ma petite amie à un mariage. Et comme le veut la tradition, à l’heure de passer à table nous étions dispatchés selon les arcanes secrètes et complexes d’un plan de table que l’on imagine toujours élaboré avec soin, sueur et peine. Mais je ne m’en plains pas, car nous nous sommes retrouvés à une table avec des créatifs et les discussions étaient agréables. Au court de l’une d’entre elles nous voilà à parler écriture, puis nouvelles et inévitables de H.P Lovecraft nouvelliste de génie et figure pop culturelle de référence pour pas mal de trentenaires. La discussion se termine lorsque nous allons danser puis la soirée se fini tard dans la nuit. Le lendemain matin alors que nous rentions par la route dominicale, ma petite amie me propose très gentiment de faire un tour dans un vide-grenier qui était sur notre route. Je n’aurai pas osé lui imposé cela, surtout que sur les coups de midi le soleil tapait fort, mais puisque c’est elle qui le proposait j’acceptais bien volontiers.

Et nous voilà à déambuler sur un parking de supermarché dans ce vide-grenier où les personnes commençaient doucement à remballer. J’ai quand même l’occasion de faire quelques achats très plaisant qui se retrouveront sur mon autre blog et puis, alors que nous allions boucler la dernière allée, je vois dans une caisse de livre un nom encore fraîchement présent à mon esprit depuis la soirée d’hier. C’était justement un livre de H.P Lovecraft, une édition France loisir de 1977 de L’horreur dans le musée. Je regarde rapidement l’état de l’objet livre et je vois bien qu’il est en parfait état hormis les quelques traces dû à son âge. Je demande le prix, le vendeur répond 1 euro et j’enchaîne en annonçant que je le lui prends.

À y regarder de plus près, le titre exacte du livre c’est L’horreur dans le musée ** et à l’intérieur de sur une des pages de garde je peux voir qu’il s’agit d’un tome 2. Après quelques recherches sur le net j’ai trouvé effectivement qu’il y a eu chez France loisir un tome 1. Pourtant, l’œuvre originale normalement est constituée d’un seul ouvrage. Je suppose donc que le recueil de nouvelles que constitue L’horreur dans le musée a été scindé en deux volumes je suppose à l’époque pour vendre plus d’ouvrage. Qu’importe, je suis heureux de faire entrer du H.P Lovecraft dans ma bibliothèque chinée. C’est un auteur phare de la littérature fantastique et une figure presque iconique de la pop culture, en tout cas de la vision que j’ai de la culture populaire. En plus, les recueils de nouvelles sont du pain bénis pour un lecteur comme moi quand manque souvent d’assiduité ; c’est idéal pour appréhender un auteur par petites doses.

Avec ce nouvel ouvrage, le montant total du projet chiner sa bibliothèque s’élève à 22,20 euros.

il est toujours possible de cliquer sur l'image pour l'agrandir

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #chiner, #livre, #bibliothèque, #brocante, #videgrenier, #vide grenier, #SF

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Publié le 26 Juin 2016

C’est toujours dangereux de flirter avec les habitudes, parce que généralement les habitudes que l’on prend, naturellement, instinctivement, inopinément, finissent toujours par devenir de mauvaises habitudes parce que plutôt que des habitudes elles forgent des liens qui nous entravent et des dressent des œillères qui nous aveuglent. Heureusement qu’avec d’en arriver à ce stade de dépense à la prévisibilité de nos envies et de nos réflexes acquis il y a un temps où l’habitude nouvelle nous forge encore un plaisir frais. Je naviguais donc entre ces deux pôles des habitudes au milieu d’un vide-grenier en cherchant un livre ; autrement dit je forçais la rencontre. Hier je vous disais qu’entre un livre et un acheteur il est surtout question d’une rencontre qui crée un je ne sais quoi qui fait basculer l’homme de l’indifférence au désir, mais parfois l’homme se force à faire tomber son désir sur un objet.

Je marchais donc en quête d’un livre à faire entrer dans ma bibliothèque chinée ; et curieusement ce jour là je ne trouvais rien qui m’intéresse. Les vide-greniers sont pourtant presque toujours remplis de livres plus ou moins anciens, plus ou moins précieux pour un lecteur, mis là je ne trouvais rien. J’avais pourtant besoin de revenir avec un livre, me dire que j’aurai ainsi un article à écrire en rentrant et qu’un nouvel ouvrage prendrait place dans ma bibliothèque chinée. Alors quand je suis enfin tombé sur un stand où trois hommes bourrus avaient étalé une pile de livre en vrac je me suis arrêté et j’ai fouiné. Je ne repartirais pas sans rien je me disais ; et pourtant là encore rien ne ressortait vraiment du lot.

Heureusement j’ai fini par repérer une belle couverture bleue, un trône en fer et un humanoïde assit dessus et sûrement même branché à lui. Dans le bandeau jaune en travers de l’image le titre, Le temps des autres, un roman de la série Anticipation des éditions fleuve noir. La même série dont je vous avez parlé il y a quelques semaines lorsque j’avais ramené trois roman de 1952. Avec cette édition nous sommes 25 ans après, l’ouvrage date de 1977, un roman de science-fiction de Chris Burger qui malgré son nom aux consonances étrangère est un auteur français. Pour dire vrai je ne sais rien de cet homme ni de son œuvre.

La couverture qui m’a conduit à acheter ce livre pour 1 euro a été dessinée par un artiste du nom de Young Artists VLOO qui a semble t il beaucoup travaillé pour les couvertures de la série Anticipation ; et finalement c’est pour moi tout aussi important que la nature des mots qui sont retranchés derrières ces visuels que je trouve toujours tellement porteur d’imaginaire. La bibliothèque s’enrichie d’un nouveau livre de science-fiction et la valeur totale ce monte donc à 21,20 euros.

Chiner sa bibliothèque #12

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #livre, #brocante, #bibliothèque, #vide grenier, #videgrenier, #chiner, #SF

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Publié le 19 Juin 2016

Je me rappelle que lorsque nous étions petits avec ma petite sœur nous aimions entre autre chose jouer aux vaisseaux. Je ne me rappelle plus très bien du contenu de ces jeux, mais je sais que souvent nous y revenions. Jouer aux vaisseaux c’était s’imaginer en capitaine de vaisseau façon corsaire de l’espace qui commande son navire spatial avec un ordinateur. Je me rappelle très bien que nous nous étions fabriqué des ordinateurs pour accompagner ces jeux où nos vaisseaux étaient nos lits ou nos chaises ; oui je vous parle d’une époque où nous n’avions encore jamais vu d’ordinateur personnel à la maison, du coup un ordinateur c’était en fait une de ces interfaces abstraites et absurdes avec des boutons, des lumières et des écrans radars comme l’on en voit dans n’importe quel film ou dessin animé de science-fiction. Ayant des parents bricoleurs, nous avions pu récupérer des choses qui nous inspiraient quelques choses de science-fictionnelle, des interrupteurs, des potards, des pièces de bric et de broc que nous plantions dans notre ordinateur qui était en fait deux tranches de polystyrène l’une sur l’autre dans une forme vaguement inspirée d’une machine à écrire – il n’existe pas de photo de nos constructions et j’ai bien conscience que ma description est trop succincte pour que vous puisiez bien visualiser ce que nous fabriquions, j’en suis désolé –. Notre père avait installé de petites ampoules de lampe de poche derrière des écrans qui étaient constitués de portes documents où nous posions des papiers claques sur lesquels nous dessinions le contenu des écrans radars. Ce que je veux dire par là c’est que lorsque je repense à tout cela je réalise que ma vision du futur, de l’ordinateur par exemple, était parfaitement claquée sur ce que je voyais dans les dessins animés qui eux-mêmes retranscrivaient ce qu’ils pensaient que serai le futur dans les années 70. Mais c’était non-conscience mais c’était bien en moi ; je ne cherchais pas précisément à reproduire le cockpit de l’Odysseus d’Ulysse 31 ou du Cyberlab du Capitaine Flam mais c’est ce que je faisais parce que ces figures sont celles qui ont imprégné en premier la matière première de mon imaginaire.

Je suis le fils d'un autre siècle
Je suis le fils d'un autre siècle
Je suis le fils d'un autre siècle
Je suis le fils d'un autre siècle

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #Réflexion, #recyclage, #SF

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Publié le 10 Juin 2016

Je me suis lancé dans cette idée de chiner ma bibliothèque pour différentes raisons ; au départ pour le plaisir de chiner des livres, mais aussi avec l’idée d’avoir de la matière pour alimenter mon blog en article en chinant des prétextes d’écriture, ou encore parce que je trouve intéressant de questionner le rapport entre la culture et l’argent, et pour finir parce que les livres sont des objets et des objets avec qui l’on a des histoires tactiles, émotives et matérielles.

Donc ce jour-là j’ai réalisé un achat bi-classé dans le sens où il mérite sa place dans la bibliothèque chinée parce qu’il s’agit de livres contenant des romans, mais qui mérite aussi sa place sur mon autre blog en lien avec la pop culture autour de laquelle j’essaie d’axer mes articles parce ce sont des livres de science-fiction que j’ai acheté avant tout pour l’aspect suranné et désuet des illustrations de leurs couvertures.

Il y avait dans un carton un lot de vieux livres de science-fiction, couverture noire où se dévoilent des peintures / illustrations qui exhalent la SF d’un autre siècle bien avant l’informatique, le numérique et calibrage. J’en ai choisi trois, trois livres de science-fiction des années 50 dans la collection Anticipation des éditions Fleuve Noir. C’est une collection très prolifique qui a profondément marqué les lecteurs évidement mais qui a aussi influencé les auteurs de science-fiction de la seconde moitié du XXème siècle. Peut-être l’ai-je déjà abordé plus tôt au travers d’anciens articles, ou peut-être pas, quoi qu’il en soit il faut savoir que j’aime énormément la science-fiction vieille école avec tout ce qu’elle dégage comme sensation. J’aime les romans, mais j’aime aussi les visuels décomplexés, un peu désuets et parfois kitsch avec des extraterrestres sympathiques, des robots anthropomorphes, des rayons de lumière, des combinaisons spatiales qui ne dépareilleraient pas dans l’équipage du Comandant Cousteau. Cette esthétique est un peu une des madeleines pour mon imaginaire. Cette science-fiction spatiale relève plus de Jules Verne que de Stephen Hawking. Et derrière ces couvertures un peu ringardes parfois, il y a de vrais romans qui portent des visions fortes écrites par des auteurs du siècle dernier qui éclairent d’une lueur étrange notre présent.

J’ai donc choisi trois romans au travers de leurs couvertures, ce sont des éditions de 1952 payées 2 euros pour les trois. Il y a Le Satellite Artificiel de Jean-Gaston Vandel, du même auteur Les Astres Morts, et de Vargo Statten un roman qui se nomme Les Fabricants de soleil. Vu leurs âges ces livres sont plutôt en bon état, malheureusement l’un deux a servi à réaliser un herbier et la personne qui a un jour mit des fleurs entre les pages du livre n’est jamais revenu les retirer. Il y a donc quelques pages tachées par les pigments des pétales et la matière organique décomposée.

Et la somme totale de la bibliothèque chinée monte à 15,20 euros

Et la somme totale de la bibliothèque chinée monte à 15,20 euros

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #livre, #chiner, #bibliothèque, #brocante, #vide grenier, #videgrenier, #SF

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