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Publié le 15 Novembre 2015

Tout ceci est parfaitement anachronique. Tout ici est devenu irréel, surréel, hors de propos, hors de réalité. Penser, désirer, fantasmer, écrire ou créer vers un en dehors du réel, vers une échappatoire est devenu un geste de fantôme. Ici rien n'a changé. Mais tout a changé. Par devoir, par civisme. Par humanité. Tout a changé et rien a changé.

 

On ressent qu'il faudrait s'arrêter, faire table rase et tout remettre en question, l'autre, autrui et soi. Remettre en question la culture et l'émotion et surtout la pensée. On sent bien qu'il faudrait tout arrêter, faire table rase et remettre sur pied de nouvelles histoires, de nouvelles pensées. Penser le présent avec du neuf. Mais on ne peut pas, le spectacle doit continuer, la vie aussi et le fleuve grave de l'émotion emporte le vivant un peu plus loin de soi, en soi, en avant. Loin de la rive, dans une dérive de l'être­-là. Durant un temps le cri des balles, le souffle des explosions et la vie quittant les corps ont arrêté le temps, ils ont rendu caduque le sens du monde d'avant ainsi que le sens de nos vies. Plus rien ne fait sens. Je n'ai plus sens à rien, plus de sens à rien

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Publié dans #Réflexion, #Je est un Blog, #attentat, #Sidération

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Publié le 20 Octobre 2015

Qu’est ce qu’ils croyaient vraiment ?

 

J’ai grandi si longtemps ostracisé par la doxa et la pesanteur puante de son maniérisme acculturé qu’aujourd’hui je ne peux que faire semblant de jouer à leurs jeux. Je n’en partage ni la conviction ni la croyance. Je n’ai aucune loyauté envers vos règles qui ne sont  bonnes qu’à alimenter le brasero de mes rages. On porte tous un masque, je n’en suis pas dupe et derrière le mien je suis un radicalisé. C’est ce qui arrive aux âmes que l’on a trop longtemps tenues à l’écart du dogme que se partage le plus grand nombre. Je n’ai pas rompu d’avec le monde, seulement j’ai prit assez de recul pour le tenir dans ma ligne de mire.

 

Alors qu’est ce qu’ils espèrent maintenant ?

 

Que je courbe le dos et que je baisse les yeux pour leur servir la soupe et que j’huile les rouages auxquels ils s’enchaînent feignant de ne pas voir l’abysse qui les bouffe ?  Non, je n’ai pas oublié l’amère des morsures et le savant dosage de leurs indifférence. Je vous salue messieurs, je vous salue mesdames, mais viendra le jour où vos maisons seront en feu et où il vous faudra vous rappeler de moi. Je suis un agent libre, vous m’avez poussez si profond dans mes retranchements que j’ai rompu les chaînes de mon déterminisme, mais pas celles de ma colère.

 

Mon âme à échappé à vos dieux et elle s’est échouée au-delà de la frontière que vous avez tracé entre vos normes et vos monstres. Je ne suis pas si loin, à peine un pas au-delà, vous pouvez me voir comme je vous vois mais sachez que cette frontière je l’ai franchi sans bagages, laissant de votre côtés l’éthique, la morale, et les raisons idiotes que je pourrais avoir de me laisser asservir par votre société. J’ai échappé à vos traques névrosées, et si vous avez cessé de me poursuivre c’est qu’au fond de vous vous savez que j’ai aussi échappé à votre statut de proie. J’ai sorti mes couteaux et s’il fallait se faire la guerre, de vous à moi ça sera d’homme à homme, chasseur contre chasseur, démiurge contre démiurge. N’oubliez pas, je suis allégé de morale et d’éthique … Mon âme a brûlée tant de fois dans le lyrisme des romantismes noirs que je me fond dans vos nuits comme la mort dans votre subconscient.

 

Pendant que dans ce monde, quelque part des tours tombent, des ruines s’embrassent, vous glapissez comme des oies blanches dans une basse-cour de fer blanc. Moi dans ces moments j’éprouve une forme d’empathie. Je ne l’ai pas choisi, c’est l’héritage que vous m’avez légué. Je suis un radical, je ne partage ni les causes ni les ambitions des radicaux qui tiennent le haut de vos peurs mais cette part de moi échouée après la frontière de vos normes éprouve pour leurs outils une certaine tendresse. Continuez de crier aux monstres, fermez les yeux et priez pour que ceci relève de l’inhumanité. Mais si vous avez tord et que c’est moi qui ai raison, si je suis un homme alors vous avez perdus. Je suis l’échec de vos modèles de pensées. Encore faudrait-il que vous en ayez eu.

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Publié dans #Je est un Blog, #Réflexion, #révolution

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Publié le 28 Septembre 2015

Ce matin, j’étais dans ma voiture et j’écoutais les informations du monde. Cela parlait de Syrie, de terrorisme et de l’intervention militaire russe en terre de Syrie. À cet instant, j’ai perçu en moi un sentiment qui montait, un sentiment assez indistinct mais que je sentais appartenir à ces sentiments qui relèvent de l’admiration. J’ai alors eu d’écrire pour exprimer mon admiration aux testicules de Vladimir Poutine. Non pas que je sois admiratif de sa politique et encore moins de ses ambitions personnelles. Mais j’admire ses couilles, ses testicules qui expriment une forme de mépris et de dénigrement du monde, l’achèvement d’un égotisme épique, dantesque et parfait héritier de l’ampleur soviétique de l’esprit russe.

Il possède cette façon décontenancente de penser sa propre action politique et militaire d’une manière qui semble parfaitement détachée. Non pas qu’il ne pense pas le monde dans sa complexité, je suis sûr qu’il sait la complexité des choses, mais il se détache de la mythologie occidentale, la puissance américaine, le dogme démocratique. Sur le grand échiquier de la géopolitique, il joue seul, et selon ses propres règles. De la même manière qu’il a marché sur l’Ukraine sans trouver de réelle opposition idéologique des grandes nations souveraines, il peut décider d’aller faire le ménage sur son paillasson syrien sans attendre l’approbation américaine, européenne, arabe. Il sait qu’il est un monde à lui tout seul et comme un Chuck Norris politique, seul, dans une posture de dignité qui vire au burlesque il agit.

Et c’est pour cela que j’éprouve de l’admiration : sa capacité d’action, d’agir comme bon lui semble. Finalement j’admire chez lui ce que je désir en moi, une capacité d’action déconnectée du tous champs sociaux et seulement liée à un intérêt, une ambition ou une conviction personnelle.

Monsieur Vladimir Poutine, si je ne partage pas votre politique, sachez que j’admire vos testicules slaves.

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Publié dans #Réflexion, #Métaphysique, #Je est un Blog, #Chronique chaotidienne

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Publié le 27 Septembre 2015

 

Il y a des choses que l’on ne comprend pas. Les autres ce sont celles que l’on ne comprend plus. Un jour sûrement on a cru les comprendre, on a eu cette sensation de comprendre la chose, d’en connaître les contours et d’en anticiper les circonvolutions. Et puis, plus tard, après, sans que l’on a été en mesure de le deviner pour soi on ne comprend plus. On regarde, la même chose, on regarde la même chose et l’on ne la comprend plus, à en douter de l’avoir déjà comprise un jour.

On se sent bête, on est comme un con, sauf que l’on a conscience que nous le sommes devenus.

Mais comment ?

Par l’erreur ? Par l’erreur d’avoir cru comprendre les choses ? Par une erreur que l’on aurai commise dans l’entre deux laps de temps, une erreur qui nous aurai faite perdre le fil de la compréhension comme on perd le fil de sa pensée ? C’est ça ? C’est quoi ? Nous sommes devenus avec le temps assez malins pour réaliser que ce que l’on pensait être de la compréhension n’était que du vent ?

C’est merde. C’est nul. C’est bête.

C’est se lever un matin, ouvrir la fenêtre et porter sur ce paysage mille fois familier le regard d’un étranger. C’est à n’y rien comprendre. 

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Publié dans #Je est un Blog, #Réflexion

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Publié le 5 Septembre 2015

Pourquoi croire en soi ?

Pourquoi respirer ?

Pourquoi se nourrir ?

Pourquoi se projeter demain alors que demain est incertain ?

Pourquoi vivre ?

 

Parce que l'on n'a qu'une seule chance pour vivre, un seul moment pour vivre. Alors puis que l'on y est jusqu'au cou dans la vie autant le vivre, ivresse et virages qui crissent. Pouvoir croire en soi, c'est croire en dieu, croire que nous sommes ce dieu qui détient notre destin, il faut croire en soi pour vivre aussi con que cela puisse être comme réponse c'est la seule réponse que je puisse faire au nihilisme du sens de la vie. On ne peut pas espérer que la vie donnera son sens d'elle-même alors s'il nous faut l'aiguille d'une boussole pour nous faire tenir debout dans le chaos du monde c'est la croyance de soi qui la sera.

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Publié dans #Réflexion, #recyclage, #retard

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Publié le 4 Septembre 2015

Tuer le temps, fantasmer puis faire l'amour et être déçu devenir mélancolique à en tuer le temps et quand je touche le fond gris de mon âme et que je découvre en moi de nouvelles zones interlopes où des nouveaux fantasmes s'ébranlent pour m'exciter je me retrouve à encore fantasmer, vouloir baiser, me bouger assez pour pouvoir faire l'amour et m'angoisser du goût éphémère du plaisir consumé et déprimer en imaginant tuer le temps avec des balles de métal froid devenu brûlant dans le canon des fusils et je fantasme sur les corps menacés par le massacre de la mort et quand Thanatos est là, jouant avec les corps en pleurs Eros n'est jamais loin à tendre les corps affolés d'une tension sexuelle et de nouveau mon fantasme se porte sur le corps en danger, je fantasme en sauveur que mon sexe pourra les sauver en leur faisant l'amour mais je suis toujours déçu parce que le sexe, l'amour, rien de tout cela ne sauve quoi que ce soit alors encore déçu une énième fois je retombe dans la mélancolie où le temps enlace les êtres jusqu'à les écraser sans répits et si l'on veut lui échapper à l'inertie du temps il faut le tuer et baiser son cadavre encore chaud.

image volée sur la toile

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Publié dans #recyclage, #Réflexion, #Pictogranimation

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Publié le 31 Août 2015

Le travail c'est de trouver la tâche qui nous passionne suffisamment pour se perdre en elle, pour se lancer dedans avec abnégation et plaisir sans compter son temps, son énergie ni la force que l'on perd dans cette action répétitive et aliénante. Quand on ne voit plus les contours éreintants de cette mise à mort de notre liberté alors on peut prétendre avoir trouver son travail.

Ma lutte est classe et pas la leur

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Publié dans #citation, #autofiction, #Réflexion, #recyclage

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Publié le 12 Mai 2015

Un jour nous arriverons à la fin de la réalité, des possibles et de l’univers. Ce n’est pas garanti mais c’est certain. C’est dans un temps éternel et impossible à se représenter décemment, mais cela n’empêche pas que ça arrivera. L’univers, la matière, la lumière, les lois physiques arriverons à la fin, à leurs fins, une à une jusqu’à ce qu’il reste moins que le rien, moins que le néant. On le sait, disons qu’on le suppose avec force et certitudes mais la distance de cette inexorable fin la rend abstraite. Très bien, nous ne sommes que des bébés autruches dans le désert de notre futur. Mais je me demande quand est-ce que l’humanité prendra cette donnée en compte. Prendre en compte la fin de tout, la fin totale et inexorable ; car même si l’univers ne se dissout pas dans son propre vide, à coup sûr la Terre disparaîtra. Et aujourd’hui, assis sur la terrasse, au soleil, dans le calme du printemps, je sais que seule l’imagination a le pouvoir de sauver le monde. Ce n’est pas une expression et surtout pas une métaphore, c’est une vérité ; à l’heure actuelle la seule arme contre la fin du monde programmée dans un futur lointain c’est l’imagination. La science n’est qu’un outil à la solde de l’imagination ; aujourd’hui au calme de mon printemps d’homme à la plume et à l’imagination en action je me sens le sauveur d’un monde dont je ne sais le nom et qui ne saura jamais le mien, pourtant cela m’offre une sensation grisante de pouvoir.

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Publié dans #SF, #science, #Réflexion, #imagination, #créer

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Publié le 8 Mai 2015

Créer est un acte qui peut être difficile, et parfois même douloureux ; alors si on ne poursuit pas une pulsion ou une idée intime, innée et instinctive alors on se met en condition d’être dans la difficulté d’accouchement créatif. C’est pour cela, de mon modeste avis, qu’il est plus judicieux de se lancer dans l’écriture, roman, jeu de rôle, sans se forcer ni se formaliser pour être nécessairement original. Surtout que parfois, pour être original certaines personnes, et moi y compris, se retrouvent à développer des idées plus saugrenues qu’originales. Surtout que l’originalité est une donnée qui peut être à la fois subtile, nuancée et subjective ; je veux dire qu’une création - originale - ne l’est pas nécessairement par un thème original mais elle peut l’être par une écriture originale, un traitement différent, une mise en page, un système, une approche créative, bref par autre chose que ce que l’on peut voir au premier regard. Depuis le jour où je me suis libéré de cette idée - fausse - que l’on ne pouvait être légitime à écrire ou à créer que si l’on écrivait quelque chose d’originale j’ai la sensation d’avoir progressé et même de m’être approché de ce que l’on peut appeler un auteur. Parce qu’au fond, à thèmes égaux et à idées équivalentes, ce qui fait la différence et l’intérêt c’est souvent la marque de l’auteur.

Alors oui, se confronter à la - concurrence - en avançant le fait que l’on est un auteur c’est sûrement prétentieux, mais je crois que c’est une bonne chose.

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Publié dans #recyclage, #écrire, #Réflexion

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Publié le 10 Avril 2015

Et si on disait que la folie c'était ce qu'il y a après les limites de la raison ? On pourrait se dire comme ça que la folie est sans limite. Mais je crois que cette posture qui consiste à mettre l'horreur en dehors du champ de notre humanité et donc la mettre hors limite, sans limite, est une posture de faiblesse et de facilité pour éviter justement de regarder la cruauté et l'horreur de l'homme en face. Si ça se trouve, si on ne la regarde pas elle n'existe pas. Alors on fait des monstres, on dit qu'il n'y a pas de limites à l'horreur etc. Mais l'horreur et la cruauté de l'individu humain ont autant de limites que le talent. Bien sûr il y a une part subjective qui dirait que le meurtre est pire que le viol ou que l'inceste est pire que la mutilation, il est effectivement difficile de hiérarchiser l'horreur. Mais l'horreur, les briques de l'horreur sont assez limitées en réalités, et fort heureusement et ce qui va constituer une diversité c'est que les criminels utilisent plusieurs briques pour commettre leurs horreurs. Ainsi en elle-même la folie humaine est limité mais la créativité du glauque et de l'horreur reste assez vaste pour surprendre - encore - les gens.

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Publié dans #retard, #recyclage, #Réflexion

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