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Publié le 3 Mai 2017

Pour la seconde fois pendant cet entre deux tours présidentiels j’essaie de mettre à plat mes idées et mes ressentis vis-à-vis des discours auxquels je suis confronté. Et notamment les discours qui en appellent à faire barrage au Front National.

 

Je vais le préciser au cas où le doute vous soit permis, je ne partage pas les idées et le programme du FN et je n’appelle pas à voter pour leur candidat  dimanche. Mais cela ne m’empêche pas d’éprouver des sentiments contrariés lorsque je suis exposé à la doctrine qui convoque avec véhémence le fait de faire barrage au FN. Si je me donne une seconde chance pour rédiger ce texte c’est justement pour essayer de verbaliser ce ressenti qui provoque en moi un certain malaise.

 

Je ne sais pas par où commencer alors je vais rappeler une évidence : je suis pour le fait de faire campagne afin qu’un autre candidat que celui du FN soit élu. Lorsque j’écoute la radio, que j’allume la télé, lorsque je vais sur les réseaux ou que j’entends les gens parler je suis attristé de voir que le principal argument en faveur du vote Macron est le fait de faire barrage au FN. Voilà le nœud  de mon mécontentement la défaite des idées et arguments. Je suis peut-être naïf, pire encore je suis peut-être optimiste et si vous le voulez vous pouvez même considérer que je suis déconnecté de la réalité mais jusqu’à présent je reste convaincu que pour contrer l’idéologie du Front National nous pourrions recourir aux arguments et aux valeurs des idéaux humanistes.

 

Par facilité rhétorique j’ai choisi d’opposer les termes idéaux humanistes que j’envisage comme une doctrine liés à la pensée des lumières aux idéaux nationalistes qui sont défendus par le FN.

 

Mais au lieu d’entendre avec force de conviction ceux des électeurs, des politiques, de la doxa et des journalistes qui sont contre l’idée de l’élection du FN, en appeler à voter en faveur d’idéaux d’ouverture, de tolérance, d’intelligence et de raison je les entends brandir un argument principal quasi unique qui est le barrage au FN. Je considère que faire barrage n’est pas un argument. Je considère que faire barrage n’est pas une conviction. Je considère que l’on ne peut pas convaincre avec du faire barrage. Je crois en la force de conviction des idées et je n’ose pas penser que la société manque de véritables arguments idéologiques contre le Front National. Parce que là on commence à s’approcher de ce qui me révulse tant lorsque j’entends les gens brailler leurs appels au barrage. Se retrancher derrière cette posture « politique » ou « idéologique » c’est déclarer l’échec et la mort d’une idéologie humaniste qui soit à mène d’emporter le sens commun. Si vous aviez une once d’estime ou de respect pour le pool d’idéaux humanistes qui sont mis à mal par les programmes du Front National c’est aux noms étincelants de ces idéaux là que vous cherchiez à convaincre les gens de se détourner du vote FN. Mais se limiter à supplier, invectiver, inciter à faire barrage c’est dévoiler votre propre manque de conviction. Cet appel au barrage révèle que ceux-là même qui prônent le barrage ne croient pas que l’on puisse convaincre une majorité d’électeurs avec des valeurs humanistes.

 

Et qu’est-ce que cela dit de notre société ?

 

Est-ce là un mouvement hautain des élites vis-à-vis de la masse qui considèrerait que les gens d’en bas sont trop cons pour comprendre que les idéaux humanistes sont plus séduisants que les idéaux nationalistes ? Est-ce une tentative des hommes politiques de cacher la véritable déliquescence de la société française ? Est-ce tout simplement une confiscation du pouvoir démocratique de notre république à partir du moment où l’on considère que le peuple vote mal ? Je ne sais pas.

 

Mais entendre cet appel au vote barrage m’épuise, m’attriste, m’irrite, me blesse, me pousse dans mes retranchements. Et lorsque ce n’est pas le faire barrage qui est utilisé, on passe à la culpabilisation ; culpabilisation des abstentionnistes, des votes blancs, des votes FN parce qu’il semble acté que dans ce second tour des élections présidentielles il y a un bon vote et un mauvais vote. Lorsque je suis exposé à cette dialectique de la culpabilisation j’ai envie de vomir. Je crois être un électeur honnête, peut-être pas un citoyen modèle mais depuis que j’ai eu le droit de vote je suis allé voter mais surtout j’ai essayé de réfléchir à la nature et au sens de vote afin de donner du poids à ces bulletins que je déposais dans l’urne. Lorsque l’on vient me faire la morale, que l’on cherche à me culpabiliser, que l’on essaie de me priver de ma démarche démocratique en considérant qu’avoir un doute sur la marche à suivre et réfléchir à la nature de mon vote de dimanche est une mauvaise chose et qu’il faut opter pour le barrage sans réflexion, je suis énervé.

 

Je respecte la règle démocratique, je vote et si des personnes désirent obtenir mon vote j’attends qu’elles cherchent à me convaincre avec des arguments constructifs qui m’exposent la valeur de leur vision de société. Je n’ai pas besoin que l’on agite des spectres et que l’on convoque de la politique fiction pour me faire peur et me priver de mon libre arbitre. Je ne devrais pas avoir à me justifier, je ne devrais pas me sentir pris en otage par la faiblesse rhétorique de cet entre deux tours présidentiel.

 

Faire barrage, je redoutais ce moment avant de connaître les résultats du premier tour. C’est le moment où la démocratie vacille sur ses fondements. Parce que soudainement la machinerie politique qui appel à faire barrage semble se réveiller et réaliser que le Front National existe. S’il avait fallu faire barrage à ce parti politique pourquoi aucunes des personnes ayant été au pouvoir depuis 15 ans n’a fait quelque chose de démocratique ou de non démocratique pour faire en sorte que ce parti ne soit plus en position de faire basculer une élection ? S’il faut faire barrage parce que ce parti n’est pas démocratique ne fallait-il pas essayer de le dissoudre ou de l’interdire ? Et si ma question est purement rhétorique et que ce parti est constitutionnel alors pourquoi l’agiter comme un spectre ? Lorsque je dis que ce front républicain qui aujourd’hui en appel au barrage avait 15 ans pour faire quelque chose afin d’éviter ce second tour, j’entends aussi qu’ils avaient quinze années pour amener les électeurs du Front National à opter pour d’autres convictions politiques. Et ils ont échoué à cela. Chirac puis Sarkozy puis Hollande puis tous les élus de tous les échelons citoyens ont tous échoué à faire changer de conviction les électeurs qui font la force du FN. Ils ont échoué ou alors ils n’ont rien fait pour faire infléchir la tendance qui voit élection après élection les votes du Front National être de plus en plus nombreux.

 

Je n’ai pas attendu dimanche pour avoir des convictions, je n’ai pas attendu le dimanche du premier ou du second tour pour avoir des idéaux humanistes et radicaux. Je n’ai pas attendu cet entre deux tour pour étayer ma prose et forger mes arguments en faveur de mes convictions. Alors quand on vient me dire ce que je dois voter et pourquoi je dois le voter sans quoi on porterait sur moi un jugement de valeur antidémocratique et antirépublicain j’ai envie de rire, de rire et de pleurer et de brûler quelques maisons poussé par la colère. Ce n’est pas faire un barrage une fois tous les quinze ans qui fera changer les mentalités de notre peuple. Soyons honnêtes avec nous-mêmes et visons à terme à faire une autocritique. Il y a quinze ans nous avons fait barrage au Front National et Chirac a été élu avec 80 % des voix. Le barrage a eu lieu, il a été important et ensuite ? Et ensuite les voix conquises par le Front National élection après élection n’ont pas cessé d’augmenter. A quoi a été utile ce barrage alors ? Le barrage contre le FN est un épiphénomène qui n’est suivi par rien. Comprenez bien pourquoi j’ai de l’aversion contre ce discours.

 

J’ai l’amère sensation que la réussite d’un front républicain fausse par la suite la perception que nous pouvons avoir du paysage démocratique de notre société. L’électorat du Front National existe, il persiste dans le temps et il parvient petit à petit à s’accroître. C’est ce que semblent nous dire les chiffres. Si nous ajoutons les voix de Mélenchon et celles de Le Pen nous pouvons considérer que le vote populiste est largement plus grand que le vote Marcon. Si nous ajoutons entre elles les voix de Mélenchon, celles modestes de Hamon et les miettes des candidats d’extrême gauche nous pourrions considérer que le vote de Gauche est supérieur au vote Macron, et identiquement si nous additionnons les voix d’une droite élargie. Mais il est quasi acté que nous allons élire Emmanuel Macron qui se revendique ni de droite, ni de gauche et qui en valeur absolue le représentera aucun des courants d’idées recouvrant le plus de voix dans ce premier tour mais le barrage au FN effacera cette disparité et lancera un président dans un paysage tronqué. Faut-il faire barrage au FN pour réduire au silence les électeurs qui voient dans ce parti la reconnaissance de leurs idées et ensuite continuer de maintenir le système tel qu’il était même si ce système génère toujours plus de vote FN ? Je ne sais pas.

 

Non je ne sais pas ce qu’il faut faire.

 

Imposer le vote de barrage comme s’il était une évidence démocratique me paraît au contraire comme une mutilation démocratique. Cette injonction qui vise à culpabiliser ceux qui hésitent ou qui réfléchissent avant de se décider m’apparaît comme une confiscation du principe démocratique. Et le fait de brandir l’argument du barrage raisonne en moi comme l’échec de la raison et des idéaux humanistes dont il apparaît qu’ils ne pourraient plus convaincre et l’emporter dans un débat d’idée contre le FN.

 

Je soulève ces points du discours actuel parce qu’ils provoquent en moi un trouble profond et sincère. Mais je reconnais que je n’ai pas de solution, la situation dans laquelle nous sommes est complexe et compliquée à solutionner d’un vote. Surtout que la mécanique électorale propose un quasi vote à quatre tours. Je continue de penser que voter pour le candidat qui n’est pas celui du FN n’est pas un geste anodin et qui si barrage il doit avoir je suis étonné que les politiciens qui nous invitent à le faire ainsi que les gens du peuple qui revendiquent ce geste électoral ne témoignent pas plus de doutes ou de déchirements. Dans mon souvenir peut-être tronqué de 2002 lorsque nous sommes allé voter Chirac il y avait beaucoup plus de voix pour s’élever et dire combien la chose était difficile et douloureuse. Alors qu’aujourd’hui le vote Macron semble aussi anodin que le vote Le Pen. Je parle ici du vote Macron venant d’électeurs qui au départ ne sont pas convaincus par sa doctrine, Si d’un côté le vote FN ne mobilise plus contre lui des réactions aussi épidermiques qu’il y a 15 ans, le vote à contre cœur mais par conviction humaniste pour le candidat opposé au candidat FN ne provoque plus lui non plus beaucoup d’émois.

 

Je ne sais encore pas ce que contiendra mon bulletin de vote dimanche, et je ne sais toujours pas le sens que je donnerai à ma voix. J’ai bien conscience qu’actuellement les réseaux sociaux regorgent jusqu’à la saturation de personnes qui comme moi donnent leurs avis, pour ceci, contre cela, faire ci, pas faire ça, et je m’excuse de participer à la confusion actuelle dont je suis le premier à reconnaître qu’elle tire le débat vers le bas. Mais si j’ai voulu écrire et publier ce texte c’est simplement parce que j’en avais besoin. Je subis de plein fouet la médiocrité de cet entre deux tours et j’ai besoin de l’exprimer comme une catharsis. Peut-être qu’une fois que je serai libéré de ces atermoiements intérieurs ma pensée sera plus apaisée et parviendra à penser mon vote de manière plus pragmatique.

 

Merci à ceux qui m’auront lu jusque là.

 

Sur la médiocrité du débat électoral de cet entre-deux tour …

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Réflexion, #egotrip, #Je est un Blog, #Chronique chaotidienne

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Publié le 19 Avril 2017

D’ici trois ou quatre tours de cadrant il va falloir aller voter. Derrière l’isoloir il faudra mettre un bulletin dans l’enveloppe puis l’enveloppe dans l’urne. Mais je n’ai pas envie de me faire prosélyte. J’ai juste envie d’aller me coucher et de dormir ; encore dormir. Tout serait tellement différent dans un paysage politique expurgé de figures, de personnes et de personnages. Le jour où nous seront confrontés aux programmes sans l’entremise des personnes qui s’en font les portes étendards et que nous rencontrerons le visage, le nom, le sexe, l’âge, la tête et le corps du président qu’après son élection alors peut-être que le prosélytisme aurait du sens. Mais ce n’est pas dans ce monde que nous vivons ; les noms, les visages, les sexes, des mythologies développées autour de chacun des candidats est un carrousel étrange, un peu idiot et hypnotique qui me font un vrai mal de tête. C’est drôle, c’est l’élection pour laquelle j’ai décidé mon vote le plus rapidement et avec le plus de certitudes, du coup je ne sais pas quel regard porter sur le reste de la campagne, ou plus précisément je ne sais pas quel type d’attention porter à la campagne. Dois-je me sentir indécis et me décider dimanche matin seulement parce que l’on nous joue le grand registre de la communication jusqu’à vendredi ? Ai-je le droit de fermer les yeux et les oreilles sans me sentir mauvais citoyen ? Puis-je m’en foutre ? Faut-il arrêter de réfléchir jusqu’à lundi matin ?

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Réflexion

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Publié le 15 Avril 2017

Aujourd’hui je suis allé faire les vide-greniers comme souvent le week-end. Levé un peu avant l’aurore alors qu’il faisait encore un peu frais j’attrape une veste au hasard dans la penderie et je m’en vais chiner. Qu’importe ce que je trouve et ne trouve pas, il sera bien temps d’en reparler plus tard, je passe une bonne partie de la matinée à chiner et à remplir mon sac à dos de trouvailles diverses et variées. Vient le temps de rentrer, et donc de sortir du vide-grenier. C’est là que j’aperçois au loin un groupe de militant qui tractent à la sortie du parking. En temps normal j’aime bien m’arrêter après des militants et des travailleurs qui racolent dans les villes pour récolter du fric pour des associations humanitaires pour parler avec eux, essayer de leur embrouiller l’esprit et leur faire perdre leur temps ; ce que je leur annonce généralement au moment où ils m’alpaguent histoire d’être honnête avec eux. Mais ce matin j’étais fatigué, encore malade, et je n’avais pas envie de m’attarder avec des militants, je préparais donc mentalement une bonne punchline pour me défaire d’eux avec humour et panache. En approchant des militants je vois qu’ils tractent du Mélanchon afin de remplir l’Aréna de Montpellier avant de remplir les urnes. J’avance vers eux, je suis prêts à dire non même si je n’ai pas de punchline, je suis à hauteur du groupe, je traverse le groupe, je les regarde, ils me regardent et rien. Pas une invective, pas un tract, pas un geste pour m’arrêter.

Bordel de foutre électif c’est con mais j’ai été vexé. C’est là que j’ai repensé à ma veste chopée au hasard ce matin, je portais une belle veste de costume bleue marine et du coup je me demande si j’ai été jugé par cet élément de costume. Avais-je l’ai trop de droite pour qu’aucun militant Mélanchoniste n’ai envie de m’aborder ? Pourtant j’avais une casquette Star Wars … L’autre hypothèse est pire encore, je sais que le vieux gauchiste de Mélanchon frappe fort chez les jeunes, alors est-ce que j’avais l’air trop vieux pour que mon vote puisse les intéresser ?

Traverser un groupe de militants et ne pas recevoir une invective ou un tract, bordel je suis déçu même si fondamentalement ça m’a arrangé. Mais ça me questionne sur l’image que je renvoyais. En t-shirt dans la file d’attente du concert de Saez j’ai été invectivé par un jeu militant primo votant qui a essayé de me convaincre de donner ma voix à Mémélanchon. Mais pourquoi ce matin non ? Ai-je l’air d’un vieux con ? D’un vieux con de droite ? Le bleu marine de ma veste à trompé quelqu’un ? Ai-je la tête d’un mec qui a déjà décidé son vote et qui ne changera pas sa voix ? Je ne sais pas quoi penser de leur indifférence.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #politique, #Réflexion

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Publié le 10 Avril 2017

J'aime beaucoup le ressenti général laissé par la lecture de la poésie. Si j'étais pointilleux à rechercher à tout prix à formuler une critique pour faire réfléchir l’auteur ou le lecteur alors ma critique se porterait sur l'image au fronton d’un poème. En couverture ou en couvercle, il y a des créateurs qui dans le sens de ma stupeur clouent au pilori de leurs poésies une image, une photo, un dessin, une illustration. Quelque soit sa forme graphique en règle générale je trouve la présence illustrative d’une poésie redondante et au fond parfaitement inutile. L’auteur de poésie, le poète ou la poétesse, doivent avoir un peu plus de confiance dans les mots de leurs poésies. Car ce sont eux, les mots, qui portent seuls et très bien l'émotion que le poète cherche à véhiculer. Ils n'ont pas besoin de ces images pour être plus fort les mots. Je vais jusqu’à penser que l’image en incipit d’une poésie est une flaque d’eau insipide, je trouve qu'elle agit à l'inverse du mouvement poétique en préparant le lecteur à ce qu'il faut lire rendant sur le coup le lecteur moins apte à être cueilli par l'émotion. Et ici, en mes pages de blog, lorsque j’ai l’impression de déposer une verve poétique je l’expurge toujours d’images et à l’inverse lorsque je sens la médiocrité de la publication devenir menaçante j’ajoute alors une image. Et peut-être que je pinaille mais l’image qui vient après le texte n’a pas le même danger et pas le même impact que l’image de couverture qui agit comme un couvercle qui ferme la poésie sur un pilori souvent mal choisi.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Réflexion, #poésie

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Publié le 9 Avril 2017

[...]

Et puis samedi je n’ai pas trouvé le temps. Je ne l’ai pas pris. Je suis allé au concert de Damien Saez, quatre d’heures d’attentes au calme et au soleil, j’avais mille fois le temps d’écrire mille article, mais j’étais trop occupé par le spectacle de la ville, de la foule, de la vie et des gens pour m’enfermer dans mon téléphone et jeter quelques mots. C’est d’ailleurs une constante que j’observer chez moi ; ma difficulté à m’extraire de l’instant présent pour m’enfermer dans une bulle mentale pour écrire. Si le choix m’est donné je préfère toujours observer le monde, noter mentalement les choses, observer, analyser, essayer de comprendre, pour finalement agir en écriture que dans un temps ultérieur et décalé. Et pourtant ça fait quelques temps – des temps à compter en mois voir en année – que je me fantasme en chroniqueur de l’instant présent.

Je voudrais être cet homme capable de se poser dans un coin de la scène et de noter en direct dans son calepin ou dans son téléphone la vérité de l’instant. Je voudrais avoir ce talent de transformer en écriture voir en littérature l’instant présent au moment où il est vécu. Un peu à la manière de ce que je peux faire en le photographiant à la volée. Mais je n’y arrive pas. J’ai encore en moi la nécessité d’avoir un rituel d’écriture, un temps d’écriture et un lieu. Je ne sais pas d’ailleurs si ce rituel d’écriture est une contrainte négative ou positive ; dans les deux cas je ressens de manière inconsciente la nécessité de restreindre l’écriture. On peut voir le fait de se restreindre comme le fait de se limiter et de se poser des entraves non naturelles. Mais on peut aussi voir le fait e se restreindre comme le fait de rester concentrer sur un seul objectif et aussi de mettre une frontière claire entre l’écriture et le reste de la vie.

Je ne sais pas pourquoi ce week-end j’ai sauté ces deux jours. Ce n’est pas exactement un accident parce que j’ai pensé chacun de ces jours que j’étais en train de trahir le projet d’un jour / un article. Et en même temps je savais que je pourrais faire cela : contre dater. Et c’est ce que je fais.

Kate Beckinsale ...

Kate Beckinsale ...

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #retard, #Réflexion, #Je est un Blog

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Publié le 8 Avril 2017

Cela ne m’était plus arrivé depuis très très longtemps ; oui ça fait deux jours sans publications. Deux jours consécutifs durant lesquels je n’ai pas trouvé - ou pas pris le temps - de venir publier quelques phrases sur ce blog – ni sur un autre –. Cela me rappelle mes débuts sur ce projet de blog, lorsque j’ai pris la décision, pour me forcer à l’écriture, de publier quotidiennement quelque chose. Les premières semaines j’avais beaucoup de mal à me contraindre à la régularité. Et comme je ne me mettais aucunes contraintes de qualités ni de longueurs je ne pouvais pas prétexter le manque d’inspiration. C’était seulement le manque d’habitude ou l’excès de mauvaises habitudes.

Je sautais les jours avec maladresse. Au départ je prenais le temps de faire comme ici et de contre dater mes articles pour que mon blog affiche une certaines continuité mais il m’arrivait de manquer quatre ou cinq jours consécutifs ; dans ces moments là il devenait plus difficile de combler tous les jours de retard en une seule journée qu’il m’aurait été difficile de trouver le temps chaque jour pour écrire un seul article. J’ai fini – je crois – par laissé quelques jours manquant en me disant que finalement eux aussi pouvaient dire quelques choses de moi.

Je parle ici de huit ans en arrière, quand je n’avais pas de smartphone et que publier autrement que sur mon ordinateur n’était pas facile. Avec le temps j’ai pris l’habitude d’écrire avant minuit un truc pour le blog. J’ai surtout appris à anticiper les moments où je ne pourrais pas écrire et publier en rédigeant des articles à l’avance et en programmant leurs publications. C’était plus naturel d’anticiper l’absence que de combler le vide. Et petit à petit je n’ai plus manqué un jour. Parfois je ne trichais que très discrètement en ouvrant l’interface du blog à 23:57 mais en écrivant et publiant l’article qu’une fois minuit passé. [...]

Et Marilyn Monroe jeune c'est juste pour moi, pour la déco, l'amour et la passion et pour faire semblant de vouloir me faire pardonner

Et Marilyn Monroe jeune c'est juste pour moi, pour la déco, l'amour et la passion et pour faire semblant de vouloir me faire pardonner

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #retard, #Réflexion, #Je est un Blog

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Publié le 6 Avril 2017

Il paraîtrait que le vote est un acte si fort que l’on ne peut pas oublier la première fois que l’on a dépucelé une urne dans la chaleur secrète de l’isoloir. Et pourtant lorsque je me penche sur mon souvenir je ne retrouve pas instantanément ce souvenir de ma première fois présidentielle. Je pensais avoir voté pour les présidentielle avant les années 2000 à la sortie de Mitterrand. Mais je me suis résout à calculer pour réaliser que ce n’était pas le cas. Le premier président pour lequel j’ai voté c’était Chirac en 2002 contre papa Le Pen au second tour.

A la sortie de l’adolescence tous les citoyens devraient avoir en tête un goût pour les idéaux et la révolution  et assez de naïveté pour croire la porté de son vote par conviction idéaliste. J’avais le penchant gauchiste mais ma conscience était sous le joug de la raison qui me poussait à croire qu’il fallait se détourner des petits candidats seulement présents pour amuser le grand jeu démocratique. J’avais donc voté Jospin au premier tour. Et si je m’étais sagement rangé derrière le vote utile au second tour, j’avais eu la sensation d’avoir était un bon petit soldat, un bon citoyen qui pouvait maudire les autres citoyens parce qu’ils avaient mal voté. Je m’en excuse j’étais con.

Cinq ans plus tard le tableau était clivant, le bouillant Sarkozy ne recevait pas les faveurs de mes croyances politiques mais face à lui la personnalité clivante de Royal avait tendance à me révulser. J’avais du mal à décider mon vote. Encore une fois c’est la raison qui l’a emporté, encore une fois elle m’a détourné des petits candidats surtout que le première tour de 2002 avait échaudés les plus audacieux des votants. Je votais donc à contre mon instinct qui me faisait fuir Royal et venu le moment de la grande messe des résultats j’étais soulagé que mon vote ai été vain. C’était une posture électorale absurde et paradoxale.

Cinq ans encore après, j’avais le même choix, le même dilemme et le même manque d’appétence pour l’offre électorale. Toujours les mêmes partis, les mêmes joutes, les mêmes désillusions et je n’étais peut-être plus assez jeune pour croire que le vote était porteur d’une solution pour cette société parce que je ne voyais en personne, ni grands ni petits, ni institutionnels ni marginaux, les fermants d’un vrai changement de paradigme de société. Et là encore, la date approchant j’ai dû me résoudre à la violence pour décider mon vote. J’étais parti pour voter blanc, mais j’étais tiraillé par une conscience citoyenne qui rappelait à la surface la culpabilité du gaspillage d’une expression démocratique. Encore une fois, porté par une posture de responsabilité citoyenne je me suis battu contre moi-même pour trouver en moi les ressorts d’un choix politique et j’ai choisi Hollande en décidant ainsi de déclarer ma fidélité le temps d’un mandat.

Et nous voilà cinq ans après. J’ai voté sur ordre pour Chirac. J’ai voté contre mon appétence pour Royal. J’ai voté par devoir pour Hollande. Et maintenant ?

Est-ce qu’il reste dans le monde politique, dans ses mécaniques et ses objectifs quoi que ce soit qui puisse cristalliser mon respect et ma conviction ? Je ne parle même pas des hommes et des femmes qui tiennent le devant de la scène aujourd’hui, mais bien du système dans son ensemble. Est-ce qu’il reste en moi, une once de croyance civique et de docilité citoyenne qui peut me pousser à un vote de raison ? Paradoxalement et regardant en arrière c’est sûrement l’élection présidentielle pour laquelle j’ai eu la décision de mon vote la plus simple ; en formulant une seule phrase au milieu de tant d’autres Hamon a su s’accorder ma voix parce qu’il a formulé avec des mots qui sont presque ceux que j’utilise moi-même une idée sur un sujet qui a tendance à me faire sur-réagir. Mais je n’ai jamais été aussi proche de ne pas voter dans une logique politique mais de voter pour le spectacle.

Depuis que je vote, je me suis toujours forcé à donner une voix dont j’avais essayé de peser et d’impliquer une valeur politique et citoyenne. Et pour quel résultat ? Le monde est ce qu’il est, nos hommes politiques en sont les acteurs mais ni les scénaristes ni les metteurs en scène. Aujourd’hui la société est grotesque, le monde est pathétique, la doxa est pitoyable et mon me demande de voter. Et si enfin je laissé s’exprimer le cynisme et comme un joueur de poker paie la main de son adversaire pour voir, si je voté pour voir ? Oui pour voir le pire, si je votais voir ce qu’il va se passer si je pousse la société qui marche innocemment au bord du gouffre ? Il n’y a plus qu’une chose qui compte actuellement c’est le spectacle, et the show must go on. Peut-être qu’il est temps que j’assume d’appartenir à la génération qui a mit sur un piédestal les showrunners qui écrivent les climax de ces séries aux succès ascendant.

Alors peut-être qu’au lieu d’un vote politique je devrais donner dans le vote spectacle et choisir de mettre en scène un des trois candidats de l’extrême qui promet à la France une saison pleine de rebondissement ; choisir l’extrême Gauche dévoyée, l’extrême Droite pandémique ou l’extrême vide du centre sans tête. Peut-être est-il venu le temps du vote pour la vanne.  

En 2015 c'est Zahia qui posait en Marianne pour Pierre & Gilles

En 2015 c'est Zahia qui posait en Marianne pour Pierre & Gilles

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #élection, #Réflexion, #Pictogranimation

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Publié le 5 Avril 2017

C’est le grand nettoyage de printemps. Ouvrez ouvrez vos fenêtres, vos yeux, vos têtes et puis vos urnes. Oui c’est le moment de la grande lessive électorale, la belle lessive présidentielle. Onze candidats en arc de cercle pour mieux cerner celui ou celle qui prendra le pouvoir comme le soldat saisi son arme au moment de la guerre.

Sommes nous ou non en guerre et si tel est le cas alors contre qui devrions-nous mener une guerre ? Sera-t-elle électorale ? Pour le moment nous en sommes à la guerre des mots, des idées, des punchlines, la guerre des postures ; supposément une guerre de position. Mais une position ils en tiennent tous une, tous la même, dans la télé en plan américain pour mieux désosser les articulations de leurs pensées.

Mais ont-ils une pensée ? Qu’en pensez-vous ? Qu’en pensons-nous ? Quatre heure et plus de débat télévisuel et déjà je ne retiens plus rien, ils ont donc gagné aux yeux de leurs ambitions ; faire oublier le contenu de leurs paroles mais ils ont perdu aux yeux de l’ordre cosmique parce qu’ils n’ont pas su marquer leur temps de parole du sceau magique de l’écoute et de l’attention.

Je me suis astreint à les écouter, les suivre et les comprendre et je n’ai plus qu’une seule envie c’est de faire la lessive de ma cervelle,  me purifier de ce marasme oral et de renouer mes neurones entre eux pour espérer y refaire circuler mes propres idées à défaut d’idées propres.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #politique, #actualité, #Réflexion

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Publié le 30 Mars 2017

Il y a cinq ans j’ai beaucoup hésité avant de donner mon vote. Lorsque j’ai fini par me décider j’ai voté pour François Hollande. Et dès lors qu’il a été élu, je me suis efforcé d’assumer mon choix durant les cinq années de son mandat. Cela ne signifie pas que j’ai toujours été en accord avec les choix du président mais en tant que citoyen je me suis senti le devoir d’assumer mon choix et de ne pas abandonner le président que j’avais aidé à élire. C’est un choix auquel je me suis tenu plus par souci d’honnêteté intellectuelle mais ainsi en parti par conviction politique vis-à-vis de ce qu’a pu être un jour l’idéologie socialiste, donc une forme d’honnêteté et de fidélité. C’est ma manière de donner du sens à mon vote, même si cette vision est très subjective. La posture d’électeur devrait être un rôle que l’on n’endosse pas seulement le jour de l’élection, il me semble faussé de croire que le citoyen retire son habit d’électeur à la sortie de l’urne.

Et vu le mandat de François Hollande vous conviendrez qu’assumer mon vote jusqu’à la fin n’a pas toujours été une chose facile.

Hier lorsque Manuel Valls a officialisé qu’il voterait pour Emmanuel Marcon j’ai eu un choc, enfin plutôt un coup de colère. En électeur de François Hollande j’ai aussi soutenu la politique de Manuel Valls, je suis même allé jusqu’à lui trouver certaines qualités, comme un sens de l’abnégation lucide. Et même si j’avais été déçu de sa prestation à la primaire, ne trouvant pas sa place, je continuais de voir en lui un homme politique honorable. Le voir ainsi trahir son parti et sa parole pour des arguments auxquels je ne souscris pas m’a mit en colère parce que ça m’a renvoyé à ma position d’électeur.

En tant que simple électeur il m’aurait été facile de tourner ma veste à la sortie de l’urne ou au premier sondage médiocre pour le président, j’aurai pu renier mon vote et faire crouler les critiques autour des décisions présidentielles mais je ne l’ai pas fait parce qu’il me paraissait comme la moindre des décences citoyennes que d’assumer mon vote. Or je ne suis qu’un simple citoyen, sans carte ni portée politique, je ne suis qu’un homme avec quelques idées et convictions mais je ne suis pas une figure politique. Et ce que je m’applique comme la moindre des preuves de décences et d’honnêteté intellectuelle je n’en attends pas moins de la part des hommes qui sont censés incarner de vraies figures politiques.

C’est à ce titre que je vois la volte-face politique de Manuel Valls comme la plus pathétique et grotesque illustration de la vanité des hommes politiques qui briguent et se partagent le pouvoir. C’est un geste détestable et inadmissible à mes yeux. Et qu’il soit commis en faveur d’un candidat pour qui je n’ai aucune sympathie n’entre pas en ligne de compte. C’est sur le principe que je trouve le geste déshonorant. Déshonorant pour l’homme, et méprisant pour les militants et les citoyens qui croient aux idées du parti que Manuel Valls trahi.

Au mieux c’est la peur (du Front National) qui pousse cet homme à renier ses convictions mais comment pourrions avoir de l’estime et assez de confiance pour engager un vote vis-à-vis d’un homme dont les convictions s’écroulent lorsqu’il a peur. L’échiquier national et international est anxiogène monsieur Valls, si la peur vous ébranle il est peut-être temps de se retirer de la politique. Au pire cette trahison ne cache rien d’autre qu’une trahison basse et médiocre motivée par un espoir de trône et si tel est le cas je n’ai pas envie d’user de mes mots pour qualifier la manœuvre.

En soi, l’homme Manuel Valls est tout à fait libre de voter pour qui bon lui semble. Mais s’il voulait jouir librement de son droit de vote citoyen il lui fallait quitter le parti et ne pas participer à la primaire et ne pas s’engager à soutenir le candidat élu par ce parti. Bref il aurait pu faire comme Emmanuel Macron, refuser la règle du jeu avant de s’y engager et jouer selon ses propres règles. S’il avait fait cela j’aurai peut-être été déçu mais je n’aurai eu ni colère ni rancœur. Mais s’aligner à une élection, signer la règle du jeu pour ensuite la bafouer je trouve ça détestable. Ces hommes politiques qui font travail de leur paroles mais qui ne sont pas capable de la respecter j’ai de moins en moins de compassion pour eux.

Et viendra un jour ou malheureusement je n’aurai plus le goût à assister à ce spectacle idiot.

La trahison de Manuel Valls

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #politique, #Réflexion

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Publié le 11 Mars 2017

Dans la maison, dans ma tête et dans le crâne de tous les citoyens et de toutes les citoyennes qui perfusionnent leur sac à neurones à l’écran plat lumineux qui diffusent 24 heures sur 24 son désherbant radical se déroule un drame de l’écosystème mental. Dans la salon, dans la salle à manger, dans la chambre des enfants, celle des parents et des amis, la télévision diffuse sa diplomatie de l’infécondité intellectuelle. Citoyens la télévision mène une politique de la terre brûlée. Ouvrez ouvrez le robinet et attendez. D’ici quelques temps, des secondes qui deviendront rapidement des minutes, votre cerveau va recevoir les premières vagues plus stériles que l’acide ; le sel, le soufre et les cristaux de drogues qui naissent dans le fourneau toxique télévisuel.

 

Le crâne est brûlé et les neurones fument.

 

Ce ne sont pas des discours que la télé hurle. Elle vomit des hordes de cris odieux, de la merde bien audible qui s’organise en horde pour déferler en toi et ébranler ton for intérieur. Après un jour, une heure, après l’éternité qui ne dit pas son temps la matière grise se dissout dans le crâne. Bientôt la cervelle pourrait devenir soluble dans l’inanité ambiante diffusée par delà l’écran et par les hautparleurs qui lui sont soumis. Pour subvenir à sa survie l’homme n’a pas d’autres options que de mobiliser tout ce qui lui est permis d’attention pour barrage. C’est la force de cette politique de l’éradication, au lieu de s’attaquer directement à l’esprit, elle mobilise l’esprit dans une démarche de survie et c’est dans ce laps de temps où l’attention se détourne de la sa propre vie que la télévision rase ton univers intérieur.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Réflexion, #Je est un Blog

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