Articles avec #reflexion tag

Publié le 5 Avril 2017

C’est le grand nettoyage de printemps. Ouvrez ouvrez vos fenêtres, vos yeux, vos têtes et puis vos urnes. Oui c’est le moment de la grande lessive électorale, la belle lessive présidentielle. Onze candidats en arc de cercle pour mieux cerner celui ou celle qui prendra le pouvoir comme le soldat saisi son arme au moment de la guerre.

Sommes nous ou non en guerre et si tel est le cas alors contre qui devrions-nous mener une guerre ? Sera-t-elle électorale ? Pour le moment nous en sommes à la guerre des mots, des idées, des punchlines, la guerre des postures ; supposément une guerre de position. Mais une position ils en tiennent tous une, tous la même, dans la télé en plan américain pour mieux désosser les articulations de leurs pensées.

Mais ont-ils une pensée ? Qu’en pensez-vous ? Qu’en pensons-nous ? Quatre heure et plus de débat télévisuel et déjà je ne retiens plus rien, ils ont donc gagné aux yeux de leurs ambitions ; faire oublier le contenu de leurs paroles mais ils ont perdu aux yeux de l’ordre cosmique parce qu’ils n’ont pas su marquer leur temps de parole du sceau magique de l’écoute et de l’attention.

Je me suis astreint à les écouter, les suivre et les comprendre et je n’ai plus qu’une seule envie c’est de faire la lessive de ma cervelle,  me purifier de ce marasme oral et de renouer mes neurones entre eux pour espérer y refaire circuler mes propres idées à défaut d’idées propres.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #politique, #actualité, #Réflexion

Repost 0

Publié le 30 Mars 2017

Il y a cinq ans j’ai beaucoup hésité avant de donner mon vote. Lorsque j’ai fini par me décider j’ai voté pour François Hollande. Et dès lors qu’il a été élu, je me suis efforcé d’assumer mon choix durant les cinq années de son mandat. Cela ne signifie pas que j’ai toujours été en accord avec les choix du président mais en tant que citoyen je me suis senti le devoir d’assumer mon choix et de ne pas abandonner le président que j’avais aidé à élire. C’est un choix auquel je me suis tenu plus par souci d’honnêteté intellectuelle mais ainsi en parti par conviction politique vis-à-vis de ce qu’a pu être un jour l’idéologie socialiste, donc une forme d’honnêteté et de fidélité. C’est ma manière de donner du sens à mon vote, même si cette vision est très subjective. La posture d’électeur devrait être un rôle que l’on n’endosse pas seulement le jour de l’élection, il me semble faussé de croire que le citoyen retire son habit d’électeur à la sortie de l’urne.

Et vu le mandat de François Hollande vous conviendrez qu’assumer mon vote jusqu’à la fin n’a pas toujours été une chose facile.

Hier lorsque Manuel Valls a officialisé qu’il voterait pour Emmanuel Marcon j’ai eu un choc, enfin plutôt un coup de colère. En électeur de François Hollande j’ai aussi soutenu la politique de Manuel Valls, je suis même allé jusqu’à lui trouver certaines qualités, comme un sens de l’abnégation lucide. Et même si j’avais été déçu de sa prestation à la primaire, ne trouvant pas sa place, je continuais de voir en lui un homme politique honorable. Le voir ainsi trahir son parti et sa parole pour des arguments auxquels je ne souscris pas m’a mit en colère parce que ça m’a renvoyé à ma position d’électeur.

En tant que simple électeur il m’aurait été facile de tourner ma veste à la sortie de l’urne ou au premier sondage médiocre pour le président, j’aurai pu renier mon vote et faire crouler les critiques autour des décisions présidentielles mais je ne l’ai pas fait parce qu’il me paraissait comme la moindre des décences citoyennes que d’assumer mon vote. Or je ne suis qu’un simple citoyen, sans carte ni portée politique, je ne suis qu’un homme avec quelques idées et convictions mais je ne suis pas une figure politique. Et ce que je m’applique comme la moindre des preuves de décences et d’honnêteté intellectuelle je n’en attends pas moins de la part des hommes qui sont censés incarner de vraies figures politiques.

C’est à ce titre que je vois la volte-face politique de Manuel Valls comme la plus pathétique et grotesque illustration de la vanité des hommes politiques qui briguent et se partagent le pouvoir. C’est un geste détestable et inadmissible à mes yeux. Et qu’il soit commis en faveur d’un candidat pour qui je n’ai aucune sympathie n’entre pas en ligne de compte. C’est sur le principe que je trouve le geste déshonorant. Déshonorant pour l’homme, et méprisant pour les militants et les citoyens qui croient aux idées du parti que Manuel Valls trahi.

Au mieux c’est la peur (du Front National) qui pousse cet homme à renier ses convictions mais comment pourrions avoir de l’estime et assez de confiance pour engager un vote vis-à-vis d’un homme dont les convictions s’écroulent lorsqu’il a peur. L’échiquier national et international est anxiogène monsieur Valls, si la peur vous ébranle il est peut-être temps de se retirer de la politique. Au pire cette trahison ne cache rien d’autre qu’une trahison basse et médiocre motivée par un espoir de trône et si tel est le cas je n’ai pas envie d’user de mes mots pour qualifier la manœuvre.

En soi, l’homme Manuel Valls est tout à fait libre de voter pour qui bon lui semble. Mais s’il voulait jouir librement de son droit de vote citoyen il lui fallait quitter le parti et ne pas participer à la primaire et ne pas s’engager à soutenir le candidat élu par ce parti. Bref il aurait pu faire comme Emmanuel Macron, refuser la règle du jeu avant de s’y engager et jouer selon ses propres règles. S’il avait fait cela j’aurai peut-être été déçu mais je n’aurai eu ni colère ni rancœur. Mais s’aligner à une élection, signer la règle du jeu pour ensuite la bafouer je trouve ça détestable. Ces hommes politiques qui font travail de leur paroles mais qui ne sont pas capable de la respecter j’ai de moins en moins de compassion pour eux.

Et viendra un jour ou malheureusement je n’aurai plus le goût à assister à ce spectacle idiot.

La trahison de Manuel Valls

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #politique, #Réflexion

Repost 0

Publié le 11 Mars 2017

Dans la maison, dans ma tête et dans le crâne de tous les citoyens et de toutes les citoyennes qui perfusionnent leur sac à neurones à l’écran plat lumineux qui diffusent 24 heures sur 24 son désherbant radical se déroule un drame de l’écosystème mental. Dans la salon, dans la salle à manger, dans la chambre des enfants, celle des parents et des amis, la télévision diffuse sa diplomatie de l’infécondité intellectuelle. Citoyens la télévision mène une politique de la terre brûlée. Ouvrez ouvrez le robinet et attendez. D’ici quelques temps, des secondes qui deviendront rapidement des minutes, votre cerveau va recevoir les premières vagues plus stériles que l’acide ; le sel, le soufre et les cristaux de drogues qui naissent dans le fourneau toxique télévisuel.

 

Le crâne est brûlé et les neurones fument.

 

Ce ne sont pas des discours que la télé hurle. Elle vomit des hordes de cris odieux, de la merde bien audible qui s’organise en horde pour déferler en toi et ébranler ton for intérieur. Après un jour, une heure, après l’éternité qui ne dit pas son temps la matière grise se dissout dans le crâne. Bientôt la cervelle pourrait devenir soluble dans l’inanité ambiante diffusée par delà l’écran et par les hautparleurs qui lui sont soumis. Pour subvenir à sa survie l’homme n’a pas d’autres options que de mobiliser tout ce qui lui est permis d’attention pour barrage. C’est la force de cette politique de l’éradication, au lieu de s’attaquer directement à l’esprit, elle mobilise l’esprit dans une démarche de survie et c’est dans ce laps de temps où l’attention se détourne de la sa propre vie que la télévision rase ton univers intérieur.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Réflexion, #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 24 Février 2017

L’amour n’a pas de frontière, de religion, de sexe, de couleur. Les lieux communs non plus.

C’est avec ce genre de pensées que l’on fabrique des machines à brasser du vide.

Je ne suis pas méchant, je ne suis pas trop con, je ne suis pas un monstre mais je ne suis pas amour. Je dis cela comme un athée qui n’est pas amour comme dieu prêtant l’être. Je dis aussi cela comme les personnes qui avant moi ont choisi de dire qu’elles n’étaient Charlie. Moi je me cantonne à prétendre que je ne suis pas amour.

Si l’amour est réellement ce qu’il est censé être, c'est-à-dire l’expression la plus intime, la plus subjective et la plus personnelle de l’âme d’un individu alors l’amour ne devrait pas pouvoir être nommé, délimité afin de pouvoir entrer dans une phrase. L’amour serait un peu comme la physique quantique, il devrait être un concept permettant d’englober une infinité de nuances, de variations et de conceptions différentes. Mais si à l’inverse l’amour est nommé, délimité et s’il peut entrer dans une phrase en même temps que dans un lieu commun alors l’amour est une chose sans intérêt.

Les lieux communs ont le mérite d’être honnêtes. Certainements faux mais honnêtes.

Ce n’est pas une chute, juste une idée en forme de constant.

Voilà.

Nuit.

Fondu au noir.

Luka Isaak & Kate Moss - W Magazine (March 2017) - photo Mert & Marcus

Luka Isaak & Kate Moss - W Magazine (March 2017) - photo Mert & Marcus

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Réflexion, #amour, #aphorisme à la con

Repost 0

Publié le 8 Février 2017

J’ai tant aimé lancer mes mots à la ligne folle de l’inconnu, des inconnues au féminin pluriel. C’est là tout le sens de mon écriture, de ma naissance aux mots, de ma renaissance à l’âme et à la vie, et à une vie. Oui, toutes mes vies, et tout le sens à leur accorder, sont nées de cette volonté de lancer le fil désuet des lignes de mots aux femmes qui échappaient à ma vie, à ma compréhension et à la complétude de mon être.

C’était donc là, dans les nuits blanches des correspondances que je me suis forgé une plume, comme les grosses et grasses plumes que l’on épile avec vigueur du croupion des autruches. J’ai aimé ça ; c’était en toute logique sans mesure et sans raison et dans ce feu torrent je suis venue mille fois à la vie qui devenait la mienne.

Aujourd’hui le monde a eu raison de ces nuits d’ivresses à s’envoyer des e-mails. On supposait pourtant déjà à cette époque que l’e-mail allait tuer la lettre, qu’importe la forme j’avais l’ivresse et nous avions nos mots qui s’étalaient en pages qui s’échangeaient sans fards. Mais la forme courte a eu raison de mes correspondances.

Non je ne suis pas honnête. C’est moi qui ai eu raison de mes correspondances, je me suis détourné d’elles parce que je n’étais plus à la hauteur des muses et des personnes avec qui j’échafaudais ces va-et-vient lettrés ; l’image que me renvoyait des jeunes femmes n’était plus celle que je pouvais assumer. Je me suis laissé couler dans le silence, infiniment nostalgique et mille fois bouillant de souvenirs et de regrets mais je n’étais plus celui que j’étais, je n’étais plus celui que je voulais être, je n’étais plus celui que je devais être, je n’étais plus celui qu’il aurait fallu être pour être honnêtement à la hauteur des espérances que je chérissais dans ces mots échangés. La forme courte n’a eu qu’à parachever mon désastre et à me couper les doigts.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #créer, #Réflexion, #Chronique chaotidienne

Repost 0

Publié le 24 Janvier 2017

Je suis de la génération du pire, cette génération qui a été bercée avec les promesses de catastrophes, de crises nucléaire avant la guerre froide, de crise climatique quand le mur est tombé, de capitalisme galopant qui allait tout détruire ou dévorer, de libéralisme jusqu’à en devenir ultra dans une hypertrophie morbide, crises financière, crises diplomatiques, fin du monde, fin des mondes, crise du numérique, oui je suis de cette génération à qui l’on a promis mille fois le pire, la fin et l’apocalypse. Comprenez que je sois de cette génération qui ne croit plus aux promesses de morts et de fin capitale d’un monde ou d’un concept, car je suis de cette génération à qui l’on a annoncé mille fois la fin, le pire, la fin des temps par mille promesses que personne n’a jamais tenus.

La politique est un spectacle, un pur show de divertissement que l’on projette au peuple en remplacement du foot, du pain et des jeux. La politique c’est ce show, un divertissement pur jus à l’américaine où seuls les showmans, artistes, adorés, adulés, conspués et détestés par la doxa fébrile à qui l’on parvient encore à faire croire qu’être spectateur de la grande récréation politique est un geste citoyen sont encore capables d’en sortir vivants.

La politique, comme entité conceptuelle, c’est elle qui mille fois nous à fait la promesse du pire, annonçant par le menu la liste des réjouissances qui allaient nous frapper comme les plaies frappèrent l’Égypte, je vous avoue maintenant je ne sais plus si c’était des menaces ou des promesses, mais pour peu que l’on prenait cela pour des menaces c’est que l’on entendait cela comme des promesses. Mais toujours en mon sens la politique s’est fourvoyer parce qu’à chaque fois les promesses échouer à s’incarner aussitôt remplacée par de nouvelles promesses de fins.  

Ainsi s’est écrite la règle politique, la règle médiatique, la règle citoyenne, c’est d’un trait simple que s’est écrite la règle, de ce même trait avec lequel s’est barrée la démocratie.

Et aujourd’hui la politique comme entité performative des réjouissances accouche de Donald Trump en plein cœur de la piste cendrée du grand cirque tragicomique qu’est devenu le monde. Présentez moi une à une les mesures de Donald Trump, confrontez moi une à une aux saillies et aux idées du président américain et je vous promets de vomir chacune d’entre elles avant d’élever ma raison et ma conscience contre elles. Je promets et jour sur l’athéisme qui m’anime que je ne partage rien avec le président qui porte le même nom qu’un canard de Walt Disney.

Sauf que.

Sauf que cette fois je me dis que c’est possible.

Peut-être qu’enfin la promesse du pire sera tenue. Enfin nous allons voir le monde basculer dans sa fange et nous ne pourrons plus courir en avant en fermant les yeux. Et en un sens, l’avènement du pire provoque en moi un profond soulagement. Enfin, là, le vrai grand acteur du show politique mondial, le guignol grotesque à échappé à son marionnettiste et voilà que déjà il s’agite. Il s’agira maintenant pour Trump de tenir ses promesses et d’incarner le pire, la fin d’un monde ou la résurgence morbide d’un monde que l’on voulait croire mort. Nous n’aurons alors plus à penser sous la menace d’un pire potentiel pouvant arriver, nous voilà au pied du mur et je compte sur Donald Trump pour ériger son mur, pour tenir ses pires promesses, que l’on puisse enfin, nous, les autres, libres penseurs dans un monde moribond commencer enfin à penser le futur, l’avenir, la révolution, la mort d’un monde, enfin nous allons pouvoir penser sans la peur que le pire arrive, il est déjà là, en tout cas je l’espère.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Réflexion, #Fantasmagorie

Repost 0

Publié le 20 Janvier 2017

Les débats que l’on nous a proposés pour étayer les primaires, à gauche comme à droite, ne sont pas des débats. Avec sept candidats ayant chacun un temps de parole limité et fractionné, le barnum téléviser ne peut pas être un vrai débat qui où chacun pourrait porter la contradiction à l’autre avant de l’écouter répondre puis relancer le débat d’autour de réflexions permettant aux idées d’avancer, pas nécessairement vers un consensus mais vers une évolution des idées émises au départ reconnaissant ainsi implicitement l’intérêt réciproque que les candidats pourraient porter aux arguments de chacun. Quand je vois que les personnes présentes sur les plateaux de ces primaires ont du mal à répondre directement aux questions qui leur sont posées et que chacun s’applique à prendre la parole non pas pour répondre mais pour exposer son opinion alors je doute qu’elles soient capables de débattre honnêtement à sept, c’est une utopie. Alors que l’on nous vend l’idée d’un débat, le citoyen téléspectateur se retrouve alors devant un spectacle, un temps de vitrine médiatique où chacun est invité à effleurer ses thèmes de campagne en dénigrant légèrement ses opposants.

Je n’y vois pas la forme d’un débat, mais je me suis astreins à regarder le spectacle d’hier donné par la gauche en essayant de prendre une décision  quand à mon vote de dimanche. En poursuivant la réflexion que je menais hier, si je ne vote pas en fonction de mes convictions politiques, mais que je tiens à voter et que le vote contestataire est selon moi un contre sens de la démocratie auquel je ne veux pas souscrire je me demandais sur quoi baser mon vote.

Mon opinion politique générale m’envoie vers une idée de la gauche, l’idée que je m’en fais à priori plus que l’idée qu’elle présente actuellement. Mais mes opinions ne me permettent pas de trancher entre les candidats, j’en suis réduis à définir mon vote en fonction de jugement qui ne sont pas politique. Et tout en allant dans ce sens là je me demande si je ne suis pas en train de cautionner l’échec du système. Je vais décider mon vote sur des critères globalement extérieurs à la politique, celui qui me paraît avoir la meilleure carrure, le plus grand charisme, le meilleur orateur, celui qui me semble le plus lucide à défaut du plus honnête, ou encore pire, je vais me décider par la négative, refusant de voter pour celui qui se justifie par rapport à celui qui propose, ne voulant pas voter pour les VRP ou les bonimenteurs, pas plus que pour les hautains ou ils idiots, bref je vais finir par baser mon vote sur des jugements subjectifs, qui ne sont fondés sur aucunes preuves et étayés par aucun arguments quantifiables et objectifs.

Les jugements de valeur sur lesquels je risque de baser mon vote citoyens relèvent plus du préjugés que de la conviction. Malheureusement je ne sais pas comment faire autrement à l’heure acutuelle et je risque de voter au final pour le meilleur communicant ce qui n’est jamais une bonne chose. Il reste quelques heures avant dimanche et quelques mois avant le premier vote, mais je ne suis guère optimiste sur la nature de futur vote.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Réflexion, #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 18 Janvier 2017

Je ne sais pas si j’ai répondu à ta question, j’ai envie de tout effacer et de recommencer mais je ne suis pas sûr de savoir quoi réécrire. Qu’est ce que sa culture ? Une somme de savoir ? D’expérience ? De souvenirs ? Je ne sais pas, mais je me pose la question, à quoi ressemble ma culture, d’où vient-elle, est-ce elle qui me permet de répondre à cette question ? Faut-il délimiter une réponse en délimitant le champ de sa culture ou en essayant de remonter les ruisseaux qui ont formé le lac non-conscient où baigne notre esprit ? Si je devais résumer un peu ce qui constitue ma culture, je dirais qu’il y a le sport en tant que spectateur, une part de culture jeux vidéo et de jeux de rôle et peut-être élargir aux cultures de l’imaginaire une idée qui engloberai les différentes formes d’une narration conduisant à l’émergence d’un imaginaire, une certaine culture artistique dans laquelle je fais entrer la photographie, l’écriture, l’art, et une part de réflexion ; à moins que je puisse me permettre d’adjoindre une petite culture philosophique, bien que je ne sois pas sûr que ce soi une part de ma culture ou juste une forme d’outillage. Et je serai idiot de nier ce que j’aime étiqueter comme la pop culture à tord et que je devrais plutôt appeler de la culture populaire ; télévision, fait-divers, people, politique, etc.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Réflexion, #recyclage

Repost 0

Publié le 17 Janvier 2017

Qu’avons nous fait pour être adulte ? Comment, qui, quoi, comment un jour pouvons nous être sur d’être devenu un être adulte quand encore hier nous n’étions qu’un enfant. Nous sommes fondamentalement toujours des enfants, pas en bas âge mais toujours les enfants de nos parents, c'est biologique, génétique, métaphysique, c’est logique, nous inévitablement les enfants de quelqu’un. Alors comment pourrions être sur de devenir adulte.

Le sommes nous de fait ou faut-il le devenir ? Du haut de mes 38 ans je réalise que je n’ai pas cette réponse, et je remarque que je suis souvent interpellé lorsque quelqu’un interagit avec moi en tant qu’adulte. Que vous arrive-t-il, avez-vous bien remarqué qui je suis ? Je n’ai pas souvenir d’avoir été adoubé, et pour cause, je ne l’ai jamais souhaité. Je suis là, individu, peut-être plus vieux qu’hier, mais ni enfant ni adulte. C'est un constat étrange, je suis un comme un étranger à cheval entre deux rives, ni passeur ni perdu, juste là, un homme, certains de l’être mais sur de rien d’autre.

La réalité est une chose tellement étrange, étrangère à tellement de monde, enfants et adultes peuvent forger du réel, et moi je regarde cela avec un regard distant, étranger encore, toujours, c'est le privilège de l’écriture et non de l’âge adulte.

Je ne m’étais jamais demandé comment ou pourquoi l’homme devenait adulte et maintenant que je m’éveille à cette question je ne sais si je voudrais vraiment entendre la réponse, même celle que je pourrais construire. Est-ce cela devenir adulte ? Est-ce être en mesure de construire des réponse qui fait de l'enfant un adulte ? Est-ce cela le passage à l’age adulte, le glissement de la phase où l’on pose des questions à celui où l'on construit des réponses ? Peut-être que je pourrais me faire à cette. Théorie.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Réflexion, #retard

Repost 0

Publié le 13 Janvier 2017

[...] Pourquoi est-ce qu’il se sent concerné lorsqu’il apprend que le vilain président américain apprécie de se faire uriner dessus ? Peut-être est-ce parce qu’il éprouve lui aussi une tentation similaire. Pour échapper et se départir de l’improbable pont qui pourrait joindre le pauvre homme et le président dictateur il cherche en lui à justifier l’antique pulsion qui semble unir les désunis. Comment peut-il se disculper cette pulsion, il y voit au moins deux raisons distinctes (mais qui se recoupent peut-être). Devant son tout petit auditoire il commence par évoquer le lien qu’il perçoit entre la vulgarité et l’érotisme de la vulgarité quand des mots crus surviennent dans la bouche d’une femme dont on ne s’attend pas à ce qu’elle jure ainsi. Il avance que voir une femme faire pipi relève de la même sensation. Lorsque l’on parle avec les femmes, en générale, il a la sensation que ce qui concerne les fluides corporels est encore un sujet tabou, cette forme de tabou joyeux qui construit la mythologie un peu mièvre selon laquelle les filles pètent des paillettes, qu’elles ne font pas caca, ni pipi, ou qu’elles chient des arc-en-ciel. Quand on est un homme il semble qu’il y ait a une forme d’omerta symbolique sur ce que les femmes font aux toilettes. De ce fait imaginer une femme en train de faire pipi, c’est une manière d’envisager la femme dans une posture tabou et cette posture amène à briser l’image pure de la femme, ou pour le dire avec plus de justesse, voir une femme en train de pisser crée un décalage entre l’image qu’elle veut donner et l’image réelle dans laquelle la position d’uriner la même. Et ce décalage, le goût érotique de ce décalage fonctionne de la même manière qu’une femme élégante qui use de vulgarité. [...]

Celui qui n'est pas président

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #pipi, #Réflexion, #recyclage

Repost 0