Articles avec #recyclage tag

Publié le 17 Octobre 2014

La poupée est en plastique, en nylon, en matière synthétique, en faux, en facsimilé du réel, du fake et de la contrefaçon et même parfois de la porcelaine alors si par hasard la poupée dans le bus, le train ou l'avion venait s’asseoir à côté de moi je serai sûr de la reconnaître parce qu'en mes habitudes il n'y a jamais de personne en plastique qui vivent dans mon quotidien ; il n'y a personne avec des yeux morts et la peau froides, personne dont le regard ce clos automatiquement quand elle se couche, alors je serai sûr de la reconnaître, comme une évidence, comme une certitude, comme un peur ancestral que l'on ne peut que reconnaître, comme le reflet de soi dans le miroir parce que jamais on ne doute de savoir qui du reflet est de soi est soi et qui est l'autre. C'est sûr, je saurai la reconnaître la poupée et certainement en avoir peur parce qu'une personne en plastique vienne poser ses fesses de porcelaine à côté de moi cela a de quoi faire peur. Mais je resterai stoïque parce que c'est rare et ce qui est rare est cher et que comme tous les pauvres, je tiens à garder les choses onéreuses, comme ce jour du 1932 ème jour de mon blog où j'ai vu l'opportunité de cet article.

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Publié dans #recyclage

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Publié le 14 Octobre 2014

"La vie, c'est comme un truc, mais en à peine différent parce que la vie, c'est unique comme un autre truc qui lui est unique, mais s'il est unique ce second truc alors la vie, ne peut pas à être pareille que lui, donc, la vie, c'est comme un truc unique qui ne ressemblerait à rien sauf à la vie ; ce qui veut donc dire que la vie est unique comme deux trucs qui se ressemblent dont l'un des deux est la vie et l'autre un truc presque unique, car hormis la vie rien ne ressemble à cet autre truc, mais comme toutes les vies sont différentes ce truc unique sauf pour la vie ne ressemble à rien, donc la vie c'est unique comme un truc qui ne ressemble à rien."

Un mec, un jour, extrait de son commentaire d'un truc page 1930

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Publié dans #citation, #autofiction, #recyclage

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Publié le 12 Octobre 2014

Quand on est comme moi, une commerçante de conviction, on sait qu'il est impossible de se lancer dans les affaires et y réussir sans s'y investir corps et âme ; c’est-à-dire y investir son temps, son corps et ses deniers. Et cela est d'autant plus vrai quand on est comme moi une femme qui fait commerce de son corps. Alors, quand nous sommes arrivés dans le quartier des arènes, je n'ai pas redouté de faire ma place, et de devoir me battre pour cela. Je m'attendais à être accueillie par la pègre locale et à être soumise aux pressions inhérentes à l'arrivée d'une nouvelle concurrence, mais j'étais décidée à ne pas céder. Je suis habituée à payer de mon corps, et je ne lésine pas sur l'investissement personnel pour porter haut les valeurs de mon métier ; don de soi, abnégation, plaisir, partage. Mais vendre son corps conduit une femme à connaître la valeur de chaque pièce, de la moindre dragme. Et il était hors de question de payer l'impôt parasite imposé par un chef de pègre locale et même si je savais que j'allais à la rencontre de problèmes et de difficultés. Je savais que je pouvais compter sur le soutien de mes compagnons, combattants émérites et hommes de conviction.

Nous avons eu quelques hésitations quant à décider de la nature de notre commerce, car si je suis douée pour le commerce des plaisirs mes compagnons sont parfois un peu puritains. Mais nous avons opté pour la Rousse Flamboyante, taverne de plaisir. Tenir tête aux sbires du Prince n'était pas difficile, le commerce est un jeu de dupes, mais je ne m'attendais pas à faire face à un meurtre le soir de l'ouverture ...

Rapport d'investissement rendu avec un jour de retard le 1927 ème jour

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Publié dans #Theodora, #recyclage

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Publié le 2 Octobre 2014

Le plus beau meurtre est un meurtre de merde ... euh pardon, je voulais dire un meurtre d'amour, mais tu excuseras, je suis sûr, mon lapsus car comme tout le monde, tu sais que les deux termes sont très proches. Tu voulais donc, curieuse demande, que je te raconte une histoire de meurtre (et cette fois je ne me suis pas trompé) … Je pourrais alors te raconter comment un homme libre a commis le meurtre d'une femme amoureuse parce qu’il a voulu sauver sa liberté, car un homme amoureux ne peut que haïr les chaînes qui l’entravent. C’est sûrement pour cela que les hommes, amoureux et non amoureux, préfèrent les chiennes, métaphoriques et animales, aux femmes amoureuses. Mais cette légende de l'homme amoureux insoumis est fausse, pure légende pour faire mouiller les petites filles par les yeux. En plus, l’homme est un homme donc lâche par nature et quand il doit commettre un crime, un meurtre, il ne fait jamais preuve d’assez de courage pour tuer une personne qui l'aime parce que cela supposerait de la tuer de visu, tête à tête ou nez à nez.

Et puis, pour être franc, même si je suis capable d’imaginer l'histoire d'un meurtre pendant que l'homme et la femme font l'amour, parce que raconter cela collerait à mon personnage, je ne voudrais vraiment pas te raconter cela parce que en réalité, maculer la sexualité de la mort, cela me couperait, à vie, toute libido, et je ne veux pas me séparer d’elle. Alors ça sera une autre histoire.  

Bref si je devais - et ceci est purement hypothétique si jamais des incompétents des services secrets, de la DST, ou des paresseuse de la NSA qui liraient cet article - commettre un meurtre sur une personne haïe, je tuerai à l'arme à feu, donc à distance. J'attendrai que ma victime se rende dans une ville ou un lieu qui ne lui est pas familier et je le ou la suivrait pendant quelques temps, la nuit, en voiture, pour être sûr que l'autre conducteur conductrice soit seul ou seule. J'aurai changé les plaques d’immatriculation de ma voiture, j'aurai attendu l'hiver pour camoufler mon visage sous une échappe et un chapeau. Quand je serai sûr qu'elle ou il est seule ou seul et que nous sommes dans une zone urbaine où personne ne devrait nous voir, je porterai ma voiture à sa hauteur, je baisserai la vitre passager et je braquerai mon arme à feu dans sa direction et avant qu'il ou qu'elle ai eu le temps de me reconnaître et réaliser ce qu'il se passe je tirerai à plusieurs reprises, visant la tête et le buste à travers sa vitre.

Je ne prendrais pas le temps de jubiler de ma barbarie, ni le temps de jouir de mon ignominie d'avoir supprimé la personne haïe, et après quelques secondes de contemplation, je continuerai ma route, calmement, naturellement, avec dans l'habitacle l'odeur de la poudre imprégnant mon âme imprégnée de froideur, imprégnant mon crâne d'un revêtement étanche à l'humanité. Et comme un lâche, un pleutre, sans gloire ni honneur, à peine le soulagement d'avoir banni du vivant la source d'une haine.

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Publié dans #écrire, #écriture, #ébauche, #meurtre, #recyclage

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Publié le 29 Septembre 2014

Tout à toi, troquer l’argent contre la nourriture et ouvrir une boîte, de foie gras ou de Pandore et quand les esprits en souffle désordonnés sortiront de là pour cirer haut - et fort - que l’heure de cracher sur la table est venue pour tous, alors, et seulement alors, il y aura le bruit d’un craquement de doigt, la plume de l’écrivain croisée sur sa veine bleue gonflée, celle qui traverse sa main, droite pour celle dont on parle, la gauche pour faire de l’esthétique, la droite pour faire le travail, en travers du revers de la main, carte d’une visite ultérieur, restaurant et chiens policiers pour remonter le long de la piste, celle qui fait froid dans le dos ; qui remonte sur la colonne comme un menteur encagoulé remonte le long de la gouttière pour cambrioler l’appartement du haut - en haut - là où vivent les dames légères, celles qui calfeutrent les fenêtres de tentures rouges et les plafonds de velours verts - le monte en l’air direction verticale s’agrippe à ma colonne, minérale et osseuse, sous le lichen des balivernes ; j’ai des traces sous la têtes, dans la terre, sous les pieds ; et je pisse bien haut sur les cadavres enfouis - d’une mort d’origine naturelle - ; la course à l’origine, la belle chatte du monde et au centre de la Terre, de la vie et du corps, un diamant ivre qui se fout du monde tourne comme les petits vélos dans vos têtes ; et moi ; et lui ; l’auteur et son autofiction, dessinent des histoires pour y glisser de la poésie dans la prose ; ici ou là où vous posez les yeux, dans les doigts le feu et l’œil du cyclone pour dévorer le foie gras ; bon appétit du soir 1916

La vie sexuelle des cyclones

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Publié dans #Divagations diverses, #Débauche, #cyclone, #recyclage

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Publié le 24 Septembre 2014

C'est vaste, large, complexe et hasardeux de s'approcher d'une telle réponse ; il faut soit une grande dose d'inconscience soit une grande dose de prétention. Je me demande de ces deux traits, lesquels j'ai en plus grande quantité.

Est-ce que l'art doit être politique ? Cela suppose que l'art pourrait ne pas être politique ; mais qu'est-ce que serait un art qui ne soit pas politique ? Dès lors qu'il convoque son nom et se définit dans un espace - géographique et culturel - donné alors l'art est politique. Il est posture, prise de position, il est fruit et cause, adjuvant et précipité, il est nécessairement politique. Seul un art qui pourrait naître ex nihilo dans un espace vierge et sans spectateur pourrait être un art a-politique ; mais cette hypothèse est irréaliste, dans le réel l'art est politique.

Tu nous forces - moi et ceux qui vont répondre - à tous les raccourcis, je ne suis même pas sûr que l'on ai le temps de définir ce qu'est l'art, ni ce qu'est le politique. Bref, s'il fallait qu'un art soit plus politique que les autres, ma première pensée irai vers ce qui gravite autour du Street art et de l'art de rue - un art de rue dans lequel je place autant le graffiti sauvage que l'art institutionnel que les villes placent dans les rues pour "remercier" leurs concitoyens d'avoir payé pour autre chose - parce que la rue et l'espace public en général est un lieu propice à la politique. L'art du musée est un art sous et toujours traversé d'intentions politiques mais l'écosystème du musée est une bulle coupée du reste du monde et donc l'impact politique des œuvres au sein du musée est réduit par rapport à l'art qui se trouve au contact de l'espace publique. Mais résumer l'art politique à un art de conquête de l'espace public serait une erreur de ma part. Parce que  je suis plus touché, plus questionné et plus influencé par l'art littérature et par l'art conceptuel que par l'art de rue. L'art en forme de littérature, poésie, art conceptuel se trouve dans une posture hybride entre l'art de la rue, sauvage, et l'art des musées, institutionnel. L'art sous forme littéraire possède l'aura de son rang, mais il se trouve, se retrouve partout, dans nos mains, dans nos vies, proche de nous, n'importe où, la force des mots, cette force qui n'est pas que résonné et raisonnable et rationnelle, mais qui est aussi sensible et intuitive, la littérature parle un double, un triple langage, c'est ça forme et la parole, écrite, et tout aussi politique que les autres arts.

Que penser du lien entre art et gouvernement ? Je suis, je crois, nostalgique de l'époque où l'on pouvait compter avec les avants gardes, en dehors de tout contrôle, créatifs et audacieux et puis d'un autre côté l'art institutionnel ; et plus l'avant-garde créait, plus l'art institutionnel digérait l'art des avants gardes qui en réaction poussaient encore plus loin leur créativité [...]

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Publié dans #recyclage, #question, #Réflexion, #art

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Publié le 23 Septembre 2014

Je suis un homme d'automne.

Je suis comme un arbre, bientôt nu,

Mes illusions se parent de belles couleurs chaudes et tombent.

Ne reste que le tronc et les branches et mon sexe,

Qui se dressent sous la pluie et le paysage qui change.

Bientôt je serai homme d'hiver.

Le corps sec et le cœur recroquevillé pour l'hivernage.

Hiberner mais garder la plume haute.

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Publié dans #poésie, #automne, #Prose, #Je est un Blog, #recyclage

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Publié le 11 Septembre 2014

Il court dans les bois ; cœur haletant, affolé, Bam Bam, boum boum, le sang affolé qui afflux aux tempes, tous les sens affolés eux aussi ; bronche en feu, tous les muscles affolés qui bandent et débandent et s’ébranlent et mettent le corps en mouvement chaotique dans le noir des bois dont les ombres sont découpées par la lune pleine.

 

Courir vite, cœur à court du souffle et la morsure des branches arrachées par la course, par le hasard d’une fuite sans fin ou sans but, de clairière en fourrés, le corps de l’homme comme une bête sauvage qui traque une proie, animé, affublé d’un instant fou et féroce.

 

Et soudain, la course qui débouche sur une route, et le corps qui s’engouffre dans la tranchée grise et noire qui découpe la forêt en deux ; regard à droite, regard à gauche et subitement le feu des phares à quelques mètre de son visage.

 

Boum. Paf. Splash. Crash. Slache

 

Les os qui craquent, le corps qui crie sa douleur. Chair contre métal, corps désarticulé, odeur de larmes et de goudron, odeur de métal brûlé, ce sont les mâchoires des freins qui ont essayé d'éviter le drame. Le corps vol puis retombe. Verre brisé, pare-brise cassé, et Carglass qui rôde. Le corps qui roule, tombe, s'affale, s'écroule et fini face contre bitume, sang et goudron et l'odeur de la gomme des pneus et puis le silence.

 

C’est ainsi que je célèbre le 1900 ème jour d’écriture sur ce blog, mon blog, le mien, à moi, rien qu’à ma déraison idiote ; célébration ta mère sa race.

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Publié dans #recyclage, #écrire

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Publié le 25 Juin 2014

On devrait tous, tout le monde, tout le monde occidental, au moins une fois dans sa vie, nettoyer la faïence de ses toilettes. Oui, nettoyer sa merde et parfois celle de ses proches. Le beau geste, l’altruisme et la générosité audacieuse, et pas seulement nettoyer ses toilettes par esprit de participation égalitaire aux tâches ménagères. Non, il faut être amené à récurer ses toilettes parce que cela a une portée métaphysique et valeur de chemin initiatique.

 

C’est important parce que c’est beau, c’est beau parce que c’est tabou, c’est tabou parce que c’est sale, c’est sale parce que l’on chie ici.

 

Il faut voir plus loin que le trivial, c'est comme nettoyer la bouche de l'enfer afin de pouvoir mieux converser avec elle, ou lui selon que l’on parle aux enfers ou leur bouche. C'est bien de cela dont-il s'agit, une discussion avec l'intime, avec la part universelle de nos humanités. Mais je sais et tout le monde le sait aussi, tout le monde ne nettoie pas sa merde là où il la pose. Alors cette bouche boschienne des enfers souillée par l’expression des fessiers des hommes et des femmes manquent d’écoute et c’est tout l’expérience mystique du quotidien par la reconquête de son environnement qui est ignorée.

 

C'est une lutte porte close à l'éternité sans failles. Toi, ton cul, Lucifer et une brosse à récurer, c'est Sisyphe qui s'y colle et les seuls à en réchapper sont les snobs qui chient dehors comme des chiens. Il se passe là-bas plus de philosophie que tu ne pourras jamais en sortir par la bouche.

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Publié dans #Réflexion, #recyclage, #Merde, #Polémique, #poésie, #Je est un Blog

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Publié le 31 Mai 2014

Et il est prêt à lui offrir cette virée qui la fait rêver ; quelques shoots de vodka pis la route qui défile sous la voiture et sous la nuit jusqu’à ce qu’ils soient perdus. Tous les deux  loin du monde, lui et elle réunis pour faire l'amour sous la lune. Il est prêt à la faire jouir, il voudrait qu’elle crie son plaisir dans la nature déserte avec seules les étoiles comme témoins de cette passion noctambule ; une nuit blanche elle et lui et l'audace d'un rêve qui devient réalité

Et je sais que sous le sourire des femmes, les maux qu'elles camouflent sous souvent des maux d'amour.

Auteur à part égale de son autofiction et de ses fantasmes

Et je crois que si les garçons cachent moins leurs maux que les femmes, c'est parce qu'ils ont moins de cœurs que les filles.

Auteur à part égale de son autofiction et de ses fantasmes

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Publié dans #écrire, #recyclage, #Divagations diverses, #citation

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