Articles avec #recyclage tag

Publié le 29 Septembre 2014

Tout à toi, troquer l’argent contre la nourriture et ouvrir une boîte, de foie gras ou de Pandore et quand les esprits en souffle désordonnés sortiront de là pour cirer haut - et fort - que l’heure de cracher sur la table est venue pour tous, alors, et seulement alors, il y aura le bruit d’un craquement de doigt, la plume de l’écrivain croisée sur sa veine bleue gonflée, celle qui traverse sa main, droite pour celle dont on parle, la gauche pour faire de l’esthétique, la droite pour faire le travail, en travers du revers de la main, carte d’une visite ultérieur, restaurant et chiens policiers pour remonter le long de la piste, celle qui fait froid dans le dos ; qui remonte sur la colonne comme un menteur encagoulé remonte le long de la gouttière pour cambrioler l’appartement du haut - en haut - là où vivent les dames légères, celles qui calfeutrent les fenêtres de tentures rouges et les plafonds de velours verts - le monte en l’air direction verticale s’agrippe à ma colonne, minérale et osseuse, sous le lichen des balivernes ; j’ai des traces sous la têtes, dans la terre, sous les pieds ; et je pisse bien haut sur les cadavres enfouis - d’une mort d’origine naturelle - ; la course à l’origine, la belle chatte du monde et au centre de la Terre, de la vie et du corps, un diamant ivre qui se fout du monde tourne comme les petits vélos dans vos têtes ; et moi ; et lui ; l’auteur et son autofiction, dessinent des histoires pour y glisser de la poésie dans la prose ; ici ou là où vous posez les yeux, dans les doigts le feu et l’œil du cyclone pour dévorer le foie gras ; bon appétit du soir 1916

La vie sexuelle des cyclones

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Publié dans #Divagations diverses, #Débauche, #cyclone, #recyclage

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Publié le 24 Septembre 2014

C'est vaste, large, complexe et hasardeux de s'approcher d'une telle réponse ; il faut soit une grande dose d'inconscience soit une grande dose de prétention. Je me demande de ces deux traits, lesquels j'ai en plus grande quantité.

Est-ce que l'art doit être politique ? Cela suppose que l'art pourrait ne pas être politique ; mais qu'est-ce que serait un art qui ne soit pas politique ? Dès lors qu'il convoque son nom et se définit dans un espace - géographique et culturel - donné alors l'art est politique. Il est posture, prise de position, il est fruit et cause, adjuvant et précipité, il est nécessairement politique. Seul un art qui pourrait naître ex nihilo dans un espace vierge et sans spectateur pourrait être un art a-politique ; mais cette hypothèse est irréaliste, dans le réel l'art est politique.

Tu nous forces - moi et ceux qui vont répondre - à tous les raccourcis, je ne suis même pas sûr que l'on ai le temps de définir ce qu'est l'art, ni ce qu'est le politique. Bref, s'il fallait qu'un art soit plus politique que les autres, ma première pensée irai vers ce qui gravite autour du Street art et de l'art de rue - un art de rue dans lequel je place autant le graffiti sauvage que l'art institutionnel que les villes placent dans les rues pour "remercier" leurs concitoyens d'avoir payé pour autre chose - parce que la rue et l'espace public en général est un lieu propice à la politique. L'art du musée est un art sous et toujours traversé d'intentions politiques mais l'écosystème du musée est une bulle coupée du reste du monde et donc l'impact politique des œuvres au sein du musée est réduit par rapport à l'art qui se trouve au contact de l'espace publique. Mais résumer l'art politique à un art de conquête de l'espace public serait une erreur de ma part. Parce que  je suis plus touché, plus questionné et plus influencé par l'art littérature et par l'art conceptuel que par l'art de rue. L'art en forme de littérature, poésie, art conceptuel se trouve dans une posture hybride entre l'art de la rue, sauvage, et l'art des musées, institutionnel. L'art sous forme littéraire possède l'aura de son rang, mais il se trouve, se retrouve partout, dans nos mains, dans nos vies, proche de nous, n'importe où, la force des mots, cette force qui n'est pas que résonné et raisonnable et rationnelle, mais qui est aussi sensible et intuitive, la littérature parle un double, un triple langage, c'est ça forme et la parole, écrite, et tout aussi politique que les autres arts.

Que penser du lien entre art et gouvernement ? Je suis, je crois, nostalgique de l'époque où l'on pouvait compter avec les avants gardes, en dehors de tout contrôle, créatifs et audacieux et puis d'un autre côté l'art institutionnel ; et plus l'avant-garde créait, plus l'art institutionnel digérait l'art des avants gardes qui en réaction poussaient encore plus loin leur créativité [...]

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Publié dans #recyclage, #question, #Réflexion, #art

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Publié le 23 Septembre 2014

Je suis un homme d'automne.

Je suis comme un arbre, bientôt nu,

Mes illusions se parent de belles couleurs chaudes et tombent.

Ne reste que le tronc et les branches et mon sexe,

Qui se dressent sous la pluie et le paysage qui change.

Bientôt je serai homme d'hiver.

Le corps sec et le cœur recroquevillé pour l'hivernage.

Hiberner mais garder la plume haute.

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Publié dans #poésie, #automne, #Prose, #Je est un Blog, #recyclage

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Publié le 11 Septembre 2014

Il court dans les bois ; cœur haletant, affolé, Bam Bam, boum boum, le sang affolé qui afflux aux tempes, tous les sens affolés eux aussi ; bronche en feu, tous les muscles affolés qui bandent et débandent et s’ébranlent et mettent le corps en mouvement chaotique dans le noir des bois dont les ombres sont découpées par la lune pleine.

 

Courir vite, cœur à court du souffle et la morsure des branches arrachées par la course, par le hasard d’une fuite sans fin ou sans but, de clairière en fourrés, le corps de l’homme comme une bête sauvage qui traque une proie, animé, affublé d’un instant fou et féroce.

 

Et soudain, la course qui débouche sur une route, et le corps qui s’engouffre dans la tranchée grise et noire qui découpe la forêt en deux ; regard à droite, regard à gauche et subitement le feu des phares à quelques mètre de son visage.

 

Boum. Paf. Splash. Crash. Slache

 

Les os qui craquent, le corps qui crie sa douleur. Chair contre métal, corps désarticulé, odeur de larmes et de goudron, odeur de métal brûlé, ce sont les mâchoires des freins qui ont essayé d'éviter le drame. Le corps vol puis retombe. Verre brisé, pare-brise cassé, et Carglass qui rôde. Le corps qui roule, tombe, s'affale, s'écroule et fini face contre bitume, sang et goudron et l'odeur de la gomme des pneus et puis le silence.

 

C’est ainsi que je célèbre le 1900 ème jour d’écriture sur ce blog, mon blog, le mien, à moi, rien qu’à ma déraison idiote ; célébration ta mère sa race.

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Publié dans #recyclage, #écrire

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Publié le 25 Juin 2014

On devrait tous, tout le monde, tout le monde occidental, au moins une fois dans sa vie, nettoyer la faïence de ses toilettes. Oui, nettoyer sa merde et parfois celle de ses proches. Le beau geste, l’altruisme et la générosité audacieuse, et pas seulement nettoyer ses toilettes par esprit de participation égalitaire aux tâches ménagères. Non, il faut être amené à récurer ses toilettes parce que cela a une portée métaphysique et valeur de chemin initiatique.

 

C’est important parce que c’est beau, c’est beau parce que c’est tabou, c’est tabou parce que c’est sale, c’est sale parce que l’on chie ici.

 

Il faut voir plus loin que le trivial, c'est comme nettoyer la bouche de l'enfer afin de pouvoir mieux converser avec elle, ou lui selon que l’on parle aux enfers ou leur bouche. C'est bien de cela dont-il s'agit, une discussion avec l'intime, avec la part universelle de nos humanités. Mais je sais et tout le monde le sait aussi, tout le monde ne nettoie pas sa merde là où il la pose. Alors cette bouche boschienne des enfers souillée par l’expression des fessiers des hommes et des femmes manquent d’écoute et c’est tout l’expérience mystique du quotidien par la reconquête de son environnement qui est ignorée.

 

C'est une lutte porte close à l'éternité sans failles. Toi, ton cul, Lucifer et une brosse à récurer, c'est Sisyphe qui s'y colle et les seuls à en réchapper sont les snobs qui chient dehors comme des chiens. Il se passe là-bas plus de philosophie que tu ne pourras jamais en sortir par la bouche.

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Publié dans #Réflexion, #recyclage, #Merde, #Polémique, #poésie, #Je est un Blog

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Publié le 31 Mai 2014

Et il est prêt à lui offrir cette virée qui la fait rêver ; quelques shoots de vodka pis la route qui défile sous la voiture et sous la nuit jusqu’à ce qu’ils soient perdus. Tous les deux  loin du monde, lui et elle réunis pour faire l'amour sous la lune. Il est prêt à la faire jouir, il voudrait qu’elle crie son plaisir dans la nature déserte avec seules les étoiles comme témoins de cette passion noctambule ; une nuit blanche elle et lui et l'audace d'un rêve qui devient réalité

Et je sais que sous le sourire des femmes, les maux qu'elles camouflent sous souvent des maux d'amour.

Auteur à part égale de son autofiction et de ses fantasmes

Et je crois que si les garçons cachent moins leurs maux que les femmes, c'est parce qu'ils ont moins de cœurs que les filles.

Auteur à part égale de son autofiction et de ses fantasmes

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Publié dans #écrire, #recyclage, #Divagations diverses, #citation

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Publié le 29 Mai 2014

Au matin sans idoles, je préfère les nuits avec muse, fantasmes et perspectives érotiques. Et si derrière ces nuits les jours sont blancs, tristes et moroses ce n'est pas honteux. Si le prix à payer pour une nuit où l'on verra le rose de sa petite culotte, pour une nuit où l'on gouttera au nectar de la rose qu'elle cache dans sa culotte, pour une feuille de rose ou pour l'ivresse d'embrasser sa bouche rose est un jour mort alors je veux bien tuer des jours et des semaines et des mois pour cela

L'auteur n'écrivait pas de calendriers, mais des alcôves où il logeait sa muse dénudée

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Publié dans #autofiction, #citation, #Chronique chaotidienne, #écrire, #recyclage

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Publié le 28 Mai 2014

J’aime quand on lape suce le révélateur de mon âme

écrire c’est jongler un peu, avec ses mots beaucoup

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Publié dans #aphorisme à la con, #recyclage, #ironie

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Publié le 28 Mai 2014

Il est facile de vider les couilles d'un homme, pour cela il suffit d'en sucer la queue jusqu'à ce que l'homme éjacule sur votre visage son contenu testiculaire. Par contre, vider la tête d'un homme est autrement plus ardu. On ne peut pas leur sucer le crâne ni même leur téter la cervelle. Il faut savoir les accoucher patiemment de leurs pensées et de leurs démons intérieurs. Mais sachez mesdames que l'homme a le vagin aussi serré que le cul d'une grenouille de bénitier et vous devrez faire preuve d'une rhétorique plus intrusive qu'une césarienne dans l'utérus d'une catholique pondant son premier enfant.

Aurore, spécialiste autofictionnelle du vidage d’homme, et accessoirement creuveuse d’abcès

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Publié dans #autofiction, #écriture, #recyclage

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Publié le 27 Mai 2014

Elle arrive dans une pièce. Une très petite pièce aux dimensions gargantuesques. Sur ce point, elle réalise que le sol et les murs sont inversés ; les murs sont le sol et le plafond et le sol et le plafond sont les murs. de toute façon sol, murs et plafond sont en nourriture. elle tire sur sa jupe pour que les yeux sur lesquels elle marche ne puissent regarder sous sa jupe parce qu'elle ne porte pas de culotte, normal, elle n'avait pas prévue d'être vu d'ici, ou de là. Alors, elle marche sur la pointe des pieds en visant bien les yeux pour les aveugler. Elle aurait aimé sortir de là, mais la porte a disparu. Il ne reste qu'une bouche à la place de la porte par là où elle est arrivée. Enfin ce n'est pas une bouche, c'est la sienne de bouche, mais en taille standard d'huisserie. Pour sortir elle aurait été obligée de s'avaler puis de se vomir ce qui n'était pas pour une pucelle prude pareille une perspective enviable. Alors, elle continue de marcher, en avant, donc sur le mur, vers l'avant là où devrait se trouver un horizon, mais il n'y en a pas. Juste un trait de marqueur rouge sur un mur qui est le sol et qui délimite une moitié haute et l'autre base. Et elle sent bien même si elle ne le voit pas qu'en dessous de la ligne rouge c'est mouillé. Elle marche dans l'eau qu'elle a jusqu'à la poitrine, pour un peu elle pourrait nager dans cette eau invisible, donc voler un peu mais elle ne peut pas parce qu'elle a le vertige. Alors elle marche, de toute façon la gargantuesque pièce minuscule a disparue, les murs se sont dépliés pour former un sol disparate de murs, de plafond, de sol et de nature tout autour d'elle. Et l'eau aussi invisible était-elle s'est répandue par terre la laissant pesante et à moitié mouillée. Alors maintenant elle peut marcher vite et se diriger vers une grosse bite d'amarrage rouillée où est attaché un point et au bout du point une ligne fine avec un hameçon qu'elle gobe sans attendre.

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Publié dans #recyclage, #écrire, #Divagations diverses, #écriture, #ébauche, #SF

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