Articles avec #recyclage tag

Publié le 13 Février 2015

Il y a les détracteurs des fêtes amoureuses et qui disent que lorsque l’on aime une personne c’est tous les jours la Saint Valentin, qu’il faut offrir des roses sans occasion et des cadeaux sans intentions particulières autre que le bonheur du bonhomme ou de la bonne dame qui fait office de son autre. Mais alors quand on s’aime c’est toujours la même chose ?

 

Quand on aime c'est tous les jours noël aussi ?

Quand on aime c'est tous les jours férié ?

Quand on aime c'est tous les jours passion ?

Quand on aime c'est tous les jours son anniversaire ?

Quand on aime c'est tous les jours fellation puis sodomie ?

Quand on aime c'est tous les jours pareils ?

Quand on aime c'est tous les jours notre première rencontre ?

Quand on aime c'est tous les jours le feu de la passion ?

Quand on aime c’est tous les jours le même amour ?

Quand on aime c'est tous les jours fessée ?

Quand on aime c’est tous les jours la guerre ?

Quand on aime c’est tous les jours les gifles ?

Quand on aime c’est tous les jours la flûte et la harpe ?

Quand on aime c’est tous les jours la même baise ?

Quand on aime c’est tous les jours ses règles ?

Quand on aime c’est tous les jours les larmes ?

Quand on aime c’est tous les jours fusion ?

Quand on aime c’est tous les jours la soumission de l’ordre ?

Quand on aime c’est tous les jours banquette pour les fantasmes noirs ?

Quand on aime c’est tous les jours la porte des toilettes fermées ?

Quand on aime c’est tous les jours mon amour ?

Quand on aime c’est tous les jours la même angoisse ?

Quand on aime c’est tous les jours notre première fois ?

Quand on aime c’est tous les jours désordre ?

Quand on aime c’est tous les jours les comptes ?

Quand on aime c’est tous les jours les mêmes jours ?

Quand on aime c’est tous les jours la merde ?

 

Quand on aime c’est tous les jours quand on s’aime c’est toujours la même chose, le chaos des affects et la grande guerre de soi parce que l’amour fini toujours par perdre au-devant de la nécrose narcissique et des grands effets de la subjectivité qui détourne le réel des personnes et les personnes du réel et les sentiments des personnes et le réel des sentiments. Quand on aime c’est toujours la même danse, oui, la lutte cruelle du corps, de l’âme et du monde peuplé de femmes.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #recyclage, #Réflexion, #Je est un Blog, #amour, #liste

Repost 0

Publié le 27 Janvier 2015

Je ne sais même pas ma mort, j'ai juste de la fièvre
La réalité ma foutu ses germes
De la grippe à la tête et des palpitations
Je suis un ogre pamplemousse acide sous le sucre
Qu'ils mettent dans les médocs pour les rendre moins amers

Je est toujours le prémisse d'un retour

Page 2042 de l'autifiction d'un virus

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #retard, #recyclage, #autofiction, #punchline

Repost 0

Publié le 21 Janvier 2015

Il aimais Britney, l’éternelle idiote télé-vissée dans sa tête. C’était sa Britney Spears,sa brique amoureuse et lubrique qu’il avait posée au fondement d’une histoire ancienne comme la mélancolie, vieille comme un poème romantique, pire ou même mieux, vieux comme une chanson de la Rome Antique. Le temps n’avait pas de prise sur eux, ni sur lui qui chérissait à rebours un amour de dévotion désuète pour celle qu’il voyait encore comme une lolita markétée à un âge pourtant christique, ni sur elle l’idole désolée, désolante, déboussolée et descendue cent fois du piédestal convoité par une armée de belles décharnées aux ongles et aux seins gargantuesques. Le temps passant la fenêtre amoureuse c’était réduite, des hordes frénétiques d’admirateurs il ne restait plus qu’une poignée d’hommes seuls dont les hormones avaient été remplacées par leur sens de la fidélité et l’amour initial fougueux comme un séjour à Yellowstone était devenu comme opaque, un minuscule opercule, un oeilleton ou un judas qui grossissait son sentiment et excluait le reste du monde. Il aimait Britney et comme un prince pour aviateur il se croyait seul, comme s’il était la rose, une seule rose parmi 2035 autresd’ailleurs il le savait, il était la rose qui s’offrait dans sa décrépitude dégarnie et graisseuse à l’amoureuse placardée à la lune. Même s’il était croyant en elle, il n’aimait pas la crucifier, c’est pourquoi, tous les soirs il dégrafait une à une les punaises dans les coins des posters qu’il posait parterre en guise de barbelés. Une barrière contre l’amour, contrôle alt sup.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Écrire, #recyclage, #Britney Spears

Repost 0

Publié le 19 Janvier 2015

Je suis chagriner que nous fustigeons la croyance alors que nos vies ne sont pas exemplaires en terme de non-croyance, quel temps prenons-nous dans notre existence pour vérifier ce que l'on nous apprend ; informations, modes, marketing, préjugés, rumeurs, fait-divers ? Nous prenons tout d’un bloc, par facilité, par naïveté. Est-ce que l'on fait l'effort d'expurger nos vies de toutes nos superstitions et des névroses qui nous conduisent à des comportements irrationnels ? Nous sommes tous des croyants, un peu, beaucoup, à la folie, nous sommes dedans jusqu'à la cheville, jusqu’à nos sexes, ou jusqu'au cou pour les plus naïfs d'entre nous, alors cessons de jeter opprobre sur les croyants religieux. Fustiger la religion oui, lui chier dessus avec notre liberté d'expression scatophile, aussi. Mais taper sur les croyants alors que nous sommes pétris de croyances c'est manquer de lucidité et perdre notre crédibilité. Vous ne voulez pas accepter l’idée qu’un esprit libre et critique puisse choisir de son plein gré de croire en la religion plus qu’en la métaphysique ou en la science. Ayatollah de l’esprit critique et de la liberté d’expression vous semblez n’accepter qu’une seule idée respectable, celle de l’athéisme et que toutes autres directions de croyance relève de la bêtise. Vous me rendez tristes. #SachezLe #Athée #Croyance #LesGens

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Réflexion, #recyclage, #croyance

Repost 0

Publié le 17 Janvier 2015

Quand nous étions en - paix - ni avait-il pas déjà des traîtres à nos valeurs, des ennemis du consensus, de la délation de bouche à oreille et même déjà une dictature marketing ; oui il y avait déjà tout cela, hier, dans un hier symbolique pour dire avant, hier quand nous étions en paix nous étions déjà avec des soldats dans les lieux publics et des gens dans la peur, et pourtant nous ne doutions pas que nous étions en paix sur notre sol. Nous pouvions être en guerre avec nous même, en guerre avec nos démons intérieurs, individuels, mais l'état, la nation, la société était en paix et cela dans le paradoxal flagrant que notre nation était en guerre dans différents pays, sur différents terrains d’opérations militaire. Nous, citoyens nous nous sentions en paix alors que notre nation faisait la guerre, mais ce genre de paradoxe est le prix de la bonne conscience. La paix n'est pas un encéphalogramme plat, la paix et pleine de dissensions, de tensions, de pressions. Aujourd'hui comme hier je considère mon pays en paix, dans une paix qui plait ou ne plait pas mais dans une paix officielle. Et ni traîtres, ennemis, soldats, dictateurs, tous s'agitant dans le sein de notre paix n'ont réussi, pour l'instant, à remettre la paix en question. Il n’y a que nous, le peuple, assez faible pour ébranler notre paix au nom d’intérêts que l’on suppose plus grands parce qu’ils sont plus intimes à nos subjectivités. Il faudra accepter que la paix soit une contrainte, un compromis qui s’appliquent à tous, à chacun, et par essence la paix nous entrave. Nous, toi, moi, les soldats dans les rues, les terroristes, les militants, les vendeurs de crédits et d’assurances, les mecs du marketing et même les écrivains, la paix est notre dictature, nécessaire et choisie. Et si nous voulons faire entrer le pays en guerre, contre les musulmans, les nègres, les roms, les pauvres, les rousses, les vendeurs de matelas, les cuistots chinois, c’est que nous ne sommes pas prêts pour la paix et qu’allégrement nous crachons dans la soupe que nous revendiquons. Que voulez-vous, la paix est finalement assez docile avec les cons.

Moi au moins, je suis en paix

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog, #recyclage, #Réflexion, #paix

Repost 0

Publié le 16 Janvier 2015

S'il faut opposer quelque chose à la monté de la parole nauséeuse que des individus pas toujours recommandables par la bonne morale prennent ce n'est pas une loi mais une expression plus intense de la liberté d'expression des penseurs, nobles défendeurs de valeurs. Mais il n'y a plus d'intellectuels pour défendre des valeurs nobles dans notre société. Nos générations ont été désertées par les penseurs, alors ne nous étonnons pas que la parole des cons prenne autant de place. Au lieu de fustiger cette liberté d'expression prise en otage par les cons, fustigeons le recule de nos penseurs, de nos intellectuels et de notre propre parole. Evidemment tu es libre de penser autrement, tu peux à ta guise te faire fossoyeur de l'idée selon laquelle les intellectuels peuvent incarner une avant-garde de la pensée et une figure sous laquelle les gens peuvent se ranger, sous-entendu se réunir, s’unir. En désertant le paysage social l'intellectuel à en fait laissé la place au fait que chacun est devenu son propre intellectuel, comme si penser le monde de façon subjective et personnelle suffisait à faire d'une personne un penseur. Ce n'est pas parce que je prends de l'aspirine en automédication que je suis médecin, pas plus que penser fait des gens des intellectuels. Le libéralisme de la pensée c'est aussi le recul de la pensée, chacun prend son point de vu pour une idée, une valeur à défendre et en réaction c'est la société qui se déchire. La place des intellectuels pour guider, borner, éclairer, la pensée commune sera toujours possible, souhaitable et nécessaire selon moi, hier bien sûr, aujourd'hui surtout et toujours en 2030 et durant les siècles qui survivront.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog, #Réflexion, #recyclage

Repost 0

Publié le 15 Janvier 2015

Poésie rebelle

Poésie belle deux fois

Poésie rétive

Poésie qui avant et recule

Poésie marionnette

Et prose osée du marionnettiste

Poésie amoureuse

Qui roule dans la main comme des boules de geisha

Poésie éprise

Poésie au galop épique

Poésie deux fois

Et la prose osée, audacieuse

De la poudre aux yeux

Et la poésie encore

Poésie mesdames

Et 2029 messieurs

Poésie mon dieu

Et un lapin mort

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #poésie, #recyclage

Repost 0

Publié le 8 Janvier 2015

Rien ne prouve que la mort n'est pas douloureuse ... ceci étant dit, moi, nous sommes ébranlés dans notre liberté d'expression. Mais cela m'a conduit à me poser une question. Les journalistes de Charlie ont été exécutés pour avoir défendu contre menaces et marrées leur liberté d'expression, mais nous, nous qui aujourd'hui nous revendiquons d'être Charlie, combien parmi nous ont su tenir et assumer des propos qui nous mettent en danger de mort ? Nous sommes Charlie de cœur, mais sommes-nous capables de prendre la prose, le crayon et la plume pour défendre cette liberté d'expression, pas en disant - ne touche pas à ma liberté d'expression - mais en agissant, parlant et pensant de manière libre, en sortant nos plumes et nos bouches des sentiers tracés par l'embourgeoisement, le lieu commun et la médiocrité de la pensée commune ? Sommes-nous réellement des Charlie ou seulement des moutons qui ne savons que bêler dans le sens du vent ? Je n'accuse personne, à part moi, mais je question tout le monde, sincèrement, sans préjugés, sommes-nous capable d'avoir une langue libre ? C'est à dire un esprit libre. C'est à dire un esprit décalaminé des scories du déterminisme, du marketing, de l'endoctrinement, de la télévision et des petits pots pour bébé de pensées prémâchées ? Je n'accuse personne mais je me confronte à ma responsabilité sans être sûr de la réponse que je trouverai en moi.

Puis-je être libre de mon expression ?

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Réflexion, #recyclage, #écrire, #pamphlet

Repost 0

Publié le 3 Janvier 2015

Profitez ; voilà l'injonction dominante. Il faut profiter sinon ... sinon on va vivre sans profit, sans le goût éphémère mais intense du libéralisme de soi. Parce que - profitez à fond - c'est vivre sa dimension égotique dans toute sa splendeur libérale, tout pour soi et tout de suite, en tout cas aussi vite que possible, tout pour soi, tout de suite et ainsi jusqu'à la fin de l'année.

C'est une belle promesse si on la prend en valeur absolue.

Voilà le vent de 2015 qui souffle, antique souffle qui célèbre, de bouches en bouches, les bonnes intentions, les bonnes révolutions que l'on se promet de faire. Mais ce n'est pas une promesse, et cela ne sonne même pas comme un espoir. C'est un ordre, pire qu'un couperet qui tombe ; profitez, soyez heureux et si possible en bonne santé parce que personne n'est sûr de vouloir exprimer de la compassion. Alors on se libère, on invoque l'ordre d'être heureux ; soyez heureux, de vous à vous, de vous sans moi. Alors que, bon, on aurait pu invoquer les autres à nous rendre heureux, - rendez-moi heureux - voir une variante comme - rendez-moi le bonheur -, ou même évoquer notre force de persuasion à rendre les autres heureux ; d'un lien à l'autre, d'un liant à l'autre, en 2015 j'ai envie de vous rendre heureux. Mais il n'en est rien, rien de tout cela, on ordonne les autres à être heureux comme on se lave les mains avec du gel antibactérien parfumé au pamplemousse.

Pourtant, c'est un procédé gentil et malgré tout cela, l'intention est louable et bonne, et chacun à son tour se plie à l’exercice de style avec la limite de ses moyens, alors pour être honnête ; merci.

 

Et on recommencera en 2018 ...

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog, #recyclage

Repost 0

Publié le 3 Janvier 2015

Peut-on disparaître psychologiquement sans mourir de son corps, ou en tout cas échouer à vivre sa psyché chez soi, en son corps ? Malheureusement oui, en tout cas c'est mon opinion, à condition bien sûr d'avoir une approche symbolique de la disparition parce que disparaître reste soit impossible soit métaphorique. Le corps est toujours là tant que nous sommes vivant, mais le corps n'est pas toujours habité ou incarné par soi, par nous. Alors, si un corps peut se présenter à nous sans l'incarnation de son âme / personnalité / esprit / propriétaire / etc. alors c'est qu'il est possible de disparaître psychologiquement sans mourir de la chair. La chair, le corps, les ovaires, les cheveux, la moelle et les muscles ce ne sont que des véhicules, vaisseaux ou calèches, du pareil et du même, des vases creux - pléonasme - à incarner ou investir de soi, de jolies fleurs ou de l'espace de notre esprit critique. Or, s'il existe une place pour émettre une injonction à habiter son corps et c'est que le fait d'habiter son corps ne va pas de soi et qu'il est plausible d'échouer ou d'en disparaître. L'incertitude de cette réussite s'appuie - et dans une autre mesure - revendique la possibilité de disparaître psychologiquement sans mourir de soi.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #recyclage, #Réflexion, #Divagations diverses

Repost 0