Articles avec #recyclage tag

Publié le 7 Juillet 2015

Ne laisse rien ni personne te dicter qui tu es, tes envies, tes possibles et ce que tu veux devenir. Je sais que ça sonne comme un vieux lieu commun, un conseil bateau, mais pourtant, même si c'est vieux comme les hommes, cette forme du connais-toi toi-même reste la chose la plus importante à essayer de faire si l'on souhaite gagner un peu de liberté, d'esprit critique et donc gagner un peu de vie. On est notre machine, notre véhicule et notre outil pour vivre le monde ; alors si on ne cherche pas à définir cet outil par nous-même on laisse les autres réduire l'utilité de cet outil. Connais-toi et décide toi, pour toi, par toi, seule parfois mais toujours fière. Et quand on est un, quand on est une, quand on est soi, quand on est sûr que l'on est soi sans que personne ne décide pour nous alors on existe vraiment, vraiment un peu, on devient un pilier et on peut se projeter alors dans une relation à deux ; tant que l'on ne détient pas les clefs de nous-même on vit sous le risque de se dissoudre dans les autres.

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #retard, #recyclage

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Publié le 6 Juillet 2015

Est-ce que le mythe du bon sauvage est un bon mythe, un mythe juste ?

Oui.

Non.

Bien sûr que non.

Peut-être que oui.

Hier encore oui.

Mais demain à priori non.

Sauvage, oui.

Bon, non.

Le sauvage n'est-il pas dénué de valeur morale par nature ?

Si.

Peut-être.

Non.

Si le bon sauvage est perverti par la société, il l'a été par l'ancienne société, la société contemporaine ni est pour rien.

En tout cas pas plus que la société d'avant.

Que les sociétés d'avant.

Le sauvage n'est pas bon par nature.

Le sauvage n'est pas mauvais par nature.

Le sauvage est sauvage.

Le sauvage est dompté par la société.

La société ampute l'homme de ses instincts, oui.

La société crée la grille de lecture du bien et du mal. Oui.

La société crée le bon sauvage pour pouvoir le civiliser. Oui.

Et donc pour le priver de ses instincts, oui. De ses archaïsmes, oui. De ses pulsions, oui.

L'homme sauvage pète, ça pue.

L'homme civilisé pète, ça pue.

La femme pète, ça pue.

Lequel est vraiment sauvage ?

L'homme de naissance est petit et incomplet et vierge.

La société éduque l'homme.

L'animal éduqué par l'homme est un bon chien, oui.

Une bonne boîte de douze nuggets, oui.

La société civilisée rend les animaux meilleurs.

Les hommes sont des animaux ; si la société acceptait de manger des hommes elle les rendrait meilleurs.

Manger des hommes c'est mal.

De nature et de culture.

Le mal est mal.

Le bien est bien.

Le sauvage est sauvage.

La société contemporaine abolie les valeurs de bien et de mal.

La société rend l'homme sauvage.

La société est-elle bonne si elle rend l'homme à son état sauvage ?

Je suis sauvage.

Je suis un bon sauvage.

Je suis un mauvais sauvage.

Je suis un homme.

Le bien agonise.

Le mal agonise.

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #recyclage

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Publié le 24 Juin 2015

Je n'ai pas souvenir d'avoir été censuré, ni abusivement liberticidé j'en conclus donc que la politique de censure de ce site n'est pas si mauvaise. En même temps ici ou ailleurs ... à quoi bon l'ouvrir quand les autres ne savent pas le sens de l'ironie ? Allez, on baise dans l’isoloir où l'on vote extrême ? Et si possible on baise avec quelqu'un du même sexe, du même siècle, mais pas de la même religion histoire de pousser le vice dans un de ses orifices ... Faisons feu dans le tas de graisse qui suppose un corps et inspectons les sous-vêtements que laissent les prêtres et les maîtres d'écoles dans leurs casiers secrets où ils enfournent la perversion de leur refoulement. La censure, la césure et pourquoi pas la circoncision ? Parfois je sais que ma prose mériterai d'être circoncise, si concise en tout cas qu'elle puisse être lue du premier coup, d'œil, le premier coup de bite étant réservé aux pucelles dévergondées à qui l'on devrait censurer l'impudeur ou la pudeur tout dépend du regard que l'on porte sous leurs jupes et sous leurs crânes - quand elles ont les yeux ouverts bien sûr, je n'ouvre pas les crânes pour de bon -. La censure oui, qu'elle abuse de moi, qu'elle vienne la censure me coller sa protection bien efficace là où la nature ne s'y attend pas, qu'elle me prive de liberté la censure, elle exhortera alors mon plaisir ; putain de censure ! ma putain de censure ! cette censure est ma putain ! cette censure est payante ! n'oubliez pas de payer vos passes avec la censure !

Un vent chaud sur les fesses de la censure sans rapport avec le sujet

Un vent chaud sur les fesses de la censure sans rapport avec le sujet

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #censure, #recyclage, #Divagations diverses

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Publié le 14 Juin 2015

Vous êtes là, aventurier devant l’aventure, au pied du mur et du plus dangereux de vos projets. L’adversité se tient devant vous menaçante et sans pitié, marionnette entre les mains retorses du maître du monde, gouverneur des grandes conspirations. L’aventure ne vous fait pas peur, la mort non plus, heureusement car elle rôde, elle vous attends au tournant, implacable, certaine. Vous partez conscient que vous allez mourir mais que vous pourrez ressusciter, réessayer et mourir encore jusqu’à réussir ou apprendre. Sans péril on triomphe sans gloire, soyez certains que si vous triomphez la gloire jaillira.

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Publié dans #ébauche, #recyclage, #jdr

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Publié le 8 Mai 2015

Créer est un acte qui peut être difficile, et parfois même douloureux ; alors si on ne poursuit pas une pulsion ou une idée intime, innée et instinctive alors on se met en condition d’être dans la difficulté d’accouchement créatif. C’est pour cela, de mon modeste avis, qu’il est plus judicieux de se lancer dans l’écriture, roman, jeu de rôle, sans se forcer ni se formaliser pour être nécessairement original. Surtout que parfois, pour être original certaines personnes, et moi y compris, se retrouvent à développer des idées plus saugrenues qu’originales. Surtout que l’originalité est une donnée qui peut être à la fois subtile, nuancée et subjective ; je veux dire qu’une création - originale - ne l’est pas nécessairement par un thème original mais elle peut l’être par une écriture originale, un traitement différent, une mise en page, un système, une approche créative, bref par autre chose que ce que l’on peut voir au premier regard. Depuis le jour où je me suis libéré de cette idée - fausse - que l’on ne pouvait être légitime à écrire ou à créer que si l’on écrivait quelque chose d’originale j’ai la sensation d’avoir progressé et même de m’être approché de ce que l’on peut appeler un auteur. Parce qu’au fond, à thèmes égaux et à idées équivalentes, ce qui fait la différence et l’intérêt c’est souvent la marque de l’auteur.

Alors oui, se confronter à la - concurrence - en avançant le fait que l’on est un auteur c’est sûrement prétentieux, mais je crois que c’est une bonne chose.

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Publié dans #recyclage, #écrire, #Réflexion

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Publié le 13 Avril 2015

L'amour c'est une valise, c’est la valise universelle, celle où les gens désireux ne pas rester seuls mettent leurs motivations à s'attacher à quelqu'un.

Tu es avec quelqu'un parce que tu as peur de vieillir seul sans personne pour te considérer ? une réponse : l'amour.

Tu es marié avec une femme qui remplace ta mère et fait pour toi la cuisine, ton ménage et ton repassage ? une réponse : l'amour.

Tu sors avec une femme naïve et malléable que tu modèles comme Pygmalion l'a fait avec sa Galatée ? une réponse : l'amour.

Tu es avec elle parce que tu es un paresseux de la sexualité et même si tu ne l'aimes pas tu peux coucher avec elle quand tu veux ? une réponse : l'amour.

Tu n'as pas réglé ton Œdipe et tu es tombée amoureuse de celui qui pourrait être ton père pour te faire baiser par lui ? une réponse : l'amour.

Tu t'es mise en couple avec un con destructeur qui te détruit pour que tu puisses assouvir ton désir d'autodestruction discrètement ? une réponse : l'amour.

Ce que je veux dire c'est que les raisons pragmatiques qui poussent les gens à se mettre en couple sont nombreuses et souvent elles sont moches, crues, pragmatiques et non romantiques. Il est difficile de séduire une femme en lui disant qu'elle sera parfaite pour remplacer notre mère, alors on choisit de lui dire que l'on est amoureux. L'amour enjolive tout et rend le triste pragmatisme du réel plus désirable. L'amour est un coup de peinture que l'on passe pour rendre nos réels plus acceptables aux yeux de ceux que l'on convoite.

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Publié dans #recyclage, #amour

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Publié le 10 Avril 2015

Et si on disait que la folie c'était ce qu'il y a après les limites de la raison ? On pourrait se dire comme ça que la folie est sans limite. Mais je crois que cette posture qui consiste à mettre l'horreur en dehors du champ de notre humanité et donc la mettre hors limite, sans limite, est une posture de faiblesse et de facilité pour éviter justement de regarder la cruauté et l'horreur de l'homme en face. Si ça se trouve, si on ne la regarde pas elle n'existe pas. Alors on fait des monstres, on dit qu'il n'y a pas de limites à l'horreur etc. Mais l'horreur et la cruauté de l'individu humain ont autant de limites que le talent. Bien sûr il y a une part subjective qui dirait que le meurtre est pire que le viol ou que l'inceste est pire que la mutilation, il est effectivement difficile de hiérarchiser l'horreur. Mais l'horreur, les briques de l'horreur sont assez limitées en réalités, et fort heureusement et ce qui va constituer une diversité c'est que les criminels utilisent plusieurs briques pour commettre leurs horreurs. Ainsi en elle-même la folie humaine est limité mais la créativité du glauque et de l'horreur reste assez vaste pour surprendre - encore - les gens.

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Publié dans #retard, #recyclage, #Réflexion

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Publié le 26 Février 2015

Est-ce qu’il existe un en dehors du moule ? Je veux dire est-ce que le hors moule est comme au cinéma le hors-champ ou bien est-ce que le en dehors du moule est aussi abscons que le concept, la chose ou l’entité qui contient notre univers en expansion ? Parce que dans le premier des cas, si le en dehors du moule est un hors moule alors le dedans et le dehors appartiennent à la même chose ; un concept unique pour les gouverner tous. Et pire que cela, ça voudrait dire que l’un appel l’autre et quand sans l’un l’autre meurt et donc, on ne peut se revendiquer en dehors du moule seulement si on admet que le moule est le mètre étalon des rapports au monde. Alors se trouver hors-moule et se revendiquer comme tel reviendrais à convoquer le moule et ainsi trahir l’état des lieux de notre avancement au monde. Reste alors la seconde option, la plus séduisante et la plus terrifiante, celle où le hors moule n’est pas le revers d’une médaille unique mais le contenant, l’écrin de la dite médaille - et pour le coup on s’en fout de savoir si elle est unique ou non -. C’est le hors moule comme cette dimension son mot pour définir ce qui contient l’univers parce qu’à partir du moment où l’on restreint l’univers à une quantité de matière mal quantifié mais définie c’est bien qu’il se trouve cet univers dans un quelque part, dans un quelque chose où il est libre de s’étendre. Et le hors moule, l’en dehors du moule c’est peut-être ça, cette chose indéfinie, inquantifiable, et même inaccessible à la pensée mais qui est nécessaire à la conception de toute chose. Et nous sommes peut-être là, nous sommes peut-être cela, nos présences bornent un espace en dehors du moule, en dehors de la pensées, en dehors de la science et cet espace, no man’s land, page blanche, far West ou ce que tu voudrais comme expression, c’est le berceau de toutes choses, celles convenues ou celles inconcevables. C’est peut-être là où nous autres sommes, nous les 2072 être d’en dehors des moules …

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Publié dans #Divagations diverses, #recyclage, #Réflexion, #Je est un Blog, #Je est un autre

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Publié le 24 Février 2015

être un refusé comme on endosse un destin, une destinée : je suis le refusé / Se voir refusé comme un enjeu - ou un but ? -, comme on se voit messie ou talentueux / Se vouloir refusé comme pour se rassurer d'être refusé par les bonnes personnes - même si dans le fond, nous sommes toujours des refusés, ici ou là, ici ou ailleurs - d'ailleurs il y a un lieu commun pour dire que l'on ne peut pas plaire à tout le monde - ce qui doit être tellement vrai puisque c'est devenu un slogan de télévision - et je voudrais qu'il en existe un autre pour dire que l'on est toujours le refusé de quelque, le réfuté d'un autre / Je est un refusé - comme d'autre je sont des réfugiés - je est un refusé et s'il l'est des bonnes personne alors ce je est une bonne personne - CQFD - / Longtemps à défaut d'être un refusé c'est moi qui ai refusé le monde - et les autres surtout -, on appelait cela de la timidité mais en réalité ce n'était qu'un refus, mais refuser ce n'est pas être refusé ; refuser ou se faire refuser ce n'est pas la même chose, ce n'est pas le même malheur - pauvre de moi - pauvre d'eux - pauvre refus entre talent et névrose / et se refuser alors ? Qu’en est-il de se proclamer refusé alors que les autres nous acceptent ? Je ne veux pas prendre le risque de courber - seul - l'échine sur mon urinoir quand je suis seul et que je pisse fièrement devant la pissotière ou dans les champs, surtout les champs parce que je peux être refusé mais moi je ne veux rien me refuser sans quoi c'est se trahir et je refuse justement de me trahir même par goût de la réfutation et du refus de masse mais comme il se doit j'improvise cette prose à la remerciance de 2070 âmes lectrices de s’être refusées à moi - et merci du paradoxe d’ouvrir les bras à mes écrits -

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Publié dans #recyclage, #écrire, #Je est un Blog, #Divagations diverses

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Publié le 22 Février 2015

La vie, parler de la vie, y a t-il sujet plus vague, plus imprécis, plus indistinct ?

La vie, au moins une, une vie, parle d'une vie, une seule vie et même ça c'est un sujet très imprécis.

 

Alors qui, alors quoi, la vie dans les humains, la vie dans les choses, parler de la vie comme un biologiste et me résoudre à me limiter à la cellule, aux mitochondries et à l'ADN, la vie sous plaques de verres ? Même pas sûr que cela m'aide à réduire à la vie à un objet distinct et capable d'ancrer une plume littéraire. La vie au mieux est-ce un espace commun, un no man's land permettant d'exprimer différentes formes ; comme un espace non-euclidien pour de la géométrie qui n'en est pas elle non plus, pas très euclidienne non.

 

La vie mon dieu en sujet de thèse, en trésor sur une carte ou 2068 lignes se coupent pour former autant de croix et de fausses pistes pour toi, pour moi. La vie en un mot que je ne détiens pas.

 

La vérité voudrait que je dise que la vie c'est le sexe même si la réciproque n'est pas toujours vraie, parce que la vie sans la sexualité pour reproduire les êtres ça ne serait pas la vie, pas tout à fait la vie, mais si la vie est le sexe c'est que le sexe est liberté et la vie devrait être elle aussi libérée. C'est le sens de la vie que le va et vient d'une langue sur un corps désiré, c'est la pulsion des chairs qui nous évite de rester des êtres éthérés sans substance comme sans vie.

 

La vie, en parler, la vie en l'inventer, la vie comme lieu commun parce que la réalité de cette question qui est une injonction c'est de faire de la vie le plus éculé des lieux communs. On ne devrait pas parler de la vie, ou alors ivre mort, à s'en foutre des conneries dans le corps et à déblatérer des merdes plus grandes que nos colons. La vie ce n'est pas un thème, pas un sujet, ce n'est pas même pas un choix, la vie est la vie, la condition nécessaire à l'élaboration de tout le reste, la vue dans la fenêtre et même les piles de ma télécommande, la vie c'est la vie, comme l'univers est l'univers et disserter autour c'est de faire de la science-fiction.

 

Certes j'aime la science-fiction, mais aussi la vie.

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Publié dans #recyclage

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