Articles avec #recyclage tag

Publié le 8 Mai 2015

Créer est un acte qui peut être difficile, et parfois même douloureux ; alors si on ne poursuit pas une pulsion ou une idée intime, innée et instinctive alors on se met en condition d’être dans la difficulté d’accouchement créatif. C’est pour cela, de mon modeste avis, qu’il est plus judicieux de se lancer dans l’écriture, roman, jeu de rôle, sans se forcer ni se formaliser pour être nécessairement original. Surtout que parfois, pour être original certaines personnes, et moi y compris, se retrouvent à développer des idées plus saugrenues qu’originales. Surtout que l’originalité est une donnée qui peut être à la fois subtile, nuancée et subjective ; je veux dire qu’une création - originale - ne l’est pas nécessairement par un thème original mais elle peut l’être par une écriture originale, un traitement différent, une mise en page, un système, une approche créative, bref par autre chose que ce que l’on peut voir au premier regard. Depuis le jour où je me suis libéré de cette idée - fausse - que l’on ne pouvait être légitime à écrire ou à créer que si l’on écrivait quelque chose d’originale j’ai la sensation d’avoir progressé et même de m’être approché de ce que l’on peut appeler un auteur. Parce qu’au fond, à thèmes égaux et à idées équivalentes, ce qui fait la différence et l’intérêt c’est souvent la marque de l’auteur.

Alors oui, se confronter à la - concurrence - en avançant le fait que l’on est un auteur c’est sûrement prétentieux, mais je crois que c’est une bonne chose.

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Publié dans #recyclage, #écrire, #Réflexion

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Publié le 13 Avril 2015

L'amour c'est une valise, c’est la valise universelle, celle où les gens désireux ne pas rester seuls mettent leurs motivations à s'attacher à quelqu'un.

Tu es avec quelqu'un parce que tu as peur de vieillir seul sans personne pour te considérer ? une réponse : l'amour.

Tu es marié avec une femme qui remplace ta mère et fait pour toi la cuisine, ton ménage et ton repassage ? une réponse : l'amour.

Tu sors avec une femme naïve et malléable que tu modèles comme Pygmalion l'a fait avec sa Galatée ? une réponse : l'amour.

Tu es avec elle parce que tu es un paresseux de la sexualité et même si tu ne l'aimes pas tu peux coucher avec elle quand tu veux ? une réponse : l'amour.

Tu n'as pas réglé ton Œdipe et tu es tombée amoureuse de celui qui pourrait être ton père pour te faire baiser par lui ? une réponse : l'amour.

Tu t'es mise en couple avec un con destructeur qui te détruit pour que tu puisses assouvir ton désir d'autodestruction discrètement ? une réponse : l'amour.

Ce que je veux dire c'est que les raisons pragmatiques qui poussent les gens à se mettre en couple sont nombreuses et souvent elles sont moches, crues, pragmatiques et non romantiques. Il est difficile de séduire une femme en lui disant qu'elle sera parfaite pour remplacer notre mère, alors on choisit de lui dire que l'on est amoureux. L'amour enjolive tout et rend le triste pragmatisme du réel plus désirable. L'amour est un coup de peinture que l'on passe pour rendre nos réels plus acceptables aux yeux de ceux que l'on convoite.

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Publié dans #recyclage, #amour

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Publié le 10 Avril 2015

Et si on disait que la folie c'était ce qu'il y a après les limites de la raison ? On pourrait se dire comme ça que la folie est sans limite. Mais je crois que cette posture qui consiste à mettre l'horreur en dehors du champ de notre humanité et donc la mettre hors limite, sans limite, est une posture de faiblesse et de facilité pour éviter justement de regarder la cruauté et l'horreur de l'homme en face. Si ça se trouve, si on ne la regarde pas elle n'existe pas. Alors on fait des monstres, on dit qu'il n'y a pas de limites à l'horreur etc. Mais l'horreur et la cruauté de l'individu humain ont autant de limites que le talent. Bien sûr il y a une part subjective qui dirait que le meurtre est pire que le viol ou que l'inceste est pire que la mutilation, il est effectivement difficile de hiérarchiser l'horreur. Mais l'horreur, les briques de l'horreur sont assez limitées en réalités, et fort heureusement et ce qui va constituer une diversité c'est que les criminels utilisent plusieurs briques pour commettre leurs horreurs. Ainsi en elle-même la folie humaine est limité mais la créativité du glauque et de l'horreur reste assez vaste pour surprendre - encore - les gens.

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Publié dans #retard, #recyclage, #Réflexion

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Publié le 26 Février 2015

Est-ce qu’il existe un en dehors du moule ? Je veux dire est-ce que le hors moule est comme au cinéma le hors-champ ou bien est-ce que le en dehors du moule est aussi abscons que le concept, la chose ou l’entité qui contient notre univers en expansion ? Parce que dans le premier des cas, si le en dehors du moule est un hors moule alors le dedans et le dehors appartiennent à la même chose ; un concept unique pour les gouverner tous. Et pire que cela, ça voudrait dire que l’un appel l’autre et quand sans l’un l’autre meurt et donc, on ne peut se revendiquer en dehors du moule seulement si on admet que le moule est le mètre étalon des rapports au monde. Alors se trouver hors-moule et se revendiquer comme tel reviendrais à convoquer le moule et ainsi trahir l’état des lieux de notre avancement au monde. Reste alors la seconde option, la plus séduisante et la plus terrifiante, celle où le hors moule n’est pas le revers d’une médaille unique mais le contenant, l’écrin de la dite médaille - et pour le coup on s’en fout de savoir si elle est unique ou non -. C’est le hors moule comme cette dimension son mot pour définir ce qui contient l’univers parce qu’à partir du moment où l’on restreint l’univers à une quantité de matière mal quantifié mais définie c’est bien qu’il se trouve cet univers dans un quelque part, dans un quelque chose où il est libre de s’étendre. Et le hors moule, l’en dehors du moule c’est peut-être ça, cette chose indéfinie, inquantifiable, et même inaccessible à la pensée mais qui est nécessaire à la conception de toute chose. Et nous sommes peut-être là, nous sommes peut-être cela, nos présences bornent un espace en dehors du moule, en dehors de la pensées, en dehors de la science et cet espace, no man’s land, page blanche, far West ou ce que tu voudrais comme expression, c’est le berceau de toutes choses, celles convenues ou celles inconcevables. C’est peut-être là où nous autres sommes, nous les 2072 être d’en dehors des moules …

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Publié dans #Divagations diverses, #recyclage, #Réflexion, #Je est un Blog, #Je est un autre

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Publié le 24 Février 2015

être un refusé comme on endosse un destin, une destinée : je suis le refusé / Se voir refusé comme un enjeu - ou un but ? -, comme on se voit messie ou talentueux / Se vouloir refusé comme pour se rassurer d'être refusé par les bonnes personnes - même si dans le fond, nous sommes toujours des refusés, ici ou là, ici ou ailleurs - d'ailleurs il y a un lieu commun pour dire que l'on ne peut pas plaire à tout le monde - ce qui doit être tellement vrai puisque c'est devenu un slogan de télévision - et je voudrais qu'il en existe un autre pour dire que l'on est toujours le refusé de quelque, le réfuté d'un autre / Je est un refusé - comme d'autre je sont des réfugiés - je est un refusé et s'il l'est des bonnes personne alors ce je est une bonne personne - CQFD - / Longtemps à défaut d'être un refusé c'est moi qui ai refusé le monde - et les autres surtout -, on appelait cela de la timidité mais en réalité ce n'était qu'un refus, mais refuser ce n'est pas être refusé ; refuser ou se faire refuser ce n'est pas la même chose, ce n'est pas le même malheur - pauvre de moi - pauvre d'eux - pauvre refus entre talent et névrose / et se refuser alors ? Qu’en est-il de se proclamer refusé alors que les autres nous acceptent ? Je ne veux pas prendre le risque de courber - seul - l'échine sur mon urinoir quand je suis seul et que je pisse fièrement devant la pissotière ou dans les champs, surtout les champs parce que je peux être refusé mais moi je ne veux rien me refuser sans quoi c'est se trahir et je refuse justement de me trahir même par goût de la réfutation et du refus de masse mais comme il se doit j'improvise cette prose à la remerciance de 2070 âmes lectrices de s’être refusées à moi - et merci du paradoxe d’ouvrir les bras à mes écrits -

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Publié dans #recyclage, #écrire, #Je est un Blog, #Divagations diverses

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Publié le 22 Février 2015

La vie, parler de la vie, y a t-il sujet plus vague, plus imprécis, plus indistinct ?

La vie, au moins une, une vie, parle d'une vie, une seule vie et même ça c'est un sujet très imprécis.

 

Alors qui, alors quoi, la vie dans les humains, la vie dans les choses, parler de la vie comme un biologiste et me résoudre à me limiter à la cellule, aux mitochondries et à l'ADN, la vie sous plaques de verres ? Même pas sûr que cela m'aide à réduire à la vie à un objet distinct et capable d'ancrer une plume littéraire. La vie au mieux est-ce un espace commun, un no man's land permettant d'exprimer différentes formes ; comme un espace non-euclidien pour de la géométrie qui n'en est pas elle non plus, pas très euclidienne non.

 

La vie mon dieu en sujet de thèse, en trésor sur une carte ou 2068 lignes se coupent pour former autant de croix et de fausses pistes pour toi, pour moi. La vie en un mot que je ne détiens pas.

 

La vérité voudrait que je dise que la vie c'est le sexe même si la réciproque n'est pas toujours vraie, parce que la vie sans la sexualité pour reproduire les êtres ça ne serait pas la vie, pas tout à fait la vie, mais si la vie est le sexe c'est que le sexe est liberté et la vie devrait être elle aussi libérée. C'est le sens de la vie que le va et vient d'une langue sur un corps désiré, c'est la pulsion des chairs qui nous évite de rester des êtres éthérés sans substance comme sans vie.

 

La vie, en parler, la vie en l'inventer, la vie comme lieu commun parce que la réalité de cette question qui est une injonction c'est de faire de la vie le plus éculé des lieux communs. On ne devrait pas parler de la vie, ou alors ivre mort, à s'en foutre des conneries dans le corps et à déblatérer des merdes plus grandes que nos colons. La vie ce n'est pas un thème, pas un sujet, ce n'est pas même pas un choix, la vie est la vie, la condition nécessaire à l'élaboration de tout le reste, la vue dans la fenêtre et même les piles de ma télécommande, la vie c'est la vie, comme l'univers est l'univers et disserter autour c'est de faire de la science-fiction.

 

Certes j'aime la science-fiction, mais aussi la vie.

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Publié dans #recyclage

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Publié le 13 Février 2015

Il y a les détracteurs des fêtes amoureuses et qui disent que lorsque l’on aime une personne c’est tous les jours la Saint Valentin, qu’il faut offrir des roses sans occasion et des cadeaux sans intentions particulières autre que le bonheur du bonhomme ou de la bonne dame qui fait office de son autre. Mais alors quand on s’aime c’est toujours la même chose ?

 

Quand on aime c'est tous les jours noël aussi ?

Quand on aime c'est tous les jours férié ?

Quand on aime c'est tous les jours passion ?

Quand on aime c'est tous les jours son anniversaire ?

Quand on aime c'est tous les jours fellation puis sodomie ?

Quand on aime c'est tous les jours pareils ?

Quand on aime c'est tous les jours notre première rencontre ?

Quand on aime c'est tous les jours le feu de la passion ?

Quand on aime c’est tous les jours le même amour ?

Quand on aime c'est tous les jours fessée ?

Quand on aime c’est tous les jours la guerre ?

Quand on aime c’est tous les jours les gifles ?

Quand on aime c’est tous les jours la flûte et la harpe ?

Quand on aime c’est tous les jours la même baise ?

Quand on aime c’est tous les jours ses règles ?

Quand on aime c’est tous les jours les larmes ?

Quand on aime c’est tous les jours fusion ?

Quand on aime c’est tous les jours la soumission de l’ordre ?

Quand on aime c’est tous les jours banquette pour les fantasmes noirs ?

Quand on aime c’est tous les jours la porte des toilettes fermées ?

Quand on aime c’est tous les jours mon amour ?

Quand on aime c’est tous les jours la même angoisse ?

Quand on aime c’est tous les jours notre première fois ?

Quand on aime c’est tous les jours désordre ?

Quand on aime c’est tous les jours les comptes ?

Quand on aime c’est tous les jours les mêmes jours ?

Quand on aime c’est tous les jours la merde ?

 

Quand on aime c’est tous les jours quand on s’aime c’est toujours la même chose, le chaos des affects et la grande guerre de soi parce que l’amour fini toujours par perdre au-devant de la nécrose narcissique et des grands effets de la subjectivité qui détourne le réel des personnes et les personnes du réel et les sentiments des personnes et le réel des sentiments. Quand on aime c’est toujours la même danse, oui, la lutte cruelle du corps, de l’âme et du monde peuplé de femmes.

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Publié dans #recyclage, #Réflexion, #Je est un Blog, #amour, #liste

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Publié le 27 Janvier 2015

Je ne sais même pas ma mort, j'ai juste de la fièvre
La réalité ma foutu ses germes
De la grippe à la tête et des palpitations
Je suis un ogre pamplemousse acide sous le sucre
Qu'ils mettent dans les médocs pour les rendre moins amers

Je est toujours le prémisse d'un retour

Page 2042 de l'autifiction d'un virus

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Publié dans #retard, #recyclage, #autofiction, #punchline

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Publié le 21 Janvier 2015

Il aimais Britney, l’éternelle idiote télé-vissée dans sa tête. C’était sa Britney Spears,sa brique amoureuse et lubrique qu’il avait posée au fondement d’une histoire ancienne comme la mélancolie, vieille comme un poème romantique, pire ou même mieux, vieux comme une chanson de la Rome Antique. Le temps n’avait pas de prise sur eux, ni sur lui qui chérissait à rebours un amour de dévotion désuète pour celle qu’il voyait encore comme une lolita markétée à un âge pourtant christique, ni sur elle l’idole désolée, désolante, déboussolée et descendue cent fois du piédestal convoité par une armée de belles décharnées aux ongles et aux seins gargantuesques. Le temps passant la fenêtre amoureuse c’était réduite, des hordes frénétiques d’admirateurs il ne restait plus qu’une poignée d’hommes seuls dont les hormones avaient été remplacées par leur sens de la fidélité et l’amour initial fougueux comme un séjour à Yellowstone était devenu comme opaque, un minuscule opercule, un oeilleton ou un judas qui grossissait son sentiment et excluait le reste du monde. Il aimait Britney et comme un prince pour aviateur il se croyait seul, comme s’il était la rose, une seule rose parmi 2035 autresd’ailleurs il le savait, il était la rose qui s’offrait dans sa décrépitude dégarnie et graisseuse à l’amoureuse placardée à la lune. Même s’il était croyant en elle, il n’aimait pas la crucifier, c’est pourquoi, tous les soirs il dégrafait une à une les punaises dans les coins des posters qu’il posait parterre en guise de barbelés. Une barrière contre l’amour, contrôle alt sup.

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Publié dans #Écrire, #recyclage, #Britney Spears

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Publié le 19 Janvier 2015

Je suis chagriner que nous fustigeons la croyance alors que nos vies ne sont pas exemplaires en terme de non-croyance, quel temps prenons-nous dans notre existence pour vérifier ce que l'on nous apprend ; informations, modes, marketing, préjugés, rumeurs, fait-divers ? Nous prenons tout d’un bloc, par facilité, par naïveté. Est-ce que l'on fait l'effort d'expurger nos vies de toutes nos superstitions et des névroses qui nous conduisent à des comportements irrationnels ? Nous sommes tous des croyants, un peu, beaucoup, à la folie, nous sommes dedans jusqu'à la cheville, jusqu’à nos sexes, ou jusqu'au cou pour les plus naïfs d'entre nous, alors cessons de jeter opprobre sur les croyants religieux. Fustiger la religion oui, lui chier dessus avec notre liberté d'expression scatophile, aussi. Mais taper sur les croyants alors que nous sommes pétris de croyances c'est manquer de lucidité et perdre notre crédibilité. Vous ne voulez pas accepter l’idée qu’un esprit libre et critique puisse choisir de son plein gré de croire en la religion plus qu’en la métaphysique ou en la science. Ayatollah de l’esprit critique et de la liberté d’expression vous semblez n’accepter qu’une seule idée respectable, celle de l’athéisme et que toutes autres directions de croyance relève de la bêtise. Vous me rendez tristes. #SachezLe #Athée #Croyance #LesGens

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Publié dans #Réflexion, #recyclage, #croyance

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