Articles avec #recyclage tag

Publié le 18 Mars 2016

C'est donc vrai, tu es une véridique mégère disciplinée. Tu incarnes la sincère gaillarde conquise et sans diversification, une madame repliée qui a jeûnée pour la récréation dont tu fournis la maîtrise aux agencements de ton propriétaire. Tu vis demoiselle obéissante et  tu ne devrais pas conjecturer sur l’absence de mon exhortation. Bien sûr, savoir sue tu es conquise m'anime de désir. Je me sens convaincu que depuis les préliminaires de notre connaissance, tu es éclaire du fait que je voudrais réviser notre entrevue et j'accepte le principe que tu sois céans avec ton souverain pour qu'il t'ordonne de me transmettre une cajolerie buccale comme tu me l'as promise.

Nous concéderons d'un entretien dans un convoi de nuit, un billet entre deux républiques ignorées de territoire de province. Nous nous reconquerrons dans ce non-lieu inséré au cœur de l’assombrissement qui parcourra le terroir. Le wagon sera inhabité. Il n'y aura que toi, moi et ton actionnaire à quelques pas derrière et peut-être un inspecteur immoral qui n'hésitera pas à nous scruter plus ou moins grossièrement. En te voyant pénétrer l’attelage je ne saurais pas m'éviter de raidir. Tu chemineras délicatement à petits pas, ta crinoline de cuir serrée sur tes cuisses et tes talons hauts ne consentiront pas à te laisser faire de amples déplacements. Tu décroîtras l’inclinaison de ton crâne en indice de vassalité. En arrière de toi ton chef arquera le œil culminant et dédaigneux de discerner sa putain disciplinée et subjuguée. Tu parviendras à te seoir face à moi, ton suzerain posera son séant sur le gradin de l'autre côté de l'allée essentielle d'où il inspectera tes agissements, et cultivera tes libidos en te testant par ses prunelles, sans l’expression d’un terme oral.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #recyclage

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Publié le 15 Février 2016

[Le passage en gras et italique je le trouve lourd, j’y mettrais une virgule peut-être genre : rire de leurs prénoms farceurs, de leurs livres attrape-nigauds sinon je reprendrais la tournure du départ genre : rire des prénoms farceurs de leurs livres attrape-nigauds, il n’y a que toi pour trancher. Sinon il manque peut-être la négation à qui ne mènent nulle part.]

[Tu écris ta profondeur éphémère de tes mots, ça ne serait pas plutôt la profondeur éphémère ?]

[Je trouve la formule du sang de nos peurs un peu lourde en bouche, est-ce que : par le sang de nos peurs ne passe pas mieux ?]

[J’adore ce vers]

[J’apprécie vraiment celui-ci]

[je trouve que la seconde partie de la phrase manque de souffle […] que je sais, mon amie, Pour moi il manque quelque chose ici pour faire rebondir la phrase vers la belle prouesse qui sera d’être qu’une petite chose agonisante à la vue de tes fesses.]

[J’ai un doute sur la virgule après caresses]

[L’image est forte mais le rythme bande mou je trouve surtout que la virgule laisse planer un doute sur qui est rêveuse, elle ou ta gueule ?]

[Ici aussi j’ai du mal avec la chute de la phrase, j’aurais sûrement préféré restons ceux deux même, ou restons ces deux là, mais restons ce soir, ces deux même là, je trouve qu’il y a un même ou un là de trop.]

[Il n’y rien à redire celui-ci passe d’une traite, intense et compact j’aime !]

[je tic sur le que j’attends plus. Ça ne devrait pas être plutôt que j’attends le plus ?]

[Tout y est très bien sauf ce entrouvre qui fini le premier vers sans que l’on sache d’où il vient. C’est la divagation qui entrouvre, sous entendu la faille ? Ce sont les mots qui sont entrouverts ? ]

[Ça me parle, j’adhère sans restrictions, quoi que j’aurais eu envie de modifier le premier vers pour voir comment il s’écoute en l’écrivant ainsi : le vampire ruisselle l’or par ses pores.]

[J’avoue que je ne connais pas l’expression créant bachelette donc, déjà, le sens m’échappe mais j’ai quand même l’impression qu’il y a un truc qui coince avec ce je. Sans comprendre le sens j’entendrai bien ce vers de cette manière : revoir la cité, en te créant bachelette. Autrement j’aime l’exotisme simple du terroir que le poème convoque]

[Ça ne devrait pas être je l’immortaliserai ?]

[Rien à redire ça frappe juste.]

[La encore je ne corrigerai rien de particulier, sauf peut-être la ponctuation, d’ailleurs sur tous tes textes j’ai eu parfois quelques soucis avec la ponctuation. Mais la ponctuation est une chose trop intime pour qu’elle soit corrigée par quelqu’un d’autre que l’auteur originel. J’avoue que lorsque je fais relire mes textes je n’aime pas que l’on touche ou que l’on discute mes virgules, et je vois que comme moi, tu en mets beaucoup. Vérifie que parfois elles ne plombent pas le rythme. Sinon il y a un air crépusculaire dans tous les textes, ils sont cohérents les uns avec les autres, je valide.]

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie, #recyclage

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Publié le 28 Janvier 2016

J’ai donc réfléchi à mon rapport aux images et à l’internet et j’ai réalisé que c’était déjà là, en moi, présent avant, dès mes débuts avec l’internet, pas au travers d’images de science-fiction mais au travers des images pornographiques. Je suis de la vieille école, je fais partie de la génération qui à découvert la pornographie dans les magazines, des Graal que l’on s’échangeait entre amis ou qu’il fallait conquérir dans le tabac presse le plus loin de chez soi pour être sûr de n’y croiser personne de connu. Alors quand tu rentrais chez toi avec ton Graal-pornographique les photos tu les dégustais, elles avaient une saveur particulières, les images avaient une sorte de préciosité. Avec internet tout cela a volé en éclat et la pornographie est devenue je pense quasi immédiatement un produit de consommation à durée vite ultra limité dans le temps. Comme un shoot d’héroïne - enfin je suppose - on recherchait un pic d’excitation rapide avant de passer à l’image suivante en oubliant la première. Pourtant, déjà, je me rappelle que j’avais pour habitude d’enregistrer les photos que j’aimais. J’avais peut-être besoin de cela pour mes les approprier, je ne regardais que rarement les images enregistrées, j’étais toujours en quête de nouvelles images rendant obsolète l’effet de celles déjà possédées.

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #recyclage, #Je est un Blog

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Publié le 2 Octobre 2015

J'ai cru, non j'ai espéré qu'elle allait se faire tuer à la fin, ou un peu après la fin, ça m'aurai fait plaisir et ça m'aurai fait du bien, ou, à défaut de se faire tuer, se prendre une bonne raclée, à l'ancienne, comme un casse les genoux des mauvais payeur, j'ai espéré un flashback qui nous apprend qu'un autre chômeur, moi, lui, elle, lui aurai cassé la gueule expliquant sa mauvaise prononciation. Mais non, pas grave, tant mieux, l'essentiel c'est que j'ai été impliqué dans ma lecture.

Antagoniste de l’horreur

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Publié dans #recyclage, #ébauche

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Publié le 23 Septembre 2015

J'aime les filles entre chiennes et louves.

Aux heures interlopes

Auto-citation

Entre le célibat et la vie de couple la différence n’est que d’une seule personne

Le comptable du couple

Je n'ai aucun art dans les mains, mais j'ai des mots sur le bout de la langue.

Bitch !!!

Ce qui se chuchote hors de la bouche tombe souvent en hurlante dans certaines oreilles.

La bouche et l’oreille

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Publié dans #autofiction, #citation, #recyclage

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Publié le 22 Septembre 2015

Collé à la plume comme chaque soir, je déploie le pire - de mon âme et conscience -. Le clavier devant moi j’interface avec vous et je ploie sous l’espoir de vous voir revenir et interagir - la vie rêvée d’échange -. Mais le plus triste c’est que comme toujours quand j’essore ici l’espoir dans le même temps, je dresse la fumée à faire écran, pixels après pixels, je déverse les formes interlopes de mes désirs intimes pour détourner l’avion de vos attentions. Je me livre pour me camoufler et je me camoufle pour me délivrer et c’est là que je me trouve, à l’étroit dans l’intra paradoxe qui se construit ici.

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Publié dans #poésie, #recyclage

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Publié le 21 Septembre 2015

Mes mots sont justes portés par la peur du silence et le redouté tête à tête d’avec la mienne de tête. J'alimente alors mes fantasmes pour un tête à queue, Ouroboros des cons, un cœur aqueux qui détourne mes attentions vers les bas ventres du monde des femmes.
 
Je veux y perdre du  temps et y perdre mon corps, pour l’esprit c’est déjà perdu, d’avance, il est déjà conquis aux corps fendus à l’entrecuisse ; délice pompeux des peurs factices, je n’ai pas peur du gouffre, ni de la rivière.


Sous ces jupes là, entre ces cuisses ici, à l’entrejambe des corps féminins je frôle l’extase du détournement ; c’est mineur, c’est seulement mon esprit qui se détourne, mineur je creuse et honteux je détourne les mains quand elles ne doivent pas être là.


J’acquiesce à la police d’écriture pour qu’elle camoufle mes ratures, je brave la bouche dorée de dessous les dentelles, j’en bave pour décaler, double sens, ivresse et la voiture à contre-sens qui remonte le long tes cuisses pour s’encastrer sur ta colonnade de marbre.


Ma nervurée jeune statue, gravée sur mode d’étain, vénérée par le vif joug de mon désir débridé tu soulève ta jupe et tu révèles mon échappatoire. 

Ellen Von Unwerth “Nina” New York 1993

Ellen Von Unwerth “Nina” New York 1993

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Publié dans #poésie, #recyclage, #nue

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Publié le 20 Septembre 2015

J’émiette des mots et j'espère que l'on me suive.

Joue là comme le Poucet

Aux rythmes effrénés de la nuit je pondère le luxe, le calme et la pornographie au petit matin.

Le poète n’a pas freiné

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Publié dans #recyclage

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Publié le 20 Septembre 2015

La vie cette chienne de fusil ! Enfant de putain, elle est tendue et toi tu attends que quelqu'un l’effleure pour qu'il se passe enfin quelque chose, quelqu'un qui tombe et que le bruit et la fumée libèrent le monde de son joug insensé.

Au chenil de nos vies

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Publié dans #citation, #autofiction, #recyclage

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Publié le 19 Septembre 2015

Je suis clos - comme une page blanche - je suis sec, vide, vidé et aride, je suis stérile comme une roche basaltique, je suis creusé comme une page blanche, je suis le puits qui a épuisé tous les litres d’eau qu’il pouvait donner ; plus rien ne vient, je creuse la plage et le sable écoule mon trou et j’écope le sable hors de mon trou, j’écope à vide, je tourne à vide, je dévide un esprit sec et je ne suis pas exempt de redondance, je répète à vide la même action stérile, je tourne en rond, la queue mordue par ma bouche d’Ouroboros, je me love dans les draps d’un lit vide, livide je stagne, ma page croupie, le corps arqué et l’esprit qui bande le vide pour fendre rien. Pour un peu je préférerai bander mou.

 

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog, #Écrire, #recyclage

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