Articles avec #recyclage tag

Publié le 30 Octobre 2016

Ok, je vais devoir admettre que je commence à fatiguer un peu ; nuits courtes, réveils matinaux et l’esprit qui jamais ne se repose. Physiquement je n’ai pas l’impression de ressentir la fatigue et je n’éprouve pas l’appel du sommeil, mais j'ai des flashs qui s'agitent devant mes yeux et le regard qui fige dans le vague ; ça devrait me mettre la puce à l'oreille et envisager une sieste

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #recyclage

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Publié le 19 Octobre 2016

Voici la retranscription et la réécriture d'un bref échange que j'ai eu avec une personne autour du fait de confronter nos personnages à l'acte sexuel qu'est le fait de baiser. C'est juste une petite digression de ma pensée sans grandes idées ni fulgurances de réflexion.

 

Se faire moine je ne veux pas, je ne peux pas. Pas tant à cause pour un vœu d'abstinence qui m'empêcherai de baiser, d’aimer, de désirer et de connaître femmes, muses et proies au profond de leurs âmes et de leurs corps toujours chauds mais parce que je ne suis pas croyant. Dans le fond je pense que pour baiser avec une personne les deux formes de relation sont possibles et sûrement nécessaires. Parfois la méconnaissance de sa proie, ignorer le nom, la vie et les possibles destins de sa partenaire rend les amants libres des entraves de la morale et des freins de conscience leurs vies réciproques. On s’abandonne alors à deux dans un instant presque animal et ce moment de sexe là révèle à chacun sa propre personne, sa véritable présence dans l’ignorance de l’autre. Quand nous ne savons rien de notre partenaire et que nous faisons l’expérience de la baise avec elle, alors nous sommes confrontés à la résonnance de nos désirs. Il n’y a plus que soi et le corps de l’autre. Or ce corps de l’autre devient le réceptacle symbolique de l’infinie libération de soi et celui suppose un risque, le risque de se découvrir, le risque de réaliser qu’il y a en soi des parts que l’on n’est peut-être pas prêt à assumer. J’imagine souvent que c’est cela qui repousse les détracteurs du sexe décomplexé dans la réciprocité d’un pseudonyma partagé.

Mais l’autre rapport est possible. Parfois afin de baiser mieux, même si baiser ne s’accorde que difficilement à une notion de qualité améliorée, il est nécessaire de connaître le monde, l’univers, l’intérieure intimité de son ou sa partenaire afin de savoir où et comment l’emmener hors de sa zone de confort pour que ce partenaire de baise puisse transgresser ses limites car la baise n’est baise que lorsqu’elle est une transgression.  On ne peut pas baiser si on n’éprouve pas la sensation de transgresser une frontière ou un tabou, physique, morale, ou éthique. Et la connaissance de l’autre, qui n’a pas besoin d’être réciproque, a besoin d’apprendre à connaître l’autre par delà le verni de sa sociabilité quotidienne. L’auteur a donc ce choix, il peut utiliser la baise, le sexe et la passion intense de ses personnages pour révéler l’un ou révéler l’autre, rarement les deux si l’auteur veut être honnête. Tout dépend s’il veut faire de son personnage un réceptacle ou un catalyseur de la réaction de l’autre. Enfin, là je ne sais plus si je suis en train de parler de moi en tant qu’homme, de moi en tant que personnage de roman ou de romance ou si je parle simplement comme auteur.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #écrire, #Sexualité, #recyclage, #Réflexion

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Publié le 29 Juillet 2016

Comme il existe des bouchons provoqués par des accidents de la routes, comme il existe des bouchons provoqués par des incidents climatiques type pluies diluviennes, inondations bibliques ou incendie post-barbecues, comme il existe des bouchons conjoncturels lorsque trop de voiture s’engorgent de péages en bretelles d’autoroute, il excite des bouchons de curiosité. Ce ne sont malheureusement pas des bouchons que l'on observe à l'entrée des musées, des bibliothèques, des salles de spectacles ou devant le panorama non fléchées d'une nature non balisée. En effet les bouchons de curiosité se forment lorsque des automobilistes ralentissent afin d’observer sur la voie de circulation en sens inverse de la leur un accident, un incident ou un ralentissement. Poussé par une curiosité voyeuriste malsaine et instinctive ces automobilistes comme hypnotisés par l’émergence d’un imprévu en sens contraire provoquent des ralentissements qui se muent en bouchons sur une voie de circulation normalement saine. Alors je me dis qu’un jour les cons qui montent et ceux qui descendent finiront par totalement s'arrêter pour de bon afin de se regarder dans le blanc des yeux examinant d'un regard hautain et moqueur la connerie de l'autre pas tout à fait conscients de se trouver devant un mauvais miroir ou une vraie réalité grotesque. À ce moment là les routes de France seront définitivement bloquées, viendra le moment pour le pouvoir tentaculaire et autoritaire qui sera devenu le notre de mettre nos routes en quarantaine par mesure d'éloignement des cons porteur d'une inertie négative clairement contagieuse. Il restera à trouver d'autres moyens pour se débarrasser des cons n'ayant pas les moyens d'exporter leurs apathies en zones estivales, mais la société devrait connaître, même de manière ponctuelle, une forme de soulagement.

Le paradoxe c'est que l'image que j'utilise pour illustrer mon désappointement vis à vis de cette connerie sans fin qu'est le bouchon de curiosité est bien plus belle et poétique que le fond de ma pensée

Le paradoxe c'est que l'image que j'utilise pour illustrer mon désappointement vis à vis de cette connerie sans fin qu'est le bouchon de curiosité est bien plus belle et poétique que le fond de ma pensée

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Réflexion, #recyclage, #Pictogranimation

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Publié le 19 Juillet 2016

Elle la lune et l’autre terre.

Comme en terre, un sacrement très chronophage.

Tourne page, chapeau de paille et bout de filet.

Je ne suis pas ton merlu, ni même adepte d’une magie blanche.

Drôle de fouille merde, les vers blancs sources et solutions.

Dévergonder la poubelle et traire le mange frais.

La lune est ronde, et l’ombre sur le tertre.

Tes petits morceaux, ronde labiale, me tournent autour.

Tandis qu’en maquereau je manteau blanc et bottes aussi.

Ma prostituée, ton addiction, Detox uvale dans tes veines bleues.

Ma drame clame haut très fort, les moustaches de ses lauriers.

Hier très drôle comme une pierre qui roule.

Ne cherche pas la mine, ton crayon me traque.

Impasse à la manque sur une corde à nœud.

Y’a de l’oiseau dans les colis piégés.

Et une étrange silhouette de contre-braquage.

T’as beau être gauche, avec ta drôle de trogne.

Que t’es même pas belle, et puis navrante sans plus.

Un grand verre de rien, des glaçons mais pas d’olive.

Et moins de deux minutes à suivre avec que suinte l’heure.

Comme c’est idiot, j’étais un peu trop proche de tes deux doigts.

La gâchette givre le bout de tes phalanges.

Demain le temps de tes menstruations viendra ouvrir le temps.

Pas à l’orage des organiques, mais la colère d’avant l’automne.

J’ai tissé une tapisserie étroite.

Un tapis pas rouge pour tes pas qui le sont.

Et puis le doux sommeil des idiots pour sourire à tes dents.

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #poésie, #recyclage, #révolution

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Publié le 1 Juillet 2016

Je suis d'accord avec ceux qui possèdent cette vision qui nous conduit à penser (toi & eux) que nous vivons (tous, ceux qui le pensent et ceux qui l’ignorent) dans une société qui nécessite que l'on se prostitue pour y participer. C'est un drôle de paradoxe, parce que nous devrions pouvoir être heureux sans avoir à se vendre, mais la société à réussi à convaincre les masses que le bonheur passe par le fait de se fondre dans l'unique modèle de pensée proposée ; un modèle qui dicte que nous pourrions être heureux seulement si nous suivons le chemin de la consommation ; je consomme donc je suis, c'est cette forme de devise moderne qui serait inscrite au frontons de nos temples si nous avions encore des temples, et même plus explicite, je consomme donc je suis heureux ! Et c'est pathétique parce que cette idée n'est fondée sur rien de tangible, même pas notre expérience.

 

Après, j'avoue que j'admire beaucoup les personnes qui se prostituent pour de bon, qui vendent leurs corps pour du sexe, du sexe contre de l’argent, du sexe et de l’argent dans les franges interlopes de notre société et comme j’aime et adire cette figures de prostituées je n'aime pas, par respect pour elles, utiliser le terme de prostitution de façon péjorative. Donc je préfère dire que l'on se vend et non que l’on se prostitue pour entrer et survivre dans cette société. Par extension, aujourd'hui pour exister sur les réseaux les gens sont obligés de se transformer en VRP d'eux-mêmes, commerciaux de leurs propres vies et c'est sûrement cela qui me déprime le plus parce que chacun entre dans ce moule de son plein grès, soldant sa personne et sa vie contre quelques notifications obtenue en se muant en pion bien régulé du système.

 

Non, vraiment, je n’aime pas cela.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Réflexion, #recyclage, #Je est un Blog

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Publié le 19 Juin 2016

Je me rappelle que lorsque nous étions petits avec ma petite sœur nous aimions entre autre chose jouer aux vaisseaux. Je ne me rappelle plus très bien du contenu de ces jeux, mais je sais que souvent nous y revenions. Jouer aux vaisseaux c’était s’imaginer en capitaine de vaisseau façon corsaire de l’espace qui commande son navire spatial avec un ordinateur. Je me rappelle très bien que nous nous étions fabriqué des ordinateurs pour accompagner ces jeux où nos vaisseaux étaient nos lits ou nos chaises ; oui je vous parle d’une époque où nous n’avions encore jamais vu d’ordinateur personnel à la maison, du coup un ordinateur c’était en fait une de ces interfaces abstraites et absurdes avec des boutons, des lumières et des écrans radars comme l’on en voit dans n’importe quel film ou dessin animé de science-fiction. Ayant des parents bricoleurs, nous avions pu récupérer des choses qui nous inspiraient quelques choses de science-fictionnelle, des interrupteurs, des potards, des pièces de bric et de broc que nous plantions dans notre ordinateur qui était en fait deux tranches de polystyrène l’une sur l’autre dans une forme vaguement inspirée d’une machine à écrire – il n’existe pas de photo de nos constructions et j’ai bien conscience que ma description est trop succincte pour que vous puisiez bien visualiser ce que nous fabriquions, j’en suis désolé –. Notre père avait installé de petites ampoules de lampe de poche derrière des écrans qui étaient constitués de portes documents où nous posions des papiers claques sur lesquels nous dessinions le contenu des écrans radars. Ce que je veux dire par là c’est que lorsque je repense à tout cela je réalise que ma vision du futur, de l’ordinateur par exemple, était parfaitement claquée sur ce que je voyais dans les dessins animés qui eux-mêmes retranscrivaient ce qu’ils pensaient que serai le futur dans les années 70. Mais c’était non-conscience mais c’était bien en moi ; je ne cherchais pas précisément à reproduire le cockpit de l’Odysseus d’Ulysse 31 ou du Cyberlab du Capitaine Flam mais c’est ce que je faisais parce que ces figures sont celles qui ont imprégné en premier la matière première de mon imaginaire.

Je suis le fils d'un autre siècle
Je suis le fils d'un autre siècle
Je suis le fils d'un autre siècle
Je suis le fils d'un autre siècle

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #Réflexion, #recyclage, #SF

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Publié le 3 Juin 2016

Je pense qu’il est temps d’en finir avec la grogne sociale. Je ne parle pas des mouvements sociaux ni de la politique qui les récupère ou les provoque, je veux dire qu’il faut en finir avec le vocabulaire qui réduit les mouvements contestataires et la révolte populaire en une simple grogne.

Je ne juge ni ne jauge de la pertinence des revendications qu’expriment les acteurs sociaux ; elles sont diverses et variées, mais je m’insurge devant le mépris langagier qui balaye d’un revers de vocabulaire la légitimité de ces expressions populaire en les réduisant à une grogne. La réaction sociale d’un peuple fasse à son gouvernement n’est pas un cri de cochon, ni un murmure sourd qui s’échapperait entre les dents serrées d’une population n’osant pas s’exprimer.

Dieu sait pourtant que je conchie la doxa et ses mouvements de masse, pourtant je m’insurge pour elle qu’elle laisse les médias et les politiques réduire sa parole à un grognement. Si l’on ne parvient pas à en finir avec l’expression de « grogne sociale » alors il me semble que nous ne pourrons jamais envisager un peuple qui communique avec ses élites, ceux censés le représenter et administrer le pays. Ceux du haut parlent régulièrement de renouer un dialogue social et mais réduisent l’expression du peuple à un grognement ; fichtre de cochon en tir bouchon !

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Réflexion, #recyclage

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Publié le 23 Mai 2016

De la praline avec raison et des raisins, pas pour épicer mais pour adoucir, je suppose, l’amertume qui vient avec le temps. C’est l’âge vous dites ? Je ne vais pas aller dire le contraire, de toute façon contrarier la grand roue du temps est une vanité vouée à l’échec et même si je n’apprécie pas nécessairement de voir le temps qui passe dans mes miroirs. Peut-être faudrait-il que j’ingère les raisins par le cucul un jour où je danserai en tutu avec rien dessous comme l’écossai et son kilt. Peut-être qu’ainsi le sucre saura me réveiller, redonner le second souffle et même camoufler la vascillance de mon souffle au cœur. Mais non, je ne vais pas mourir, je vieilli mais pas si vite.

Et le sucre ? Croyez vous qu’il puisse couvrir le goût du fiel ? L’aigre et l’acide que vous devinez à la commissure de mes lèvres ? Et goût douteux du cloaque d’un canard pourrait-il lui aussi disparaître sous le mielleux d’une brioche chinoise gorgée de miel ?

Vous le savez très bien, si l’un de nous deux verse dans la psychologie de comptoir, lieu où l’on peut la trouver à deux balles, ce n’est pas moi. Mais si je peux vous faire penser le contraire alors je dois pouvoir m’en réjouir. Comme dans un songe d’une nuit shakespearienne, une nuit anglaise sans angle droit, je m’en vais avec mon bonnet d’âne même si je ne suis pas dupe ; rien ne vous affecte, comme c’est dommage, ça doit être long une vie sans être éprouver par la nature du monde, des hommes et des femmes.  

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #recyclage, #correspondance

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Publié le 8 Avril 2016

Il n'y a pas si longtemps, il lui arrivait encore de descendre le soir dans les rues pour monnayer du sexe. Il états le client et elles étaient les prostituées. C'était vendeur, il ne trouvait pas cela miséreux, c'était à chaque fois sa grande aventure.

N'allez pas croire qu’il faisait ça parce qu’il était célibataire, croyez moi, il ne l’était pas, et ne pensez pas qu’il faisait ça pour le sale ou le pouvoir, chez lui il avait déjà une femme libérée. Ces femmes payées aux coins des rues lui ouvraient les portes des marges interlopes. Il aimait la nuit, les villes, les failles, les femmes, les fêlures, le sexe et la vie, elles lui offraient un petit morceau de cela. Ce n'était pas crade, ce n'était pas triste, c'était humain, un de ces trucs qu'on appel de belles rencontres avec quelques jeux de dupes parfois mais la plus part du temps les putes sont des filles franches avec lesquelles se tissent des trucs uniques sous la lumières jaunies des réverbères et dans les habitacles de voiture. Il était leur client. Et maintenant s’il devait faire la même chose il serait hors là loi. 

Cette loi courtisane qui pénalise le client des travailleurs du sexe, outre le fait de créer des situations ubuesques et de provoquer dans sa tête des débats houleux, a surtout retiré deux valeurs essentielles des moments échangés avec les putes ; d’une part la ville que l'on parcourt la nuit entre transe et rituel hypnotique, et d’autre part les faux-semblant noctambules sans lesquels on ne peut pas se dévoiler et se mettre nu.

Tout cela le rend mélancolique, et moi aussi.

 

 

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Réflexion, #recyclage

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Publié le 24 Mars 2016

Sous la peau égotique, larvées sous la chair dans la graisse et le muscule, dans les nœuds neuronaux matière grise débordante ; où naissent donc mes inspirations, suis-je porteur d’elles comme la femme l’est pour l’embryon, suis-je qu’une étagère où les inspirations sont rangées, suis-je seulement un tombeau au-dessus duquel mon esprit comme un maître vaudou s’affaire à ressusciter certaines inspiration depuis mes limbes ?

C’est bien plus pragmatique, mes inspirations naissent dans mes fantasmes car pour écrire longtemps sur un même sujet et poursuivre d’assiduité un seul projet, j'ai besoin que l'idée de départ m'excite en profondeur, qu’elle stimule ma corde érotique sur un mode sensible. Que ce soit parce qu'une fois l'objet terminé j’imagine qu’il me permettrait d’accéder au sexe d’une muse, ou que ce soit parce qu'en lui même le sujet m'excite, si je n'éprouve pas cette forme d'attraction sexuelle, érotique, intrinsèque à mon cortex alors je ne peux pas être inspiré.

Après, pour tout dire, et dieu comme les muses savent que même si je ne les écoute pas toujours je leur écris toujours tout ; je ne crois plus à l'inspiration. Ce n'est pas que rien m'excite, au contraire mes érotiques sont multiples et nombreuses, mais je ne crois pas que l'écriture soit obligée de se soumettre à l'inspiration.  C’est même l'inverse, en vérité, je pense que la véritable écriture est celle qui transcende l'inspiration jusqu'à s'en détacher et devenir un geste littéraire justement et non pulsionnelle car écrire sous l'effet de l'inspiration c'est simplement suivre sa pulsion. L’écriture comme geste conscient et rationnel s’écrit sans ce mythe de l’inspiration.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #écrire, #Réflexion, #recyclage

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