Articles avec #recyclage tag

Publié le 1 Juillet 2016

Je suis d'accord avec ceux qui possèdent cette vision qui nous conduit à penser (toi & eux) que nous vivons (tous, ceux qui le pensent et ceux qui l’ignorent) dans une société qui nécessite que l'on se prostitue pour y participer. C'est un drôle de paradoxe, parce que nous devrions pouvoir être heureux sans avoir à se vendre, mais la société à réussi à convaincre les masses que le bonheur passe par le fait de se fondre dans l'unique modèle de pensée proposée ; un modèle qui dicte que nous pourrions être heureux seulement si nous suivons le chemin de la consommation ; je consomme donc je suis, c'est cette forme de devise moderne qui serait inscrite au frontons de nos temples si nous avions encore des temples, et même plus explicite, je consomme donc je suis heureux ! Et c'est pathétique parce que cette idée n'est fondée sur rien de tangible, même pas notre expérience.

 

Après, j'avoue que j'admire beaucoup les personnes qui se prostituent pour de bon, qui vendent leurs corps pour du sexe, du sexe contre de l’argent, du sexe et de l’argent dans les franges interlopes de notre société et comme j’aime et adire cette figures de prostituées je n'aime pas, par respect pour elles, utiliser le terme de prostitution de façon péjorative. Donc je préfère dire que l'on se vend et non que l’on se prostitue pour entrer et survivre dans cette société. Par extension, aujourd'hui pour exister sur les réseaux les gens sont obligés de se transformer en VRP d'eux-mêmes, commerciaux de leurs propres vies et c'est sûrement cela qui me déprime le plus parce que chacun entre dans ce moule de son plein grès, soldant sa personne et sa vie contre quelques notifications obtenue en se muant en pion bien régulé du système.

 

Non, vraiment, je n’aime pas cela.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Réflexion, #recyclage, #Je est un Blog

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Publié le 19 Juin 2016

Je me rappelle que lorsque nous étions petits avec ma petite sœur nous aimions entre autre chose jouer aux vaisseaux. Je ne me rappelle plus très bien du contenu de ces jeux, mais je sais que souvent nous y revenions. Jouer aux vaisseaux c’était s’imaginer en capitaine de vaisseau façon corsaire de l’espace qui commande son navire spatial avec un ordinateur. Je me rappelle très bien que nous nous étions fabriqué des ordinateurs pour accompagner ces jeux où nos vaisseaux étaient nos lits ou nos chaises ; oui je vous parle d’une époque où nous n’avions encore jamais vu d’ordinateur personnel à la maison, du coup un ordinateur c’était en fait une de ces interfaces abstraites et absurdes avec des boutons, des lumières et des écrans radars comme l’on en voit dans n’importe quel film ou dessin animé de science-fiction. Ayant des parents bricoleurs, nous avions pu récupérer des choses qui nous inspiraient quelques choses de science-fictionnelle, des interrupteurs, des potards, des pièces de bric et de broc que nous plantions dans notre ordinateur qui était en fait deux tranches de polystyrène l’une sur l’autre dans une forme vaguement inspirée d’une machine à écrire – il n’existe pas de photo de nos constructions et j’ai bien conscience que ma description est trop succincte pour que vous puisiez bien visualiser ce que nous fabriquions, j’en suis désolé –. Notre père avait installé de petites ampoules de lampe de poche derrière des écrans qui étaient constitués de portes documents où nous posions des papiers claques sur lesquels nous dessinions le contenu des écrans radars. Ce que je veux dire par là c’est que lorsque je repense à tout cela je réalise que ma vision du futur, de l’ordinateur par exemple, était parfaitement claquée sur ce que je voyais dans les dessins animés qui eux-mêmes retranscrivaient ce qu’ils pensaient que serai le futur dans les années 70. Mais c’était non-conscience mais c’était bien en moi ; je ne cherchais pas précisément à reproduire le cockpit de l’Odysseus d’Ulysse 31 ou du Cyberlab du Capitaine Flam mais c’est ce que je faisais parce que ces figures sont celles qui ont imprégné en premier la matière première de mon imaginaire.

Je suis le fils d'un autre siècle
Je suis le fils d'un autre siècle
Je suis le fils d'un autre siècle
Je suis le fils d'un autre siècle

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #Réflexion, #recyclage, #SF

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Publié le 3 Juin 2016

Je pense qu’il est temps d’en finir avec la grogne sociale. Je ne parle pas des mouvements sociaux ni de la politique qui les récupère ou les provoque, je veux dire qu’il faut en finir avec le vocabulaire qui réduit les mouvements contestataires et la révolte populaire en une simple grogne.

Je ne juge ni ne jauge de la pertinence des revendications qu’expriment les acteurs sociaux ; elles sont diverses et variées, mais je m’insurge devant le mépris langagier qui balaye d’un revers de vocabulaire la légitimité de ces expressions populaire en les réduisant à une grogne. La réaction sociale d’un peuple fasse à son gouvernement n’est pas un cri de cochon, ni un murmure sourd qui s’échapperait entre les dents serrées d’une population n’osant pas s’exprimer.

Dieu sait pourtant que je conchie la doxa et ses mouvements de masse, pourtant je m’insurge pour elle qu’elle laisse les médias et les politiques réduire sa parole à un grognement. Si l’on ne parvient pas à en finir avec l’expression de « grogne sociale » alors il me semble que nous ne pourrons jamais envisager un peuple qui communique avec ses élites, ceux censés le représenter et administrer le pays. Ceux du haut parlent régulièrement de renouer un dialogue social et mais réduisent l’expression du peuple à un grognement ; fichtre de cochon en tir bouchon !

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Réflexion, #recyclage

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Publié le 23 Mai 2016

De la praline avec raison et des raisins, pas pour épicer mais pour adoucir, je suppose, l’amertume qui vient avec le temps. C’est l’âge vous dites ? Je ne vais pas aller dire le contraire, de toute façon contrarier la grand roue du temps est une vanité vouée à l’échec et même si je n’apprécie pas nécessairement de voir le temps qui passe dans mes miroirs. Peut-être faudrait-il que j’ingère les raisins par le cucul un jour où je danserai en tutu avec rien dessous comme l’écossai et son kilt. Peut-être qu’ainsi le sucre saura me réveiller, redonner le second souffle et même camoufler la vascillance de mon souffle au cœur. Mais non, je ne vais pas mourir, je vieilli mais pas si vite.

Et le sucre ? Croyez vous qu’il puisse couvrir le goût du fiel ? L’aigre et l’acide que vous devinez à la commissure de mes lèvres ? Et goût douteux du cloaque d’un canard pourrait-il lui aussi disparaître sous le mielleux d’une brioche chinoise gorgée de miel ?

Vous le savez très bien, si l’un de nous deux verse dans la psychologie de comptoir, lieu où l’on peut la trouver à deux balles, ce n’est pas moi. Mais si je peux vous faire penser le contraire alors je dois pouvoir m’en réjouir. Comme dans un songe d’une nuit shakespearienne, une nuit anglaise sans angle droit, je m’en vais avec mon bonnet d’âne même si je ne suis pas dupe ; rien ne vous affecte, comme c’est dommage, ça doit être long une vie sans être éprouver par la nature du monde, des hommes et des femmes.  

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #recyclage, #correspondance

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Publié le 8 Avril 2016

Il n'y a pas si longtemps, il lui arrivait encore de descendre le soir dans les rues pour monnayer du sexe. Il états le client et elles étaient les prostituées. C'était vendeur, il ne trouvait pas cela miséreux, c'était à chaque fois sa grande aventure.

N'allez pas croire qu’il faisait ça parce qu’il était célibataire, croyez moi, il ne l’était pas, et ne pensez pas qu’il faisait ça pour le sale ou le pouvoir, chez lui il avait déjà une femme libérée. Ces femmes payées aux coins des rues lui ouvraient les portes des marges interlopes. Il aimait la nuit, les villes, les failles, les femmes, les fêlures, le sexe et la vie, elles lui offraient un petit morceau de cela. Ce n'était pas crade, ce n'était pas triste, c'était humain, un de ces trucs qu'on appel de belles rencontres avec quelques jeux de dupes parfois mais la plus part du temps les putes sont des filles franches avec lesquelles se tissent des trucs uniques sous la lumières jaunies des réverbères et dans les habitacles de voiture. Il était leur client. Et maintenant s’il devait faire la même chose il serait hors là loi. 

Cette loi courtisane qui pénalise le client des travailleurs du sexe, outre le fait de créer des situations ubuesques et de provoquer dans sa tête des débats houleux, a surtout retiré deux valeurs essentielles des moments échangés avec les putes ; d’une part la ville que l'on parcourt la nuit entre transe et rituel hypnotique, et d’autre part les faux-semblant noctambules sans lesquels on ne peut pas se dévoiler et se mettre nu.

Tout cela le rend mélancolique, et moi aussi.

 

 

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Réflexion, #recyclage

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Publié le 24 Mars 2016

Sous la peau égotique, larvées sous la chair dans la graisse et le muscule, dans les nœuds neuronaux matière grise débordante ; où naissent donc mes inspirations, suis-je porteur d’elles comme la femme l’est pour l’embryon, suis-je qu’une étagère où les inspirations sont rangées, suis-je seulement un tombeau au-dessus duquel mon esprit comme un maître vaudou s’affaire à ressusciter certaines inspiration depuis mes limbes ?

C’est bien plus pragmatique, mes inspirations naissent dans mes fantasmes car pour écrire longtemps sur un même sujet et poursuivre d’assiduité un seul projet, j'ai besoin que l'idée de départ m'excite en profondeur, qu’elle stimule ma corde érotique sur un mode sensible. Que ce soit parce qu'une fois l'objet terminé j’imagine qu’il me permettrait d’accéder au sexe d’une muse, ou que ce soit parce qu'en lui même le sujet m'excite, si je n'éprouve pas cette forme d'attraction sexuelle, érotique, intrinsèque à mon cortex alors je ne peux pas être inspiré.

Après, pour tout dire, et dieu comme les muses savent que même si je ne les écoute pas toujours je leur écris toujours tout ; je ne crois plus à l'inspiration. Ce n'est pas que rien m'excite, au contraire mes érotiques sont multiples et nombreuses, mais je ne crois pas que l'écriture soit obligée de se soumettre à l'inspiration.  C’est même l'inverse, en vérité, je pense que la véritable écriture est celle qui transcende l'inspiration jusqu'à s'en détacher et devenir un geste littéraire justement et non pulsionnelle car écrire sous l'effet de l'inspiration c'est simplement suivre sa pulsion. L’écriture comme geste conscient et rationnel s’écrit sans ce mythe de l’inspiration.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #écrire, #Réflexion, #recyclage

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Publié le 18 Mars 2016

C'est donc vrai, tu es une véridique mégère disciplinée. Tu incarnes la sincère gaillarde conquise et sans diversification, une madame repliée qui a jeûnée pour la récréation dont tu fournis la maîtrise aux agencements de ton propriétaire. Tu vis demoiselle obéissante et  tu ne devrais pas conjecturer sur l’absence de mon exhortation. Bien sûr, savoir sue tu es conquise m'anime de désir. Je me sens convaincu que depuis les préliminaires de notre connaissance, tu es éclaire du fait que je voudrais réviser notre entrevue et j'accepte le principe que tu sois céans avec ton souverain pour qu'il t'ordonne de me transmettre une cajolerie buccale comme tu me l'as promise.

Nous concéderons d'un entretien dans un convoi de nuit, un billet entre deux républiques ignorées de territoire de province. Nous nous reconquerrons dans ce non-lieu inséré au cœur de l’assombrissement qui parcourra le terroir. Le wagon sera inhabité. Il n'y aura que toi, moi et ton actionnaire à quelques pas derrière et peut-être un inspecteur immoral qui n'hésitera pas à nous scruter plus ou moins grossièrement. En te voyant pénétrer l’attelage je ne saurais pas m'éviter de raidir. Tu chemineras délicatement à petits pas, ta crinoline de cuir serrée sur tes cuisses et tes talons hauts ne consentiront pas à te laisser faire de amples déplacements. Tu décroîtras l’inclinaison de ton crâne en indice de vassalité. En arrière de toi ton chef arquera le œil culminant et dédaigneux de discerner sa putain disciplinée et subjuguée. Tu parviendras à te seoir face à moi, ton suzerain posera son séant sur le gradin de l'autre côté de l'allée essentielle d'où il inspectera tes agissements, et cultivera tes libidos en te testant par ses prunelles, sans l’expression d’un terme oral.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #recyclage

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Publié le 15 Février 2016

[Le passage en gras et italique je le trouve lourd, j’y mettrais une virgule peut-être genre : rire de leurs prénoms farceurs, de leurs livres attrape-nigauds sinon je reprendrais la tournure du départ genre : rire des prénoms farceurs de leurs livres attrape-nigauds, il n’y a que toi pour trancher. Sinon il manque peut-être la négation à qui ne mènent nulle part.]

[Tu écris ta profondeur éphémère de tes mots, ça ne serait pas plutôt la profondeur éphémère ?]

[Je trouve la formule du sang de nos peurs un peu lourde en bouche, est-ce que : par le sang de nos peurs ne passe pas mieux ?]

[J’adore ce vers]

[J’apprécie vraiment celui-ci]

[je trouve que la seconde partie de la phrase manque de souffle […] que je sais, mon amie, Pour moi il manque quelque chose ici pour faire rebondir la phrase vers la belle prouesse qui sera d’être qu’une petite chose agonisante à la vue de tes fesses.]

[J’ai un doute sur la virgule après caresses]

[L’image est forte mais le rythme bande mou je trouve surtout que la virgule laisse planer un doute sur qui est rêveuse, elle ou ta gueule ?]

[Ici aussi j’ai du mal avec la chute de la phrase, j’aurais sûrement préféré restons ceux deux même, ou restons ces deux là, mais restons ce soir, ces deux même là, je trouve qu’il y a un même ou un là de trop.]

[Il n’y rien à redire celui-ci passe d’une traite, intense et compact j’aime !]

[je tic sur le que j’attends plus. Ça ne devrait pas être plutôt que j’attends le plus ?]

[Tout y est très bien sauf ce entrouvre qui fini le premier vers sans que l’on sache d’où il vient. C’est la divagation qui entrouvre, sous entendu la faille ? Ce sont les mots qui sont entrouverts ? ]

[Ça me parle, j’adhère sans restrictions, quoi que j’aurais eu envie de modifier le premier vers pour voir comment il s’écoute en l’écrivant ainsi : le vampire ruisselle l’or par ses pores.]

[J’avoue que je ne connais pas l’expression créant bachelette donc, déjà, le sens m’échappe mais j’ai quand même l’impression qu’il y a un truc qui coince avec ce je. Sans comprendre le sens j’entendrai bien ce vers de cette manière : revoir la cité, en te créant bachelette. Autrement j’aime l’exotisme simple du terroir que le poème convoque]

[Ça ne devrait pas être je l’immortaliserai ?]

[Rien à redire ça frappe juste.]

[La encore je ne corrigerai rien de particulier, sauf peut-être la ponctuation, d’ailleurs sur tous tes textes j’ai eu parfois quelques soucis avec la ponctuation. Mais la ponctuation est une chose trop intime pour qu’elle soit corrigée par quelqu’un d’autre que l’auteur originel. J’avoue que lorsque je fais relire mes textes je n’aime pas que l’on touche ou que l’on discute mes virgules, et je vois que comme moi, tu en mets beaucoup. Vérifie que parfois elles ne plombent pas le rythme. Sinon il y a un air crépusculaire dans tous les textes, ils sont cohérents les uns avec les autres, je valide.]

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie, #recyclage

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Publié le 28 Janvier 2016

J’ai donc réfléchi à mon rapport aux images et à l’internet et j’ai réalisé que c’était déjà là, en moi, présent avant, dès mes débuts avec l’internet, pas au travers d’images de science-fiction mais au travers des images pornographiques. Je suis de la vieille école, je fais partie de la génération qui à découvert la pornographie dans les magazines, des Graal que l’on s’échangeait entre amis ou qu’il fallait conquérir dans le tabac presse le plus loin de chez soi pour être sûr de n’y croiser personne de connu. Alors quand tu rentrais chez toi avec ton Graal-pornographique les photos tu les dégustais, elles avaient une saveur particulières, les images avaient une sorte de préciosité. Avec internet tout cela a volé en éclat et la pornographie est devenue je pense quasi immédiatement un produit de consommation à durée vite ultra limité dans le temps. Comme un shoot d’héroïne - enfin je suppose - on recherchait un pic d’excitation rapide avant de passer à l’image suivante en oubliant la première. Pourtant, déjà, je me rappelle que j’avais pour habitude d’enregistrer les photos que j’aimais. J’avais peut-être besoin de cela pour mes les approprier, je ne regardais que rarement les images enregistrées, j’étais toujours en quête de nouvelles images rendant obsolète l’effet de celles déjà possédées.

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #recyclage, #Je est un Blog

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Publié le 2 Octobre 2015

J'ai cru, non j'ai espéré qu'elle allait se faire tuer à la fin, ou un peu après la fin, ça m'aurai fait plaisir et ça m'aurai fait du bien, ou, à défaut de se faire tuer, se prendre une bonne raclée, à l'ancienne, comme un casse les genoux des mauvais payeur, j'ai espéré un flashback qui nous apprend qu'un autre chômeur, moi, lui, elle, lui aurai cassé la gueule expliquant sa mauvaise prononciation. Mais non, pas grave, tant mieux, l'essentiel c'est que j'ai été impliqué dans ma lecture.

Antagoniste de l’horreur

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #recyclage, #ébauche

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