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Publié le 27 Février 2017

Vas y monsieur, fais toi aussi ton communicant.

Racole donc un peu, c’est cool, c’est chic, c’est soft, c’est porn, c’est hype, c’est cool, c’est normal.

Recolle petit à petit les morceaux d’attention dispersée. Ce n’est pas cool, les gens sont de vraies pies, des volées de moineaux qui tournent en vrac comme des étourneaux.

Et toi, étourdis créateur, créature créatrice, tu avais oublié qu’après les tunnels il y a la chasse.

Tu disais que la récolte ce n’était pas pour toi, mais reconnais ton erreur.

Il y en a qui font ça si bien. Je récolte, tu racoles, nous recollons les ailes des oiseaux.

Pas la plume assassine, peut-être quelque chose de plus proche d’une patte, d’un style.

Collecte, c’est parti ! Collectionne. Ponctionne. Pinaille et ne prélève que le meilleur avant de le punaiser dans la partie blanche des livres comme un herbier pour petits insectes.

Soulèves les jupes des filles et colle ta pub dessous.

Colle ta pub dans le dos des messieurs et dans le revers des vestes des hommes sérieux.

Glisse quelques publicités dans la couche des bébés, et dans le fard des midinettes trop maquillées.

Il reste de la place à la surface des serviettes hygiéniques et dans le réservoir à gazoline.

Marketing de proximité ils disaient, marketing de peau à peau, tamponne, tatoos, tracte !

Ne tergiverse pas le terrain est déjà conquis il faudra le reprendre.

Il n’y a qu’ici que tu es le roi.

 

La perspective de racole avec la vue d'une paire de fesse est souvent un pari serein posé sous les jupes des filles

La perspective de racole avec la vue d'une paire de fesse est souvent un pari serein posé sous les jupes des filles

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses, #Digression, #punchline, #publicité

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Publié le 7 Mai 2014

J’ai un rapport avec la publicité assez particulier dans le sens où plus jeune j'étais totalement fasciné par la publicité, surtout celles qui sont dans ma télévision. Je n’en manquais aucune, je détestais que l’on zappe pendant les pubs et je passais des heures à enregistrer en VHS avec le magnétoscope de mes parents mes publicités favorites. Certaines d’entre-elles me donnaient même de grandes émotions,  en particulier celle-ci, qui pendant 4 ans ne passait que pendant la période de noël. Elle était donc rare et d'autant plus précieuse.

J'éprouve toujours une vraie émotion quand je regarde cette pub, surtout maintenant qu'elle est ancré dans ma mythologie personnelle

C’était une époque où je ne manquais aucun magazine de Culture Pub sur M6 et où j'allais régulièrement à La nuit des publivores manger de la pub pendant des heures. Bref j'étais accros à la publicité. Mais pas comme un consommateur. J'étais jeune et que j'avais besoin de me rattacher à ce qui me semblait être une contre-culture : la publicité.

J'ai la sensation qu'à cette époque, les années 90, début 2000 peut-être encore, la publicité était un lieu d'expérimentations et de transformations culturelles. C’était un temps où l’on pouvait affirmer qu’il se passait quelque chose au sein de la publicité et que cette chose pouvait, plus tard, se retrouver dans le reste de la société. Même si je n'avais pas les mots pour le penser c'était pour moi comme si la pub était l'avant-garde d'une culture en mutation qui plus tard se transformait en culture mainstream. Je crois que l'exemple le plus flagrant c'est la fameuse époque porno chic, époque publicité Benetton, qui choquait outrancièrement les gens avant que petit à petit l'imagerie porno chic entre dans les mœurs ; aujourd'hui qui pour s'émouvoir d'une gamine qui joue les lolitas dévergondées pour vendre des yaourts ou des robes ?

Quand on pense la pub comme un lieu de création et de mutation culturelle, il ne faut pas oublier que plusieurs réalisateurs qui deviendront tendance dans le début des années 2000 auront fait leurs armes dans la pub où les formats étaient plus libres.

Malheureusement, comme le dit une publicité actuelle " mais ça c'était avant" ...

Aujourd'hui je suis un désenchanté de la publicité, je suis devenu un anti-pub, et certaines de ces publicités pourraient me pousser au meurtre - Souvenez-vous de cet article de janvier 2013 … -.

Je me demande si cette amertume est venue parce que la publicité à changée ou si c’est moi qui ai changé. Je n'arrive pas à me décider. D'un côté la publicité me semble avoir perdu toute ambition créative formelle. Et plus qu'avant, j'ai la sensation que la publicité nous prend pour des cons. Mais c'est peut-être juste moi qui ai vieilli et qui maintenant décrypte mieux les armes de destruction massive de conscience et de libre qu’arbitre la pub. À moins qu'elle ne soit moins discrète qu'avant ...

Quoi qu'il en soit, aujourd'hui, je suis dans un constat critique dévastateur vis-à-vis de la publicité et dans une profonde amertume quand je suis face à elle. Je rêve qu’une personne parvienne à créer un logiciel pour bloquer la pub, pas sur internet où c'est déjà utile même si ce n'est pas efficace à 100 %, mais pour nos télévisions. À une époque où la crise est la crise, les gouvernements de tous les bords n'ont qu'un mot à la bouche, relancer la consommation - ce qui fait trois mots certes - et relancer la consommation est devenue une obsession, comme si cette foutue consommation, surconsommation pour être honnête, était devenu la seule idéologie que l'humanité puisse suivre. Nous vivons en dictature de la consommation dans cette dictature la publicité, c'est le bras armé, une sorte de Stasi qui nous traque pour que l'on consomme. C'est peut-être pour cela que le libertaire s’est réveillé en moi et qu'il lutte contre la pub. Et aller contre la pub c’est aller contre la consommation, c’est aller contre le modèle d’État, c’est aller contre le bien commun, c’est passer pour un clodo et un con de dé-consommateur. Or je ne suis pas contre la consommation, je suis contre le fait que l’on nous prive d’alternative et de liberté.

En reniant sur la créativité qui animait la pub « d'avant », la publicité assume maintenant parfaite de faire de la propagande pour une idéologie dont elle ignore elle-même la présence. Et aujourd’hui défilent dans nos téléviseurs les spots de pub comme de mauvais films de propagande dont personne n’est dupe mais que personne n’évite. On se laisse faire, dociles et débiles et jamais les moutons de Panurges n’ont été si consentants à leur asservissement. Et peut-être que ma plus grande révolte devant la publicité c’est qu’il est si simple de lutter ; éteindre la télé, zapper, ne pas acheter, etc. Le monde est tellement cynique et absurde et surtout dirigé par la dictature de la rentabilité que si nous cessions d’être réceptifs aux formats pub alors les publicités disparaîtraient d’elles-mêmes presque instantanément.

Et c’est de là oui, que vient ma plus grosse colère, ma rage et mon désenchantement. La publicité est le révélateur de notre soumission et de notre docilité crasse. Nous vivons sous le joug d’une dictature que nous pourrions éteindre d’un commun accord en appuyant sur le bouton de la télécommande. Et si la publicité et les valeurs contemporaines qu’elle véhicule continuent de régner sur le continent de notre société c’est simplement parce que la société est faite de cons. C’est ce qui me rend le plus amer et qui me pousse réellement à éprouver des envies de meurtre devant certaines pubs. Ces pulsions sont très courtes parce que ma morale reprend vite le dessus, mais si la pub à raison alors les rues sont pleines de cons consternants et condescendant à leur propre inanité et durant un bref instant mon esprit reptilien me dit que leur perte ne serait pas grande pour la société et l’espoir d’une société meilleure.

Qu’elle est devenue triste cette publicité qui n’a plus à faire d’effort pour convaincre, qu’elle est devenue pauvre cette publicité qui n’a plus qu’à traire les cerveaux exsangues d’une populace médiocre …

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