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Publié le 11 Février 2015

Voilà 2057 jours quasi consécutifs que j’écris au moins un article

Par jour

Pour mon blog

Pour être fidèle à ma névrose et l’idée conne d’écrire chaque jour

Alors aujourd’hui je suis bien placé pour le dire

Pour envoyer chier l’inspiration, la page blanche et toutes les muses qui vont avec

Et ce n’est qu’à ce titre, qu’à cette distance dyslexique que j’entretiens avec les mots

Que j’espère pouvoir approcher la prétention de l’écriture

La posture du premier jet valorisée comme la première urine du matin

C’est pour les cancres et les fauteurs de troubles

                 - bien que foutre le trouble et une tendre ambition -

On écrit avec du sang dans les veines et la rudesse du réel

Comme on va au travail, comme on se colle au turbin

On écrit avec cela, avec l’écriture, avec les mots et le dédain de tout le reste

On se pose et on écrit - aussi simple que cela -

On y revient, on recommence, on entre dedans comme dans le con étroit d’une fille ou d’une religion

Le seul talent de l’écrivain c’est son sens de l’abnégation

Tout le reste c’est pour de faux, pour plaire aux filles et impressionner les garçons

C’est pour faire tourner les moulins et voler les cerveaux lents

L’écrivain se révèle à la page quand il s’y colle sans inspiration

Sans envie, sans fulgurance avec juste son sens du devoir

Et celui de la ligne, de gauche à droite pour nous autres d’occident

2057 jours qu’au moins un article par jour et je ne compte pas le reste

L’écriture dans la durée pour construire la denrée du roman

Ici je parle juste de ma névrose, de l’exercice insensé que je me suis imposé un jour de Juin

Et que je sais insensé parce que je n’en sais pas la fin

Depuis 2057 jours je tiens ce blog

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Publié dans #poésie, #Prose, #Ponctuation, #Je est un Blog, #écrire, #Pictogranimation

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Publié le 23 Janvier 2015

2037 des mots

 

écran noir

 

noir sur noir, écriture sur fond noir

 

la page blanche est un mythe

 

l’écriture n’est que noire, comme le suggère le souvenir évasif d’une enfance et d’un tableau noir où l’écriture est une craie blanche

 

2037 mots et des signes en plus, en excès, écriture en exergue

 

souvenirs négroïdes à l’encre des pamphlétaires de comptoir

 

rédaction à grands litres de rhum brun et un élan anti diplomatique

 

sur un ligne coloniale, le cul sur une termitière et la plume dans le cul

 

un grand chapeau et un drapeau en berne

 

je suis mon pasteur, je suis mon ombre, je suis mon noir

 

la quatrième de couverture ne dira rien de moi

 

ni de l’autre, je suis mon nègre, porteur de prose comme d’autres engagent des portes flingues

 

moi et mon autre, la part d’ombre et le puis au fond du jardin dans lequel on épuise la nappe frénétique de ses idées

 

2037 fois le jour fini et un million au moins de merde sous mes doigts

de l’encre médiocre

 

anxiogène dans les veines et le sens de la frappe

 

Cette page majuscule est un sac de sable et je constitue ici une digue qui ne sait pas de quels

côtés il faut contraindre les fluides à rester dans leurs places

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Publié dans #Je est un Blog, #poésie, #Prose, #Ponctuation

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Publié le 26 Décembre 2014

Te rappelles tu quand toi et moi on s’adonnait à l’écriture sans y penser ?

Sans se demander s’il fallait poser une rime ou faire du style,

C’était le temps de l’insouciance, une grande période de rébellion volatile.

On faisait cela parce que l’on voulait séduire poulettes et pucelles en espérant les baiser.

C’était le bon temps, on avait la prose facile,  

Et par chance les filles aussi l’étaient.

Nous, on avait le beau rôle,

Et si on se faisait poète, c’est parce que médecin c’était trop long.

Maintenant nous sommes, grands, et le sexe c’est devenu du deal.

On paie des filles depuis des lustres déniaisées,

Que l’on baise en endossant le rôle facile d’ange sans auréole.

La poésie pour nous c’est une posture de con,

On fait des rimes en mécanique,

On pose les mots et on dépose les armes.

Ce soir encore toi et moi on nique,

Des filles sans culotte et sans âme.

Et à chaque fois que l’on écorche la poésie d’une rime artificielle

Victor Hugo referme la porte qui nous est réservée au ciel.

A n’en pas douter, bien avant la fin de cette ode aux filles de joie,

Je me fous de perdre une place au paradis si de la mangeoire je suis le roi.

Je reste là.

De guerre lasse.

Je n’en pense pas moins.

Et si tu espères un point,

Suppose que tu peux te le prendre dans la gueule.

Alors pour arrêter cette digression poétique il me faudra une meule.

Oui, ou une scie, enfin un truc pour couper le courant.

2000 jours que je tiens ce blog !!! (et quelques poésies)

Il fallait bien quelques seins pour célébrer les 2000 jours de vie de mon blog avec pas moins d'un article par jour et parfois plusieurs articles par jour. Je suis un stakhanoviste du blog, alors témoignez moi du commentaire ou du RT ou de l'amour ou vos seins nus ou même un like, je prendrais tout avec joie, bonheur et grand plaisir

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Publié dans #recyclage, #poésie, #Pictogranimation, #Ponctuation

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Publié le 3 Décembre 2014

La tête comme un vide, ordure, le bras à vif, nerf et chair et le cul posé, comme le sont les jeunes, posés dans la rue ou bien chez eux ou encore à attendre le bus comme si l’inspiration allait venir à moi en bus ou en moyen motorisé comme les facteurs et les témoins qui prêchent pour Jéhovah et que j’aimais tant parce qu’avec eux il était toujours possible de miser sur l’existence des choses et merci à eux pour les élévations du débat et la mission de sauvetage parce que finalement si ce n’est eux quelles sont les autres personnes qui sincèrement s’inquiètent de notre sort et de notre avenir parce que nous on y va le ventre plein et le bras levé vers l’apocalypse même si certains de nous y vont les yeux fermés par l’indifférence qu’ils témoignent pour l’avenir des choses certainement parce qu’ils savent au fond d’eux qu’aujourd’hui comme en 1977 l’apocalypse est proche et que le monde vit dans un monde destructible sur promesse ou sur programme allons, dieu ou pas, la fin viendra avec la fin du soleil et de l’univers et nous, les athées on se moque des croyances apocalyptiques alors que c’est notre science qui annonce la fin des temps et même sa création, c’est donc ça l’ironie du sort

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Publié dans #Ponctuation, #Réflexion, #Dieu

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Publié le 4 Novembre 2014

Une cascade,

La cascade, le jour

La nuit, la suite.

L’ensuite.

L’enchaînement.

Comme une liste, une litanie, un cycle,

Jour, nuit.

Et les mots,

Des mots, toujours. Encore.

Chaque fois.

Chaque moi, comme autant de soi.

Comme autant de fois que l’on peut se dédoubler.

Se réinventer.

S’inventer.

Inventorier ses mots, comme on surveille un stock,

Séduire son vocabulaire.

Séduire par son vocabulaire, et laisser la ponctuation aux beaux.

L’invention pour les laids, les gros, ceux aux pieds du mur pour se glisser aux pieds des femmes.

Au pluriel.

Toujours les femmes aux pluriels, plus les ailes, plus leurs airs de rien.

Tout un monde.

Quelques mots.

N’a pas peur,

Même pas peur,

Même pas peur d’être lu, vu, su,

Surtout pas peur du jugement,

Ni d’autrui, et la langue épée pourra m’échoir.

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Publié dans #liste, #Prose, #poésie, #Ponctuation

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Publié le 28 Septembre 2014

Au mille, pulsion et une cage - droite et à carreaux - une seule ligne ; une frappe et les points, en l’air comme pour un braquage à main armée des combattants nauséeux et amers comme le sol, le goût du béton et du bitume dans la bouche ; c’est juste de la violence et de la peur, comme pour 1915, le nez en sang sans le goût du sang ; alors que l’on aime tous le goût du sang, du sien, nous sommes tous des chiens sauvages, fous d’eux-mêmes, la queue et la gueule et les crocs qui fulminent à voir mordre dans l’enfer de la foule - des faux airs de millionnaires et la gueule fendue en deux par les coups et la soif et ne croyez pas en rien, j’irai au bout, à la sueur saisissante qui coule sur mes tempes après une saillie, je ne suis pas vieux, je suis de retour, à remonter le temps et le goût chaud des repas dans la nuit, sauvage comme le prisonnier qui s’évade et évapore dans l’indifférence des gens qui dorment les germes d’une vie ancienne - un champion dans les rues comme pour un champion sur la ligne,  dans les lignes, ou entre-elles, comme les lesbiennes d’une orgie clandestines ; et demain les billets dans les poches voleront dans airs et pourtant demain les poings dans les poches l’auteur arpentera les ruelles sombre de son individu, de son être premier, une poignée de riz et du fromage fondu et une fête en secret comme une offrande à une déesse impie que l’on séduit sans y croire mais en pratiquant le rite d’un vaudeville vaudou - je suis le voyou écarlate dans langues éphémères

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Publié dans #Je est un Blog, #voyou écarlate, #egotrip, #punchline, #Ponctuation, #Prose, #pucelle

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Publié le 15 Septembre 2014

Déjà par trois fois, l'orage a repris ses billes, autrement dit l'orage a repris mes mots ; un éclair qui tombe, la foudre frappe et moi sans génie ni sens de l'anticipation, je vois l'écran devenir noir, comme un antisystème qui répondrait au syndrome de la page blanche. Par deux fois et puis une encore, je retrouve mes mots effacés par la panne de courant, par l'absence, l'écran mué en trou noir a tout avalé en lui renvoyant ma prose à un néant fondamental. Je pourrais être honnêtement énervé et véhément si j'avais prosé un texte malin ou même intéressant, mais rassurez-vous il n'en était rien. Et ces coupures de courant confinent ma prose au néant ont fait œuvre de salut public. Réécriture par le vide, par le contre, comme la pluie contre la vitre et le grondement du tonnerre contre les oreilles du chien. Écriture en sécurité et en autonomie, tu ne m'aura pas, plus, support autonome et langue déliée, comme les flots du ciel à la terre, la langue de l'esprit à la page qui deviendra boue, toujours de la boue un jour, et rien d'autre, la prose puis la boue et la ponctuation qui laisse des traces dans la terre meuble.

 

Et sous l’orage qui s’éloigne je boucle le jour 1903 de la vie de ce blog

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Publié dans #Divagations diverses, #écrire, #Ponctuation

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Publié le 6 Septembre 2014

En terre, il serait temps, pour moi, de me, moi, mettre en terre, molle, fraîche et souple, bref, de me mettre au lit, déjà, ou enfin, bref, encore, oui encore bref encore, je sais, mais à quoi bon ne pas se répéter, c’est vrai cela, comme les rats quittent le navire quand le vent tourne, les rats ce sont mes mots, et le navire c’est donc moi, une partie de moi, de mon corps, plutôt en haut, plutôt en beau, la tête, la bouche, les yeux et derrière le crâne et la matière grise, flasque, et la matière rose, à rire, et tout dire de tout cela, surtout à toi, où elle, ou rien, aux cons, car jamais ils sont seuls, toujours par paire minimum, et souvent en troupeau, c’est ce que l’on se dit, quand on est seul, histoire d’être sûr de n’être le con de personne, un gros effort de persuasion pour certains et d’autres sans doutes aussi, un peu moins, un peu moins cons et un peu moins difficile à s’en convaincre, comme on aurai pu espérer que je ne cite pas le jour 1895, qui fait suite à hier et encore et l’autre aussi, et toujours un jour de plus depuis le précédent

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Publié dans #Ponctuation, #virgule, #Je est un Blog

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Publié le 25 Août 2014

Décédée, ou disparue ; je suis en quête d’une esthétique

Rendre beau, juste cela, juste beau

Comme si les mots pouvaient être des pinceaux, des points de couleurs, des marques de pinceaux

Mais c’est faux

Idiot

.

Ce n’est pas plausible

Juste de la prétention, c’est simplement prétendre qu’une chose est là parce que l’on dit, seul, qu’elle est là

Idiot

.

Et pourtant c’est ce que je voudrais, ce soir, d’autres soirs parfois, pouvoir peintre, profiter de la même liberté que celle du peintre

Mais le peintre est libre de ne rien figurer, de mal figurer, de massacrer le réel et de s’affilier à une tendance esthétique

Je suis jaloux, je jalouse et j’essaie, parfois, d’en faire autant

Mais c’est faux

C’est fallacieux

Et c’est idiot

.

Il me suffirait de prendre mes pinceaux et de peintre et j’aurai alors ce que je cherche

Non, un résultat esthétique mais une sensation

Éprouver le plaisir de création, libérer de ses prétentions

Parce qu’à ne pas savoir dessiner ni peintre, ou juste suffisamment dessiner et peindre pour éprouver du plaisir au faire sans avoir dans la production finie

C’est idiot, mais c’est ça

C’est tout moi

C’est toujours cela

.

1883 ème jour d'écritrue

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Publié dans #poésie, #Prose, #ambiyion, #Ponctuation

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Publié le 21 Juin 2014

Un clone sémantique ; esprit libre ; le langage ne va pas de soi ; il manipule ; il devrait être impossible de résumer les textes ; il devrait être interdit d’arracher des citations d’un texte ; nous devrions imposer le terme de mutilation en lieu et place de citation ; nous devrions vouloir cesser d’arracher des résumés à des textes ; la fantaisie n’est probable qu’à la rencontre de porteurs de hasards et là je sous-entends des hommes, enfin surtout des femmes bien que chacun son goût ; j’allasse vivre sans l’expérience des drogues alors laissez-moi me perdre dans les femmes, surtout dans les invisibles ; il y a dans l’air une odeur de propre artificiel, odeur de chiotte récurée, un arrière-goût de fraîcheur. Et après ? ; rien, et après plus rien. ; je regarde la machine molle qui peine à jouir de l’internet, le flux numérique n’afflue plus dans sa queue ironique ; il y a deux petits icônes d’ordinateur bleu nuit qui se regardent sans rien voir, comme deux miroirs ne reflétant l’un l’autre que l’infini vide entre eux ; il n’y a pas d’arts majuscule dans les petites pages de l’internet ; pas d’art majuscule qui puisse gonfler la dignité d’internet ce qui nous rend, nous autres utilisateurs, condamné à ne pas être des artistes ; merde.

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Publié dans #poésie, #Prose, #liste, #Ponctuation, #Divagations diverses

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