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Publié le 4 Avril 2017

Feuilleter La Redoute en souvenir de son érotisme perdu

«Tu te souviens du temps où La Redoute était le temple de ta masturbation ?»

Monsieur Ray

Feuilleter La Redoute en souvenir de son érotisme perdu

«Tu aurais fais ton bonheur de visage comme ça.»

Monsieur Ray

Feuilleter La Redoute en souvenir de son érotisme perdu

«Tu aurais joui pour un visage comme elle.»

Monsieur Ray

Feuilleter La Redoute en souvenir de son érotisme perdu

«Ce geste de dévoilement aurait hanté tes nuits imaginant voir sous sa robe une petite culotte.»

Monsieur Ray

Feuilleter La Redoute en souvenir de son érotisme perdu

«Mais ton Graal était là. Plus bas vers entrejambe.»

Monsieur Ray

Feuilleter La Redoute en souvenir de son érotisme perdu

«Puissance érotique du bikini et des mots«culotte» et «soutien-gorge».»

Monsieur Ray

Feuilleter La Redoute en souvenir de son érotisme perdu

«Par delà le Graal il y avait le paradis de la femme en sous-vêtements.Une femme enfant pourtant objet de désir.»

Monsieur Ray

Feuilleter La Redoute en souvenir de son érotisme perdu

«Toute la pornographie moderne trouvée sur internet souligne l'érotisme élégant presque juvénile de ces femmes là.»

Monsieur Ray

Feuilleter La Redoute en souvenir de son érotisme perdu

«C'est mon souvenir qui remonte presque à l'enfance qui donne à cet ensemble Playtex un sens juvénile. J'ai la nostalgie interlope.»

Monsieur Ray

Feuilleter La Redoute en souvenir de son érotisme perdu

«J'ai eu joui pour chacune d'elles comme si elle avait était mon amante ou ma petite amie.»

Monsieur Ray

Feuilleter La Redoute en souvenir de son érotisme perdu

«C'est ainsi que j'ai appris le corps des femmes, le goût de l'image et le sens du voyeurisme qui cherche le «vrai» au delà du papier glacé.»

Monsieur Ray

Feuilleter La Redoute en souvenir de son érotisme perdu

«J'ai fondé mon lexique érotique dans ce genre de pages. Je suis old school.»

Monsieur Ray

Feuilleter La Redoute en souvenir de son érotisme perdu

«Il fallait réinventer le réel en jouissant de ces femmes offertes à mes désirs nouveaux.»

Monsieur Ray

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #érotisme, #Pictogranimation, #nostalgie, #Je est un autre, #Art, #Concept

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Publié le 5 Janvier 2017

Peut-on faire entre dix ans d’amitié dans un seul et même album photo. Dans l’absolu la réponse est évidente, c’est moi. Mais en dix ans et quelques soirées j’ai cumulé 16500 photos, une somme, une dose, une quantité non négligeable. Je suis un garçon de rituel et pour symboliser l’existence des dix ans d’amitiés avec ses moments denses et riches et ses moments plus distants je voudrais parvenir à réunir ce morceau de mon histoire. Mais faire entrer 16500 photos en 144 pages ce n’est pas possible. Je dois donc effectuer un impossible tri, une réduction improbable à quelques centaines d’images ; passer de 16000 images à 500 photos c’est ne conserver que 3% de ces souvenirs.

Voilà mon défi, faire le tri dans mes souvenirs pour n’en garder que les trois meilleurs pourcents.

C’est difficile de faire cela, se replonger dans ce passer, c’est doux, troublant, violent, c’est de la nostalgie et de la narration parce que trier, choisir, c’est raconter une histoire, faire un montage qui découpe et recolle en puisant dans les 3% qui vont rester.

Que restera t il de nous ? Que restera t il d’eux ?

3% d’histoire et 97% d’hors champ en parvenant à réunir les 3% qui seront capables de raconter les 97 autres pourcents.

Aujourd’hui j’ai déjà trié 4000 photos, mais j’en ai encore gardé 700.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Pictogranimation, #Nostalgie

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Publié le 3 Juin 2015

Je ne pensais pas pouvoir un jour retrouver et revoir Martina Hingis jouer sur un terrain de tennis. C’est inespéré et rien que pour cela je pourrais pardonner à France Télévision sa modeste diffusion du tournoi sur la télé, mais en offrant à l’internaute le moyen de voir les matchs qu’il désir. Et moi je désir voir, revoir, jouer Martina Hingis. Hingis c’est mon amour de jeunesse, mon premier coup de foudre sportif, érotique, émotionnel et narratif. Ce n’était pas la première championne à être imbue d’elle-même, chieuse, prétentieuse et émotionnellement expressive sur le terrain. Ce n’était pas la première adolescente à briller au sommet de son art ni à créer de la narration sur le terrain et autour d’elle. Mais c’est la première que j’aime aimer, et comme je suis un homme fidèle à ses émotions originelles c’est celle que j’aime toujours même si ça ne m’a pas empêcher d’aimer d’autre chieuse. Je ne sais pas pourquoi j’éprouve cette tendresse érotique pour ces sportives qui dans l’effort on cette impudeur de la prétention, cette impudeur émotionnelle à sortir d’elles-mêmes et de distribuer cette énergie hors d’elles. Quand je revois cette image, je ressens au fond de moi tout ce que j’aimais déjà sans bien parvenir à l’identifier en moi. Le regard, la prétention et l’égo qui se mêlent à l’impudeur et à la fragilité, l’impudeur d’exprimer cette audace et cette fragilité en même temps.

Martina Hingis 1999

Martina Hingis 1999

Ce cocktail-là à la fois si subtil et si vulgaire qui fait d’une sportive une idole intime à mes yeux et que j’ai retrouvé quelques années plus tard à Osaka dans le regard et le visage de la perchiste Silke Spiegelburg. Tout cela pour dire que je suis heureux, sincèrement heureux même si c’est superficiel, de revoir Martina Hingis, plus de 15 ans après sa finale perdue, disputer une quart de final. J’ai tendance dans ce moment-là à croire que les sportifs, même s’ils ont tous les défauts du monde, sont des personnages sincères, je veux dire qu’ils aiment sincèrement leur rôle, leur personnage. C’est peut-être pour cela que je me sens - parfois - en phase avec eux. A 34 ans il y a moins de morve chez Martina Hingis, plus de sourires, peut-être plus de plaisir à jouer aussi ; le sien et le mien et le tennis aussi je suis sûr est heureux de voir cela.

Martina Hingis 2015

Martina Hingis 2015

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Sport, #Je est un Blog, #nostalgie, #érotisme

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Publié le 21 Avril 2015

Il y a quelque part un monde primordial.

Quelques pages de magazine qui un jour m’ont dévoilé l’impromptue existence de ce monde imaginaire. Une évocation, presque une nouvelle, trois pages, trois fois rien et pourtant si j’en parle comme d’un monde primordial c’est que dans ces quelques lignes j’ai perçus et découverts l’essence d’une pulsion. J’ai vu, lu, perçus un monde qui 20 ans après me marque toujours, encore. Une empreinte de science-fiction folle, datée, débridée, hybridée, délirante et précise comme un monde plausible. C’était surtout d’une liberté folle, un vent qui m’a parlé, nuée radioactive qui a certainement déclenché une mutation en moi.

Vingt ans après j’y repense, j’en reparle et par miracle j’ai gardé ce magazine et parfois je m’y replonge comme l’homme rassure sa foi en caressant ses reliques.

Il y a un monde primordial qui m’échappera toujours parce qu’il est en anglais, anglophone, jamais traduit ; c’est peut-être cette barrière entre ce noyau primordial et mon inaccessible esprit qui a attisé mon attention. Peut-être pas.

Mais de ce fossé entre ce monde primordial est moi et sûrement né un désir. La seule possibilité d’épouser ce monde est donc de le réécrire, de me le réécrire, d’en réécrire un comme moi, comme je le désir, comme je le fantasme. Je cours sûrement depuis 20 ans après ce monde qui n’existe que dans mes fantasmes. C’est peut-être ça oui qui a conduit mon esprit à prendre le courage d’écrire.

D’abord en se mentant à lui-même et ensuite à acceptant de reconnaître le manque de son monde primordial et la nécessité de se l’écrire pour soi - ensuite peut-être pour les autres. 

Il y a un monde primordialIl y a un monde primordialIl y a un monde primordial

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog, #jeux de rôle, #jdr, #SF, #mélancolie, #nostalgie, #Pictogranimation

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Publié le 7 Mai 2014

J’ai un rapport avec la publicité assez particulier dans le sens où plus jeune j'étais totalement fasciné par la publicité, surtout celles qui sont dans ma télévision. Je n’en manquais aucune, je détestais que l’on zappe pendant les pubs et je passais des heures à enregistrer en VHS avec le magnétoscope de mes parents mes publicités favorites. Certaines d’entre-elles me donnaient même de grandes émotions,  en particulier celle-ci, qui pendant 4 ans ne passait que pendant la période de noël. Elle était donc rare et d'autant plus précieuse.

J'éprouve toujours une vraie émotion quand je regarde cette pub, surtout maintenant qu'elle est ancré dans ma mythologie personnelle

C’était une époque où je ne manquais aucun magazine de Culture Pub sur M6 et où j'allais régulièrement à La nuit des publivores manger de la pub pendant des heures. Bref j'étais accros à la publicité. Mais pas comme un consommateur. J'étais jeune et que j'avais besoin de me rattacher à ce qui me semblait être une contre-culture : la publicité.

J'ai la sensation qu'à cette époque, les années 90, début 2000 peut-être encore, la publicité était un lieu d'expérimentations et de transformations culturelles. C’était un temps où l’on pouvait affirmer qu’il se passait quelque chose au sein de la publicité et que cette chose pouvait, plus tard, se retrouver dans le reste de la société. Même si je n'avais pas les mots pour le penser c'était pour moi comme si la pub était l'avant-garde d'une culture en mutation qui plus tard se transformait en culture mainstream. Je crois que l'exemple le plus flagrant c'est la fameuse époque porno chic, époque publicité Benetton, qui choquait outrancièrement les gens avant que petit à petit l'imagerie porno chic entre dans les mœurs ; aujourd'hui qui pour s'émouvoir d'une gamine qui joue les lolitas dévergondées pour vendre des yaourts ou des robes ?

Quand on pense la pub comme un lieu de création et de mutation culturelle, il ne faut pas oublier que plusieurs réalisateurs qui deviendront tendance dans le début des années 2000 auront fait leurs armes dans la pub où les formats étaient plus libres.

Malheureusement, comme le dit une publicité actuelle " mais ça c'était avant" ...

Aujourd'hui je suis un désenchanté de la publicité, je suis devenu un anti-pub, et certaines de ces publicités pourraient me pousser au meurtre - Souvenez-vous de cet article de janvier 2013 … -.

Je me demande si cette amertume est venue parce que la publicité à changée ou si c’est moi qui ai changé. Je n'arrive pas à me décider. D'un côté la publicité me semble avoir perdu toute ambition créative formelle. Et plus qu'avant, j'ai la sensation que la publicité nous prend pour des cons. Mais c'est peut-être juste moi qui ai vieilli et qui maintenant décrypte mieux les armes de destruction massive de conscience et de libre qu’arbitre la pub. À moins qu'elle ne soit moins discrète qu'avant ...

Quoi qu'il en soit, aujourd'hui, je suis dans un constat critique dévastateur vis-à-vis de la publicité et dans une profonde amertume quand je suis face à elle. Je rêve qu’une personne parvienne à créer un logiciel pour bloquer la pub, pas sur internet où c'est déjà utile même si ce n'est pas efficace à 100 %, mais pour nos télévisions. À une époque où la crise est la crise, les gouvernements de tous les bords n'ont qu'un mot à la bouche, relancer la consommation - ce qui fait trois mots certes - et relancer la consommation est devenue une obsession, comme si cette foutue consommation, surconsommation pour être honnête, était devenu la seule idéologie que l'humanité puisse suivre. Nous vivons en dictature de la consommation dans cette dictature la publicité, c'est le bras armé, une sorte de Stasi qui nous traque pour que l'on consomme. C'est peut-être pour cela que le libertaire s’est réveillé en moi et qu'il lutte contre la pub. Et aller contre la pub c’est aller contre la consommation, c’est aller contre le modèle d’État, c’est aller contre le bien commun, c’est passer pour un clodo et un con de dé-consommateur. Or je ne suis pas contre la consommation, je suis contre le fait que l’on nous prive d’alternative et de liberté.

En reniant sur la créativité qui animait la pub « d'avant », la publicité assume maintenant parfaite de faire de la propagande pour une idéologie dont elle ignore elle-même la présence. Et aujourd’hui défilent dans nos téléviseurs les spots de pub comme de mauvais films de propagande dont personne n’est dupe mais que personne n’évite. On se laisse faire, dociles et débiles et jamais les moutons de Panurges n’ont été si consentants à leur asservissement. Et peut-être que ma plus grande révolte devant la publicité c’est qu’il est si simple de lutter ; éteindre la télé, zapper, ne pas acheter, etc. Le monde est tellement cynique et absurde et surtout dirigé par la dictature de la rentabilité que si nous cessions d’être réceptifs aux formats pub alors les publicités disparaîtraient d’elles-mêmes presque instantanément.

Et c’est de là oui, que vient ma plus grosse colère, ma rage et mon désenchantement. La publicité est le révélateur de notre soumission et de notre docilité crasse. Nous vivons sous le joug d’une dictature que nous pourrions éteindre d’un commun accord en appuyant sur le bouton de la télécommande. Et si la publicité et les valeurs contemporaines qu’elle véhicule continuent de régner sur le continent de notre société c’est simplement parce que la société est faite de cons. C’est ce qui me rend le plus amer et qui me pousse réellement à éprouver des envies de meurtre devant certaines pubs. Ces pulsions sont très courtes parce que ma morale reprend vite le dessus, mais si la pub à raison alors les rues sont pleines de cons consternants et condescendant à leur propre inanité et durant un bref instant mon esprit reptilien me dit que leur perte ne serait pas grande pour la société et l’espoir d’une société meilleure.

Qu’elle est devenue triste cette publicité qui n’a plus à faire d’effort pour convaincre, qu’elle est devenue pauvre cette publicité qui n’a plus qu’à traire les cerveaux exsangues d’une populace médiocre …

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