Articles avec #erotisme tag

Publié le 5 Octobre 2016

L’adolescence est le temps des passions, des émois et de la matière grise si ductile que toutes les émotions perçues, vécues et ressenties peuvent y laisser une trace indélébile et délicieuse dans laquelle coule le ruisseau de la nostalgie, celui là même qui arrose souvent les graines de la passion. Outre une passion relative pour singer l’emphase romantique en me moquant de moi, mon adolescence a été le lieu nécessaire et évidant de mes premiers émois érotiques ; ceux qui précèdent ou accompagnent les premières pulsions pornographiques. Comme beaucoup d’homme de ma génération je crois, je trouvais les premières femmes érotiques sur le papier glacé et palpable des catalogue de vente par correspondance. Ne vous moquez pas, je vous parle d’un temps d’avant internet, et ne vous y trompez pas, les catalogues étaient déjà en couleur, comme la télévision. Et un jour que je cherchais dans le grenier des magazines à découper pour faire du collage je suis tombé par chance et par hasard sur quelques numéros perdus dans le grenier du magazine photo Photo. Photo est un magazine qui traite de la photographie sous tous ces aspects, reportages, créations, technique, mode, mais aussi (et surtout) le nu artistique dont il orne la plus part de ces couvertures. C’était ainsi la première fois que j’étais confronté à des images de femmes ouvertement érotiques – autant les femmes que les images – et cela a été une révélation. Je ne peux pas dire qu’elle âge j’avais mais nous étions au début des années 90 ou à la fin des années 80. L’imagerie était léchée, les photos artistiques et les femmes avaient les seins nus, et parfois plus.

C’est là une forme d’érotisme qui m’a beaucoup marqué, pas tant l’imagerie des années 90 mais le support photo et je suppose que c’est un peu pour cette raison qu’ensuite j’ai toujours été plus sensible à la pornographie et à l’érotisme sur papier que celui en vidéo, et je me dis que ceux qui consomment plus de vidéo pornographique que de photos sont sûrement ceux qui ont rencontré ce genre d’abord en image mobile.

Et tout ceci clos mon impudique introduction qui m’amène à deux ouvrages chinés en vide-grenier le même week-end de septembre. Je vais commencer par vous parler de La photographie et le charme féminin, un livre de la collection L’univers de la photographie édité en 1984 aux éditions Christophe Colomb. Comme son titre l’indique avec une formule assez alambiquée je trouve, c’est un livre sur la photographie et sur le Charme féminin comme genre photographique. On y trouve donc des images de charme évidement et c’est bien là la raison de mon achat, mais aussi beaucoup de textes, de conseils et de réflexions technique pour réussir ses photos de charmes ; éclaires, matériels, maquillages, poses, décors, modèles, etc. l’ouvrage cherche à être objectif, riche et bien documenté et même si certaines remarques prêtes à sourire parce qu’elles reflètent avant tout l’esprit de l’époque j’avoue que le livre atteint son objectif de rendre accessible la photographie et le charme féminin. Bien sûr je ne suis pas dupe et je ne doute pas une seconde que ce genre d’ouvrages étaient avant tout des prétextes à publier des photos de charmes, des femmes nues, des seins, des fesses, des demoiselles en sous vêtement et des poses lascives toujours éclairer par une justification technique. Outre le plaisir sensuel de retrouver le charme érotique de cette imagerie un peu datée, un peu désuète qui est à la source de ma construction érotique, La photographie et le charme féminin propose des chapitres plutôt très intéressant sur quelques grands noms de la photographie de charme de l’époque, enfin de la photographie de mode et de publicité parce que c’était déjà elle la principale matrice de la photo de charme. On retrouve ainsi le romantisme de David Hamilton qui passe énormément de temps en Scandinavie, recherchant dans les campagnes ce qu’il considère comme le modèle parfait : élancé, les cheveux longs, le teint clair, la silhouette encore inachevée mais aussi des photographes comme Robert Farber, John Swannell  ou encore Irina Ionesco. Ces pages qui nous font entrer dans le style de tel ou tel photographe sont vraiment les plus intéressantes. Et ce livre là je l’ai quand même payé la somme de 2 euros, pour un ouvrage vraiment en parfait état.

La photographe et le charme féminin exprime cet érotisme un peu désuet qui s'attache à l'esthétique des années 80

La photographe et le charme féminin exprime cet érotisme un peu désuet qui s'attache à l'esthétique des années 80

Pour faire entrer ces quatre ouvrages dans la bilbiothèque chinée j'aurai déboursé 7 euros ce qui monte la somme totale dépensée à 68,5 euros.

Pour faire entrer ces quatre ouvrages dans la bilbiothèque chinée j'aurai déboursé 7 euros ce qui monte la somme totale dépensée à 68,5 euros.

Durant le même week-end mais pas sur le même vide-grenier je tombe sur un ouvrage de photo lui aussi proposant de nous enseigner L’art de photographier la femme. Hasard du calendrier ce livre date lui aussi de 1984, édité aux éditions Seitec dans la collection Top Prestige. Bon si on regarde la couverture on cherche encore le prestige derrière cette imagerie tellement ancrée et datée dans les années 80 avec sa blonde peroxydée à la choucroute surexposée qui prend une pose non naturelle dans un parfait justaucorps rose fluo. Au regard de cet ouvrage La photographie et le charme féminin apparaît comme un beau livre, élégant et richement constitué. Ici avec L’art de photographier la femme nous entrons dans un univers plus tape à l’œil avec un érotisme plus marqué par son époque et un visuel très agressif. On retrouve globalement la même forme que dans le précédant ouvrage avec des chapitres qui abordent tous les thèmes de la photographie du modèle au matériel, avec toujours des images et du texte. Mais ici le texte est plus succins, les conseils plus laconiques ce qui je vous laisse deviner donne plus de place aux photographies. C’est curieux parce que les deux ouvrages dates de la même année et pourtant le second est bien plus désuet, souvent drôle par l’anachronisme inverse de ces conseils ; enfin ça reste aussi amusant que sujet de curiosité que de regarder les conseils sur les filtres et les gélatines pour composer des images aux couleurs exotiques à l’heure des applications et des filtres instagram et il est difficile de ne pas se moquer lorsque l’on voit les images réaliser avec le light painting. La même chose avec le chapitre sur la photographie érotique qui rappelle quelque chose qui est toujours vrai d’ailleurs ; il est important de garder à l’esprit que la photographie érotique ne doit en aucun cas faire preuve de mauvais goût. C’est drôle parce que si le conseil est toujours vrai, la notion de bon et mauvais goût à quelque peu évoluer en trente ans. Quoi qu’il en soit, j’ai payé ce livre 1 euro et je suis très content de le ranger dans ma bibliothèque parce qu’il exhale un parfum d’érotisme désuet qui caresse ma nostalgie.

Sans vraiment de rapport je passe à un autre livre d’images, Les stars du basket américain à qui l’on a prêté la signature de George Eddy. Un rapport entre des livres de photos de charme et ce livre sur le basket américain il y en a un, c’est que j’ai rencontré les deux univers à la même époque, en plein de mon adolescence. Le basket show time des états unis je l’ai rencontré grâce à la Dream Team des jeux olympiques de 1992 et cet ouvrage date de 1993. Aujourd’hui encore j’aime la photo de charme et la NBA ; preuve s’il en fallait une que ma matière grise ductile d’adolescent c’est laissée empreinter par ces deux univers. Les stars du basket américain est un grand livre par son format, avec beaucoup de jolies photos de basket et des textes de George Eddy commentateur et ambassadeur emblématique du basket et de la NBA en France. L’ouvrage se divise en chapitres traitant de la Dream Team, de Michael Jodran et des Bulls, des Lakers, des Celtics, des universitaires et des smasheurs en NBA, bref c’est une bonne façon de parfaire ma culture basket et de profiter encore et toujours de photos à qui le format du livre rend un bel hommage. En plus si la couverture porte les traces de l’usure du temps, les pages sont en parfait état. Ce livre va rejoindre dans la bibliothèque chinée un autre livre chiné autour de ce sport, Les nouvelles stars du basket américain.

Dream Team et smasheurs fous pour quelques pages d'histoire de la NBA

Dream Team et smasheurs fous pour quelques pages d'histoire de la NBA

Pour terminer cette chronique des livres d’images et de photos que j’ai pu chiner en vide-grenier ces derniers temps voici Notre siècle en images aux éditions Solar. Lorsque j’ai vu la couverture de cet ouvrage avec une photo de Robert Capa sur la guerre d’Espagne, mais aussi Marylin, Eisenstein et un cosmonaute j’ai supposé tenir entre les mains un classique livre d’images contenant toutes sortes de photographies emblématiques de notre siècle, ce qui semblait logique vu le titre du livre. En réalité il s’agit plutôt d’un livre d’histoire qui offre un large panorama d’événements et de personnalités qui ont marqués l’histoire du XXe siècle. Et pour chaque étape de ce livre qui déroule l’histoire de notre monde de 1900 à 1998 on trouve une photographie, souvent choque, photo de reportage puissante et parfois rare. C’est une bonne surprise que d’avoir acheté cet ouvrage pour le projet chiner sa bibliothèque et découvrir ensuite qu’au lieu d’un livre photo classique avec des images vues et souvent revues, il s’agit d’un livre de photographies historiques qui cartographie sans complaisance les guerres, les drames et les personnalités qui ont marqué ce siècle là. Et au milieu de ces images de conflits, d’exécutions sommaires, de destructions et autres tragédies il est curieux de voir quelques images plus légères d’icônes ou d’égéries des décennies passées ainsi que l’épique de France victorieuse de la coupe du monde 98 qui clôture ce livre. C’est un ouvrage chiné pour 3 euros qui entre fièrement dans la bibliothèque elle-même chinée. Outre le fait que j’aime la photographie et en particulière la photographie de reportage, je trouve qu’il est important de ce confronter à ces images d’une part pour la valeur historique mais aussi pour continuer de forger son regard et d’affiner sa compréhension des images.

Heureux celui a qui écrit cet article, chroniqué l’entrée de quatre ouvrage dans la bibliothèque chinée et qui va donc pouvoir les retirer de la zone des objets en transite pour les ranger physiquement dans la bibliothèque où je pourrais les consulter à loisir.

Et comme toujours n'oublions pas de cliquer sur les images pour les grandir un peu

Et comme toujours n'oublions pas de cliquer sur les images pour les grandir un peu

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Publié le 2 Septembre 2016

Voilà dix jours que madame tout le monde est en voyage d’agrément avec son mari, le bien nommé monsieur tout le monde. Dans le grand lit propre est frais du lit de l’hôtel ils dorment tous les deux. Enfin non, madame tout le monde ne dort pas. Dans le lit elle tourne et se retourne impatiente du sommeil qui la fuit. Du coin de l’œil elle regarde son mari dont la respiration profonde témoigne du sommeil. Depuis combien de temps monsieur tout le monde n’a pas touché madame tout le monde comme un objet sexuel ? Elle ne compte vraiment, mais à la louche elle sait que ça doit faire un mois que son mari n’a pas exprimé sa libido. Elle s’en accommode plutôt bien parce que depuis le temps le corps usé de son mari ne l’excite plus tant que cela ; pourtant la sexualité ça lui parle toujours à elle. Alors dans ce grand lit qui pourrait être parfait lupanar pour couple régulier en vacances elle soupir. Son corps est toujours fort de son excitation frustrée.

Monsieur tout le monde dort, c’est définitif, et madame tout le monde prend son téléphone avec lequel elle envoie un message relatant sa misère sexuelle de l’instant. De l’autre côté de l’écran, même au milieu de la nuit, son jeune amant lui répond. Il fait mieux, après quelques mots il lui envoie une photo de son pénis, un sexe raide et fier qu’il lui offre en vision. Madame tout le monde est comme tout le monde, elle aime voir l’effet du désir qu’elle s’imagine inspirer. Son jeune amant n’est pas en reste, alors que monsieur tout le monde dort juste à côté madame tout le monde reçoit les photos de la verge érectile de son jeune ami virtuel, et se délectant des réactions que cela provoque dans son propre corps, elle lui écrit toute l’excitation qu’elle connait.

Madame tout le monde ne veut pas grand-chose de plus, mais sans cela elle pourrait mourir.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #érotisme, #Divagations diverses

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Publié le 20 Août 2016

Inexorablement nous approchons du dernier acte de ce barnum olympique. Et si depuis déjà quelques jours je lutte pour refouler les vagues de mélancolies liées aux manques qui vat se lover en moi une fois la flamme éteinte, je me dis que je ne peux pas tourner cette page sans écrire sur l’érotisme inhérent à l’exhalation des corps, écrire sur l’érotisme qui innerve chaque épreuves en toute discrétion. J’ai glosé la dramaturgie du sport puis j’ai glosé l’esthétique du sport, pour clôturer le triptyque de mes passions je vais gloser les corps, le masculin et le féminin qui transpirent et me transportent de l’émotion à la pulsion, de l’esprit au corps et je parle ici du mien.

Les jeux olympiques c’est  deux semaines durant lesquelles des hommes et des femmes vont affronter les performances de leurs corps drapés dans des tenues réduites à une pudeur qui vise à n’entraver aucun mouvement ; lorsque que l’on formule les jeux sous cet angle alors on comprend que ce sport est aussi une joute érotique. Rien n’est affirmé dans ce sens, et rien n’est fait dans ce sens, ce qui compte c’est la performance et le résultat olympique. Mais paradoxalement, pour moi la volonté de ne pas chercher à sexualiser l’effort et le sport est déjà un point important sur lequel une forme d’érotisme doit s’appuyer. En effet je considère l’érotisme qu’à partir du moment où il émerge là où l’on ne l’attend pas. Et c’est bien le cas ici ; il se passe quelque chose, des corps se dévoilent là où l’on attend d’eux un résultat sportif.  

Il est question du corps, mais je voudrais qu’il soit clair qu’il n’est pas question ici de limiter l’érotisme à l’esthétique dénudé des corps. Lorsque je dis que les corps se dévoilent je veux dire qu’ils dévoilent leurs présence, ils se révèlent aux spectateurs parce qu’ils s’expriment par le biais d’eux-mêmes. Qu’importe le sport, qu’importe la tenue, lorsqu’une épreuve débute il s’agit d’une femme, ou d’un homme, qui vient sur le devant de la scène par le biais de l’expression de son corps. Hors du cadre de la compétition sportive, les corps sont les véhicules d’enjeux sociaux et s’ils entrent nécessairement dans les rapports humains ils n’y entrent presque jamais seulement par et pour eux-mêmes. Ici les corps s’expriment pour eux-mêmes et les individus existent à travers eux ; il n’est pourtant pas question d’objectiser les individus en les réduisant à un corps beautés, il est question ici d’exprimer la capacité transcendantale d’un corps. Cette présence parfois fulgurante où le corps s’exprime en repoussant ses limites est porteuse d’un érotisme qui me parle. Ce sont des corps qui parlent de leurs vérités et de leurs réalités physiologiques. Les individus ne sont pas là pour se mettre en valeur, les corps suent, les muscles bandent, les gens souffrent, se consument en se contraignent dans un geste puis ils exultent. Les corps vivent dans une violence brutale, dans l’expression d’eux-mêmes. C’est dans un premier temps une expression asexuée qui affirme sa présence mais lorsque je suis confronté à la présence irrémédiable du corps je suis submergé d’un ressenti érotique.

Le corps qui exulte, le corps contraint, le corps expression de sa présence, ce corps là est le corps de la sexualité. Ce que je veux dire c’est qu’en dehors de la compétition sportive, ce corps là l’individu ne le côtoie que dans sa sexualité. Contrainte, effort, exultation pour viser à une forme de transcendance ; du lit de la sexualité à la piste de l’athlète il n’y a qu’un pas que mon esprit fantasmatique franchi mille fois.  

Mon érotisme étant à multiple facette je dois bien avouer que la présence des corps féminins me renverse par la beauté sculpturale de ces femmes. Ce que j’aime durant les jeux olympiques c’est que la beauté des corps féminin, et celle des corps masculins, exprime ici mieux qu’ailleurs sa profonde diversité. À chaque sport ses corps, à chaque types de corps ses morphotypes et leurs expressions. Tous ces corps dans leurs diversités caricaturales campent tous un érotisme certain. Faut-il y voir une orgie ou une leçon ? Je ne sais pas car je me contenter d’aimer ici la sensation de redécouvrir que l’érotisme ne tient pas à une forme figée ni à un canon préétabli ; et si c’est un lieu commun de le rappeler c’est un lieu commun qui s’oppose à d’autres préjugés. Pourquoi je les trouve belles et en quoi cette beauté m’est érotique ? D’épreuves en épreuve j’assiste au ballet des corps de femmes, du lancé de marteau au 100 mètres, de la natation à l’haltérophilie, de l’escrime à la gym dans chaque épreuve je découvre des corps qui me parlent la langue de l’érotisme. Car ce que je vois ce sont des femmes qui semblent être à l’aise avec leur corps. En tout cas des femmes qui savent évoluer avec leur corps dans une relation d’intense réciprocité. Dans la vie plus quotidienne on croise régulièrement des femmes qui semblent être en conflit avec leurs corps et ce malaise, cette relation contrariée, est un frein à mon érotisme. Alors quand à l’inverse je découvre des femmes qui ont su faire de leurs corps un outil de travail devenu une machine de précision et que je vois qu’elles ont trouvé la voie pour travailler en relation avec lui, je me surprends à éprouver de l’érotisme car cette relation intense d’un individu et de son corps est source de mon érotisme.

Et pour finir c’est qu’elles sont belles ces femmes que je trouve belles. Et pour finir c’est qu’ils sont beaux ces hommes que je trouve beaux ; qu’importe leurs corps je me délecte de l’esthétique érotique qui susurre au creux de mon oreille. Des corps dans l’effort, des corps sans effet de séduction, des corps présents, des corps que j’aime.

Chronique érotique de l'olympisme
Chronique érotique de l'olympisme
Chronique érotique de l'olympisme
Chronique érotique de l'olympisme
Chronique érotique de l'olympisme
Chronique érotique de l'olympisme
Chronique érotique de l'olympisme
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Chronique érotique de l'olympisme
Chronique érotique de l'olympisme
Chronique érotique de l'olympisme
Chronique érotique de l'olympisme
Chronique érotique de l'olympisme
Chronique érotique de l'olympisme
Chronique érotique de l'olympisme
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Chronique érotique de l'olympisme
Chronique érotique de l'olympisme
Chronique érotique de l'olympisme
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Chronique érotique de l'olympisme
Chronique érotique de l'olympisme

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Jeux Olympiques, #Rio2016, #Sport, #érotisme

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Publié le 13 Juillet 2016

Il y a comme une odeur de disette disait la fille en rouge, celle qui portait des couches culottes perchée sur ses hauts talons et sa pudeur vacillante.

Elle fumait une cigarette, levant haut le coude comme pour singer un battement d’aile à chaque fois qu’elle tirait une bouffée de fumée blanche qu’elle relâchait de sa bouche démente.

Pour allumer cette modernité venue d’un temps de noirs et de blancs elle portait un tailleur qui moulait fort ses fesses, comme le cul nucléaire d’une secrétaire sectaire.

Porter une couche sous un tailleur collant à sa chaloupe, c’était une folie relevant de l’audace pour celle qui aspirait à l’anonyme distinction des invisibles parmi ses pairs.

Mais la demoiselle était habituée au désagrément des collants mouillés quand elle décidait de soulager la géographie hydraulique de sa vessie directement dans sa culotte.

C’est que sa boussole intime souvent perdait  le nord, elle longeait alors des territoires étroits où elle entrait dans des tripots humides et suaves pour à la roulette faire grandir sa cagnotte.

La secrète jubilait de l’instant durant lequel elle pouvait enfin se vider sans risque le courroux des regards et le sourire lui refoulait la honte au visage.

En récompense dans un instant la mignonne s’offrira une glace dans un pot de porcelaine blanche, glace vanille et morceaux rouges de fraises juteuses dans sa bouche de petite fille revenue sage.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie, #érotisme

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Publié le 21 Juin 2016

Plus je suis moche, intègre et fou et mieux je me sens moi. Plus je déverse ici l’insensé de mes désirs, l’outrance de mes fantasmes, la perversité de mes pulsions, l’outrage de mes obsessions, autrement dit plus je suis sûr que la crudité nue de mon âme reflète la médiocrité de mon corps et mieux je me sens libre d’être moi. Donc plus je suis sale et plus je me sens sincère ; sans pour autant être sûr du taux de souillure de ce que je dévoile ici car le puritanisme étant maladroitement réparti dans la société, la souillure de l’un et la dorure de l’autre ; et d’un jeu de pisse piteux à l’odeur âcre aux jet dorés d’un jaillissement cristallin qui réjouit l’homme lorsque le flot brûlant tombe et coule sur sa fierté bandée il n’y qu’une infra mince frontière de mots, de morale et de culture ; une frontière indistincte qui oscille et qui fait vaciller le droit chemin de sa destinée divine. Je ne sais pas si j’écris pour constituer cette frontière mouvante, ou si au contraire les mots que je dévoile depuis le siège humain qu’est mon cervelet biologique viennent fissurer cette frontière pour la faire avancer ou reculer voir disparaître au profit d’une nouvelle. 

J’écris ici pour cela ; pour être moi et un être-soi qui bande histoire d’avoir une arme en plus de mon clavier pour partir à la guerre ; et surtout avoir une raison de vaincre et de revenir parce que la perspective d’une femme qui ouvre son sexe et ses bras c’est la meilleure façon de me faire dévaler les montagnes que je ne saurai pas détruire. 

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Digression, #érotisme

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Publié le 7 Juin 2016

On oublie tellement souvent que le mauvais goût est une forme d'art, un domaine qui peut être la prédilection de certaines personnes parce que le mauvais goût est partout, en art, dans la mode, la musique, dans les concepts philosophiques, dans des lieux et des espaces géographies, c’est un absolu capable d'émerger n’importe où comme une métastase culturelle. Le mauvais goût est une invariance qui traverse notre culture de part en part avec l’implacable fatalité d’un magma qui fini toujours par retrouver la surface pour tout déformer autour de lui. Et ce mauvais goût éculé ou déclaré c’est forcément pour certains esthètes une source de fantasme. Nos éducations si subjectives nous font grandir dans le dénigrement d'une forme culturelle de mauvais goût et dans la célébration d'une forme de bon goût, nous conduisant inévitablement à rejeter l'un des deux à aduler le second.

C’est naturel et implicite à nos éducations et nous ne pouvions pas y échapper. Et même si certains semblent convaincus de l’imperméabilité des deux zones, la vérité est mouvante, indistincte, même incertaine.

Personnellement je revendique mon attirance pour un mauvais goût, oui je bande pour le mauvais goût et le vulgaire. Bien sûr que ça m'excite parce que le mauvais goût transporte avec lui une véritable charge de transgression sociale et sexuelle parce qu’il est non-consciemment lié à la misère, à la lutte des classes, à l'inculture et la pédance des rapports de forces avec l'autre. Avoir du goût pour le goût mauvais c’est renverser un lien oedipien, ou l’accoucher je ne sais pas trop, car succomber aux attraits du mauvais goût c'est frayer avec le camp adverse dont nos parents voulaient s'extraire. Ainsi fantasmer sur l’idée de baiser avec une femme de mauvais goût, une femme reconnue et identifiée de mauvais goût pour mes pairs, c’est trahir papa et maman en baisant hors de leur zone de confort et de compréhension et cet acte est unanimement excitant pour moi.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #Sexualité, #érotisme

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Publié le 24 Mai 2016

Tous les ans c’est toujours la même chose, arrive le règne érotique des joueuses de tennis. Rituel saisonnier des téléspectateurs et des chanceux qui parcourent les cours de tennis pour essayer de regarder sous les jupes des joueuses de tennis. Aussi idiot que cela puisse paraître cet adage estival c’est un peu la ligne éditoriale secrète de mon blog. Je sais, personne ne s’en étonne, et puis je joue avec, tous les ans j’alimente ce jeu érotique en souvenir du temps où j’aimais moi aussi regarder sous les jupes des joueuses de tennis. Au-delà, voilà que je parle d’érotique parce qu’en sept ans j’ai évolué un peu ; là où avant j’étais esthète hédoniste, un puriste nostalgique qui se désespérait de l’avènement du short qui a remplacé la véritable petite culotte sous les jupettes des joueuses qui s’animent au service.

Aujourd’hui à la date d’anniversaire de la naissance de Suzanne Lenglen joueuse mythique dont la jupe longue faisait offense lorsqu’elle laissait dévoiler ses chevilles, il suffit d’une jolie femme, d’une raquette et d’une balle pour convoquer tout l’érotisme calibrée des joueuses de tennis. C’est une sensualité estivale, moins vulgaire et moins éculée que l’érotisme des maillots de bain, l’érotisme de la joueuse de tennis, sacro-sainte porteuse de jupe en public sans peur ni pudeur de laisser le spectateur voir en dessous, est un morceau de choix, le goût des rois ; une forme culturelle sensuelle qui ne s’use pas mais évolue au grès des modes sans vraiment se démoder. Et maintenant il n’est plus nécessaire de regarder sous la jupe d’une joueuse de tennis pour s’encanailler au frisson de son impudeur érotique.

Jeu, set, jupe et fesses musclées

Variation érotique autour de la joueuse de tennis
Variation érotique autour de la joueuse de tennis
Variation érotique autour de la joueuse de tennis
Variation érotique autour de la joueuse de tennis
Variation érotique autour de la joueuse de tennis

Variation érotique autour de la joueuse de tennis

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #érotisme, #joueuse de tennis, #jupe, #Sport

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Publié le 19 Mai 2016

Elle ne veut pas disparaître, elle ne veut pas que sa parole disparaisse dans le flot. Elle ne veut pas couler, elle ne veut pas disparaître de leurs yeux ; elle voudrait connaître et reconnaître son étincelle de vie dans le regard d’autrui. Sans cela, elle sent qu’elle n’est personne, sans cela elle est sûr de n’être rien ni personne. Alors non, elle ne veut pas disparaître et pourtant son seul art c’est de remplir l’air de stimulus artificiels qui la noient, et détournent l’attention d’elle. C’est un paradoxe, c’est une grande conne, une vieille conne, une petite conne, qui veut et ne veut être au monde en se retrouvant dans les yeux des autres être sûr de vouloir y rester.

Et quand c’est ainsi, quand elle ressent ceci, la seule chose qu’elle sait faire c’est de baisser son pantalon, baisser sa culotte, dévoiler son sexe et le caresser entre douceur pudique et intensité exhibitionniste. Alors elle branle la figure vaginale entre ses cuisses qu’elle perçoit comme un coeur qui bat. Non, elle branle son sexe comme s’il lui fallait agir manuellement sur la pompe qui fait battre son coeur. Pour ainsi dire elle ne se masturbe pas, elle cherche seulement à se maintenir en vie à la recherche de fantasmes qui électro-choquent son âme. 

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Elle est un autre, #érotisme

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Publié le 24 Février 2016

Mon souvenir amoureux est un pédophile à qui je jette la pierre.

Il désir des jeunes filles qui, prisonnières de ma mémoire, ne vieillissent pas.

Moi je vieilli, a.k.a je me transforme en homme mais elles restent à jamais jeunes.

J’étais un feu ardant et je jalousais la cohorte de ces mâles adolescents.

Ils possédaient les codes et possédaient les cons étroits de ces filles-là.

Il y avait de la braise plein les bas-ventres mais je n’étais pas de ces artifices.

J’étais le con, diable invisible aux âges des jeux farouches.

Ma nostalgie détrousse encore l’évanescence post juvénile de ces nymphettes.

Pas encore dames, ni femmes mais sous leurs jupes elles faisaient naître en moi un truc.

J’appelais ça de l’amour, c’était avant, j’étais un petit con dément.

Ce n’était qu’un ersatz d’amour naïf, un mot d’enfant, crépuscule désuet voué à disparaître.

Mais c’était là la seule forme d’émotion amoureuse que j’avais su éprouver.

Et celle-ci est morte quand j’ai déchiré l’hymen de mon cocon.

Mes souvenirs en garde à vue, le reste du corps au garde à vous.

Et ce feu sur qui-vive, je l’émascule d’un coup sec de mon couperet.

Souvenirs inefficaces

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #poésie, #érotisme

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Publié le 14 Février 2016

Je ne parviens pas à dissocier le sexe et l'amour ; hommes, femmes, sentiments et sexes dans la même boîte et Pandore qui incite les éléments à se mélanger et se recombiner entres eux pour une équation aux plaisirs organisés dans les orgasmes de la chair et le tumulte des esprits.

 

Je ne peux donc pas dissocier ce jour de fête des amoureux, petit marronnier aux fruits mièvres et commerciaux en un jour de fête pour les sexes, une petite orgie publicitaire et bourgeoise nimbée par le voile hypocrite des biens pensances.

 

Je ne doute pas que les amoureux vous exécuter leurs petites parades saisonnières et moi je ne peux pas m'empêcher de penser à ces sexes qui s'unissent pour le respect de la bien pensance commerciale.

 

C'est beau, et triste, grotesque et existant. En vrai voyeur je me surprends à rêver que ces amoureux et amoureuses de saison me laissent voir la turgescence ostentatoire de leurs postures d'un 14 février pour déniaiser l’imagerie ridicule véhiculer par des esprits étroits comme des cons mal lubrifiés.

 

Valentin et Valentine je vous souhaite une bonne baise.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #érotisme, #Sexualité

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