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Publié le 21 Février 2017

Érection, solide et solitaire, monument funéraire des années épiques quand le sexe et la baise étaient les deux mamelles d’une seule vie

Statue de chair qui se dresse devant l’homme. Au risque de devenir fou il pourrait croire que la figure phallique le supplie de la saisir entre ses mains pour la branler avec parcimonie, juste assez pour attiser l'envie mais pas trop pour ne pas jouir déjà, trop vite et trop tôt.

C'est comme si l’érection avait la conscience que tant qu'elle serait là, raide, droite, visant le ciel comme l'aiguille d'une boussole vise le Nord, l’homme serait capable de se mettre en marche dans une logique d'apaisement.

Or cette érection ne rêve pas des mains de l’homme pour la caresser, elle rêve de bouches, de vagins et d'anus, elle rêve de salive, de cyprine, de lubrifiant et de la douceur humide des orifices d'une femme.

Comme toutes les autres cette érection est dingue des filles qui dansent dans les crânes, elle est folle des filles qui se dénudent sur les écrans, elle est comme un chien fou course les femmes dans la rue et se rêve entre leurs cuisses avant d'exploser entre leurs seins.

Mais cette érection n'est pas dupe, si elle se vide, si elle s'affaisse, si elle libère les tensions tectoniques qui tracent des failles de la bienséance de l’homme alors elle sait que sa raison reprendra le dessus et qu'elle soufflera à l’homme de viser un consensus de sagesse plutôt que la folie marginale d'une baise.

Les hommes le savent, les érections supplient, elles minaudent, elles désirent plus fort que ça qu’une étrangère la caresse et que par accident cela fasse gonfler en elle autant qu’en l’homme le désir du coït. Elle est maline cette putain d'érection et l’homme n’est pas naïf, ce n'est pas neuf, il n’est que son pantin.

Qui d'autre que Brigite Bardot pour racoler un peu cette complainte ?

Qui d'autre que Brigite Bardot pour racoler un peu cette complainte ?

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #érotisme, #Sexualité, #poésie

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Publié le 14 Février 2017

Elle avait le regard dans le flou. Non, à y regarder de plus près c’était tout son visage qui était flou, en effet un nuage indistinct effaçait ses traits laissant à la place de son faciès une zone pastelle aux teintes évanescentes encadrées par ses cheveux noirs de jais. Une telle personne pouvait faire peur quand elle déambulait seule dans le parc. Mais si je la suivais c’est que je savais que la poupée fantomatique habillée en étudiante asiatique ne portait rien sous sa jupe plissée. Je savais que souvent l’étrange femme laissait les passants voir sous la jupe la genèse charnelle de son anatomie car elle ne portait jamais de culotte. Le ciel était gris, la parc était vide, le risque était évident mais la promesse très grande.

L’ingénue n’a pas gémie lorsqu’elle m’a vu. Elle a simplement tourné sa tête sans visage vers moi, le nuage flou toujours encadré par ses cheveux noirs qui ont suivis le mouvement avec grâce. Elle a imperceptiblement plié ses jambes pour attraper le rebord de sa jupe bleue. Elle a légèrement rentré les genoux prenant une posture un instant ridicule. Mais la seconde suivante elle soulevait sa jupe et découvrait devant moi la nudité ravissante de son sexe. Sans y toucher je savais qu’il était doux, lumineux, la carnation de porcelaine renforcée par la fine toison brune qui dessinait un chemin soyeux vers le secret de son sexe.

J’oubliais alors qu’elle n’avait pas de visage.

J’oubliais le risque de se laisser séduire par les fantômes dans la forêt.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #érotisme

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Publié le 3 Février 2017

Elle s’est assise sur une rose.

Elle avait gardé sa culotte mais elle s’est assise sur une rose.

Pétales et épines disparaissent sous son cul serré par une culotte bleue.

Elle lui a soulevé le cœur dans les draps ravagés.

Elles étaient nues, les corps liés.

Leurs bouches bées livraient aux lèvres de salive close la sainte guerre.

Rapide, son corps scindé dans une vrille hurlait dans sa sueur.

Deux fois

Percée d’impudeur puérile elle tiraille son décolleté.

Et la vie qu’à un fil devient à son sein le trouble d’être dévoilée.

Ses mamelles mordorées pèsent sa vie d’une histoire révoquée.

Et le métro passe. Et les portes qui s’ouvrent et il repart sans elle.

Au jardin d’une vision son visage flou laisse entendre le reproche urinaire.

Mais elle cède à la satisfaction d’un ruissellement lacrymal sans pleur.

La cascade en dentelles poursuit la ligne de mire où fuite l’horizon.

Boum. Boum.

Aux sommets des culs orfèvres tremblent les feuilles onusiennes.

Des sans-culottes et fesses tendues vers le ciel attendant la trame bombardière.

Embrasser vos missiles sur la moquette usée et rouge.

Le temps viendra où les sommets sonneront le glas de vos dessous disparates.

Lorsque sonne la fin le monde s’ouvre et s’enroule les tentacules.

Téton dardé par le vice d’un appendice visqueux.

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #poésie, #Prose, #punchline, #érotisme

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Publié le 31 Janvier 2017

Oh la jolie petite pute, une vraie catin que j'espère gratuite pour que je puisse lui gicler mon foutre pictural partout sur son visage d'ange.

Poésie larme à l’œil je conchie sur ta plume de velours avec panache et avec rage.

Prosodie pathétique de la langue crue qui se roule dans la fange, avec l’âge et le goût amer de le prendre j’apprends à oser le ton.

Hache à part je lui coupe la tête et la littérature râle lorsque de sa gorge tranchée elle macule le sol et gesticule comme un canard sans tête avant la saison.

Un geyser profane de souillure séminale déborde des encriers que l’on croyait démodés depuis que le chant des canons à supplanté l’audace des claviers mécaniques.

Ils ne dorment plus, ne vivent plus et même plus ils ne baisent ; ainsi ne fronde plus la génération perdue amante effrénée des uniformes et du clic.

Le prono des éperons a le luxe douteux de marquer les poitrines, mais pourquoi ne le voient-ils pas ? Cécité sémantique ou bien nécessité inique de ses gravures de mort d’ignorer le rang des moutons hiéroglyphes.

Demain le désastre annoncé dans le cri de l’aube moqueuse viendra s’échouer leur le pavé érodé par les bottes courtisanes qui se donnent aux mains riches des clients passifs.

La forêt est mammaire et les mamelles du pouvoir enflent dans l’ignorance des dogmes. Alors sous le ciel de l’instant j’abandonne mon âme aux fontaines du vice

Alors je redondance dans mon renoncement et j’abdique le pastiche de mon âme à la pratique onanique qui vise et pourfend la vacuité bienfaitrice.  

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #poésie, #Prose, #érotisme

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Publié le 17 Novembre 2016

La première fois depuis quelques jours

J’ai le hasard de tomber sur cette femme en train de faire pipi

J’aime ses baskets dans cette ruelle

L’expression interloquée affiche un regard porté dans le hors champs

Personne ne doit remarquer la scène, la bouche entrouverte dans le silence de la surprise

Urgence, de l’impudeur et inquiétude troublée

Qui soulève la robe rouge ?

Parfois les images parlent plus moi

Ici ce qu’il y a d’excitant, voir ce qui plait

Les paroles qui sont repartagées, aimées, notifiées, propagées

Un nouvel élan, plus fort, plus fou, plus réel

Ce n’est rien et c’est tout, le plaisir des solitaires

Aspect d’échange, de partage, une communion anonyme

Communion du christ, comme la communion des stades, comme la communion des concerts, communion de la pornographie, des fantasmes et des tabous qui tombent

Frères et sœurs de fantasmes

Unisson d’un frisson qui cristallise sur la même photo le cul d’une femme photographié à New York

Cet homme qui éjacule son foutre anonyme sur l’expression complice

Mille, vices & fantasmes et autant qui communient

Qu’importe le média qui transporte, il y a toujours une personne pour la même fréquence que soi

La pornographie se disperse comme la fumée de ma cigarette

Une fumée qui s’arrache violente ou douce du feu qui couve

Juste la fumée, et moi je suis le brasier et je suis les cendres et je suis le charbon qui reste quand il n’y a plus rien de fertile à brûler

Je suis la fumée qui reste quand il n’y a plus rien de fertile à brûler

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #poésie, #érotisme

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Publié le 11 Novembre 2016

Il y a peu de temps j’ai rentré Alcools de Guillaume Apollinaire dans ma bibliothèque chinée. Le recueil est une mine d’or pour un esprit comme le mien en lutte constante et contrariée avec la ponctuation. Au premier jour de ce projet de chiner des livres pour accumuler de la culture à moindre frais j’avais trouvé Les Exploits d’un jeune Don Juan, un ouvrage que je n’ai toujours pas pris le temps de lire. Je savais Apollinaire doué dans ce domaine de la prose libérée et poétique et du vers qui frappe les esprits en cherchant à le combler ou à l’embrouiller, l’intention n’étant jamais officielle. Mais je savais aussi qu’il y avait dans Guillaume Apollinaire, un pornographe littéraire. De prose pornographique née sous la plume de vrais auteurs je n’en ai jamais lu à l’exception de Sade qui marque quand même une exception d’importance. J’étais donc curieux, et quelque peu excité à l’idée d’un jour pouvoir me confronter à la prose érotico-pornographique d’un poète, la plume pornographico-érotique de Sade étant avant tout celle d’un philosophe.

Et donc ce week-end en chinant dans un carton de livres divers et variés je repère Les onze mille verges de Guillaume Apollinaire. Intérieurement je me suis dis bingo, je le tiens. Pour 1 euro la transaction était faite et enfin je détenais l’ouvrage érotique qui a œuvré à la connaissance (et reconnaissance ?) du poète Apollinaire. Est-ce là un chemin que je devrais emprunter à mon tour ? Parce que je suis devenu poète en acceptant ma propension à écrire de la poésie. Je suis aussi ainsi devenu écrivain en suivant la seule chose que je sais faire dans la vie, écrire des choses. Écrivain et poète, je ne suis pas Apollinaire mais j’ai aussi le goût de l’érotisme et de la pornographie. J’ai dis plus haut que je n’avais lu jusqu’à présent qu’un seul auteur reconnu écrivant dans le stupre et la cyprine, Sade. Mais il m’arrive plus souvent qu’à mon heure de lire de l’écriture sexuée, sexuelle, sale, pornographique et érotique sur les plateformes d’écriture d’internet. Il m’en arrive aussi d’en écrire. Alors peut-être que le combo poésie et pornographie est un cheminement de littérature sur lequel je devrais me pencher.

Bref après avoir chiné Les onze mille verge je devrais aussi trouver le temps de les lire et on en reparlera plus tard.

L'ouvrage est en super état, mais dieu que la couverture manque d'érotisme. Et avec ce livre on passe à 90,6 euros.

L'ouvrage est en super état, mais dieu que la couverture manque d'érotisme. Et avec ce livre on passe à 90,6 euros.

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Publié le 1 Novembre 2016

Je est allé et je est revenu ; les poches vides sauf de ses vents, de ses pets et de tout l’air de rien.

Je nage dans un trou d’eau bleue une petite brasse.

Liminaire je est resté d’un aller retour sur la rive. Et moi ? Je l’ai suivi.

Évidemment, cette éminence en références grises à fait descendre quelques organes, le ciel à tonné et d’un rideau d’eau de fer l’herbe fut mouillée.

Préliminaires incestueuses, à l’épaule d’une sœur où à l’aine de l’autre, il y a une sœur assise sur le coussin fragile de plumes imberbes et de coton culotté.

Des paroles échangées sur des nombres retournés, nous ne parlions de rien et elle, elle riait de tout, elle détournait la tête et levait ses bras sous le luminaire.

Elle regardait sa sœur, moitié d’elle utérine, et la lumière artificielle coulait comme la pluie, ça révélait des auréoles de cœur sous sa poitrine battante.

Je est allé et quand il est revenu, elles s’étaient enfermées à bras rabattus sur le pari gâché d’une seconde intimité.

C’est la charge héroïque contre le temps perdu, je croyait que c’était encore possible, impassible elle lui offre un dernier espoir.

Sous la jupe de dieu, la candeur en cascade révoque la pudeur.

Je spectateur marie les fils alloués d’un tragédien aux aiguilles d’Épicure.

Dévoilement, une image, une vérité, une pudeur qui s'envole et qui se donne à voir en mots crus et sincères.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #poésie, #érotisme

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Publié le 5 Octobre 2016

L’adolescence est le temps des passions, des émois et de la matière grise si ductile que toutes les émotions perçues, vécues et ressenties peuvent y laisser une trace indélébile et délicieuse dans laquelle coule le ruisseau de la nostalgie, celui là même qui arrose souvent les graines de la passion. Outre une passion relative pour singer l’emphase romantique en me moquant de moi, mon adolescence a été le lieu nécessaire et évidant de mes premiers émois érotiques ; ceux qui précèdent ou accompagnent les premières pulsions pornographiques. Comme beaucoup d’homme de ma génération je crois, je trouvais les premières femmes érotiques sur le papier glacé et palpable des catalogue de vente par correspondance. Ne vous moquez pas, je vous parle d’un temps d’avant internet, et ne vous y trompez pas, les catalogues étaient déjà en couleur, comme la télévision. Et un jour que je cherchais dans le grenier des magazines à découper pour faire du collage je suis tombé par chance et par hasard sur quelques numéros perdus dans le grenier du magazine photo Photo. Photo est un magazine qui traite de la photographie sous tous ces aspects, reportages, créations, technique, mode, mais aussi (et surtout) le nu artistique dont il orne la plus part de ces couvertures. C’était ainsi la première fois que j’étais confronté à des images de femmes ouvertement érotiques – autant les femmes que les images – et cela a été une révélation. Je ne peux pas dire qu’elle âge j’avais mais nous étions au début des années 90 ou à la fin des années 80. L’imagerie était léchée, les photos artistiques et les femmes avaient les seins nus, et parfois plus.

C’est là une forme d’érotisme qui m’a beaucoup marqué, pas tant l’imagerie des années 90 mais le support photo et je suppose que c’est un peu pour cette raison qu’ensuite j’ai toujours été plus sensible à la pornographie et à l’érotisme sur papier que celui en vidéo, et je me dis que ceux qui consomment plus de vidéo pornographique que de photos sont sûrement ceux qui ont rencontré ce genre d’abord en image mobile.

Et tout ceci clos mon impudique introduction qui m’amène à deux ouvrages chinés en vide-grenier le même week-end de septembre. Je vais commencer par vous parler de La photographie et le charme féminin, un livre de la collection L’univers de la photographie édité en 1984 aux éditions Christophe Colomb. Comme son titre l’indique avec une formule assez alambiquée je trouve, c’est un livre sur la photographie et sur le Charme féminin comme genre photographique. On y trouve donc des images de charme évidement et c’est bien là la raison de mon achat, mais aussi beaucoup de textes, de conseils et de réflexions technique pour réussir ses photos de charmes ; éclaires, matériels, maquillages, poses, décors, modèles, etc. l’ouvrage cherche à être objectif, riche et bien documenté et même si certaines remarques prêtes à sourire parce qu’elles reflètent avant tout l’esprit de l’époque j’avoue que le livre atteint son objectif de rendre accessible la photographie et le charme féminin. Bien sûr je ne suis pas dupe et je ne doute pas une seconde que ce genre d’ouvrages étaient avant tout des prétextes à publier des photos de charmes, des femmes nues, des seins, des fesses, des demoiselles en sous vêtement et des poses lascives toujours éclairer par une justification technique. Outre le plaisir sensuel de retrouver le charme érotique de cette imagerie un peu datée, un peu désuète qui est à la source de ma construction érotique, La photographie et le charme féminin propose des chapitres plutôt très intéressant sur quelques grands noms de la photographie de charme de l’époque, enfin de la photographie de mode et de publicité parce que c’était déjà elle la principale matrice de la photo de charme. On retrouve ainsi le romantisme de David Hamilton qui passe énormément de temps en Scandinavie, recherchant dans les campagnes ce qu’il considère comme le modèle parfait : élancé, les cheveux longs, le teint clair, la silhouette encore inachevée mais aussi des photographes comme Robert Farber, John Swannell  ou encore Irina Ionesco. Ces pages qui nous font entrer dans le style de tel ou tel photographe sont vraiment les plus intéressantes. Et ce livre là je l’ai quand même payé la somme de 2 euros, pour un ouvrage vraiment en parfait état.

La photographe et le charme féminin exprime cet érotisme un peu désuet qui s'attache à l'esthétique des années 80

La photographe et le charme féminin exprime cet érotisme un peu désuet qui s'attache à l'esthétique des années 80

Pour faire entrer ces quatre ouvrages dans la bilbiothèque chinée j'aurai déboursé 7 euros ce qui monte la somme totale dépensée à 68,5 euros.

Pour faire entrer ces quatre ouvrages dans la bilbiothèque chinée j'aurai déboursé 7 euros ce qui monte la somme totale dépensée à 68,5 euros.

Durant le même week-end mais pas sur le même vide-grenier je tombe sur un ouvrage de photo lui aussi proposant de nous enseigner L’art de photographier la femme. Hasard du calendrier ce livre date lui aussi de 1984, édité aux éditions Seitec dans la collection Top Prestige. Bon si on regarde la couverture on cherche encore le prestige derrière cette imagerie tellement ancrée et datée dans les années 80 avec sa blonde peroxydée à la choucroute surexposée qui prend une pose non naturelle dans un parfait justaucorps rose fluo. Au regard de cet ouvrage La photographie et le charme féminin apparaît comme un beau livre, élégant et richement constitué. Ici avec L’art de photographier la femme nous entrons dans un univers plus tape à l’œil avec un érotisme plus marqué par son époque et un visuel très agressif. On retrouve globalement la même forme que dans le précédant ouvrage avec des chapitres qui abordent tous les thèmes de la photographie du modèle au matériel, avec toujours des images et du texte. Mais ici le texte est plus succins, les conseils plus laconiques ce qui je vous laisse deviner donne plus de place aux photographies. C’est curieux parce que les deux ouvrages dates de la même année et pourtant le second est bien plus désuet, souvent drôle par l’anachronisme inverse de ces conseils ; enfin ça reste aussi amusant que sujet de curiosité que de regarder les conseils sur les filtres et les gélatines pour composer des images aux couleurs exotiques à l’heure des applications et des filtres instagram et il est difficile de ne pas se moquer lorsque l’on voit les images réaliser avec le light painting. La même chose avec le chapitre sur la photographie érotique qui rappelle quelque chose qui est toujours vrai d’ailleurs ; il est important de garder à l’esprit que la photographie érotique ne doit en aucun cas faire preuve de mauvais goût. C’est drôle parce que si le conseil est toujours vrai, la notion de bon et mauvais goût à quelque peu évoluer en trente ans. Quoi qu’il en soit, j’ai payé ce livre 1 euro et je suis très content de le ranger dans ma bibliothèque parce qu’il exhale un parfum d’érotisme désuet qui caresse ma nostalgie.

Sans vraiment de rapport je passe à un autre livre d’images, Les stars du basket américain à qui l’on a prêté la signature de George Eddy. Un rapport entre des livres de photos de charme et ce livre sur le basket américain il y en a un, c’est que j’ai rencontré les deux univers à la même époque, en plein de mon adolescence. Le basket show time des états unis je l’ai rencontré grâce à la Dream Team des jeux olympiques de 1992 et cet ouvrage date de 1993. Aujourd’hui encore j’aime la photo de charme et la NBA ; preuve s’il en fallait une que ma matière grise ductile d’adolescent c’est laissée empreinter par ces deux univers. Les stars du basket américain est un grand livre par son format, avec beaucoup de jolies photos de basket et des textes de George Eddy commentateur et ambassadeur emblématique du basket et de la NBA en France. L’ouvrage se divise en chapitres traitant de la Dream Team, de Michael Jodran et des Bulls, des Lakers, des Celtics, des universitaires et des smasheurs en NBA, bref c’est une bonne façon de parfaire ma culture basket et de profiter encore et toujours de photos à qui le format du livre rend un bel hommage. En plus si la couverture porte les traces de l’usure du temps, les pages sont en parfait état. Ce livre va rejoindre dans la bibliothèque chinée un autre livre chiné autour de ce sport, Les nouvelles stars du basket américain.

Dream Team et smasheurs fous pour quelques pages d'histoire de la NBA

Dream Team et smasheurs fous pour quelques pages d'histoire de la NBA

Pour terminer cette chronique des livres d’images et de photos que j’ai pu chiner en vide-grenier ces derniers temps voici Notre siècle en images aux éditions Solar. Lorsque j’ai vu la couverture de cet ouvrage avec une photo de Robert Capa sur la guerre d’Espagne, mais aussi Marylin, Eisenstein et un cosmonaute j’ai supposé tenir entre les mains un classique livre d’images contenant toutes sortes de photographies emblématiques de notre siècle, ce qui semblait logique vu le titre du livre. En réalité il s’agit plutôt d’un livre d’histoire qui offre un large panorama d’événements et de personnalités qui ont marqués l’histoire du XXe siècle. Et pour chaque étape de ce livre qui déroule l’histoire de notre monde de 1900 à 1998 on trouve une photographie, souvent choque, photo de reportage puissante et parfois rare. C’est une bonne surprise que d’avoir acheté cet ouvrage pour le projet chiner sa bibliothèque et découvrir ensuite qu’au lieu d’un livre photo classique avec des images vues et souvent revues, il s’agit d’un livre de photographies historiques qui cartographie sans complaisance les guerres, les drames et les personnalités qui ont marqué ce siècle là. Et au milieu de ces images de conflits, d’exécutions sommaires, de destructions et autres tragédies il est curieux de voir quelques images plus légères d’icônes ou d’égéries des décennies passées ainsi que l’épique de France victorieuse de la coupe du monde 98 qui clôture ce livre. C’est un ouvrage chiné pour 3 euros qui entre fièrement dans la bibliothèque elle-même chinée. Outre le fait que j’aime la photographie et en particulière la photographie de reportage, je trouve qu’il est important de ce confronter à ces images d’une part pour la valeur historique mais aussi pour continuer de forger son regard et d’affiner sa compréhension des images.

Heureux celui a qui écrit cet article, chroniqué l’entrée de quatre ouvrage dans la bibliothèque chinée et qui va donc pouvoir les retirer de la zone des objets en transite pour les ranger physiquement dans la bibliothèque où je pourrais les consulter à loisir.

Et comme toujours n'oublions pas de cliquer sur les images pour les grandir un peu

Et comme toujours n'oublions pas de cliquer sur les images pour les grandir un peu

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Publié le 2 Septembre 2016

Voilà dix jours que madame tout le monde est en voyage d’agrément avec son mari, le bien nommé monsieur tout le monde. Dans le grand lit propre est frais du lit de l’hôtel ils dorment tous les deux. Enfin non, madame tout le monde ne dort pas. Dans le lit elle tourne et se retourne impatiente du sommeil qui la fuit. Du coin de l’œil elle regarde son mari dont la respiration profonde témoigne du sommeil. Depuis combien de temps monsieur tout le monde n’a pas touché madame tout le monde comme un objet sexuel ? Elle ne compte vraiment, mais à la louche elle sait que ça doit faire un mois que son mari n’a pas exprimé sa libido. Elle s’en accommode plutôt bien parce que depuis le temps le corps usé de son mari ne l’excite plus tant que cela ; pourtant la sexualité ça lui parle toujours à elle. Alors dans ce grand lit qui pourrait être parfait lupanar pour couple régulier en vacances elle soupir. Son corps est toujours fort de son excitation frustrée.

Monsieur tout le monde dort, c’est définitif, et madame tout le monde prend son téléphone avec lequel elle envoie un message relatant sa misère sexuelle de l’instant. De l’autre côté de l’écran, même au milieu de la nuit, son jeune amant lui répond. Il fait mieux, après quelques mots il lui envoie une photo de son pénis, un sexe raide et fier qu’il lui offre en vision. Madame tout le monde est comme tout le monde, elle aime voir l’effet du désir qu’elle s’imagine inspirer. Son jeune amant n’est pas en reste, alors que monsieur tout le monde dort juste à côté madame tout le monde reçoit les photos de la verge érectile de son jeune ami virtuel, et se délectant des réactions que cela provoque dans son propre corps, elle lui écrit toute l’excitation qu’elle connait.

Madame tout le monde ne veut pas grand-chose de plus, mais sans cela elle pourrait mourir.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #érotisme, #Divagations diverses

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Publié le 20 Août 2016

Inexorablement nous approchons du dernier acte de ce barnum olympique. Et si depuis déjà quelques jours je lutte pour refouler les vagues de mélancolies liées aux manques qui vat se lover en moi une fois la flamme éteinte, je me dis que je ne peux pas tourner cette page sans écrire sur l’érotisme inhérent à l’exhalation des corps, écrire sur l’érotisme qui innerve chaque épreuves en toute discrétion. J’ai glosé la dramaturgie du sport puis j’ai glosé l’esthétique du sport, pour clôturer le triptyque de mes passions je vais gloser les corps, le masculin et le féminin qui transpirent et me transportent de l’émotion à la pulsion, de l’esprit au corps et je parle ici du mien.

Les jeux olympiques c’est  deux semaines durant lesquelles des hommes et des femmes vont affronter les performances de leurs corps drapés dans des tenues réduites à une pudeur qui vise à n’entraver aucun mouvement ; lorsque que l’on formule les jeux sous cet angle alors on comprend que ce sport est aussi une joute érotique. Rien n’est affirmé dans ce sens, et rien n’est fait dans ce sens, ce qui compte c’est la performance et le résultat olympique. Mais paradoxalement, pour moi la volonté de ne pas chercher à sexualiser l’effort et le sport est déjà un point important sur lequel une forme d’érotisme doit s’appuyer. En effet je considère l’érotisme qu’à partir du moment où il émerge là où l’on ne l’attend pas. Et c’est bien le cas ici ; il se passe quelque chose, des corps se dévoilent là où l’on attend d’eux un résultat sportif.  

Il est question du corps, mais je voudrais qu’il soit clair qu’il n’est pas question ici de limiter l’érotisme à l’esthétique dénudé des corps. Lorsque je dis que les corps se dévoilent je veux dire qu’ils dévoilent leurs présence, ils se révèlent aux spectateurs parce qu’ils s’expriment par le biais d’eux-mêmes. Qu’importe le sport, qu’importe la tenue, lorsqu’une épreuve débute il s’agit d’une femme, ou d’un homme, qui vient sur le devant de la scène par le biais de l’expression de son corps. Hors du cadre de la compétition sportive, les corps sont les véhicules d’enjeux sociaux et s’ils entrent nécessairement dans les rapports humains ils n’y entrent presque jamais seulement par et pour eux-mêmes. Ici les corps s’expriment pour eux-mêmes et les individus existent à travers eux ; il n’est pourtant pas question d’objectiser les individus en les réduisant à un corps beautés, il est question ici d’exprimer la capacité transcendantale d’un corps. Cette présence parfois fulgurante où le corps s’exprime en repoussant ses limites est porteuse d’un érotisme qui me parle. Ce sont des corps qui parlent de leurs vérités et de leurs réalités physiologiques. Les individus ne sont pas là pour se mettre en valeur, les corps suent, les muscles bandent, les gens souffrent, se consument en se contraignent dans un geste puis ils exultent. Les corps vivent dans une violence brutale, dans l’expression d’eux-mêmes. C’est dans un premier temps une expression asexuée qui affirme sa présence mais lorsque je suis confronté à la présence irrémédiable du corps je suis submergé d’un ressenti érotique.

Le corps qui exulte, le corps contraint, le corps expression de sa présence, ce corps là est le corps de la sexualité. Ce que je veux dire c’est qu’en dehors de la compétition sportive, ce corps là l’individu ne le côtoie que dans sa sexualité. Contrainte, effort, exultation pour viser à une forme de transcendance ; du lit de la sexualité à la piste de l’athlète il n’y a qu’un pas que mon esprit fantasmatique franchi mille fois.  

Mon érotisme étant à multiple facette je dois bien avouer que la présence des corps féminins me renverse par la beauté sculpturale de ces femmes. Ce que j’aime durant les jeux olympiques c’est que la beauté des corps féminin, et celle des corps masculins, exprime ici mieux qu’ailleurs sa profonde diversité. À chaque sport ses corps, à chaque types de corps ses morphotypes et leurs expressions. Tous ces corps dans leurs diversités caricaturales campent tous un érotisme certain. Faut-il y voir une orgie ou une leçon ? Je ne sais pas car je me contenter d’aimer ici la sensation de redécouvrir que l’érotisme ne tient pas à une forme figée ni à un canon préétabli ; et si c’est un lieu commun de le rappeler c’est un lieu commun qui s’oppose à d’autres préjugés. Pourquoi je les trouve belles et en quoi cette beauté m’est érotique ? D’épreuves en épreuve j’assiste au ballet des corps de femmes, du lancé de marteau au 100 mètres, de la natation à l’haltérophilie, de l’escrime à la gym dans chaque épreuve je découvre des corps qui me parlent la langue de l’érotisme. Car ce que je vois ce sont des femmes qui semblent être à l’aise avec leur corps. En tout cas des femmes qui savent évoluer avec leur corps dans une relation d’intense réciprocité. Dans la vie plus quotidienne on croise régulièrement des femmes qui semblent être en conflit avec leurs corps et ce malaise, cette relation contrariée, est un frein à mon érotisme. Alors quand à l’inverse je découvre des femmes qui ont su faire de leurs corps un outil de travail devenu une machine de précision et que je vois qu’elles ont trouvé la voie pour travailler en relation avec lui, je me surprends à éprouver de l’érotisme car cette relation intense d’un individu et de son corps est source de mon érotisme.

Et pour finir c’est qu’elles sont belles ces femmes que je trouve belles. Et pour finir c’est qu’ils sont beaux ces hommes que je trouve beaux ; qu’importe leurs corps je me délecte de l’esthétique érotique qui susurre au creux de mon oreille. Des corps dans l’effort, des corps sans effet de séduction, des corps présents, des corps que j’aime.

Chronique érotique de l'olympisme
Chronique érotique de l'olympisme
Chronique érotique de l'olympisme
Chronique érotique de l'olympisme
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Chronique érotique de l'olympisme
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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Jeux Olympiques, #Rio2016, #Sport, #érotisme

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