Articles avec #egotrip tag

Publié le 28 Février 2017

Real Fake a.k.a Monsieur Ray, amateur en racolage et en force passive. But no Fake car l’auteur invente et l’écrivain rédige des railleries sur le réel ; ce sont tous les deux des transitaires qui travestissent les trouvailles des travailleurs afin de faire transparaître les traits de coupe sur les corps et ceux de fuites dans les perspectives virales.

Il n’y a ni queue ni tête ? C’est ce que vous dites ?

Comment voulez vous que j’invente un personnage sans brasser des inepties et des absurdités. Celui que j’invente, le personnage que je recherche c’est moi, mon alias, mon avatar, cet autre moi qui incarnera l’autre, l’altérité en moi, l’autrui que je suis quand je ne suis pas celui que je suis. Je recherche mon alter ego de papier, mon noir, mon nègre ; un nom de plume associé à un personnage, un nom de scène, une peau à enfiler, un corps à habiter, je recherche celui qui saura incarner le chaînon manquant entre moi et l’espèce littéraire à l’autre bout de la plume.

Je renonce aux incitations à la transparence.

Je revendique mon droit à porter le voile.

J’invoque le devoir de mensonge pour préserver mon droit à la créativité.

Monsieur Ray ou monsieur Rat, real fake a.k.a le roi des blogs, le pornographe zéro, le publiciste mort-né à l’œuvre pour le plébiscite de rien si ce n’est de soi, de lui, de nous, de l’autre.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Je est un Blog, #écrire, #autofiction, #egotrip, #Brainstorming

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Publié le 17 Février 2017

Des pisseuses et des joueuses de tennis, si Google est le miroir de l’âme de mon blog alors c’est ce que mon blog est. Sept années d’écriture quotidienne, parfois médiocre et parfois folle, des pages et des pages qui relatent et relayent le flot tantôt boueux et tantôt clair de mon esprit et ce qu’il en ressort si je me réfère au regard mystérieusement triant de Google ce sont des femmes qui font pipi et d’autres qui jouent au tennis.

Au bien sûr Google n’est pas idiot et par delà le grotesque de ce qui ressort il est parvenu à cerner une facette de mon esprit, une petite facette, voir un fascicule fallacieusement facultatif de ce qui fait mon personnalité mais qui est pourtant un fait avéré dans la diversité de mes options obsessionnelles. J’avoue que l’on ne peut pas alimenter le moteur de son écriture sans le nourrir de quelques obsessions et pulsions archaïques dans lesquels mon esprit patauge et puise de cet élan qui pousse la plume à transcender les traits ancestraux de mes intérêts. D’accord, la figure de la femme qui fait pipi incarne pour moi l’image même d’un voyeurisme qui saisi l’autre, l’autrui, l’altérité dans une posture sans fard dans un instant d’être au monde. Et la figure de la joueuse de tennis, plus précisément la figure de style de chercher à regarder sous la jupe des joueuses de tennis est la figure de l’érotisme insolite qui nourrit le monde et qui sait se loger puis surgir hors des routes où il est attendu pour être formaté. Et ces deux figures nourrissent mon écriture qui chercher à soulever le voile de la réalité et à esquisser un monde sans fard ni faux semblant.

Oui c’est vrai.

Mais sur plus de trois milles articles rédigés en plus de sept ans (3073 pour être précis) les articles tagués avec le tag #pipi ne sont que treize (14 avec celui-là) et des articles qui regardent sous les jupes de joueuses de tennis j’en ai décompté une douzaine bien qu’ils ne soient pas tagués. Donc à la louche je compte 25 articles qui relèvent de mes obsessions sur un total de 3073 ce qui représente un pourcentage de 0.8%. Et c’est zéro virgule huit pourcents d’articles drainent à eux seuls la majorité des visiteurs qui tombent ici suite à une recherche Google.

Je n’ai jamais su que penser de cela …

Mais tant qu'à en parler, autant en profiter pour nourir la bête même si cette joueuse de tennis n'est pas en jupe

Mais tant qu'à en parler, autant en profiter pour nourir la bête même si cette joueuse de tennis n'est pas en jupe

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #pipi, #egotrip

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Publié le 20 Octobre 2016

Au firmament de l'écriture me revient le goût de la provocation. Combien de fois ai-je connu cela ? Tablons sur mille fois. J'en suis venu à écrire pour exprimer ce que je ne disais pas. Et je ne parlais parce que j'étais timide, introverti (ajoutez une puissance exponentielle à ce que vous imaginiez de base). Le garçon timide et l'introverti subit le monde, les relations et les implications sociales parce que sans la force de la parole pour verbaliser sa place et son rapport aux autres et aux mondes, l'individu n'existe pas. Il subit. Il survit. Il encaisse. Celui qui ne dit rien, subit et n'éprouve pas la sensation d'exister éprouve et accumule souffrances et frustrations. Les souffrances, mineures, les frustrations, toutes, quand elles habitent en soi elles y convoquent la colère, la rage et l'esprit de révolte. C'est cela ou la dépression et la triste, je ne sais pas si un jour j'ai choisi de choisir mais je peux dire que j'ai toujours été du côté de la rage, de la colère et de la révolution.

 

J'en suis donc venu à écrire pour exprimer ce que je ne parlais pas. J'en suis venu à l'écriture pour exprimer la colère, la rage, l'envie de révolution et la nécessité d'exister. Peut-être accessoirement exciter mais c'est une autre question. Ainsi au départ, devant mon premier texte, je parle de ce texte dont je savais que la nuit suivante j'irai le distribuer anonymement dans les boîtes aux lettres, j'avais déjà l'ambition de la provocation. Bien sûr à l'époque je ne l'assumais pas dans ces termes et je parlais de pamphlet parce que j'avais misé sur le fait que la culture pouvait être l'arme avec laquelle je pourrais faire couler le sang de ma présence au monde. Le pamphlet oui, et plus tard une forme de provocation ; je voulais provoquer dans le sens le plus premier degré de l'expression ; à chaque écrit que je lançais j'espérais provoquer une réaction. Accessoire j'espère aussi provoquer les potentiels lecteurs sur leurs fondations humanistes. Plus tard j'ai voulu provoquer le désir, provoquer la présence de l'autre et c'est encore une variation sur ce même thème.

 

Jusqu'à aujourd'hui je n'ai pas perdu ce goût du pamphlet ou de la provocation. Sauf qu'avec le temps se sont produites deux choses ; j'ai appris le goût de la littérature pour la littérature, en d'autres termes j'ai appris à aimer écrire pour l'écriture et en poursuivant mes études culturelles j'ai appris le sens de l'esprit critique et du libre arbitre ainsi qu'une forme de recherche de la justesse de la pensée avant la justice de l'ego qui m'a un peu éloigné de la forme directe de la provocation. Mais lorsque j'y repense, non, lorsque je me retourne pour observer mon cheminement sur internet et ses réseaux à chaque fois que j'ai envoyé ma plume conquérir un nouveau territoire virtuel c'était avec un penchant va t en guerre pour la provocation ; une approche sûrement un peu hautaine qui me soufflait dans le creux nostalgique de l'oreille que ma plume pouvait donner là-bas (à comprendre comme un ici) une meilleure mesure que les plumes des autres déjà à l'oeuvre sur ces réseaux. Ainsi au début de bien de mes blogs, de biens des avatars sur des réseaux devenus désuets ou non, je singeais pour me moquer et j'essayais d'insuffler quelque chose qui naviguait entre la parodie moqueuse et l'outrage hautain. Enfin c'est ce que je pensais, ce que j'éprouvais, même si je n'ai jamais su passer à l'acte avec des formes outrancières. Je n'avais que de minuscules conquêtes qui ne faisaient qu'un seul et petit pas en dehors de ma zone de confort vers la zone de conflit.

Non sens optimal

Non sens optimal

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #egotrip, #Je est un Blog, #écrire, #Souvenir

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Publié le 5 Juillet 2016

Ce soir j'écris mon article quotidien depuis les toilettes, exactement sur ce trône exotique où tout un chacun passe un certain temps. Ce n'est en rien extra d'écrire depuis ses toilettes et je suis sûr que je ne suis pas le premier, mais tant qu'à y être et y passer du temps autant en profiter pour rentabiliser ce temps et cet espace globalement exigu. Bien que j'ai accordé à mes toilettes un certain style esthétique, photographique et artistique, pour ainsi dire rendre le lieu inspirant.

 

Il y a certainement quelque chose de métaphysique à écrire cet article ici alors que je m'y suis rendu pour me vider de l'intérieur, se vider c'est ce que je fais ici, j'écris et je me vide de mes pensées et je me vide du devoir d'écriture quotidienne à laquelle je m’astreint. Quatre murs et une porte fermée, un homme seul avec son transite et avec sa condition. Que suis-je ? Une machine à transformer, je change la matière dans une sorte de mouvement de transgression transcendantale, puis j’évacue les déchets et qu'est ce que l'écriture si ce n'est pas cela ? En plus j'écris pendant que je défèque et je siphonne la pudeur pour noircir une petite page de pixel blanc ; c'est ainsi que je m’inscris dans le pire de notre modernité, l'ironie d'une impudeur instrumentalisée pour fournir à la bête horrible le big data dont big brother se nourrit.

 

Et si les meilleures choses se terminent toujours, mon transite va bien et ce soir je ne vais pas écrire un roman depuis ici.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #egotrip

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Publié le 10 Décembre 2015

Nous deux en deux cents mots c’est un programme, un peu plus, un peu moins, c’est écrire un paragraphe qui a le goût d’une vie avec des hauts, avec débats, le cœur haut et la voix basse, le souffle court et le cri qui inscrit dans les airs du temps les traits de soi ; nous deux en deux cents mots c’est pus qu’un jeu, c’est une promesse, une terre promise donc une conquête, deux corps en quête de colonies où déposer ses affects et y construire un théâtre pour y jouer nos enfers, nos comédies, à corps perdus nos corps à corps dans un décor d’exaltation ; terre nourricière de nos envies, faisons l’humus où se plongent nos racines puis fissurons nos armures de chair pour laisser parler nos cordes sensibles, à toi, à moi, essayons de vibrer à l’unisson et comme le ciel après l’orage, l’harmonie après la cacophonie, chaos-phonie des âmes qui parlent aux vents rabattus ; nous deux en deux cents mots c’est l’ouragan dans nos forêts primaire, le mariage du feu et de la roche dans les bras des falaises ; nos opposés s’attirent, ils se tournent autour comme les planètes dansent entre-elles, comme les galaxies autour des mondes inconnus ; c’est nous deux qui débordons par delà les deux sangs et les nombres précis de mots, c’est une variation sur la tapisserie car je préfère les points de croix aux points finaux  

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog, #egotrip

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Publié le 10 Septembre 2015

Une fois de plus, je suis habillé sous la toge du poète, une énième fois s’écrit là devant moi et devant vous la prose, le voile et la fumée à soi-même, c'est-à-dire la prose que je dresse devant moi pour me cacher de vous. Je fais ça bien, c’est ma zone de confort, mon plaisir couplable, pourtant ce soir j’éprouve ce qui s’apparente à une pulsion de parler de soi, et cela même si je suis réticent à la biographie, écrire sur moi, écrit de soi, de ses maux ou de ses angoisses ; j’emmerde les journaux intimes et l’écriture qui se complaît mais j’en éprouve l’envie, là, dedans, à l’intérieur de moi, une voix à exprimer à l’extérieur sans être sûr de savoir ce que cette voix dirait ou dira. Est-ce que je vais avoir le courage de le faire ? Non, je ne le ferai pas, pas par manque de courage, mais en me retranchant derrière une prétendue ligne éditoriale, joyeux prétexte. Que dire, rien, c’était annoncé à l’avance, je garde cela pour la correspondante mystère qui saura recueillir mes mots comme on récolte la sève de l’arbre à caoutchouc ; quoi que je dise cela mais que j’imagine mal me faire écorcher pour que l’on récolte ma sève. J’ai la nostalgie d’avant, des débuts, du temps où je ne pensais rien de tout cela, où tout venait dans la fougue d’une non conscience des choses. J’étais libre quand je ne savais pas ce que j’écrivais ni pourquoi je le faisais, la pulsion est liberté et je ne suis plus libre, je ne suis qu’un pauvre esclave devenu pathétique parce que conscient de sa condition ; quand on ne sait pas qui nous sommes nous sommes libre de pouvoir ignorer notre médiocrité. Et cette phrase-là est moche, je veux dire la précédente, celle-ci aussi certainement même si elle n’est pas encore finie.

Déchirez-moi

Libérez-moi

Désirez-moi

Sauvez-moi.

Puis doutez de tout, doutez donc de moi.

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog, #egotrip

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Publié le 25 Juin 2015

Sommes-nous tous des créateurs ? C’est ce que je crois, et c’est ce qui me rend coupable de l’être ; parce que si nous sommes tous des créateurs, si vous êtes tous des créateurs, alors je ne vaux rien de plus que vous. Non pas qu’il soit important de valoir plus ou moins que son voisin, mais il est important de se définir par rapport à un savoir-faire, une qualité excédentaire que l’on peut faire valoir dans la bourse aux échanges sociaux. Et donc, si nous sommes tous créateurs alors je n’ai rien à échanger parce que ce que j’ai vous l’avez déjà.

Je dis cela avec un esprit de rhétorique parce que même si je me questionne je sais ma valeur, ma qualité excédentaire. Et pourtant cette question, disons la sensation qui sous-tend ma question, je la ressens sincèrement. Nous sommes tous capable de créer, nous sommes tous de potentiels créateurs alors que j’ai un doute plus que raisonnable sur le fait que nous ne sommes pas tous de potentiels avocats ou de potentiels couturiers ou jardinier ou médecin.

C’est paradoxal, plus je doute de ma légitimité à endosser le rôle de créateur, de créatif, plus je m’installe dans ce rôle, plus je l’éprouve comme l’exacte alter égo de ma personne et c’est sûrement parce que j’éprouve l’envie d’affirmer ma personne alter exacte comme une personne créatrice que je ressens cette - chose - qui dit que l’on est tous créateurs ; c’est peut-être un manque de narcissisme qui me pousse à ne pas me prétendre au-dessus de la valeur moyenne, ou un éternel optimisme qui me laisse entendre que tous pourraient être à ma place parce que ma place est enviable - et nécessaire à l’équilibre du monde -. Je ne sais pas, je sais juste que je suis un créateur et tel est le sens de ma vie.

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog, #écrire, #egotrip

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Publié le 22 Janvier 2015

 

Bonjour mon vieux, mon gros, mon vieux gros corps, gros con, corps gras, oui, bonjour à toi l’ami.

 

 

On se connaît bien, en toute logique puisque je suis la tête, pas boule ronde et barbue au dessus de ton cou mais la conscience, l’esprit, l’âme, l’intelligence et la prose qui te parle, comme on s’adresse comme un vieux copain de classe avec qui l’on reprend contact via Facebook après s’être depuis trop longtemps perdu de vu. Je en te demande pas comment tu vas, ça serai idiot parce que je suis toi, ta conscience des choses, je suis ton regard et ta connaissance de toi et à ce titre ce que tu ressens ,moi je le sais, je sais tout et même plus.

 

 

Mais alors pourquoi je t’écris ?

 

 

Pour faire le point, pour faire le pitre aussi un peu, et pouvoir prétendre pour une fois m’être prit pour muse ou pour cible, la direction est la même et seule l’intention diffère dans la nuances. Et puis s’écrire de soi à soi c’est une bonne façon de poser les choses à plat, bien que plat, toi, tu ne l’es pas, pas du tout, disons le d’un coup, comme je l’ai dis en introduction, aujourd’hui mon corps tu es gros. Ce n’est pas difficile à dire, pas à toi puisque tu le sais, mais ça a été difficile de se le dire à moi, à soi, de l'accepter comme certains disent même s’il n’est pas précisément question d’acceptation, mais plutôt de concordance de réalité. Je ne sais pas si tu te souviens mon corps mais toi et moi nous avons longtemps été entourés par les corps en souffrance des jeunes filles anorexiques. Enfin toi tu étais entouré et moi j’étais comme attiré, le corps de ma soeur ayant connu ce démon, j’avais l’âme d’un chevalier pouvant sauver les affamées d’elles-mêmes. Tu vas dire que ça ne nous concerne pas directement, mais tu te trompes le corps, parce que moi devant proche d’elles j’ai forcément réfléchit sur le corps, pas toi, mais tous les corps et le rapport plus ou moins conflictuels que les gens ont avec leurs autres toi. En luttant auprès d’elles, nymphes affamées charmées par le diable habillé en Ana, j’ai appris à relativiser le corps et à mettre en critique la dictature médiatique autour du corps, belle prison aux barreaux minces. Et de là j’ai acquis une certaine réserve quand aux restrictions à appliquer aux corps. C’est pourquoi je t’ai laissé devenir ainsi, gourmand dans ton appétence comme un drogué est esthète avec sa drogue. Bien sûr que je voyais les kilos, toi tu les voyais, mais moi, là-bas dans l’esprit j’avais cette idée folle qu’une société ne doit pas fustiger un corps, lui imposer un carcan et un cadre au-delà du quel il ne serait plus admis comme beau, désirable ou sociable. Sans le savoir nous étions presque en guerre toi et moi, disons en discordance théorique.

 

 

Pourtant je t’aime mon corps, c’est con à dire, mais c’est sincère, je t’aime sincèrement comme tu es et là d’ailleurs est un problème. Parce que oui, au fond de moi, le mâle trentenaire invincible voudrait avoir un corps de rêve, d’un corps d'apollon ou bien d'éphèbe, un corps d’image désirable que je puisse dévoiler sans être dans l’outrance vulgaire. Mais ces corps là se gagnent dans la sueur et l’effort et dans une certainement mesure dans la lutte contre l’image de soi que l’on veut quitter pour une autre. Oui, mais moi je t’aime, je m’aime comme ça, imparfait mais beau dans mes yeux. Surtout que pour être franc avec toi nous avons une bonne tête, un beau visage, de beaux yeux et l’expression d’un ourson docile, ça ne fait pas peur mais c’est mignon et donc c’est plaisant dans le jeu social. Et puis je ne vais pas t’incriminer de prendre du poids, de devenir gros et gras parce que le fautif c’est moi, l’esprit, que veux tu mon cher ami, nous sommes homme de lettre, de plume, d’esprit et nous passons plus de temps le cul fixé sur bien lire qu’à courir la campagne ou les tapis roulants des salles de sports. La plume fait grossir, c’est un comble n’est-ce pas ? Je te fais grossir parce que je travail mon esprit … oui je t’entends venir avec la culpabilité, un esprit saint dans un corps saint … je sais que tu as raison. Mais bon, la paresse elle a qui ? A toi ou à moi ?

 

 

Tu veux sûr que je t’aime ? Que je ne mens pas en disant cela ? Tu veux une preuve ? La preuve c’est que je t’ai tatoué à trois reprises et encore à l’avenir. C’est une preuve parce que si les gens sont vite prêts à voir la symbolique dans l’encre que je mets sous ma peau, ils ne réalisent parfois pas que se tatouer s’est s’approprier son corps, c’est un grand geste confiance du corps dans l’esprit et réciproquement, c’est investir son corps avec son esprit de manière ostentatoire, plus fort qu’un mariage. Et si tu veux une autre preuve c’est que si je ne t’aimais pas je ne passerai pas autant de temps à me masturber avec toi, toi et moi, toi et toi, moi et moi. Je crois que c’est Woody Allen qui a dit que la masturbation c’était faire l’amour avec quelqu’un que l’on aime vraiment. Je crois qu’il avait tout comprit.

 

 

Difficile de parler de nous sans parler de sexe mon vieil ami. Par chance pour moi le tient est plutôt beau, en tout cas pour un sexe d’homme et il est fidèle quand les désirs sont là. Mine de rien, le sexe, sa taille, sa fonctionnalité, sa performance, cela hante une longue part de notre vie d’homme, d’adolescent surtout, le corps étant alors c’est grande incertitude. Aujourd’hui mon ami tu es mon véhicule, mon moyen de transport pour aller au septième ciel avec parfois la chance d’emporter une passagère, ce n’est pas rien, et rien que pour cela je devrais être infiniment reconnaissable et admiratif de ce que tu arrives à faire.

 

 

Je crois que l’on arrive au bout de cette lettre mon cher et gros ami, nous avons peut-être par fait le tour de toi, encore moins de moi, mais nous avons à nous deux déjà été trop longs je crois.

 

 

Je reviendrais peut-être mon ami. Je sais où te trouver.

 

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Publié le 6 Décembre 2014

Aujourd'hui est un jour comme les autres, je prends un an de plus et je n'aime pas cela, je n'aime plus cela, c'est fini le temps où j'aimais vieillir, aujourd'hui chaque jour m'arrache un peu de vie et me rapproche du lointain mais certain jour de la fin, je n'aime pas voir passer le temps en moi, heureusement que dès demain on aura tous oublier cela et que je pourrai vieillir en discrétion, jusqu'à ce que l'on se rappelle plus tard, dans une année que c'est moi - aussi - qui vieilli, comme vous tous, comme tout le monde, comme le monde, les idées et la vie ; putain d'entropie et de rituel d'anniversaire suranné et angoissant comme le sont les rituels bien sûr, aujourd'hui je prends de l'âge et je rêve de nudité, d'offrande, de sang de vierge et de rites secrets pour remonter le temps, pas jusqu'à la source mais au moins de quelques marches, redonnez moi du temps que l'on voit jusqu'où on peut jongler avec soi ; donnez-moi des corps nus, faites donc moi des offrandes, dévoilées, dénudées, parce qu'aujourd'hui c'est moi le roi, je suis le roi du jour - et des suivants - et j'exige le monde nu et surtout les femmes pour espérer y voir le sens de ce rite, pour me rappeler qu'il y a bien un sens à tout cela, au temps qui passe, aux espoirs qui passent et à cette logique - idiote ? - que l'on a pour essayer de trouver des mécaniques valides pour échapper à ça ; c'est peut-être ça le sens du temps qui passe, il nous oblige à lutter, chaque jour, chaque année, pour s'extraire de ce flux entropique ; les corps nus sont la vie, et le temps une forme de mort, contraste et oxymore et moi j'y crois encore

 

Manque de chance, et de hasard, qui sont toujours la même chose, à deux jours près ce blog aurai fêté c'est 1978 jours aujourd'hui mais il a deux jours de plus que moi car il fête ses 1980 jours d'existence.

Faut-il toujours croire aux anniversaires ?

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Publié le 5 Décembre 2014

1979 à l’aube de soi, au pied d’une drôle de montagne, avec devant et derrière moi le tas des âges accumulés ; et demain déjà un an, de plus, qui vient et qui s’enfile, s’ajoute et s’adjoint à tous les autres déjà venus, passés, dépassés ; on ne se surpasse pas dans sa vie, il n’y a que les âges que l’on endosse qui  surpassent ceux auxquels on voudrait encore pouvoir appartenir et hier encore j’avais vingt ans et demain encore j’aurai vingt an, non pas par coquetterie ou par pudeur mais parce que l’on ne vieilli pas au rythme des calendriers ; juste peut-être celui de nos artères ou celui de l’âtre de sa cheminée. Il reste des buches, des braises, et des rêves de Californie en route pour l’ailleurs, un jour, tout plaquer et partir, un jour quitter sa vie, son âge et le cadrant réglé de notre habitus et puis quitter le monde pour un créer un autre, énième fois le big bang, énième fois la genèse et tout le temps les aiguilles, les pendules et les cendres dans l’esprit. Par ici rien de neuve et demain tout recommence, une année et le même blabla pour se repaitre de soi, une dose par jour et par-dessus tout faire le mur, derrière son écran, de fumée, faire le tour du monde pour revenir à soi, plus vite que bien, et mieux qu’hier, moins bien qu’après parce que revenir à soi c’est une drogue à effet court dont la descente est plus rapide que l’extase, tout comme l’orgasme masculin.  

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