Articles avec #ebauche tag

Publié le 29 Avril 2015

Une armée de tours éternelles, minuscules et grandes. Une forêt de tours éternelles, métalliques et phalliques qui se dressent sans échelle de grandeur sous les yeux qui ne les voient plus. Minuscules tours éternelles ou immenses, toutes les mêmes sans marges amères, comme avant elles les pyramides, comme le sont parfois les écrans de surimpression de réalité. J’ai oublié mille fois ces tours qui n’ont jamais vraiment été les miennes mais qui étaient là pour moi, divin totem de la grandeur d’homme, juste sans échelle de grandeur ou de valeur, des tours comme des cailloux ou comme des arbres, comme quelque chose que l’on a cessé de voir depuis que ça habite le monde avant nous. Je vais parfois pourtant les rechercher, comme les mouches entrent dans la lumière aveuglément moi j’entre en elle aveuglément, et j’en ressors parfois brûlé par une nuit majestueuse, pathétique, majestique. Juste une nuit de plus entre elles et moi. Je les aime comme tout ce que j’aime détester et puis plus tard je rentrerai dedans d’autres tours pour y trouver la mienne et y creuser ma place. Comme les autres, comme tout le monde, comme la ruche et ses abeilles, et les termites au fond de cette terre d’étranger.

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Publié dans #Divagations diverses, #ébauche, #ville, #absurde, #jdr

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Publié le 28 Avril 2015

Le roi est mort, vive les poings qui font venir la mort. Deux par deux, les coups pleuvent, les corps cèdent, craquent les os et les chairs qui se déforment sous les impacts crient la douleur qu’elles endurent. Et le boxeur ivre de sa lucidité distribue ses coups sans restriction, il se tient debout, comme le i dans la victoire, droit comme le destin qui d’un geste vif du bras assène un jab pour ébranler son adversaire. Il y a du sang plein ses mains, et de la chair meurtrie et parfois même des os, des dents, de la matière dure qui s’effrite des corps tabassés et qui se colle à sa peau couverte de sang coaguler ; peut-être le sien même s’il en doute, non pas qu’il esquive tous les coups mais son sang est fier, fougueux comme le feu de la rage qui l’anime et son sang à lui il coule, fluide comme un crochet du droit qui s’écroule sur le visage du pauvre hère qu’il a pour cible ; son sang à lui ne coagule pas, il jailli comme les coups qu'il porte. Demain une rivière de corps morts, cadavres entassés à ses pieds de colosse et déjà il est comme le roc, la falaise où se brise les lames de l’adversité.

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Publié dans #retard, #boxe, #ébauche, #jdr

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Publié le 27 Avril 2015

Même si l'on a rien à écrire sur la ville, même si l'on n'envisage aucune victoire dans cette ville et même si cette ville est un lieu de campagne, un décor pour l'action, même si la ville n'est qu'un bourg de province, la ville est toujours belle quand la nuit pleut sur elle. Que de la gueule, que du bitume, rien que des murs usés, crasseux et le béton qui fond sur le dos des urbains comme les guenilles mouillées leurs collent à la peau. Tu es si belle la ville quand tu pleure sur moi, quand tu me piétine jolie putain de métal et de pierre, plus grouillante que la vermine dans le centre-ville. Tout ce tient là dans un espace restreint, la rue comme unité de temps, la ruelle comme unité de lieu et le Block ou le quartier en unité d'épique. Plus, le district, la commune, la ville relevé du divin.

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Publié dans #ébauche, #ville

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Publié le 25 Avril 2015

Avoir un monde et ne pas savoir s'il est le seul monde du monde. Avoir un monde, vivre à l'intérieur de ce monde et ne pas savoir si ce monde est unique au sens d'original. Fallait il aspirer à habiter un monde à tout prix original, ou ce satisfaire de vivre un monde, juste un monde, rien que cela, un monde comme tant d'autres, comme si la théorie des cordes ne comptait qu'une seule corde accordée sur une seule note. Et là, debout sur le toit du son immeuble un peu raide dingue d'acier vers le ciel polué et un peu miteux au dedans comme une beauté intérieure absente, il regardait son monde, le monde qu'il habite et qui lui paraît si fade, presque facile. Il sait parce qu'il a apprit son histoire, que quelque par sur une planète appelée Terre, la civilisation humaine à déjà eu un foyer. Son monde n'est il qu'une réplique, vague réplique, ou un original d'inspiration, un hommage qui ne renie pas son avenir. Il voudrait le savoir, il scrute son horizon urbain sachant avec certitude qu'il ne trouvera aucune réponse ici

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Publié dans #jdr, #ébauche

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Publié le 14 Avril 2015

Dans la lenteur d’enfer vert l’homme à la tête céphalement surdéveloppée essayait de se connecter à l’antique réseau interconnectant les mondes inexistant du temps d’avant. Ces mondes, sans réalité observable par les multiples yeux des survivants avaient curieusement réussis à perdurer par-delà la fin du premier monde. L’homme céphale utilisait un équipement noir qui devenait bouillant sous les effets des rayonnements gamas, pourtant il maintenait sa main posée sur l’interface brûlante avec laquelle il creusait le système l’empêchant d’entrer dans le monde virtuel. Au travers de la fenêtre de verre où il voyait se dérouler les actions misent en œuvre pour son entrer il essayer de voir comment déclencher les mécanismes ouvreurs. Son encéphale gonflait légèrement dessinant des veines palpitantes sur son front en sueur. Le temps ne le pressait pas, il vivait au temps de la nature, légion luxuriante avançant à son rythme épique de lenteur presque invisible. Peut-être que bientôt à l’échelle des plantes, l’interface synthétique allait disparaître, mais à l’échelle de l’homme rien de pressant, surtout que l’effort et la chaleur rayonnante ambiante son cerveau se mettait à produire des vagues d’ondes psyoniques entrant en interaction avec la porte mécanique jusqu’à la mettre en branle. Le céphalique allait pouvoir entrer, il aurait pu entrer en tout cas s’il ne s’était pas écroulé sur lui-même tombant dans un coma habituel quand son cerveau sur développé surproduisait de l’énergie.

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Publié dans #micro-nouvelle, #ébauche, #jdr, #jeux de rôle, #écrire, #Divagations diverses

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Publié le 9 Avril 2015

Mais allez dire cela aux cyborgs ; ils vont rire et ils finiront peut-être ensuite par vous botter le cul ou vous frapper violement votre petite tête transhumanisée avec un œil à plusieurs milliers de crédits et une peau si soyeuse qu’il sera sûr qu’elle vous à couter à elle seule plus cher que ce qu’il gagne en une année. Les cyborgs sont des hommes, comme vous, comme eux, comme personne, comme une personne ; il y a toujours au départ du cyborg un homme, mais ce qui fait le cyborg ce n’est pas le départ, c’est le point d’arrivée de ce qu’il devient, deviendra ; car après l’homme l’être cyborg donne la libre mesure à l’expression de la technologie, d’une technologie visible, voyante, ostentatoire. Ils sont la technologie qu’ils portent, qu’ils arborent et qui les conduit à devenir autre ; plus humain, moins humain, plus ou moins loin de leurs images d’origines ils deviennent un chaînons manquant entre la machine et l’humain ; bonjour, ça va, je suis ton autre, cet autre toi ; je suis une alternative, une avancée sur la route que tu refuses de prendre et même de voir. Je suis la liberté, je suis cette liberté que tu revendiques comme une bride sauf que moi je suis LA liberté comme seul l’homme peut la concevoir ; dans l’inutile et la vanité de sa limite existentiel.

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Publié dans #Brainstorming, #ébauche, #jdr

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Publié le 8 Avril 2015

De la ville à l’écran, et du jeu au joueur, de l’intérieur vers les extérieurs toujours la ville qui ne se dévoile qu’en lumière de nuit, vibrations technoïdes qui impactent la rétine d’un homme transhumain dont le non-conscient est baigné comme pour nous des codes d’une forme de futur ; en terre ferme de béton et d’asphalte il n’y a pas de place aux à-peu-près de la nature, c’est une grille de chaos étendue sur le monde ; ascensions horizontales et dimensions verticales la ville est un organe vivant, une vibration essentielle qui recherche son sens comme la cigogne recherche sa direction ; elle s’étend, se répand et se renouvelle. L’être humain n’est qu’une donnée démographique, quelques chiffres de plus qu’il faut choyer, gonfler ou retrancher pour toujours toucher au point d’équilibre ; croissance urbaine comme un ogre du futur, concepteur d’orbes gigantesques, des dômes sous lesquels les chiffres de l’humanité prospèrent jusqu’à ce qu’un jour, oui, jusqu’à ce qu’un jour une donnée change, une variable, une variation, un sauf conduit à l’implacable. Mais jamais l’odeur de la nuit, mouillée par la pluie, embellie des lumières éclectiques des fées électriques n’aura eu plus bel éclat de vie. La citée se répand en motif redondant, comme la plume du poète qui se perd en redondance adolescente, comme la plume du poète qui s’affine en ressassant ses mèmes dans les labyrinthes tortueux de ses brouillons. Des brouillons qui grouillent d’idées mortes nées comme les égouts d’une ville folle d’elle-même, narcissique toutes les nuits jusqu’au sommet de ses plus hautes tours.  

 

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Publié dans #Brainstorming, #ébauche, #écrire

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Publié le 7 Avril 2015

43 minutes de ville, de ville nocturne, une ville noctambule qui ne dort jamais ; en tout cas jamais la nuit, c’est le temps d’une ville qui dort le jour, qui croule, s’écroule sous les pas des vivants, c’est une cité éteinte de pied en cap qui disparait sous l’acier terni au soleil et le verre ruisselant de soleil. C’est un temps de mort jusqu’à ce que le soleil tombe et que se lève la nuit ; lumineuse et brillante, une nuit d’apparat pour une ville vivante ; la vibration d’un cycle régulier d’asphalte et de mort ; la crudité des néons blancs contre l’exotisme des couleurs vives ; dans le cœur artificiel d’un parking souterrain c’est le terrain de jeux nocturnes pour jeunes noctambules, les chats gris et les loups et les chiens et tous ceux qui se glissent entre eux et parcourent les trottoirs, les territoires urbains qui tous, s’habillent d’un or éphémère comme la jeune femme en t-shirt rouge qui s’apprête pour aller danser toute la nuit et qui ne prendra le risque de se montrer à nue et de décevoir rien qu’au petit matin à la pâleur blême de l’aube naissante. La ville sous la lumière, sous une pluie de lumière médiocre comme un divin écrin ; un étape que l’on marque à un feu rouge avant de passer à lasuite.

43 minutes avant la ville

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Publié dans #ébauche, #Divagations diverses, #ville, #Pictogranimation

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Publié le 1 Avril 2015

Voler le pouvoir, voler l'écrit, les idées et une perspective et perception du monde. Transhuman space, les transhumains dans l’espace. Comme un arrière-goût de cyberpunk, petit punk cybernétique, pauvre câblé de la rue, la petite frappe attitré de la rue, le genre de mec qui peut vendre sa misère de chair et de métal contre à peu près tout ce qui lui permettrai de prendre l'ascenseur des possibles social. De chair et de chrome, avec des cycles à inscrire dans le temps pour faire grincer la narration, des fins de cycle comme points d'ancrage narratif. L'autre c'est eux, ils sont l'ombre récurrente du monde, le grain de sable, le graffiti sur le mur des buildings. Une friche comme une ville et une ville comme une friche, des tonnes de rumeurs et des faits, des rumeurs comme des coups de pinceaux pour une impression de ville, une ville impressionniste où chacun est peintre et écrivain, non éclairé mais créateur, tisseur urbain d'une urbanité grouillante ; la zone, les enclaves, les citadelles, les zones anarchistes, et puis la fange, la frange, la frange fangieuse ; une toile au fond esquissée à la suie et au mazout sur des couleurs de briques. Réseaux des contres cultures, caste sociale de réfrigérateur, étiquettes et coiffures et tout le sens esthétique sur lequel repose une culture apatride ; sans pays ni frontières le peuple se cherche des valeurs refuges et il fait donner la valse des contres cultures, idéologique, esthétique qui conduisent au transgenre créatif. De la mode aux gangs, des artistes et des libres penseurs et toujours les hommes d'armes, armes de rues, les armées de la matrice, la reine des internets est une reine de sabbat, une sorcière cruelle et invisible autonome ; et puis il y a l'oracle qui compresse et condense et archive les foules des êtres humains désirant s'abstenir d'habiter le monde, tempête cérébrale dans un ordinateur.

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Publié dans #Brainstorming, #ébauche

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Publié le 31 Mars 2015

Des états d’architectes, des états d’armes, des âmes d’armes, des âmes architectes, âmes faunes, âmes flores, des âmes paysagères, âmes de concepts ; ce sont des verrous, des clefs, des navires qui ressemblent aux flots, âmes d’objet ; des clefs pour des serrures indistinctes, juste l’idée d’une serrure ou d’une porte entre ça et l’autre chose, du dedans et du dehors jusqu’au jour où l’individu devient en mesure d’entrouvrir la porte, de faire advenir le dedans dans le vide extérieur en en devant le maître, un dieu du dedans qui peut devenir dieu du dehors dans sa zone de confort jusqu’au jour où l’objet-fragment-vecteur vient à être brisé ou volé par celui qui tuera le faux dieu pour devenir à son tour un faux dieu à la place de l’ancien faux dieu, du faux par du faux, comme le feu par le feu, le fake par le fake, la force du cœur par la force du cœur ; c’est le cœur, l’état d’âme, la nature d’âme qui est le canal qui forme, formalise, façonne l’énergie, le pouvoir, le potentiel, le concept contenu dans l’objet-fragment-vecteur de l’ancien monde ; sans que l’on soit sûr que les fragments de l’ancien monde sont des vestiges où des explosifs responsables de la fin du dit-monde devenu le non-monde, monde-non-dit ; la page blanche et grise, de pierre et de minéraux là où les créatures qui mangent la pierre évoluent et mènent la vie dure aux non-hommes qui sont apparus sur ces terres comme des esquisses mal dégrossies qui noircissent le paysage de leur présence mal habile jusqu’à l’avènement d’objets vecteurs de l’autre monde qui permet à des choses de s’incarner dans un temps éphémère.

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Publié dans #ébauche

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