Articles avec #ebauche tag

Publié le 10 Mars 2016

Sans pouvoir observer le ciel vous ne savez plus depuis combien de temps vous avez pénétrés sous terre. Sûrement des heures, peut-être même une journée entière tant il est difficile de jauger la durée d’une progression pénible dans ce milieu sombre et poisseux ; vous marchez dans les boyaux étroits et humides de ce réseau de grottes souterraines, parfois à la lueur des lumières vacillantes vous devez ramper. Vous êtes sales, boueux, humides et arasés par cette avancée difficile. Vous vous êtes arrêtés soudainement quand les boyaux sont devenus plus larges et maintenant vous avancez avec prudence sans distinguer les parois ni le plafond. Petit à petit vous croyez distinguer devant vous, dans la pénombre, une forme étrange qui ressemble à un cœur dont les contours palpitent faiblement. Vous prenez le temps d’accommoder vos yeux à cet nouvel espace d’obscurité et vous réalisez que cette forme énigmatique est en fait une ouverture taillée dans le flan d'une bâtisse lugubre qui se tient dressée devant vous au fond de cette caverne.

Ce que vous avez cru prendre pour une palpitation c'est le rougeoiement des lueurs à l'intérieur de cette bâtisse ; elle est habitée, peut-être vivante et aussi incongru soit le fait de la trouver ici vous vous dites que c’est sûrement le meilleur refuge que vous pourrez trouver. Vous parvenez à vous rapprocher en suivant un petit chemin qui serpente entre des racines torturées, vous jugeriez que celle ci vient de bouger et qu'elle vous suit du regard, pourtant les plantes n'ont pas d'yeux ... A mesure que vous progressez vous réalisez la taille impressionnante de ce château enterré. Vous voyez maintenant que le chemin que vous venez de suivre pénètre dans le ventre de la bâtisse par une imposante porte en forme de coeur dont l'ouverture est entravée par des barreaux énormes. Vous pouvez sans problème vous glisser entre si vous le désirez, mais s'ils ne sont pas faits pour des humains qu'est-ce que ces barreaux peuvent bien retenir ? Que faites-vous ?

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #ébauche, #jdr

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Publié le 23 Février 2016

Exile c’est le nom de leur ville. Ils sont des exilés mais beaucoup d’entre eux réfutent l’idée, le terme, la nature même de leur exile. Exilé c’est un destin, une fatalité et ils sont nombreux à vouloir y échapper. C’est possible et impossible, les mots rendent les choses possibles mais la vérité c’est qu’ils sont là, exilés en terre anonyme. Cette ville construite par les acclimations successives de morceaux arrachés à des pans de réalités exilés et par des murs, des bâtiments et des architectures endémique semble avoir une résonnance dans toutes les cultures des civilisations échouées en cette terre orpheline. Tous les habitants ont dans les lambeaux de souvenirs qu’ils portent comme des bagages élimés et au fond de ces bagages il y a un quelques échos d’une ville hétéroclite, d’une ville éclectique, une ville qui ne dort jamais, une ville hydride, une ville décadente, une ville unique qui bat comme un cœur puissant et qui brasse les peuples et les cultures qui naissent et se perdent en son sein. Cette ville est peut-être la mère de toutes ces villes, du passé, du futur et des possibilités quantiques de réalités qui s’ignorent. Elle n’existe pourtant qu’ici, juste ici, seulement ici, un empire entier sur un grain de sable, sur ce grain de sable, sur celui-ci et nulle part ailleurs. Pourtant la trace de cette citée semble être partout ; un hasard statistique, un jeu de hasard, ou bien rien.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #SF, #ébauche, #ville

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Publié le 22 Février 2016

Quelques parts, dans une dimension non parallèle et non euclidienne, une fêlure à couru le long du le chant des possibles et une bulle de réalité s’en est échappée pour constituer un globe de réalité orphelin. Il se trouve en nul lieu identifiable par la science, qu’elle soit avancée ou traditionnelle, ni par aucuns des mythes et des légendes des magiciens et des sorciers. Aucune être doué de conscience ne sait où se trouve cette bulle de réalité, non aucun. Parmi les voyageurs interdimensionnels et parmi ceux qui mènent leurs avatars entre les plans d’existence quantique personne n’est capable de percevoir ni de ressentir la présence et l’emplacement de ce globe de réalité orphelin.

Et pourtant il existe. Hors de tout, il existe.  

Il arrive que ce globe de réalité orphelin provoque des failles, des tunnels, ou des entonnoirs statistiques qui déchirent la surface d’autres réalités définies dans des plans et des dimensions identifiés et qui mènent de manière éphémère jusqu’à lui. Les failles qui s’ouvrent sont à sens uniques, d’ailleurs vers ici. Un point c’est tout. Elles fonctionnent comme des trous noirs dans lesquels on peut être aspiré mais d’où l’on ne peut pas en ressortir. C’est un fait établi empiriquement par tous les êtres pensants qui ont échoués ici. Tout le temps passer par une personne douée d’intelligence qui reste en vie pour consacrer son temps à l’étude, la recherche, la science et la magie ne suffit pas pour comprendre comment quitter le lieu ; sorcier, dieu, machine, homme de science et de lettres, aucun savoir, aucune magie n’est en mesure de percer les ténèbres qui nimbent ce mystère lui-même drapé dans le secret.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #SF, #ébauche

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Publié le 19 Février 2016

Est-ce que je suis dans la phase où je fais émerger de ce blog une chose qui pourrait être une ligne éditoriale ? Peut-être bien oui, même si ligne éditoriale est bien trop rigoriste et surtout bien trop noblement porté par une idée du journalisme pour être le terme qui convient à l’appendice de mots, excroissance de ma pensée qui me tient lieu de blog. Disons qu’il y a peut-être un axe, une direction, un semblant de cap qui émerge de la mer furibarde de mon indécision.

Ici le je, l’ego, le sujet qui parle de lui, de moi, de soi et de cette idiotie à laquelle je m’attache qu’est l’acte de création. Je ne détiens aucune vérité, aucun savoir, aucune méthode sur le comment d’un tel acte. Ma création est empirique ; c’est ce qui me permet d’en parler, car à chaque étape que je franchi j’ai l’impression de redécouvrir la roue et cela donne un élan à mes pensées. Ici donc non pas de l’introspection mais un regard dans le rétroviseur, dans le moteur, dans ma mécanique ; petite gesticulade maladroite pareille à ses ratures qui jonchent volontiers les lignes manuscrites. Et ailleurs, la créativité ; pourrait être ainsi, mais je ne suis pas assez étanche pour me tenir à une telle dichotomie. Pourtant dans l’idée il à de cela.

Ici la cuisine

Et ailleurs la salle.

C’est peut-être le prémisse de ce qu’il adviendra de moi lorsque j’aurai la sensation d’avoir fini mes écritures je quitterai la peau de l’auteur pour entrer dans celle du bonimenteur. Ce regard sur mes neurones qui écrivent c’est peut-être la prise de distance nécessaire pour qu’advienne ce changement.

Et en plus on s’en fout. L’avenir se chargera bien assez vite de me le dire.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #écrire, #ébauche, #Je est un Blog

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Publié le 7 Février 2016

Les racines de Hub City, ville tentaculaire et capitale mondiale de la Néo Terre, remontent à une lointaine époque lorsque le destin de la Néo Terre suivait une évolution similaire à celle de notre bonne vieille Terre. Ces deux variations parmi les milliers d’autres qui errent dans la soupe primordiale des possibles partageaient une histoire et une évolution commune, elles étaient toutes les deux parfaitement synchronisées. Ces deux Terre, et quelques autres aussi, ont été le berceau d’une civilisation antique qui développait et prospérait en lieu et place d’où se trouvera plus tard notre Inde actuelle. C'est au cœur d’une citée antique, que cette civilisation audacieuse et évoluée découvrit comment canaliser la puissante énergie tellurique au seins d'une gigantesque structure artificielle où l'énergie se concentrait dans les chambres successives jusqu'à être suffisamment raffiné pour être utilisée par le peuple.

C’est autour de cette période qu’un point de bascule émergea de la trame commune. Sur notre Terre la source antique d'énergie tellurique connue un épisode instable et la gigantesque structure explosa dans un fracas gargantuesque de fureur et d'atomes éradiquant ainsi la civilisation qui l'avait érigée. Sur la Terre parallèle la citée ne connu pas cet accro techno catastrophique et continuait de prospérer en canalisant la puissante énergie à l'œuvre dans les courants telluriques qui parcourent le globe et c'est ainsi que Hub City naquit.

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #ville, #ébauche, #Homme atomique

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Publié le 2 Février 2016

Je les vois d’ici les parties courtes, denses, intenses, une rue sans âge où un groupe de loubards rôde sans but, des blousons noirs aux jeans troués et sûrement quelques punks avec des battes et des couteaux et de la musique rock grésillée par un ghettoblaster. Bientôt les coups volent dans une joute de corps à corps fébrile, on entend se rompre les os et les couteaux dans la chair font jaillir un sang chaud et poisseux sur les visages des héros ; il ne fallait pas les chercher et se rendre chez eux pour kidnapper ou violer leur femme, leur enfant ou leur petite amie. Demain ils seront peut-être des guerriers maudits réincarnés dans un univers parallèle où ils forcés d’arpenter un chemin sombre, sale et sinueux dans le cœur d’une forêt décrépite pour y traquer les démons. À la lisière d’une clairière nos héros voient le démon Irzukäal haranguer un esprit chaotique et alors que le ciel rougeoie et que la réalité se fissure sous les coups de butoir de créatures chaotiques les aventuriers fatalistes se ruent à l’assaut du démon ; ils ont laissé derrière eux dans le sous bois voisin des cadavres qui jonchent le sol mais qui reviennent déjà à la vie.

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Publié dans #ébauche

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Publié le 27 Janvier 2016

Et si au lieu de centrer le présent sur le temps où la civilisation antique a disparue, pourquoi ne pas centrer la chronologie au moment où la civilisation antique est à l'apogée de sa culture et où les autres civilisations sont primitives ? Ou alors au moment où la "civilisation antique" est en déclin en mettant au cœur de l'univers la chose qui a provoqué le déclin cette civilisation.

Cosmos

Et si une race avait la possibilité d’exister à plusieurs époques en même temps comme si elle échappait à la dimension temporelle de l’univers, ce qui lui permettrait d’agir librement dans le passé, le présent ou le futur.

Cosmos

Et si dans cet univers les grands concepts comme le temps, la vie, la mort, le bien, le mal, etc. étaient « rayonnés » par des entités cosmiques pareilles à des soleils, des trous noirs ou des trous de ver ? Si une planète se trouve à une distance « moyenne » de ces entités cosmologiques elle possède de données de développement identique à ce que l’on connaît sur Terre. Mais si une planète se trouve trop proche ou éloignée de ces entités cosmogoniques elle présente des caractères particuliers, le temps passe plus vite ou plus lentement ou de façon non linéaire si deux entités astrales de temps influent sur une planète, la vie foisonne, mute, évolue en permanence si une planète est proche d’une entité astrale de vie, etc. Évidemment si on voyage dans ces zones là les races, personnages et peuples, sont affectés.

Cosmos

Et si en réalité cette « civilisation antique » n’avait pas disparue, mais qu’elle avait évoluer vers un stade nanoscopique afin de pouvoir « infecter » ou parasiter les autres civilisations pour brider ou guider leurs développement et servir ainsi des plans dont seuls eux connaissent l’existence et le sens.

Cosmos

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #ébauche

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Publié le 22 Janvier 2016

C’est curieusement dans une décharge à ciel ouvert que souvent l’on se débarrasse des droides et des androïdes. Acheminés un à un par des propriétaires désireux de se libérer sans dépenser un sous en recyclerie, ou par camions entiers, les robots obsolètes et les modèles illégaux viennent disparaître ici. Rapidement la casse à androïdes est devenue un temple où une ménagerie mystique de robots survivants et d’autres revenus d’entre la grande panne, est adorée, adulée et choyées par des dévots humains qui croient trouver en eux la résilience d’une conscience réelle. Aujourd’hui la décharge est un chaos où règne une loi indicible inconnue des non initiés ; une loi qui autorise quiconque à abandonner ses biens robotiques ici, mais qui ne laisse jamais les non initiés pénétrer au cœur du chaos où la reine règne, constituées d’un assemblage hétéroclite de pièces et de consciences éparesse elle dirige de ses treize bras de fer une mafia d’androïdes amer et revancheras. La grande casse centrale sous ses cieux d’étoiles cramées aux néons elle a instigué une système de franchise, de filiation, dans chaque bloc, dans chaque quartier il y a un lieu officieux qui fait office de cimetière à droides, chaque ruelle, chaque container et sous la grade d’un lieutenant qui régulièrement fait convier les carcasses robotiques vers la mer originelle d’où est venue la reine. Bien sûr la grande casse centrale et les petites casses de quartier ne sont pas à l’abri des convoitises et de raides des gangs avides de trafics et d’argent et d’opérations de chirurgies cybernétiques illégales. Ces gangs envoient leurs enthousiasmes et leurs chiens des rues enragés piller les composants, les membres et surtout les liquides vitaux de bio-transmetteurs. Les mieux équipés et les plus malins se sont spécialisés dans la recherche de données de conscience et de protocoles d'expériences pouvant être revendues brutes ou réimplantées dans d'autres machines et parfois même dans les cerveaux connectés de brutes assez connes pour accepter le transfert.

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #ville, #ébauche

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Publié le 21 Janvier 2016

Une casse automobile, plus largement le cimetière mécanique des véhicules à énergies fossiles, pétrole, gaz, huile, alcool, diesel. Ici se meurent les véhicules qui autrefois roulaient entre les tours de verres. Parfois c'est un alignement méticuleux de carcasses rangées par type, genre, modèle, qui forment un labyrinthe de métal, de chrome et de rouille où les épaves attentes depuis longtemps d'être dépecées, broyées puis définitivement oubliées. Parfois la casse n’est qu'un chaos, une montagne instable prête à engloutir les prochaines épaves qui atterriront forcément ici. Quelque part entre les allées hypnotiques d’une casse agencées comme un vieux temple dédié à des divinités oubliée ou dans ce qui ressemble à une clairière préservée dans le fatras des tôles froissées on croise souvent des nostalgiques, des pauvres, des gangs et des esthètes amateurs des golems de la route qui viennent là pour bricoler des machines et faire naître dans les odeurs de soudures et les échardes de métaux des véhicules mutants, réveillés d'un lointain temps. Des hommes aidés parfois des unités robotiques basiques démontent puis détruisent les carcasses qui emportent avec elles souvenirs et preuves. Bientôt elles renaîtront en éléments de construction préformés et elles viendront s’agglomérer aux nouveaux murs de la ville et hanter les rues d’odeurs d’essences et de reflets de chromes fantomatiques.

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Publié dans #ville, #ébauche

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Publié le 10 Janvier 2016

Les odes à la ville n'étant jamais assez juste dans les coloris et la noirceur des goudrons maculés il est important de s'imposer seul le devoir de décrire le noir des villes que j'aime. Raides comme les rues et les réverbères érectiles, je travaille avec une prose mal adaptée. Mais peut-être qu'au contraire ma prose raide est bien calibrée pour cette description , comme le sont les revolvers automatiques et fantasmés que des passants non visibles promènent dans les rues anonymes pour se défendre d'un mal non nommé. Il n'y a pas de ville sans citadins car les villes fantômes sont de fantômes plus que des villes. Les villes sont des corps et les humains des viscères et des globules, cellules et sous organismes inter dépendant des dites villes, parfois même ils en sont les cancers, concepts mourants et contre productifs vis à vis de leurs créations car les villes sont des créations des hommes qui les habitent pour sortir du regard des dieux. On construit des villes pour ne plus creuser des grottes mais toujours pour échapper à dieu. Je me demande ce qu'il adviendrait si dieu incarnait sa conscience folle des les réseaux et les regards d'une villes incubateur gargantuesque des destinées humaines.

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Publié dans #ébauche, #jdr

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