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Publié le 18 Juillet 2016

Saurais-je écrire une odyssée ulysseénne ?

Suis-je donc capable de revisite ?

Peut-on imaginer une revisite alors que l’on n’a jamais visité l’œuvre en question, ou alors qu’une seule fois et déjà par l’entremise d’un prisme déformé ?

Saurais-je être un Ulysse ? Pourrais-je joindre deux terres dans une odyssée non écrite, sans chronologie ni visages connus ?

Je suppose que oui, mais j’ai peur du non.

Et pourtant. Je suis capable de déraciner n’importe quel pays, expurger n’importe quelle époque et réorganiser le tout, maladroitement mais le faire bien.

Ulysse, ma pénélope, mes cochons couchés aux pieds d’une Circée et toutes les sirènes du monde qui chantent leurs appétits voraces et dévoreurs de chairs. Et des gorgones aussi, qui dansent avec des méduses, des forêts de serpents et l’ombre d’un dieu déviant qui vide tout son vin avant de vomir sa haine dans les bras d’une infante.

Dans le corps d’un enfant, dans le corps d’une femme, dans une forêt, un désert et un feu de camp au milieu de la mer et d’un océan qui bouillonne d’esprits fous et d’algues vertes, bleues, noires, carnivores et énervées. Une mer dans un verre d’eau, une mer dans une amphore, qu’importe et partout des récifs acérés et les gueules béantes des édentés et des mendiants qui raconteront l’histoire que dont je coupe les racines sans tuer la plante.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #ébauche, #jdr

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Publié le 9 Juin 2016

Tous les jours je viens trainer mes guêtres sur les réseaux sociaux, caniveaux numériques collectant nos grandes et nos petites eaux intimes pour les récolter dans de grand réservoir, gueules béantes, anonymes et invisibles qui se nourrissent de cela et nous stockent sûrement sous forme de graisse ou de matière organique en petits paquets d’octets et de bits. On ne m’y force pas, je viens, je me tiens debout au bord de la décharge et je regarde autour de moi. Je vois là un sacré potentiel, un outil puissant qui végète et doucement sombre et s’enfonce dans le marasme mouvant de nos non-actions.

Et chaque jour où je viens ici, en pénitent du cynisme ambiant j’éprouve le fameux je-ne-sais-quoi ; c’est comme une pulsion de renaissance. Je là, le clic mou et l’œil torve et je regarde cette incommensurable carcasse constituée de nos avatars et je me dis que j’ai envie de faire un truc ici. Juste là, sur Facebook, je voudrais créer ma page, mon groupe, définir un espace et lui donner un ton, une couleur, bref une ambition et une prétention. Et je voudrais faire de cette espace une zone de hype, de créativité, d’esprit critique et de libre arbitre. Je voudrais que ça soit fort et que ça fasse réagir les autres, parce que je veux faire partir du jeu et prétendre que j’en suis parce j’agrégerai petit à petit une communauté d’esprit et que le bouzin se portera à ébullition jusqu’à créer un maelstrom très stimulant pour la pensée et la créativité. Dès lors nous pourrons passer à l’acte dans le réel et contaminer la réalité de l’inventivité née entre les parois invisibles de ma zone, ma page, mon groupe, ma cellule primitive.

Oui je veux ça. Oui, je veux la même chose que les autres. Oui, je veux m’inspirer de ceux qui sonnent comme bons à mon esprit critique et je veux surpasser, enterrer, faire passer de mode ceux que je suppose médiocres et mauvais. Oui, je veux ça, comme un caprice et comme une ombre pourpre qui rend rouge mes joues de honte. Parce que je veux ça, mais je sais que je n’ai pas le talent ni le réseau nécessaire pour l’avoir. J’ai peur de mettre en jeu une ambition pour laquelle je n’aurai pas les épaules, les clefs et le mors pour la dompter et lui faire les figures élégantes que je voudrais lui imposer.

J’ai la sensation d’avoir juste assez de lucidité pour envisager mon échec, juste assez pour me projeter et percevoir le pathétique de la situation que je pourrais créer. Juste un peu trop pour lâcher prise et ne pas voir ce que je vois, ne pas savoir ce que je sais.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #créer, #écrire, #ébauche

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Publié le 9 Avril 2016

Avec assurance il se garait le long du trottoir au pied de l’immeuble. La portière claquait derrière lui. Dany jetait un oeil dans le rétroviseur pour ajuster son image. Il passait une main dans ses cheveux puis il tirait sur le col de sa veste en cuire après avoir rajusté le col de sa chemise. Il aimait cette peau sur son dos. Son regard roulait jusqu’au bitume et vérifiait que son 501 tombait bien sur ses chaussures. Les lacets blancs dessinaient des formes régulières. Il était clean, Karen disait qu’il avait l’allure du genre idéal. C’était parfait. Il cherchait donc le nom de l’inconnue du téléphone. Son doigt passait en revenu les patronymes étiquetés dans l’entrée et s’arrêtait sur Brenda Chirine. Il sonnait, les quelques instant dans le silence pétillaient en lui. Cette fois il était vraiment excité.

- Oui qui est là ? grésillait une voix.

- Allo Brenda ? Je suis le garçon qui a récupéré votre téléphone. répondait Dany avec assurance.

- Ok, montez. C’est au sixième étage. et la voix se coupait dans un nouveau grésillement.

Il poussait la porte, déclenchait la minuterie de l’éclairage et appelait l'ascenseur. Les mains au fond des poches il scrutait sa silhouette dans le miroir du hall et cherchait la posture la plus imposante avant de s’engouffrer dans l’ascenseur.

 

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #ébauche, #Dany

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Publié le 3 Avril 2016

Le bras accoudé à la fenêtre il roulait sur un périphérique. Le bitume l’emmenait hors du centre-ville. Posé sur le siège passager un smartphone indiquait d’une voix atone les directions à prendre. Sa cigarette se consumait au vent tandis qu’il tenait fermement le volant de l’autre main. Dany lâchait soudain sa cibiche. Il jetait un œil dans le rétroviseur pour regarder le mégot s’écraser comme un météore sur l’asphalte. Son regard bleu acier croisait alors son image prisonnière du miroir au dessus du pare-brise. Il ne pouvait pas réprimer un sourire. Il avait toujours été satisfait de son physique. Une crinière blonde peroxydée encadrait sa gueule d’ange. Ses joues creusées par son régime clope et vodka donnaient à sa mâchoire des angles virils. Il aimait ça. Du haut de ses dix-huit ans, il collectionnait les signes extérieurs de maturité. Heureusement car il forgeait sa crédibilité là-dessus. Oui, sur cela et sur ça gueule d’ange, Dany était un garçon plein de paradoxe.

 

Il roulait désormais dans un quartier résidentiel, le genre qu’il connaissait par coeur pour avoir grandi dans un quartier similaire. La zone était très différente de là où c’était déroulait son après-midi. Le smartphone ne montrait aucune impatience à l’approche de la destination. Dany quand à lui éprouvait une pointe d’excitation. Il allait retrouver la fille à qui appartenait le portable qu’il avait récupéré plus tôt dans l’après-midi.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #ébauche, #Dany

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Publié le 10 Mars 2016

Sans pouvoir observer le ciel vous ne savez plus depuis combien de temps vous avez pénétrés sous terre. Sûrement des heures, peut-être même une journée entière tant il est difficile de jauger la durée d’une progression pénible dans ce milieu sombre et poisseux ; vous marchez dans les boyaux étroits et humides de ce réseau de grottes souterraines, parfois à la lueur des lumières vacillantes vous devez ramper. Vous êtes sales, boueux, humides et arasés par cette avancée difficile. Vous vous êtes arrêtés soudainement quand les boyaux sont devenus plus larges et maintenant vous avancez avec prudence sans distinguer les parois ni le plafond. Petit à petit vous croyez distinguer devant vous, dans la pénombre, une forme étrange qui ressemble à un cœur dont les contours palpitent faiblement. Vous prenez le temps d’accommoder vos yeux à cet nouvel espace d’obscurité et vous réalisez que cette forme énigmatique est en fait une ouverture taillée dans le flan d'une bâtisse lugubre qui se tient dressée devant vous au fond de cette caverne.

Ce que vous avez cru prendre pour une palpitation c'est le rougeoiement des lueurs à l'intérieur de cette bâtisse ; elle est habitée, peut-être vivante et aussi incongru soit le fait de la trouver ici vous vous dites que c’est sûrement le meilleur refuge que vous pourrez trouver. Vous parvenez à vous rapprocher en suivant un petit chemin qui serpente entre des racines torturées, vous jugeriez que celle ci vient de bouger et qu'elle vous suit du regard, pourtant les plantes n'ont pas d'yeux ... A mesure que vous progressez vous réalisez la taille impressionnante de ce château enterré. Vous voyez maintenant que le chemin que vous venez de suivre pénètre dans le ventre de la bâtisse par une imposante porte en forme de coeur dont l'ouverture est entravée par des barreaux énormes. Vous pouvez sans problème vous glisser entre si vous le désirez, mais s'ils ne sont pas faits pour des humains qu'est-ce que ces barreaux peuvent bien retenir ? Que faites-vous ?

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #ébauche, #jdr

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Publié le 23 Février 2016

Exile c’est le nom de leur ville. Ils sont des exilés mais beaucoup d’entre eux réfutent l’idée, le terme, la nature même de leur exile. Exilé c’est un destin, une fatalité et ils sont nombreux à vouloir y échapper. C’est possible et impossible, les mots rendent les choses possibles mais la vérité c’est qu’ils sont là, exilés en terre anonyme. Cette ville construite par les acclimations successives de morceaux arrachés à des pans de réalités exilés et par des murs, des bâtiments et des architectures endémique semble avoir une résonnance dans toutes les cultures des civilisations échouées en cette terre orpheline. Tous les habitants ont dans les lambeaux de souvenirs qu’ils portent comme des bagages élimés et au fond de ces bagages il y a un quelques échos d’une ville hétéroclite, d’une ville éclectique, une ville qui ne dort jamais, une ville hydride, une ville décadente, une ville unique qui bat comme un cœur puissant et qui brasse les peuples et les cultures qui naissent et se perdent en son sein. Cette ville est peut-être la mère de toutes ces villes, du passé, du futur et des possibilités quantiques de réalités qui s’ignorent. Elle n’existe pourtant qu’ici, juste ici, seulement ici, un empire entier sur un grain de sable, sur ce grain de sable, sur celui-ci et nulle part ailleurs. Pourtant la trace de cette citée semble être partout ; un hasard statistique, un jeu de hasard, ou bien rien.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #SF, #ébauche, #ville

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Publié le 22 Février 2016

Quelques parts, dans une dimension non parallèle et non euclidienne, une fêlure à couru le long du le chant des possibles et une bulle de réalité s’en est échappée pour constituer un globe de réalité orphelin. Il se trouve en nul lieu identifiable par la science, qu’elle soit avancée ou traditionnelle, ni par aucuns des mythes et des légendes des magiciens et des sorciers. Aucune être doué de conscience ne sait où se trouve cette bulle de réalité, non aucun. Parmi les voyageurs interdimensionnels et parmi ceux qui mènent leurs avatars entre les plans d’existence quantique personne n’est capable de percevoir ni de ressentir la présence et l’emplacement de ce globe de réalité orphelin.

Et pourtant il existe. Hors de tout, il existe.  

Il arrive que ce globe de réalité orphelin provoque des failles, des tunnels, ou des entonnoirs statistiques qui déchirent la surface d’autres réalités définies dans des plans et des dimensions identifiés et qui mènent de manière éphémère jusqu’à lui. Les failles qui s’ouvrent sont à sens uniques, d’ailleurs vers ici. Un point c’est tout. Elles fonctionnent comme des trous noirs dans lesquels on peut être aspiré mais d’où l’on ne peut pas en ressortir. C’est un fait établi empiriquement par tous les êtres pensants qui ont échoués ici. Tout le temps passer par une personne douée d’intelligence qui reste en vie pour consacrer son temps à l’étude, la recherche, la science et la magie ne suffit pas pour comprendre comment quitter le lieu ; sorcier, dieu, machine, homme de science et de lettres, aucun savoir, aucune magie n’est en mesure de percer les ténèbres qui nimbent ce mystère lui-même drapé dans le secret.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #SF, #ébauche

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Publié le 19 Février 2016

Est-ce que je suis dans la phase où je fais émerger de ce blog une chose qui pourrait être une ligne éditoriale ? Peut-être bien oui, même si ligne éditoriale est bien trop rigoriste et surtout bien trop noblement porté par une idée du journalisme pour être le terme qui convient à l’appendice de mots, excroissance de ma pensée qui me tient lieu de blog. Disons qu’il y a peut-être un axe, une direction, un semblant de cap qui émerge de la mer furibarde de mon indécision.

Ici le je, l’ego, le sujet qui parle de lui, de moi, de soi et de cette idiotie à laquelle je m’attache qu’est l’acte de création. Je ne détiens aucune vérité, aucun savoir, aucune méthode sur le comment d’un tel acte. Ma création est empirique ; c’est ce qui me permet d’en parler, car à chaque étape que je franchi j’ai l’impression de redécouvrir la roue et cela donne un élan à mes pensées. Ici donc non pas de l’introspection mais un regard dans le rétroviseur, dans le moteur, dans ma mécanique ; petite gesticulade maladroite pareille à ses ratures qui jonchent volontiers les lignes manuscrites. Et ailleurs, la créativité ; pourrait être ainsi, mais je ne suis pas assez étanche pour me tenir à une telle dichotomie. Pourtant dans l’idée il à de cela.

Ici la cuisine

Et ailleurs la salle.

C’est peut-être le prémisse de ce qu’il adviendra de moi lorsque j’aurai la sensation d’avoir fini mes écritures je quitterai la peau de l’auteur pour entrer dans celle du bonimenteur. Ce regard sur mes neurones qui écrivent c’est peut-être la prise de distance nécessaire pour qu’advienne ce changement.

Et en plus on s’en fout. L’avenir se chargera bien assez vite de me le dire.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #écrire, #ébauche, #Je est un Blog

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Publié le 7 Février 2016

Les racines de Hub City, ville tentaculaire et capitale mondiale de la Néo Terre, remontent à une lointaine époque lorsque le destin de la Néo Terre suivait une évolution similaire à celle de notre bonne vieille Terre. Ces deux variations parmi les milliers d’autres qui errent dans la soupe primordiale des possibles partageaient une histoire et une évolution commune, elles étaient toutes les deux parfaitement synchronisées. Ces deux Terre, et quelques autres aussi, ont été le berceau d’une civilisation antique qui développait et prospérait en lieu et place d’où se trouvera plus tard notre Inde actuelle. C'est au cœur d’une citée antique, que cette civilisation audacieuse et évoluée découvrit comment canaliser la puissante énergie tellurique au seins d'une gigantesque structure artificielle où l'énergie se concentrait dans les chambres successives jusqu'à être suffisamment raffiné pour être utilisée par le peuple.

C’est autour de cette période qu’un point de bascule émergea de la trame commune. Sur notre Terre la source antique d'énergie tellurique connue un épisode instable et la gigantesque structure explosa dans un fracas gargantuesque de fureur et d'atomes éradiquant ainsi la civilisation qui l'avait érigée. Sur la Terre parallèle la citée ne connu pas cet accro techno catastrophique et continuait de prospérer en canalisant la puissante énergie à l'œuvre dans les courants telluriques qui parcourent le globe et c'est ainsi que Hub City naquit.

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #ville, #ébauche, #Homme atomique

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Publié le 2 Février 2016

Je les vois d’ici les parties courtes, denses, intenses, une rue sans âge où un groupe de loubards rôde sans but, des blousons noirs aux jeans troués et sûrement quelques punks avec des battes et des couteaux et de la musique rock grésillée par un ghettoblaster. Bientôt les coups volent dans une joute de corps à corps fébrile, on entend se rompre les os et les couteaux dans la chair font jaillir un sang chaud et poisseux sur les visages des héros ; il ne fallait pas les chercher et se rendre chez eux pour kidnapper ou violer leur femme, leur enfant ou leur petite amie. Demain ils seront peut-être des guerriers maudits réincarnés dans un univers parallèle où ils forcés d’arpenter un chemin sombre, sale et sinueux dans le cœur d’une forêt décrépite pour y traquer les démons. À la lisière d’une clairière nos héros voient le démon Irzukäal haranguer un esprit chaotique et alors que le ciel rougeoie et que la réalité se fissure sous les coups de butoir de créatures chaotiques les aventuriers fatalistes se ruent à l’assaut du démon ; ils ont laissé derrière eux dans le sous bois voisin des cadavres qui jonchent le sol mais qui reviennent déjà à la vie.

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Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #ébauche

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