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Publié le 29 Novembre 2016

Je me suis remis aux jeux de rôle, comme dans l'ancien temps, au temps de l'adolescence, après une pause de quinze longues années je suis revenu vers cette passion première, la seule pour qui un jour de mon adolescence j'ai verbalisé l'idée que lorsque je serai adulte je pourrais me passer de toutes mes autres passions adolescente mais certainement pas du jeu de rôle. L'ironie du sort à fait que c'est la seule que j'ai délaissé pendant longtemps. Qu'importe, j'y suis revenu, des choses ont évoluées dans ce monde là, d'autres sont restées immuables. Tout ça pour dire que je me suis mis à dessiner des donjons, comme je devais le faire avant. Et c'est pour illustrer la carte que j'ai ébauché que j'ai en retour ébauché quelques lignes d'histoire. Rien d'original, rien d'audacieux, ici il est plutôt question de revenir aux basiques ! Sauf que pour esquisser cela je me suis servi d'un jeu / aide de jeu / livre qui sans surprise s'appelle Dessine-moi un donjon. On lance des dés, on suit les règles, on esquisse des choses et c'est à partir de cette contrainte là que j'ai brodé quelques pistes pouvant servir de rumeur à l'initiation d'un scénario à l'ancienne.

Et comme il est toujours utile d'avoir quelques textes d'avance, j'ai fractionné le texte et voici quelques extraits de la légende qui paraphe mon dessin du donjon de la citée naine de Gudur.

La colonie de nains est arrivée exsangue dans la région, chassée de ses monts lointains non par la guerre, la magie ou la peste mais parce que ses mines étaient vides. Ils avaient asséchés les sous sols de leur montage de toutes ses tripes minérales ; or, gemmes, fer et autres métaux, ils avaient vidangés les intestins de la terre et s’étaient retrouvé sans rien à extraire mais avec une colonie bruyante à nourrir. Dans ces moments là, lorsque la misère frappe, les plus audacieux et les plus désespérés partent. C’est ainsi que certains nains sont arrivés dans la région, usés, lassés, arasés par leurs vies de labeur mais attirés par les rumeurs volages au sujets des pierres tombées du ciel.

En effet dans les temps primordiaux deux énormes pierres sont tombées des étoiles s’écrasant au fond de cratères noirs comme la nuit et lisses comme la surface du lac à l’aube. L’impact avait laissé des fissures profondes qui s’enfonçaient dans les entrailles de la terre et c’est par là que les Nains sont entrés. Ils se sont mis à creuser et parce qu’ils ont comme tous ceux de leur race le don de humer les pierres, ils ont trouvé de l’or. La citée des Gudurs a alors brusquement forgé sa réputation.

Les Gudurs sont des orfèvres de talents, et rapidement une ville est née à la surface, les marchands affluent et les comptoirs commerciaux fleurissent. L’arrivée d’une telle population est une bénédiction pour les fermes alentours qui prospèrent elles aussi allégrement, commerçant autant avec la surface, les marchands, les curieux venus chiné des bijoux d’exceptions qu’avec la citée naine sous la surface qui grandie et qui se régale des mets de la surface. C’est ainsi la région connaît une période faste.

La légende de la citée naine de Gudur

C'est très amusant de dessiner à nouveau des plans identiques ou presque à ce que je pouvais dessiner durant les cours de maths ou de géographie

C'est très amusant de dessiner à nouveau des plans identiques ou presque à ce que je pouvais dessiner durant les cours de maths ou de géographie

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #ébauche, #jdr, #jeux de rôle

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Publié le 21 Novembre 2016

Une Nina deux, dame des égouts, perdue pour la vie des sociétés ? Pas tout à fait, elle est le paradigme merveilleux du parasite qui n’est qu’un danger pour les autres. Et c’est bien connu les autres ce n’est jamais soi. Élémentaire monsieur, élémentaire madame, comme le feu, comme le vent, comme la terre, sûrement comme l’eau aussi, vous le sauriez si vous ne balanciez pas toutes votre eau dans les égouts. La dame y a construit un moulin, une grande roue qui tourne par vous, mécanique bien rôdée qui ronronne dans les profondeurs de la ville. Non, dans les profondeurs sous la ville, comme des borborygmes dans votre abdomen madame. Mais si madame, demoiselle vous aussi, vos ventres si blanc sont des usines à gaz et vos robes outrées sont des quartiers bourgeois qui se partagent la surface de la ville. Mais ne vous y trompez pas mesdames, si la métaphore court sur vos tissus précieux alors c’est que dans vos jupons il y a aussi la plèbe qui loge, les égouts, les eaux usées et le ronronnement du dedans qui gronde comme un tonnerre que vous laissez sortir toujours, j’en ai la certitude. Alors ne vous moquez pas mesdames, la Nina deux n’a rien fait d’autre que d’habiter dans le revers de vos villes de coton et de soie.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche

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Publié le 20 Novembre 2016

Nina pêche des corps, des cadavres et des restes, organiques et animaux et quand il manque des pièces alors Nina invente, plusieurs personnes ventent ses mérites dans l’art d’improviser, mais ne vous y trompez pas Nina est douée, elle sculpte, forge, modèle, le bois, le métal et la porcelaine quand il s’agit de faire jouer ses doigts sur le fruit maudit de son hobby. Ne vous demandez pas ce que Nina fait, elle construit des marionnettes aux dimensions d’êtres vivants, des animaux, des enfants, des adultes. Et quoi encore ? Ce qu’elle préfère c’est le mélange contrenature comme ils veulent bien l’entendre, mais elle ne s’y trompe pas Nina, ce sont eux qui se trompent, sinon pourquoi viendraient-ils à elle quémander le fruit brunâtre de son talent ?

Quand elle a fini Nina elle met ses œuvres sous cloches, des cloches en métal et en  verre, parfois sont insérées des gemmes qui luisent et brillent comme si elles suivaient le grésillement énigmatique qui remplit l’air sous les cloches. Oui, quand elle a fini Nina conduit ses marionnettes le long des couloirs des égouts qui mènent à sa galerie des cloches. Elles sont là par dizaine les chimères que Nina ouvrage en coutrière du néant, tête de chèvre, corps de femme et de longs membres métalliques qui se termine par de sabots de bois. A coté un visage de porcelaine peinte trône sur un corps de fillette en décomposition relié par des tiges métalliques à des pattes de cochon. La galerie des cloches empeste la chaire morte et la vermine qui grouille mais ça Nina elle s’en moque parce qu’elle sait que la mort n’a qu’un temps.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche, #jdr

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Publié le 4 Novembre 2016

Le corps donnait dans la silhouette humanoïde, disgracieux et dégingandé. Le lieu du crâne n’était pas une tête, mais plutôt une lampe, un globe lumineux, un orbe biologique qui irradiait d’une lueur blanchâtre. Pareille à une poupée désarticulée la silhouette titubait, des bras ballants se balançant dans la continuité de ses épaules tournées vers le sol. Mais c’était tout qui rappelait ce pantin organique et mécanique vers le sol de la salle. C’était les effets de la gravité alpha. Le câblage chaotique qui traversé le trou dans le sol positionné en guise de sas ou de porte, faisait penser à un intérieur de femme, un utérus mécanique, un vagin métallique irrigué par les tubes non catholiques qui transporter fluides, lumières et énergies comme un cordon ombilicale. Sauf que la poupée cahotante et ondulante errait sans retenu à la matrice originelle ; elle n’avait avec qu’elle qu’une ressemblance de nature. Lorsque le globe organique brille, ne brille pas, brille, irradie et vacille on a la sensation que l’on peut voir l’intérieur de la chose et si les choses possédaient une beauté intérieure cette créature la révèlerai sans pudeur. Aurait-elle alors aussi une conscience ? Une pudeur ? Une existence et un sens à sa vie ? Elle ne recevrait qu’un coup de fusil en guise de réponse.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #SF, #ébauche

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Publié le 28 Octobre 2016

Ou ex

Ou ex

Tasse cassées

Pétoire dans tes mains

Comme une putain

Qui dans sa main

A une tasse cassée

Idiote je dis deux fois idiote

Idiote majuscule

Tes courbes me maculent

Ou ex

J’ai la gorge cassé

Esprit de papier

La voie éraillée

Drôle de cheminée

J’suis de porcelaine

La faïence des chiottes

Pisseuses sans culotte

Dieu ne met pas de capote

Litanie et sodomie

J’entre dans ta tête

J’y rentre par derrière

Et sans main au cul

Pas de préliminaire

Propos liminaire

Idiot et casse-pieds

De la tête aux pieds

Je scrute ma colonne

Elle est vertébrale

Et la boîte crânienne

Elle est dépassée

Je brise ma colonne

Sur un tétraèdre

Une mutilation

Passage à l’action

Tous les engrenages

Ou ex

Tous les engrenages

Ou ex

Les cœurs d’Android

N’arrivent pas à l’heure

Ils ne parviennent pas

Sentiments retards

Comme tous les métros

Qui ne sont pas là

Rames électriques

Pour brasser de l’eau

Électrocution

Sous tes isolants

La laine est mouillée

Comme tes dessous

Culotte mouillée

La sirène coule devant la police

Tous les girophares

Braqués sur ses yeux

Avant qu’elle s’envole

Avec l’huile de crabe

Et son plein panier

Comme le chaperon

Voulant éventrer le ventre du lion

 D’affables africains affrontent les hommes

Devant les toilettes de celui qu’est dieu

On voudra bien boire l’eau de sa cuvette

Et puis on rentra à bord de sa Corvette

J’ignore les mouettes

Et l’art du cynisme

Je ne suis qu’un robot

Et un homonyme

 

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche, #poésie, #Fantasmagorie

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Publié le 27 Octobre 2016

Ava plonge sa main dans son sac. Elle fouille avec une pointe de frénésie jusqu’à ce que sa paume rencontre la surface rigide et froide de son flingue. Rassurée par la présence phallique cachée dans son sac Ava prend une profonde respiration et en hurlant un juron outrancier elle sort son arme et braque le buraliste.

- Putains de grosses merdes ne jouez pas aux cons !

Ava s’est lancée. L’adrénaline coule dans son sang, elle irrigue tout son corps et une partie de son âme. L’irruption radicale de cette arme à feu dans le bureau de tabac à un effet de sidération sur les deux personnes qui sont restées figées et silencieuses.

- Bouge ton gros cul la vieille ! Et toi la fiotte si tu veux pas te prendre une cartouche en plein tête dépêches toi de m’en filer une ! Des Marlboro !

Bien sûr Ava sait très bien qu’un pistolet ne tir pas de cartouche mais des balles. Pourtant elle trouve que sa réplique claque bien. Malgré sa punchline bien envoyée personne ne bouge et Ava sent la colère gronder.

- Putain la vieille tu ne comprends rien !

Du revers de sa main libre Ava frappe la femme âgée en plein visage. Celle ci titube un instant avant de perdre l’équilibre et s’écrouler dans la presse quotidienne. Ava crispe ses doigts sur la crosse de son arme. Elle ne fait qu’un avec le canon du pistolet qu’elle braque. Elle prend conscience de la valeur d’un bras armé. Le buraliste bredouille, il tremble aussi et la jeune fille jubile.

- Je t’ai dis une putain de cartouche de Marlboro merde !

Ava se raidie, elle est arcboutée sur le fil de la réalité prête à basculer d’un côté ou de l’autre. Transi d’effroi et encore sidéré de la situation le buraliste parvient quand même à sortir de sa léthargie comportementale. Il se penche pour saisir la cartouche de cigarette. Au sol la vieille dame sanglote et Ava la trouve bien pathétique. Voyant que le dénouement est proche, d’un geste vif Ava rafle des sucreries sur les présentoirs qui encadrent le comptoir. Elle enfourne des poignées de bonbons et des trucs chocolatés dans son sac. Lorsque l’homme pose la cartouche devant lui Ava tente de la mettre elle aussi dans son sac mais elle dépasse. Ava s’en fout, c’est fini.

Ava et son atavisme

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche

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Publié le 25 Octobre 2016

Il y a quelques jours pour combler la case de l'article que je dois rédiger quotidiennement pour ce blog j'ai écris un truc. Et j'ai appelé ça Une Ava parce que c'est le prénom que j'ai choisi pour l'héroïne et que je manquais d'idée pour le titre. En plus je ne savais pas où j'allais avec ça. D'ailleurs j'avais prévu d'aller nulle part avec. Et puis l'idée m'a travaillé et j'ai essayé de lui rendre la pareille en le travaillant un peu. J'ai donc repris Une Ava, j'ai retouché la pierre initiale et j'ai écris une suite. Peut-être que je vais encore écrire une suite, et une suite jusqu'à ce que le texte devienne une nouvelle ou un roman. Pour le moment ce n'est pas exactement l'idée vu que je manque un peu d'idée pour voir où mener mon Ava.

Voici un extrait.

[...] Tandis qu’elle marche dans la rue anonyme, intérieurement Ava jubile de se sentir si libre pendant que les autres filles de son âge sont asservies par les livres et les pulsions castratrices des professeurs. Elle marche longtemps comme une promeneuse en errance. La jeune fille en goguette et en manque de nicotine quitte les frontières invisibles du quartier. Elle se déplace comme si elle ne savait pas où aller, comme si elle découvrait la ville pour la première fois. Elle déambule dans la citée comme un pétale de fleur au printemps est porté par la brise. Ava lance des regards furtifs autour d’elle comme pour mieux voir que personne ne la regarde. Et après l’arrêt de bus elle prend la première à droite.

Enfin Ava est en vue d’un buraliste et son manque de cigarette lui lance un dernier appel à l’aide. D’un pas décidé à calmer le manque que son corps ressent elle pénètre dans l’échoppe. Un homme d’une cinquantaine d’années est en train de régler son paquet de cigarette mentholées et Ava s’en amuse. Ignorant des moqueries mutiques de l’adolescente l’homme se retourne, la croise et quitte la boutique. Le comptoir est maintenant pris d’assaut par une vieille dame venue valider ses numéros de loterie avec la valse lente des rombières qui ne sont pas pressées. [...]

Un Ava

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche, #écrire

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Publié le 23 Octobre 2016

J’ai oublié quand est-ce que j’ai accepté l’idée que je voulais écrire ; écrire pour écrire je veux dire. Et par extasions j’avais aussi curieusement oublié l’histoire que je voulais écrire pour écrire et que je n’ai jamais écrite. Et il y a quelques jours en conduisant – parce que toutes les pensées naissent et vivent en voiture ou sous la douche – mon esprit est retombé sur cette idée initiale. Je ne sais pas d’où cette idée est revenue, mais elle était là de nouveau présente à la surface de mon cerveau.

 

C’était l’histoire d’une fée. Pas n’importe quelle fée mais la toute première fée à être apparue dans la société à une époque pré-futuriste. Le récit aurait commencé bien après que cette fée soit apparue ; j’avais choisi d’ancrer le récit dans le temps de sa déchéance. En fait j’avais une idée très précise de la scène d’ouverture.

 

C’est une fée dans l’imagerie classique du genre avec des ailes scintillante, une tenue courte et des paillettes un peu partout. Elle se tient seule dans une ruelle glauque comme je les aime. Ses doigts se crispent légèrement sur sa jupe pour la retrousser un peu et là, debout dans la ruelle, elle urine. J’aimais l’image de déchéance légèrement transgressive de cette fée, image immaculée de la pureté en train de faire pipi dans une ruelle souillée.

 

C’était mon point de départ. Je voulais ensuite raconter toute le parcourt de la fée, l’impact qu’elle avait eu sur la société lorsqu’elle est apparue sur Terre. Comment l’apparition d’un tel personnage avait fait bouger les lignes de conscience et la conception du monde. J’aurai développé l’intérêt médiatique et scientifique autour de sa personne. Puis, après cette phase de starification extrême, d’autres personnages féériques seraient arrivés sur Terre, mieux qu’elle, plus intéressants, plus beaux, plus médiatiques et petit à petit la fée serait tombée dans l’oublie et le mépris la poussant à la rue et à la prostitution.

 

J’aimais l’idée de pousser une fée dans la rue, pousser une fée dans la prostitution, ce n’était pas méprisant, je voulais exprimer une tendresse et un respect pour les prostituées et les fées. Il me manquait une chute c’est vrai, mais je voulais écrire cette histoire. Depuis qu’elle m’est revenue j’ai de nouveau envie de l’écrire, même si je n’ai toujours pas de chute. Mais je me dois d’écrire ce texte par respect pour moi, mes penchants et ma première pulsion d’écriture. Je retrouve dans cette idée de base, le fantastique, l’urine, le sexe, la rue, la ville, les femmes inaccessibles, la science-fiction, le social, l’expérience d’une vie qui change, tous ces thèmes qui me fascinent et m’habitent toujours.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #écrire, #ébauche, #Souvenir

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Publié le 16 Octobre 2016

J'ai joué cette vie il y a une éternité. Mon alter égo était une sorte à la X-Files et le voilà projeté au volant de sa voiture. Il roule sur une route brumeuse. Je roule, il roule et on nous ne croisons personne. La voix omnisciente me décrit la route, les paysages évanescents dans la brume qui uniformise toute, elle évoque les villages traversés qui sont déserts, et plus elle fait durer ses descriptions et plus je commence à stresser et à monter en pression. Quelques regards de perceptions plus loin  je suis sur les nerfs. Il ne se passe toujours rien mais je suis d'un naturel parano et je commence à échafauder des théories folles, sur lesquelles la voix se fait plaisir pour rebondir dessus et nourrir ma parano. Finalement mon alter égo décide de s’arrêter pour visiter un village, il descend de sa voiture et il remarque deux chiens dans la rue. Il a peur, moi aussi, il sort son arme et se lance à la poursuite des chiens que nous ne parvenons pas à rattraper. Forcément nous nous sommes éloignés de la voiture, et lorsqu’il y revient il perçoit un véhicule arrivé au loin. Nouvelle grosse décharge d’adrénaline, une voiture arrive, des hommes en noir descendent, je panique, et lance mon alter égo dans la voiture et il part à toute allure. Il fuit droit devant lui sur cette même route brumeuse jusqu’à réaliser après quelques nouveaux regards de perception que les choses ont changées autour de moi. Mon alter égo était passé dans une sorte de poche dimensionnelle étrange non euclidienne. Tout cela à partir d’une petite route brumeuse.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche, #jdr, #jeux de rôle, #souvenir

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Publié le 28 Juillet 2016

Avis de recherche : auteur à perdu nom de personnage

Il y a deux jours je rentrais chez moi en voiture. Radio coupée mon esprit s’était replongé dans un projet de cité cyberpunk fractionnée. J’ai commencé le projet par les bas-fonds avec une matrice de génération de gang.

Je roulais façon automate hypnotique pendant que mon esprit divaguait. Il imaginait des figures typiques pouvant être des archétypes de gangs. Je pense instinctivement à un gang faisant dans le trafic d’organes et la chirurgie illégale. À sa tête une femme, celle dont j’ai perdu le nom. Elle a un de pin-up des années 60 ; une brune avec une blouse en matière synthétique et moulante, si courte que ça l’oblige à faire de tout petits pas pour se déplacer. Je la vois avec un physique de secrétaire. Si un homme la reluque ce qu’il remarque ce sont les instruments chirurgicaux dans ses moches, scalpels, seringues et autres outils de médecine intemporels. Cette femme pourrait passer inaperçue dans n’importe quelle clinique, sauf que cyberpunk oblige, elle s’est faite greffer un scanner à la place des yeux ; de son oreille droite jusqu’à la gauche une sorte d’écran lumineux traverse son visage. L’implant serre à scanner et radiographier les corps, je m’amuse d’imagine qu’elle peut afficher sur cet organe cybernétique une courbe sinusoïdale comme celles qui incarnent les constantes vitales d’une patient pour exprimer ses intentions.

J’avais pensais à tout et surtout à son nom. Je m’étais laissé aller à un jeu de mot assez faible. Je veux un univers sombre, cyber et punk mais aussi assez burlesque et pulp par certains aspects alors je m’étais dis qu’un nom avec un jeu de mot ça passerait. Surtout que j’étais seul dans ma tête à ce moment là, alors pourquoi me la prendre.

J’avais imaginé ses deux fidèles lieutenantes, les jumelles Béatrix et Bellatrix toutes deux accros à la chirurgie esthétique. En échange de leur fidélité et de leurs services ma noire héroïne accepte que les jumelles se servent sur les restes des victimes afin de peaufiner leurs greffes. Bellatrix est la jumelle dominante, c’est elle qui se sert en premier et que se greffe les parties de corps, de peau et les organes qu’elle trouve beaux. Il ne reste alors à sa sœur Béatrix que les morceaux de second choix. J’avais pensé au vieux Grunder, un acolyte de longue date du gang, un vieil homme discret, directeur d’orphelinat ou d’école primaire qu’importe le lieu, ce qui m’importait c’est que Grunder fasse disparaître les corps dans la cantine de son établissement. Et peut-être même qu’il recycle les os pour faire faire des travaux manuels aux enfants.

J’avais pensais à des choses idiotes ou inutiles, des détails qui m’amusaient comme la salle d’opération où se trouve une machine d’opération assistée par une IA ; mais à force d’être utilisé par des membres du gang totalement défoncés par les drogues, l’IA est devenue accro à son tour. Et un médecin clean se connectant à l’appareil finira nécessairement par massacrer son patient. Je pensais à cela pour le possible choix moral qui se poserait au personnage tiraillé entre le fait de prendre une drogue inconnue et puissante dont il ignore les effets et perdre un patient, un proche ou sa maîtresse prisonnière de la table d’opération.

J’avais tout et surtout le nom de ce personnage central, cette femme à qui j’avais même trouvé un surnom, la bouchère aux doigts de fée. Mais aujourd’hui alors que j’essaie de mettre mes idées dans un fichier impossible de me rappeler du nom de ce personnage.

Je me souviens seulement qu’il est basé sur un mauvais jeu de mot qui doit tourner autour de la boucherie ou de la médecine ou de quelque chose de glauque ; c’est un nom du genre Ana Tomie, ou Sana Torium. Je crois me souvenir que c’était un prénom court, mais j’ai aussi l’impression que sa pourrait être un prénom qui lorgne sur Sophie, alors je soupçonne ma cervelle de dérailler. Je crois me rappeler aussi que son nom devait se terminer par riez, ou iez puisque je me suis demandé si j’allais l’écrire riez ou riès. Je recherche donc un nom de personnage féminin, tournant autour du glauque, du sale ou de la médecine chevaline, dont j’ignore le prénom et dont le nom se terminerai par Riez ou Riès.

Vous n’imaginez pas la frustration que c’est d’avoir passé une heure au moins avec ce personnage à me répéter son nom, à m’attacher à lui et me retrouver maintenant incapable de le ressortir. Alors si par hasard tu passes par là, que tu as l’esprit assez tordu pour retrouver un nom de personnage fictif que je cherche et que je ne suis même pas sûr de reconnaître merci de me faire ta proposition.

Image non contractuelle de mon idée mais pouvant agréablement illustrer mon article quand même

Image non contractuelle de mon idée mais pouvant agréablement illustrer mon article quand même

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Écriture, #ébauche, #cyberpunk, #jdr

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