Articles avec #divagations diverses tag

Publié le 26 Novembre 2015

J'ai eu du mal à m'endormir, encore plus de mal à me réveiller. Le sommeil avait jeté sur moi une gangue lourde et poisseuse. Sans une pressante envie de pisser je crois que j'y serai resté dans ce sommeil. Je rêvais d'une amie d'enfance, elle était belle, elle était nue, elle se collait à moi et elle pleurait sur sa vie. Et moi, je la serrai contre moi, une main sur son épaule, une jambe sur la sienne, une main sur sa poitrine, je m'en souviens parce que dans le rêve je le lui disais. Je ne sais pas pourquoi je lui disais cela. Elle était triste, ce rêve était triste, elle pleurait, belle et nue, allongée sur la moquette de cette pièce vide, rose saumon avec une baie vitrée où le soleil entrait. De la moquette au sol, de la moquette au mur et pas un meuble. Et puis elle s'est levée et tout est allé très vite, j'entendais des voix et je ne voyais, impossible de rouvrir les yeux, comme quand ils sont écrasés de sommeil, ça ne s'invente pas. Ce n'était pas un cauchemar, non c'était seulement un rêve triste qui vous laisse un goût de tristesse dès le réveil. Je suis allé pisser et aussi vite me faire un café et puis un autre. 

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Chronique chaotidienne, #Divagations diverses

Repost 0

Publié le 12 Novembre 2015

Il.

Elle.

Une histoire à en tirer.

Bonne dose d'angoisse.

Et ce qui est l'ombre de la mélancolie.

Tasse vide.

Café vide.

Du feu dans la cheminée.

Notification instagram.

Chaussettes sales.

Sol couvert.

Couteau de combat.

Rêve de poitrine nue sous pyjama.

Un pied tranché.

L'autre écran noir.

Corde à la ligne.

Feu à petit feu.

Le silence est sans aubaine.

Les avions à la ligne.

Le chien à parlé.

Il parle trop.

Pas de sorcière.

Lituanie.

Litanie.

Sens interdit.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Divagations diverses

Repost 0

Publié le 11 Novembre 2015

On ne va rien sauver dans la nuit. On va s’allonger dans un lit de la nuit et se laisser emporter de sommeil dans le sommeil. Il y a mille mots au coin de la rue, au bout de la rue, de l’autre côté du trottoir. Mais cela ne change pas grand-chose, je n’irai pas plus loin que le verre qui m’attend sur la table de nuit. Respire un grand verre et s’endormir. Sans la nuit, sans ennui, sans douter, une ligne droite de couleur verte. Il n’y a aucun secret, rien à décacheter pour soutenir le contraire. C’est juste la nuit. Bonne.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Chronique chaotidienne, #Divagations diverses

Repost 0

Publié le 28 Octobre 2015

Un jour on se lance le défi d'écrire un article par jour pour son blog. Et mille soirs on sèche, une putain de panne d'érection littéraire. Un médiocre par jour pendant plus de six ans et encore aujourd'hui des soirs je panne blanche comme un des multiples écrans qui me dissolvent ; quelle douce vanité.

Je ne suis même pas un artiste dégénéré, pas plus que je ne suis un écrivain dégénéré. Je suis juste un dégénéré parce que je ne génère plus rien - dès-génération -. Sincèrement, y a t il plus moche qu'un écrivain qui maudit sa médiocrité ? Non.

On peut seulement sauver de lui son honnêteté, pas même de la lucidité. Pour le reste baignoire d'acide. Mais je n'ai qu'une douche, ça sera le gaz. C'est facile de cultiver en soi la matière merde, faire grandir le pervers et appâter ses démons. C'est notre facilité à devenir médiocre, la manière qu'on les marginaux de se formater les uns les autres. On ne délivre rien. Je ne délivre rien, je ne livre rien non plus.

Je vais aller devant le miroir de la salle de bain et je vais chercher sous ma peau. Au moins le pue sera réaliste, et le reste de ce que je trouverai ça sera bien moi. Ni page, ni rien. Juste de la chaire.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Divagations diverses, #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 27 Octobre 2015

[...] Chaque matin révélait un peu plus de désespoir dans ses veines, comme si la nuit ne s’était pas tout à fait levée mais qu'elle s’était glissée sous sa peau pour disparaître aux yeux des autres. C’était ça son drame et il le portait comme un mutant assume son pouvoir, le pouvoir d’avaler la nuit, les millions d’insectes nécrophages, les noctambules et tous les gens ivres, les désespérés et la culpabilité des couples adultères. Mutant contre héroïque sans masque, sans costume, il se levait sans slip, errait nu jusqu’à ce que l’hiver laisse son appartement trop froid. Ni de ça vie, ni de sa marque il pouvait prétendre les avoir choisi comme il ne choisissait de s’endormir ou de subir ses insomnies. La passivité c’était installée insidieusement, le poussant chaque jour un peu plus profond dans son siège de spectateur de sa propre vie. Il n’avait même pas choisi sa place et n’avait pas pu se rincer l’espoir dans le décolleté d’une hypothétique ouvreuse ; spectateur d’un écran noir dans une salle où la vie mettait au rebus les reliquats de la nuit. Et pourtant il s’était fait non sans raison, une vocation de transcender ce marasme. Do it yourself qu’ils disaient dans l’air du temps, c’est ce qu’il allait faire. Construire sa propre bombe faite des briques et des débris qui échouaient jusqu’à lui. [...]

Une table de poker

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #autofiction, #Divagations diverses

Repost 0

Publié le 25 Octobre 2015

Il s’adossait souvent à un immeuble. Seul, le soir, et parfois c’est à une falaise qu’il s’adossait, toujours seul, toujours le soir, toujours pour regarder et parfois pour y écrire. Il avait besoin de se sentir acculé. En tout cas il s’était convaincu de cela pour supporter le fait de l’être. Alors s’assoir au pied du mur ça sonnait bien. C’était sa façon de donner du corps à son idée. Écrire parfois, s’assoir le reste du temps. Et entre deux, entre ces deux extrémités hésiter, résider assit adossé à une falaise. Dans une autre vie il aurait pu être chanteur ou peintre en bâtiment. Il n’était ni l’un ni l’autre et le temps courait à son poignet.

Les lignes rouges

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Divagations diverses

Repost 0

Publié le 24 Octobre 2015

Il y a des choses insupportables. Et d’autres qui sont insupportables. Il n’y a pas de différences entre ces deux choses et pourtant elles sont fondamentalement identiques et donc différentes. On refait toujours la même chose, les soirs, les jours, toujours la même chose et à chaque fois les choses sont différentes, geste identique chose différente. Et il en va de même avec les choses insupportables, choses insupportables et d’autres choses insupportables et pourtant parfaitement distinctes et si l’on sait que les deux existent c’est que l’on tolère ouvertement et facilement certaines alors que les autres nous sont tellement insupportable que l’on ne peut même pas tolérer de reconnaître qu’elles le sont, des choses qui sont tellement au dessus de notre seuil de supportabilité que l’on préfère les nier de notre existence. Insupportable horloge au tableau des minutes.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Divagations diverses

Repost 0

Publié le 4 Octobre 2015

Une approximation couleur d’Anjou.

Il n’y a pas de doute, un ou deux, un enjeu.

Il c’est l’engin, elle c’est le chantier.

Et dans le nez des odeurs d’automne, un automne interne, de l’intérieur.

Il y a de quoi égrainer des points et des graines de courges.

Lui, il compte les pages, petite et grande page et les ballons de baskets orange.

Il faut compter avec le désespoir qui lui, arrive comme un roi dans une salle de balle.

Dantesque de minutie.

Une machine à écrire claque.

Il y a le corps qui s’exhume d’un lointain plaisir, ancien.

Et sous l’arbre héroïque qui recycle la nature des choses,

Une reine dort, s’endort, somnole sous un automne sournois qui lui tombe dessus.

Crash de feuilles mortes et de bouquets séchés.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Divagations diverses

Repost 0

Publié le 3 Octobre 2015

Ils sont beaux les gladiateurs. Ils sont beaux, comme endormis dans le sable noir d’obsidienne de l’arène. Ils pourraient presque avoir l’air paisibles, en paix avec leurs rêves. L’arène gronde, elle bouillonne d’une ferveur sourde qui n’attend qu’eux pour exulter. Une dizaine d’hommes et de femmes même pas tous taillés dans la chair dont se délectent les combattant, mais tous là pour jouer leurs vies : mais ils ne le savent pas encore. Certains bougent, ils émergent, la ferveur rugit et descend comme une coulée pyroclastique depuis le haut des gradins et les gladiateurs, hébétés, se prennent la violence de la ferveur. Certains sont galvanisés, la plus part pétrifiés. Un jeune garçon c’est rué vers le pilier de marbre en lévitation le plus proche de lui, avec l’agilité d’un singe il grimpe vers le cube irradiant d’une aura rose. Ils sont enfin tous éveillés, paniqués et submergés par l’adrénaline, je jubile, ça va enfin commencer. Les esclaves tirent les immenses battants de la portes de bois et métal, elle gémit et vomi bientôt une créature immonde. Elle ressemble à un gigantesque porc, une truite parce que de nombreuses mamelles pendent sous elle, une truie gigantesque, sa peau suinte un liquide noir poisseux, un pauvre homme qui a voulu sauter sur elle est engluant contre son flanc et la truie l’écrase contre un mur de l’arène. Sur ce corps de truie titanesque une tête lisse et aveugle comme celle d’un nourrisson beugle d’affreux borborygme.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Divagations diverses, #écrire, #ébauche, #SF, #jdr

Repost 0

Publié le 13 Septembre 2015

Treize et un qui font la suite, un humain en air de liberté, orage orange au dessus du crâne, orage neuronale en dessous ; c’est un territoire de béton et de bitume, le terroir urbain, un bout de terre et un nappage de civilisation – impure – pour enrober l’idée que nous avons tous plus qu’un pied à terre. Trémolos dans les doigts, insistance érotique, assistant de la misère et artisan de la magie ; homme de peu, et roi de rien, de tout à faire et de la fumée au balcon qui mieux que les seins ré-entre par la fenêtre, du balcon à la fenêtre, incendiaire voisine, incendie voisin, le peuple pyromane n’aura pas de peaux à tendre sur ses tambours et le tonnerre seul fera jaser le ciel et foudroyer la nuit. Y’a un putain de poète climatique qui tag le ciel de zèbres fous et de tâches nuageuses dégueulasses ; bombes climatiques pour toutes les eaux des ciels qui ne coulent pas depuis tes yeux, lacs salés des sirènes sourdes ; et quelques satyres mes amis pour les pêcher depuis les rives et les lendemains qui chantent ou enchantent les jours. La foudre sur mes souvenirs, et les rues sous les eaux et les pas qui s’avancent dans la jungle neuronale ; encore et fin.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Divagations diverses

Repost 0