Articles avec #divagations diverses tag

Publié le 4 Octobre 2015

Une approximation couleur d’Anjou.

Il n’y a pas de doute, un ou deux, un enjeu.

Il c’est l’engin, elle c’est le chantier.

Et dans le nez des odeurs d’automne, un automne interne, de l’intérieur.

Il y a de quoi égrainer des points et des graines de courges.

Lui, il compte les pages, petite et grande page et les ballons de baskets orange.

Il faut compter avec le désespoir qui lui, arrive comme un roi dans une salle de balle.

Dantesque de minutie.

Une machine à écrire claque.

Il y a le corps qui s’exhume d’un lointain plaisir, ancien.

Et sous l’arbre héroïque qui recycle la nature des choses,

Une reine dort, s’endort, somnole sous un automne sournois qui lui tombe dessus.

Crash de feuilles mortes et de bouquets séchés.

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Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 3 Octobre 2015

Ils sont beaux les gladiateurs. Ils sont beaux, comme endormis dans le sable noir d’obsidienne de l’arène. Ils pourraient presque avoir l’air paisibles, en paix avec leurs rêves. L’arène gronde, elle bouillonne d’une ferveur sourde qui n’attend qu’eux pour exulter. Une dizaine d’hommes et de femmes même pas tous taillés dans la chair dont se délectent les combattant, mais tous là pour jouer leurs vies : mais ils ne le savent pas encore. Certains bougent, ils émergent, la ferveur rugit et descend comme une coulée pyroclastique depuis le haut des gradins et les gladiateurs, hébétés, se prennent la violence de la ferveur. Certains sont galvanisés, la plus part pétrifiés. Un jeune garçon c’est rué vers le pilier de marbre en lévitation le plus proche de lui, avec l’agilité d’un singe il grimpe vers le cube irradiant d’une aura rose. Ils sont enfin tous éveillés, paniqués et submergés par l’adrénaline, je jubile, ça va enfin commencer. Les esclaves tirent les immenses battants de la portes de bois et métal, elle gémit et vomi bientôt une créature immonde. Elle ressemble à un gigantesque porc, une truite parce que de nombreuses mamelles pendent sous elle, une truie gigantesque, sa peau suinte un liquide noir poisseux, un pauvre homme qui a voulu sauter sur elle est engluant contre son flanc et la truie l’écrase contre un mur de l’arène. Sur ce corps de truie titanesque une tête lisse et aveugle comme celle d’un nourrisson beugle d’affreux borborygme.

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Publié dans #Divagations diverses, #écrire, #ébauche, #SF, #jdr

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Publié le 13 Septembre 2015

Treize et un qui font la suite, un humain en air de liberté, orage orange au dessus du crâne, orage neuronale en dessous ; c’est un territoire de béton et de bitume, le terroir urbain, un bout de terre et un nappage de civilisation – impure – pour enrober l’idée que nous avons tous plus qu’un pied à terre. Trémolos dans les doigts, insistance érotique, assistant de la misère et artisan de la magie ; homme de peu, et roi de rien, de tout à faire et de la fumée au balcon qui mieux que les seins ré-entre par la fenêtre, du balcon à la fenêtre, incendiaire voisine, incendie voisin, le peuple pyromane n’aura pas de peaux à tendre sur ses tambours et le tonnerre seul fera jaser le ciel et foudroyer la nuit. Y’a un putain de poète climatique qui tag le ciel de zèbres fous et de tâches nuageuses dégueulasses ; bombes climatiques pour toutes les eaux des ciels qui ne coulent pas depuis tes yeux, lacs salés des sirènes sourdes ; et quelques satyres mes amis pour les pêcher depuis les rives et les lendemains qui chantent ou enchantent les jours. La foudre sur mes souvenirs, et les rues sous les eaux et les pas qui s’avancent dans la jungle neuronale ; encore et fin.

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Publié le 2 Septembre 2015

Je découpe les filles pour mieux m'en sortir, m'en sauver et les contrôler. Je ne contrôle pas les filles mais je contrôle l'impression de contrôler les filles et ainsi j'ai l'impression de contrôler ma vie, l'envie et mes envies ; découper les filles et espérer entrer en elles, les faire entrer les cases bien trop nombreuses, parfois trompeuses, de mes fantasmes.

Variation en Je mineur

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Publié dans #Divagations diverses, #citation

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Publié le 1 Septembre 2015

Je découpe le temps pour mieux m'en sortir, m'en sauver et le contrôler. Je ne contrôle pas le temps mais je contrôle l'impression de contrôler le temps et ainsi j'ai l'impression de contrôler ma vie ; découper le temps et le faire rentrer dans les cases trop peu nombreuses d'un agenda.

Lièvre de papier pixel temps

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Publié le 25 Août 2015

Noir feu black peur ; la place des coussins et la chaleur séductrice trace sur la peau de coton le contour inexacte d’une courbe gironde. Un point pour une respiration, haletante. Je n’ai peut-être pas le talent qu’il faut mais j’ai le courage de trier tous mes mots au cordeau. Il fallait mettre de thé dans son eau. Et de l’eau dans sa tasse. La barre sur les T et les étais dans la mine. Il toujours, fallait, faudrait, fallu, faire bien mieux parce que là c’est très mauvais, trop modeste, pour ne pas dire véritablement médiocre. Coloré comme la terre par les ocres et l’épée du héros pas le sang des orcs, rouge sous leurs peaux verte ouvertes de plaies béantes un peu effilées mais très efficaces. Je ne vais pas trahir une nation qui serait née sous un roc, alors je vais, comme toujours, taire ma voix comme l’on conserve le secret d’un trésor, une croix sur une carte, emplacement que l’on se transmet sans se donner la vérité du lieu roulé dans le verre de la bouteille que l’on réserve à la mer. Mais je ne suis pas héros, pas plus que pirate, je suis juste moi, ici présent comme un étendard d’un internet du banal.

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Publié le 16 Août 2015

Il faut extraire toujours quelqu’un de quelque part.

C’est une guerre de la montre, je regarde le compteur, pas assez pour se dire que ça fait cinq cents mots en deux petits tas.

Un tas haut et l’autre qui fait un tabac.

Et même moins encore, on peut compter son décompte sur les milles doigts du seul homme avec des cicatrices de sang sur le dos de la paume de la main.

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Publié le 15 Août 2015

La main au cul des dieux entiers. Entendre rouler le moteur. Maintenant. Cœur qui bat. Porte qui se referme par hasard. Je crois que je me fends la poire, mais c’est surtout pour l’ouvrir en deux et pouvoir regarder en son intérieur. Mon for intérieur mais en version panoramique. Et puis quatre cent c’est bien assez, très largement suffisant. Un revers de main qui coagule.

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Publié dans #retard, #Divagations diverses

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Publié le 9 Août 2015

Le boss des boss a son ustensile dans la cuisine.

N’est-ce simple ?

Une toile cirée sur la surface de la réalité.

Elle est grande la surface, elle est verte et en réparation ; il faut la protéger.

Et parfois, quand j’écris je pense à elle, me demandant ce qu’elle va penser.

Mais je sais bien qu’elle ne viendra pas me lire.

Sauf quand.

Au cas où.

Parfois oui j’y pense.

J’y crois.

Et de la maladresse jusqu’à un écœurement.

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Publié le 6 Août 2015

Est-ce que l’on peut écrire une métaphysique de la diarrhée, métaphysique positive bien entendu. C’est la question que je me pose depuis que je suis malade. Parce qu’il y a de nombreux désagréments évident dont il ne sera pas question ici ; mais, pourtant, malgré tout cela, il reste quelque chose de fascinant d’avoir un transite si expéditif. Et si c’était un message ? Et si mon corps cherchait à me faire parvenir un message ? Une sorte de message subliminal et anal … Faudrait-il que j’accepte de tout évacuer plus vite ? Plus vide ? Sans transition. Il y a déjà une métaphysique des tubes qui nous rappelle que nous ne sommes que des tubes, tubes de transformation, un long tube de transite, de transition et de transformation. Mais la diarrhée bypass ce schéma transitoire et tubesque. Je ne suis même plus un tube à essai ou à transformation, je suis vide, je ne garde rien, expurge tout aussi rapidement que possible ; c’est fascinant je vous dis. Et cela nous rend ascète, regardant ce qui pourrait entrer dans notre corps avec méfiance, défiance et distance. Et si tout cela n’était qu’une métaphore biologique de à quoi mon esprit inconscient aspire ? Et si moi, si long à accoucher d’une idée, d’un projet, je me disais à moi-même qu’il fallait tout accélérer, se vider de tout et jeuner ? On parle bien de diarrhée verbale, mais je voudrais plutôt une libération interne violente et renouvelante. Est-ce ça le message ?

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Publié dans #Divagations diverses

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