Articles avec #divagations diverses tag

Publié le 29 Décembre 2015

La roue libre de la fin d’année. Nous sommes dans le brouillard, c’est climatique, et nous c’est je, le ciel je ne le vois plus depuis des semaines, les étoiles non plus, gris et brouillard, un vrai temps de nuit, un vrai temps de fin d’année même si le monde ça aurai été plus drôle ; et moi, mon blog et mon inspiration nous sommes en roue libre, en demie pause, en escale dans la paresse et puis la flemme, c’est comme ça que d’autres font du jus, j’ose espérer le jus de cervelle, pas rebelle juste moyen de passer le temps et faire passer les passions calendaires ; j’écris sans retenue ni plan ni ambitions, c’est facile, c’est libre, c’est sans intérêt mais ça a le mérite d’être là, d’être fait, chaque jour un article avant minuit alors il faut s’y mettre même pour de faux, comme le chanteur qui chante faux et qui s’en rend fier, fameux dans la chaleur et facile dans le froid, les anfractuosités dansent et se dandinent dans les failles qu’ouvrent les doigts et là où se faufilent les neurones et leurs connexions neuronales à deux sous, à deux balles qui sont passées à deux doigts d’être dans la tête et moi au milieu de tout cela je revendique le jeu sans enjeu de cette écriture de fin d’année sans point ni retour

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Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 26 Décembre 2015

nude-elle ; joyeuses filles nues

nu-hell ; joyeux enfer de mon corps nu

nous-ailes ; joyeuses fuites par la fenêtre les soirs de fêtes

sang-fuir ; joyeux échappatoire dans une flaque de sang

nos-hell : joyeux enfer partagé par les rituels saisonniers

nulle-elle ; joyeuses femmes qui ratent vraiment leurs cadeaux

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Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 3 Décembre 2015

C’est la télé qui fait tout. Ce film ou ce téléfilm qui tourne sur cet écran de télé, peut-être une chambre d’hôtel, peut-être une chambre de motel, une chambre louée par un couple illégitime, ou la chambre louée pour l’heure par un couple de jeunes amoureux qui vivent encore chez leurs parents et qui ont besoin de payer pour un peu d’intimité, comme au japon même s’il est très clair que cette fille aux cheveux clairs qui nue tend son cul à l’objectif de son amant n’a rien d’asiatique. La lumière est chaude, la photo mauvaise, la lumière est basse, sa source est basse, une lumière de chambre d’hôtel dans mon esprit, et cette télévision si mal placée sur la table de nuit qui laisse défiler un film et cette télévision où les deux femmes pourraient être spectatrices de la scène comme nous le sommes et c’est peut-être pour cela qu’elles captent autant mon esprit, bien plus que ce cul large et lisse qui s’offre à la vue et qui attend. Je ne m’imagine pas être l’amant de cette paire de fesses, je m’imagine dans l’écran de télé dans cette photographie et peut-être alors que j’aurai vu qui serai entré dans ce cul offert.

Une fille, une télé et un cul offert

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Publié dans #autofiction, #Divagations diverses, #érotisme

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Publié le 26 Novembre 2015

J'ai eu du mal à m'endormir, encore plus de mal à me réveiller. Le sommeil avait jeté sur moi une gangue lourde et poisseuse. Sans une pressante envie de pisser je crois que j'y serai resté dans ce sommeil. Je rêvais d'une amie d'enfance, elle était belle, elle était nue, elle se collait à moi et elle pleurait sur sa vie. Et moi, je la serrai contre moi, une main sur son épaule, une jambe sur la sienne, une main sur sa poitrine, je m'en souviens parce que dans le rêve je le lui disais. Je ne sais pas pourquoi je lui disais cela. Elle était triste, ce rêve était triste, elle pleurait, belle et nue, allongée sur la moquette de cette pièce vide, rose saumon avec une baie vitrée où le soleil entrait. De la moquette au sol, de la moquette au mur et pas un meuble. Et puis elle s'est levée et tout est allé très vite, j'entendais des voix et je ne voyais, impossible de rouvrir les yeux, comme quand ils sont écrasés de sommeil, ça ne s'invente pas. Ce n'était pas un cauchemar, non c'était seulement un rêve triste qui vous laisse un goût de tristesse dès le réveil. Je suis allé pisser et aussi vite me faire un café et puis un autre. 

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Publié dans #Chronique chaotidienne, #Divagations diverses

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Publié le 12 Novembre 2015

Il.

Elle.

Une histoire à en tirer.

Bonne dose d'angoisse.

Et ce qui est l'ombre de la mélancolie.

Tasse vide.

Café vide.

Du feu dans la cheminée.

Notification instagram.

Chaussettes sales.

Sol couvert.

Couteau de combat.

Rêve de poitrine nue sous pyjama.

Un pied tranché.

L'autre écran noir.

Corde à la ligne.

Feu à petit feu.

Le silence est sans aubaine.

Les avions à la ligne.

Le chien à parlé.

Il parle trop.

Pas de sorcière.

Lituanie.

Litanie.

Sens interdit.

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Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 11 Novembre 2015

On ne va rien sauver dans la nuit. On va s’allonger dans un lit de la nuit et se laisser emporter de sommeil dans le sommeil. Il y a mille mots au coin de la rue, au bout de la rue, de l’autre côté du trottoir. Mais cela ne change pas grand-chose, je n’irai pas plus loin que le verre qui m’attend sur la table de nuit. Respire un grand verre et s’endormir. Sans la nuit, sans ennui, sans douter, une ligne droite de couleur verte. Il n’y a aucun secret, rien à décacheter pour soutenir le contraire. C’est juste la nuit. Bonne.

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Publié dans #Chronique chaotidienne, #Divagations diverses

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Publié le 28 Octobre 2015

Un jour on se lance le défi d'écrire un article par jour pour son blog. Et mille soirs on sèche, une putain de panne d'érection littéraire. Un médiocre par jour pendant plus de six ans et encore aujourd'hui des soirs je panne blanche comme un des multiples écrans qui me dissolvent ; quelle douce vanité.

Je ne suis même pas un artiste dégénéré, pas plus que je ne suis un écrivain dégénéré. Je suis juste un dégénéré parce que je ne génère plus rien - dès-génération -. Sincèrement, y a t il plus moche qu'un écrivain qui maudit sa médiocrité ? Non.

On peut seulement sauver de lui son honnêteté, pas même de la lucidité. Pour le reste baignoire d'acide. Mais je n'ai qu'une douche, ça sera le gaz. C'est facile de cultiver en soi la matière merde, faire grandir le pervers et appâter ses démons. C'est notre facilité à devenir médiocre, la manière qu'on les marginaux de se formater les uns les autres. On ne délivre rien. Je ne délivre rien, je ne livre rien non plus.

Je vais aller devant le miroir de la salle de bain et je vais chercher sous ma peau. Au moins le pue sera réaliste, et le reste de ce que je trouverai ça sera bien moi. Ni page, ni rien. Juste de la chaire.

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Publié dans #Divagations diverses, #Je est un Blog

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Publié le 27 Octobre 2015

[...] Chaque matin révélait un peu plus de désespoir dans ses veines, comme si la nuit ne s’était pas tout à fait levée mais qu'elle s’était glissée sous sa peau pour disparaître aux yeux des autres. C’était ça son drame et il le portait comme un mutant assume son pouvoir, le pouvoir d’avaler la nuit, les millions d’insectes nécrophages, les noctambules et tous les gens ivres, les désespérés et la culpabilité des couples adultères. Mutant contre héroïque sans masque, sans costume, il se levait sans slip, errait nu jusqu’à ce que l’hiver laisse son appartement trop froid. Ni de ça vie, ni de sa marque il pouvait prétendre les avoir choisi comme il ne choisissait de s’endormir ou de subir ses insomnies. La passivité c’était installée insidieusement, le poussant chaque jour un peu plus profond dans son siège de spectateur de sa propre vie. Il n’avait même pas choisi sa place et n’avait pas pu se rincer l’espoir dans le décolleté d’une hypothétique ouvreuse ; spectateur d’un écran noir dans une salle où la vie mettait au rebus les reliquats de la nuit. Et pourtant il s’était fait non sans raison, une vocation de transcender ce marasme. Do it yourself qu’ils disaient dans l’air du temps, c’est ce qu’il allait faire. Construire sa propre bombe faite des briques et des débris qui échouaient jusqu’à lui. [...]

Une table de poker

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Publié dans #autofiction, #Divagations diverses

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Publié le 25 Octobre 2015

Il s’adossait souvent à un immeuble. Seul, le soir, et parfois c’est à une falaise qu’il s’adossait, toujours seul, toujours le soir, toujours pour regarder et parfois pour y écrire. Il avait besoin de se sentir acculé. En tout cas il s’était convaincu de cela pour supporter le fait de l’être. Alors s’assoir au pied du mur ça sonnait bien. C’était sa façon de donner du corps à son idée. Écrire parfois, s’assoir le reste du temps. Et entre deux, entre ces deux extrémités hésiter, résider assit adossé à une falaise. Dans une autre vie il aurait pu être chanteur ou peintre en bâtiment. Il n’était ni l’un ni l’autre et le temps courait à son poignet.

Les lignes rouges

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Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 24 Octobre 2015

Il y a des choses insupportables. Et d’autres qui sont insupportables. Il n’y a pas de différences entre ces deux choses et pourtant elles sont fondamentalement identiques et donc différentes. On refait toujours la même chose, les soirs, les jours, toujours la même chose et à chaque fois les choses sont différentes, geste identique chose différente. Et il en va de même avec les choses insupportables, choses insupportables et d’autres choses insupportables et pourtant parfaitement distinctes et si l’on sait que les deux existent c’est que l’on tolère ouvertement et facilement certaines alors que les autres nous sont tellement insupportable que l’on ne peut même pas tolérer de reconnaître qu’elles le sont, des choses qui sont tellement au dessus de notre seuil de supportabilité que l’on préfère les nier de notre existence. Insupportable horloge au tableau des minutes.

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Publié dans #Divagations diverses

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