Articles avec #divagations diverses tag

Publié le 6 Avril 2016

Sous un soir d'un jour du soir,

Je mélange des astres spiritueux

Quand un jour sera plus tard je dirais plus sur moi, mais ce soir je n'ai pas encore la tête à la mer, juste le sel aux yeux.

Des virgules dans les tubes, les tuyaux des arbres de la nuit,

Je laisse traîner des ponctuations,

Un volume entre les deux mains ; je sens ce volume entre mes mains

Ce soir toujours j'expédie des mots,

Je suis sûrement timbré

Un train passe dans le près

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 30 Mars 2016

J’en foutre des dix prochaines minutes.

Et j’en re foutre, orgasme féminin, des cent soixante dix prochains mots.

Pourquoi ? Parce que tu es la catastrophe d’errance, une marche sans bras tandis que l’autre bras, mon pied, s’enfourne dans le tunnel de tes fumbles. Tu es fameuse, et ça c’est vrai. Tu es faucheuse, autant que je suis – le ? – fauché. Tu es farouche, et tu m’arraches à ma curiosité, le cul rieur vissé à la chaise sus citée qui par ma chance n’est pas électrique ; malchance éclectique de te faire autant d’honneurs à quelques R de l’horreur. Et ce que je fais là c’est ériger un chapiteau, tu as raison il est miteux, et j’ai raison, il résonne comme peuvent retentir les tentes de deux secondes qui se déplies dans l’air quand elles sont lancées à la volée et dans le creux de mon crâne c’est le bois vert qui flèche le tapis de fleur d’iris ; catastrophe d’iris qui ne fait pas cas de toi, ce n’est rien, juste rien, j’ignore le jeu des crapauds et les défécations des colombes, dans les deux cas les animaux se vident toujours vers le sol, dans le sens de la gravité car ceci est inscrit au fronton d’une humanité. Et je suppose aussi au fronton de la notre. La bave tombe. La merde tombe. Et comme Alice je tombe au fond du trou de mes dix anciennes minutes.

Merci.

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Rédigé par Monsieur C

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Publié le 25 Mars 2016

Je voulais écrire une nouvelle histoire.

Non, j’ai failli écrire une nouvelle histoire.

Non, j’ai été à deux doigts de lancer un énième projet que j’aurai été obligé d’avorter plus tard en le mettant au frigidaire.

Oui, frigo c’est has been.

Enfin, il y a quelques minutes j’étais à deux doigts de le faire.

Ssi je ne l’ai pas fait, c’est que j’ai manqué de temps.

Non, j’ai manqué de courage.

Non, en fait j’ai été lucide.

Pourtant j’étais bien parti, pendant que j’étais au toilette me sont venues les premières idées.

Je voulais écrire une énième histoire.

Non, je voulais surtout conquérir Wattpad avec.

Non, en fait je voulais me moquer de Wattpad avec de la parodie sérieuse.

J’avais ma scène d’ouverture parce que je chie sur les prologues.

En fait dans ma scène d’ouverture mon héros était entrain de chier, simplement et calmement.

Ensuite je me suis demandé si ça ne serait pas plus drôle que ce soit une femme, j’aime mettre les femmes dans les toilettes.

Ensuite je me suis dis que je me foutais du sexe du héros.

Il se serait levé du trône, j’avais en tête les mots qui traversaient son crâne quand il tirait la chasse.

Après il se serait fait un smoothie banane café.

En fait je me foutais de ce que il ou elle ferait dans cette scène d’ouverture, l’essentiel c’était de camper un personnage banale, une Stéphanie ou un Christian.

Ni l’un ni l’autre n’était un beau gosse ou une belle femme, juste moyen, graisseux un peu, engoncé dans sa peau.

Je pensais qu’installer le texte dans un quotidien assommant de banal ça serait drôle. Ça aurait été un chômeur, pas un loser non plus, juste un être banal mais putain de bien décrit au point que l’on perçoive l’odeur de sueur sous ses vêtements d’hier.

J’aurai dû opter pour une femme, c’est plus drôle une femme qui sent.  

En fait ce n’était que pour de faux, je comptais faire glisser l’histoire vers l’horreur.

Ça aurait été doucement, une ambiance de fin du monde annoncée, programmée et assurée.

J’aime ce moment qui précède la fin du monde et son apocalypse, c’est comme le crépuscule, c’est beau sauf que dans le cas d’un roman pré apocalyptique je pars du principe que les premières choses à tomber ce sont les valeurs morales.

Je voulais lancer un nouveau projet mais il n’était pas bon.

Je voulais écrire un projet nouveau pour moi, écrire dans un nouveau genre pour moi.

Mais ça ne s’improvise pas, sinon je retombe dans ma zone de confort.

Je dois plus travailler ma trame et mon envie.

Enfin non, je devrais le faire.

Mais je ne sais pas si je vais le faire.

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Rédigé par Monsieur C

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Publié le 13 Mars 2016

Le temps d’être vieux c’est le temps d’être entouré de jeune, de plus jeune que soit, et un grand pas de plus pour la mort qui rôde. Je déteste cette sensation. La jeunesse qui rôde et la vieillesse qui guète et au milieu de cela je me sens comme un con ; ni vieux ni jeune, juste un con. Je ne sais pas si c’est une peur ou un espoir mais je perçois autour de moi la glas des fissures, flétrissure inaliénable chevillée au corps j’ai le désamour au cœur et l’angoisse au fond ; comme un iceberg du vingt et unième siècle qui fond sans avoir pu froisser la tôle de son Titanic ; une espèce indéfiniment en route pour sa disparition, prisonnier d’un cycle, la route redondante d’un jour sans fin. A ce stade les mots ne suffisent plus à balancer la grande gigue de l’entropie. Les mots ne suffisent plus, il faut le sens, l’acte et la création, littérature et pages et ouvrages et les pains que collés à la gueule de ceux qui constituent la foule ; matière grasse d’une société en proie aux plus pathétiques des atermoiements. Et je n’en fini pas. Et ça n’en fini pas.

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Rédigé par Monsieur C

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Publié le 11 Février 2016

Il ou elle, tous plus mort que mort, ils sont comme des livres en arbre morts et du haut de mon cul d’écrivain médiocre sur sa chaise bas de gamme je scie les branches sur lesquelles ils trônent, lui, elle, eux. C’est larmoyant, j’ai de la colère en tronçonneuse contre le silence idiot qui retombe comme un linceul dégueulasse. Rien que de l’écrire ça me colle aux doigts, la pire des mièvreries n’est rien comparée à ce linceul plus silencieux qu’une averse de neige sur un cercueil fermé un dimanche matin. Je n’entends rien que la reine rouge qui me jette un œil hautain.

Je veux des pendus aux cimes des arbres morts ; on va trancher les liens vitaux de la chimère qui tourne dans ma culotte ; j’ai une culotte pleine d’argent sale et humide.

Comme tous les soirs je fais les deux cents pas le long de mes lignes, comme la putain je fais le trottoir parce que je n’ai putain de rien à dire.

Un écrivain à la dérive ; à la dès verve, un lieu commun comme tous les autres, comme tous mes soirs, s’il y a une personne à décevoir ça sera moi.

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Publié le 29 Janvier 2016

Un chien et un fusil. Dix ou vingt ans.

Il y a des écarts fous, comme le sont les yeux.

Toutes les tempêtes tiennent dans des verres d’eaux ; différents verres pour différentes tempêtes.

Les oculaires et celles qui baignent la porcelaine et la pêche à la ligne.

Être à l’écoute des ses pensées, un vase sans fond, est le sacerdoce des sourds.

Je ne tiens pas une nécessaire comptabilité des choses, seulement celle des calendriers.

Pourtant, en bas, je garde l’œil. Toujours, petit Poucet des lignes et des cordes.

Pendu au décompte aller, ou au décompte retour.

Tic tac tic tac font ses pas sur le parquet.

Tic ralenti tac ralenti tic ralenti tac de la bombe intérieure.

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Publié le 14 Janvier 2016

Elle regarde le ciel, son regard se cherche la constellation de la grande ourse. Quand elle la trouve enfin elle se rappelle de lui et de l'unique nuit qu'elle a pu lui voler. Elle regarde ce ciel d'hiver et au travers de la grande ourse son regard se perd, il traverse le ciel, l'espace et les étoiles pour aller se perdre par delà la voûte céleste. C'est là où elle se perd, elle imagine un paysage grandiose et grotesque, ni enfer ni paradis le monde d'au delà des étoiles c'est pittoresque comme une cathédrale de cristal sur un ciel noir parce qu'elle se trouve après les étoiles. Cette architecture Néo galactique c'est son cahier intime, journal de bord qu'elle est allée cacher là où personne ne peut le lui emprunter, plus loin que les anges et que les extraterrestres, sa page blanche est infinie et elle se donne toute liberté d'être elle même, la muse de personnes si ce n'est de ses envies et pulsions qui dansent. Il n'est plus nécessaire de compter, elle marche sous les arches cristallines de la cathédrale et elle ne se soucis pas de jugement, de jauges, de devoirs et de résultats, c’est si facile d'oublier le monde. Si facile d'en rester là.

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Publié le 11 Janvier 2016

Des gens naissent et meurent aussi sûrement que la nuit tombe et se lève ouis que le jour tombe et se lève à son tour. Platitude d’outre tombe. Des gens meurent et d’autres naissent ; et là je suis de ceux qui sont vivants. Écrivain du vivant ça ne fait pas le poids devant les icônes mortes ; humble ou honnête ou simple homme je fais la tête souple, je courbe la tête vers le sol et je me regrandirai quand on aura oublié des morts, juste avant que d’autres légendes naissent. Un jour je prendrais le train avec mes gros testicules frauduleux de courage, le train que l’on ne prend qu’une fois à toutes berzingue et grandes vapeurs à travers les steppes et la brumes d’un paysage dément. Des idoles naissent et d’autres meurent et il faut se faire son saut de ligne à soit au mieux dans tout cela ; j’en ai tué parfois, j’en ai tué des fois, petites i-connes personnelles, i-poupée de papier et de chair de mes mots noircis pour leurs données de la moelle. Elles ont toujours eu plus d’envergures que moi, plus de succès aussi, des amants, des fans et des courtisans et même des amoureux pour le talent que je leur insufflais. Alors ces idoles de pacotilles qui étaient faites de mes pacotilles je les ai tuées toujours pour qu’il ne reste que la plume et la cendre et l’auteur qui se cache dessous.  

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Publié le 29 Décembre 2015

La roue libre de la fin d’année. Nous sommes dans le brouillard, c’est climatique, et nous c’est je, le ciel je ne le vois plus depuis des semaines, les étoiles non plus, gris et brouillard, un vrai temps de nuit, un vrai temps de fin d’année même si le monde ça aurai été plus drôle ; et moi, mon blog et mon inspiration nous sommes en roue libre, en demie pause, en escale dans la paresse et puis la flemme, c’est comme ça que d’autres font du jus, j’ose espérer le jus de cervelle, pas rebelle juste moyen de passer le temps et faire passer les passions calendaires ; j’écris sans retenue ni plan ni ambitions, c’est facile, c’est libre, c’est sans intérêt mais ça a le mérite d’être là, d’être fait, chaque jour un article avant minuit alors il faut s’y mettre même pour de faux, comme le chanteur qui chante faux et qui s’en rend fier, fameux dans la chaleur et facile dans le froid, les anfractuosités dansent et se dandinent dans les failles qu’ouvrent les doigts et là où se faufilent les neurones et leurs connexions neuronales à deux sous, à deux balles qui sont passées à deux doigts d’être dans la tête et moi au milieu de tout cela je revendique le jeu sans enjeu de cette écriture de fin d’année sans point ni retour

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Publié le 26 Décembre 2015

nude-elle ; joyeuses filles nues

nu-hell ; joyeux enfer de mon corps nu

nous-ailes ; joyeuses fuites par la fenêtre les soirs de fêtes

sang-fuir ; joyeux échappatoire dans une flaque de sang

nos-hell : joyeux enfer partagé par les rituels saisonniers

nulle-elle ; joyeuses femmes qui ratent vraiment leurs cadeaux

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