Articles avec #divagations diverses tag

Publié le 28 Mai 2016

En d’autres termes je triche, je me multi géolocalise dans le temps et dans l’espace. Et alors que je devrais me sentir ébranler comme le sol d’un pays pauvre un jour de séisme puis m’écrouler du haut de mon échelle, cela ne me touche pas. Pourtant je joue à son jeu, pas pour le cœur, pas pour éviter de souffrir, non, j’y joue pour le jeu de l’esprit ; pas par curiosité, pas pour laver ma dignité, juste pour le jeu. Le procédé est assez bon pour s’échanger, de toutes façon j’ai le dessus, je tiens les cartes en mains, comme une grosse main d’orc je tiens un gros jeu. Et pour le moment elle tient bon la barre et passe caps sur caps car le capitaine n’est pas un incapable. Mais je ne suis pas sûr de pouvoir bénéficier du WiFi et je suis sûr de n’avoir pas de données mobiles pour racoler mes mots sur mon blog. Alors demain je me remets à l’endroit.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 27 Mai 2016

Alors je prends parfois une nuit ou deux pour rédiger des articles en avance sur mon temps perdu. Elle cherche à être drôle, ironique ou cynique, mais aussi curieux que cela puisse lui paraître, elle tombe à côté. Avec ou sans catharsis ça n’y change rien, elle s’agite et lance ses cordes à l’abordage et moi j’échappe à la métaphore, ce n’est pas fort malin c’est juste ainsi, un fait. Je dois lui reconnaître cela, un acte de bravoure que de durer dans cette fidélité là alors que moi-même je doute de me rester fidèle si longtemps. Ce n’est peut-être pas de l’écriture, c’est plutôt de la broderie, du bricolage, du fais le toi-même, c’est une forme artisanale d’expression. Petit à petit je vais remplir ma petite semaine avec une toute petite distance d’avance ; et même moins que ça. Je n’aime pas être à l’envers de moi.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 26 Mai 2016

C’est tous les jours la même chose, même quand je ne suis pas là, même quand je ne suis pas sûr de pouvoir être là sur mon blog numérique. C’est celle d’une autre personne, un pseudo ou un masque dont la définition serait toujours en mouvement. Ce qui vibre en moi c’est une corde, ma pompe organe n’est qu’une pompe à sang mais à aucun moment mon amour propre ou impur ne s’y loge. Mais d’ici là je continu jusqu’au jour de mes sept ans ; sept années et une seule fidélité. Je ne suis donc pas soumis aux effets littéraires ce qui est un comble pour un mâle assez con pour se prétendre écrivain. Et parfois celui du ruisseau d’été, ou le fleuve boueux des grands continents. Et si le train me laisse perdre mon temps en grève je prendrais de l’avance dans mon avance ; ou j’en profiterai pour dormir.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 25 Mai 2016

Remonter le temps quatre à quatre pour dérouler de zéro jusqu’à au moins huit cent. Et cela même si ça alimente les songes d’une catharsis qui n’a jamais été la mienne. Comme je l’ai toujours ressenti, je suis sans cœur, j’ai de l’amour propre, de l’estime de moi assez peu pour que les autres m’ébranle, mais je n’ai pas de cœur. Et je suppose qu’un jour elle se lassera ; ou que j’arrêterai ce blog sans savoir. Et les petites piques ne sont bonnes qu’à faire de petites brochettes de légumes ; or je le rappelle mais je en suis pas un légume, je ne suis pas une métaphore. Vous pouvez le taxer de paresseux, pas le singe mais l’homme si flegmatique qu’il se prélasse à regarder sa vie couler comme le flot de la rivière. C’est donc ainsi que je vais arriver à lundi ; un doigt encore dans mercredi et l’autre qui appuis sur lundi.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 8 Mai 2016

Un jour une suite en France ; un enfer sournois dans une vieille boite en carton au détour d’un vide grenier. Je ne suis pas un gredin, je ne suis pas fou, je n’ai trop rien de folklorique mais je flâne, affairer à regarder en bas histoire de couper les visages des autruis qui sont là autour de moi au niveau du visage ; j’en connais les bouches mais j’ignore leurs regards. L’âme est dans le regard ? Alors je frôle des êtres sans âme, des zombis ou peut-être des femmes. Qu’est ce que l’on peut observer dans la bouche des gens ? Quelle métaphore se loge dans la bouche ? Je ne sais pas et pourtant c’est elle que j’ai frôlé ce matin. D’autres que moi frôlent la mort. Et alors ? C’est gratuit ? Non, c’est payant donc je dis ce que je veux, la merde que je veux sort de ma bouche je la contrôle et je peux la choisir contraire à l’autre. Je suis là pour mieux partir, mais je suis là pour durer aussi, six ans un jour et bientôt sept, de l’âge con à l’âge des raisons, je peux bien être le maître de ce petit et minable monde.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #Divagations diverses

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Publié le 6 Mai 2016

Elles lui ressemblent toutes. Non, ce n’est pas ça, toutes celles qui lui ressemblent sont elle. Ce n’est pas encore ça mais on s’en rapproche ; elle ressurgit avec une précision étonnante dans toutes les filles qui lui ressemblent. Pour être plus près du vrai ; depuis les beaux jours, son image revient habiller plusieurs jeunes filles avec fidélité. Cela fait quelques jours que je la vois dans le corps et le visage d’autres filles. Toutes ces autres filles forment un roman disjoint qui reconstitue une part de souvenir. Chacune de ces filles porte un extrait de souvenir. Elle fait réapparaître quelque chose que j’ignorai me rappeler avant d’y être confronté à nouveau. Depuis quelques jours je réalise que ce que je pensais unique et rare n’était qu’une expérience normale parce qu’il y a d’autres filles normales comme celle que je croyais unique.

Je me demande si je me souviens d’elle au travers de la présence anonyme de ces autres personnes ou si c’est elle qui s’exprime pour se rappeler à mon souvenir parce que je l’avais oublié ; je ne sais pas où est le sens du souvenir, d’amont en aval ou à l’inverse du souvenir vers la conscience.

Elle est partout.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 1 Mai 2016

Retour à l’envie civile, la belle endive assise de travers sur le beau trône vert un petit peu trop court pour elle. Une salade ? Oui c’est bien cela, une salade pour une lutte qui risque de tourner au vinaigre si ça ne danse pas. Pourquoi la danse ? Pourquoi les légumes ? Pour les rythmes habituels des transes non écrites. Du fond de ma mine je suis plus chamane qu’un écrivain, je laisse des traces de mains sur les murs, glaise préhistorique et rudesse de la posture. Pas toujours la même chose et toujours la même chose, c’est ce qui cloche et ce qui ne cloche pas sous un gros couvercle qui passe en vitesse au dessus de ma tête, ma tête sous le crâne et mon crâne par delà l’horizon souffreteux qui fait mon paysage d’une guillotine horizontale. Pas de mains coupées, pas de scalpes donnés en offrande, rien de tout cela, rien du tout, tout est rien pour une divergence de forces antinomiques ; de droites et de têtes, la défense doit y croire toujours quand la raison dicte le contraire. Quatre mains dans ma poche pour garder de la retenue, mais se retenir à quoi ? Se retenir pourquoi ?   

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 23 Avril 2016

Un petit dernier pour la route, la dernière caillasse que l’on balance de la journée avant de finir son intifada à soir ; résistant de rien je suis juste là pour prendre de l’avance ; la caillasse que l’on balance en avance en espérant l’avoir lancé assez fort pour qu’elle ne retombe que demain. Je n’aurai jamais dû viser la peau de l’écrivain, je suis tout juste bon à compter les mots et tourner les pages du calendrier ; je ne suis qu’un petit comptable de province, un con à table, pas un prince ni un pro, compteur numéraire qui lance ses pierres comme d’autres pointent en temps et en heure et puis qui trinquent à la santé de leur bonheur. Fichtre mou, un petit dernière avant la route, et un autre pour le bitume que je voudrais faire rimer avec écarlate mais que je ferai rimer avec jour de pluie. Mais on s’en fout je suis amoureux des jours de pluie et de ville sous la pluie, ça exhale leurs odeurs d’intestins urbains et ça reflète leur lumière comme les larmes aux yeux des filles font danser leurs maquillages. Je trouve ça beau comme un levé de soleil une ville sous la pluie. Du coup j’ai hâte d’y être.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 19 Avril 2016

Les points faibles sont des volcans sous la nature de la modernité. S'il y a un style c'est dans la voix d'un Sinatra qui s'en va danser sous les néons or qui se découpent sur l'écran de la télévision. Une veste rouge dans les oreilles de la nonchalance qui écoute en dansant des genoux les pieds ancrés dans l'ancien son des années de mon père. Et ça roule dans la gorge et ça ondule dans le bassin séduisant des artistes de troupes. Un homme chaux et une femme en noir qui demande à son ami d'embrasser son amie sur la bouche comme la boutique du métro. Il pleut de la publicité hétérogène sur les langues amnésiques qui marchent sous la glycine en fleur. Et ça me rappelle une maison vieille où une javanaise détruisait des murs sous la volute des poussières folichonnes. Il faudra alors se battre avec le matériel du club pour parvenir à mettre un terme à la lutte sueur contre sueur. Sur la terrasse d'un café mexicain les policiers rencontre des victimes pauvres, et les arbres verts dansent comme les jurés du tribunal pendant la saison estivale. Un képi sur le front et une douche sur les épaules avant de rentrer à la capitale de la sirène chantante des pompiers. Rouge et costumes blancs, les siroteurs naissent et meurent mal, les autorités veillent à cela.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 15 Avril 2016

Quelques mots du soir, arrosoir percé comme un dieu qui s’échoue sur les rives imaginaires d’une plage imaginaire ; exercice de survie sanglante, la jungle et la barbe, c’est le don des druides et les dorades bondissantes qui nourrissent des bouches vides au-dessus de ventre creux ; et parfois l’inverse ; et parfois l’enfer ; et derrière le décor, dans la cindres et sous les rampes, je souffle la parole rauque à des clowns plantés là qui sirotent des rhum dans la moiteur plante de la jungle, encore, et toujours. En corps et toucher le jour du bout du doigt, tout le jour ancré debout tu dédouanes les vagues qui déferlent et les poissons qui frayent ce que fait peur aux enfants, perdus, dans un monde de souris et d’homme brutaux, cruelle réalitée, rarement éditée, jamais rééditée, pas comme ici ou toujours j’essuie le flot de la redite qui me perle au front, juste au dessus des cils, bien décidé à scier l’herbe sous mon visage ; drôle de virage comme une photo jaunie, drôle de tournage, comme un polo jaunie lui aussi que j’ai attrapé en haut d’un liste vidée. Je vais voir dehors, j’y vais et j’irai dormir après, dedans, sous la chaleur des toits.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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