Articles avec #divagations diverses tag

Publié le 8 Mai 2016

Un jour une suite en France ; un enfer sournois dans une vieille boite en carton au détour d’un vide grenier. Je ne suis pas un gredin, je ne suis pas fou, je n’ai trop rien de folklorique mais je flâne, affairer à regarder en bas histoire de couper les visages des autruis qui sont là autour de moi au niveau du visage ; j’en connais les bouches mais j’ignore leurs regards. L’âme est dans le regard ? Alors je frôle des êtres sans âme, des zombis ou peut-être des femmes. Qu’est ce que l’on peut observer dans la bouche des gens ? Quelle métaphore se loge dans la bouche ? Je ne sais pas et pourtant c’est elle que j’ai frôlé ce matin. D’autres que moi frôlent la mort. Et alors ? C’est gratuit ? Non, c’est payant donc je dis ce que je veux, la merde que je veux sort de ma bouche je la contrôle et je peux la choisir contraire à l’autre. Je suis là pour mieux partir, mais je suis là pour durer aussi, six ans un jour et bientôt sept, de l’âge con à l’âge des raisons, je peux bien être le maître de ce petit et minable monde.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #Divagations diverses

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Publié le 6 Mai 2016

Elles lui ressemblent toutes. Non, ce n’est pas ça, toutes celles qui lui ressemblent sont elle. Ce n’est pas encore ça mais on s’en rapproche ; elle ressurgit avec une précision étonnante dans toutes les filles qui lui ressemblent. Pour être plus près du vrai ; depuis les beaux jours, son image revient habiller plusieurs jeunes filles avec fidélité. Cela fait quelques jours que je la vois dans le corps et le visage d’autres filles. Toutes ces autres filles forment un roman disjoint qui reconstitue une part de souvenir. Chacune de ces filles porte un extrait de souvenir. Elle fait réapparaître quelque chose que j’ignorai me rappeler avant d’y être confronté à nouveau. Depuis quelques jours je réalise que ce que je pensais unique et rare n’était qu’une expérience normale parce qu’il y a d’autres filles normales comme celle que je croyais unique.

Je me demande si je me souviens d’elle au travers de la présence anonyme de ces autres personnes ou si c’est elle qui s’exprime pour se rappeler à mon souvenir parce que je l’avais oublié ; je ne sais pas où est le sens du souvenir, d’amont en aval ou à l’inverse du souvenir vers la conscience.

Elle est partout.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 1 Mai 2016

Retour à l’envie civile, la belle endive assise de travers sur le beau trône vert un petit peu trop court pour elle. Une salade ? Oui c’est bien cela, une salade pour une lutte qui risque de tourner au vinaigre si ça ne danse pas. Pourquoi la danse ? Pourquoi les légumes ? Pour les rythmes habituels des transes non écrites. Du fond de ma mine je suis plus chamane qu’un écrivain, je laisse des traces de mains sur les murs, glaise préhistorique et rudesse de la posture. Pas toujours la même chose et toujours la même chose, c’est ce qui cloche et ce qui ne cloche pas sous un gros couvercle qui passe en vitesse au dessus de ma tête, ma tête sous le crâne et mon crâne par delà l’horizon souffreteux qui fait mon paysage d’une guillotine horizontale. Pas de mains coupées, pas de scalpes donnés en offrande, rien de tout cela, rien du tout, tout est rien pour une divergence de forces antinomiques ; de droites et de têtes, la défense doit y croire toujours quand la raison dicte le contraire. Quatre mains dans ma poche pour garder de la retenue, mais se retenir à quoi ? Se retenir pourquoi ?   

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 23 Avril 2016

Un petit dernier pour la route, la dernière caillasse que l’on balance de la journée avant de finir son intifada à soir ; résistant de rien je suis juste là pour prendre de l’avance ; la caillasse que l’on balance en avance en espérant l’avoir lancé assez fort pour qu’elle ne retombe que demain. Je n’aurai jamais dû viser la peau de l’écrivain, je suis tout juste bon à compter les mots et tourner les pages du calendrier ; je ne suis qu’un petit comptable de province, un con à table, pas un prince ni un pro, compteur numéraire qui lance ses pierres comme d’autres pointent en temps et en heure et puis qui trinquent à la santé de leur bonheur. Fichtre mou, un petit dernière avant la route, et un autre pour le bitume que je voudrais faire rimer avec écarlate mais que je ferai rimer avec jour de pluie. Mais on s’en fout je suis amoureux des jours de pluie et de ville sous la pluie, ça exhale leurs odeurs d’intestins urbains et ça reflète leur lumière comme les larmes aux yeux des filles font danser leurs maquillages. Je trouve ça beau comme un levé de soleil une ville sous la pluie. Du coup j’ai hâte d’y être.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 19 Avril 2016

Les points faibles sont des volcans sous la nature de la modernité. S'il y a un style c'est dans la voix d'un Sinatra qui s'en va danser sous les néons or qui se découpent sur l'écran de la télévision. Une veste rouge dans les oreilles de la nonchalance qui écoute en dansant des genoux les pieds ancrés dans l'ancien son des années de mon père. Et ça roule dans la gorge et ça ondule dans le bassin séduisant des artistes de troupes. Un homme chaux et une femme en noir qui demande à son ami d'embrasser son amie sur la bouche comme la boutique du métro. Il pleut de la publicité hétérogène sur les langues amnésiques qui marchent sous la glycine en fleur. Et ça me rappelle une maison vieille où une javanaise détruisait des murs sous la volute des poussières folichonnes. Il faudra alors se battre avec le matériel du club pour parvenir à mettre un terme à la lutte sueur contre sueur. Sur la terrasse d'un café mexicain les policiers rencontre des victimes pauvres, et les arbres verts dansent comme les jurés du tribunal pendant la saison estivale. Un képi sur le front et une douche sur les épaules avant de rentrer à la capitale de la sirène chantante des pompiers. Rouge et costumes blancs, les siroteurs naissent et meurent mal, les autorités veillent à cela.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 15 Avril 2016

Quelques mots du soir, arrosoir percé comme un dieu qui s’échoue sur les rives imaginaires d’une plage imaginaire ; exercice de survie sanglante, la jungle et la barbe, c’est le don des druides et les dorades bondissantes qui nourrissent des bouches vides au-dessus de ventre creux ; et parfois l’inverse ; et parfois l’enfer ; et derrière le décor, dans la cindres et sous les rampes, je souffle la parole rauque à des clowns plantés là qui sirotent des rhum dans la moiteur plante de la jungle, encore, et toujours. En corps et toucher le jour du bout du doigt, tout le jour ancré debout tu dédouanes les vagues qui déferlent et les poissons qui frayent ce que fait peur aux enfants, perdus, dans un monde de souris et d’homme brutaux, cruelle réalitée, rarement éditée, jamais rééditée, pas comme ici ou toujours j’essuie le flot de la redite qui me perle au front, juste au dessus des cils, bien décidé à scier l’herbe sous mon visage ; drôle de virage comme une photo jaunie, drôle de tournage, comme un polo jaunie lui aussi que j’ai attrapé en haut d’un liste vidée. Je vais voir dehors, j’y vais et j’irai dormir après, dedans, sous la chaleur des toits.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 6 Avril 2016

Sous un soir d'un jour du soir,

Je mélange des astres spiritueux

Quand un jour sera plus tard je dirais plus sur moi, mais ce soir je n'ai pas encore la tête à la mer, juste le sel aux yeux.

Des virgules dans les tubes, les tuyaux des arbres de la nuit,

Je laisse traîner des ponctuations,

Un volume entre les deux mains ; je sens ce volume entre mes mains

Ce soir toujours j'expédie des mots,

Je suis sûrement timbré

Un train passe dans le près

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 30 Mars 2016

J’en foutre des dix prochaines minutes.

Et j’en re foutre, orgasme féminin, des cent soixante dix prochains mots.

Pourquoi ? Parce que tu es la catastrophe d’errance, une marche sans bras tandis que l’autre bras, mon pied, s’enfourne dans le tunnel de tes fumbles. Tu es fameuse, et ça c’est vrai. Tu es faucheuse, autant que je suis – le ? – fauché. Tu es farouche, et tu m’arraches à ma curiosité, le cul rieur vissé à la chaise sus citée qui par ma chance n’est pas électrique ; malchance éclectique de te faire autant d’honneurs à quelques R de l’horreur. Et ce que je fais là c’est ériger un chapiteau, tu as raison il est miteux, et j’ai raison, il résonne comme peuvent retentir les tentes de deux secondes qui se déplies dans l’air quand elles sont lancées à la volée et dans le creux de mon crâne c’est le bois vert qui flèche le tapis de fleur d’iris ; catastrophe d’iris qui ne fait pas cas de toi, ce n’est rien, juste rien, j’ignore le jeu des crapauds et les défécations des colombes, dans les deux cas les animaux se vident toujours vers le sol, dans le sens de la gravité car ceci est inscrit au fronton d’une humanité. Et je suppose aussi au fronton de la notre. La bave tombe. La merde tombe. Et comme Alice je tombe au fond du trou de mes dix anciennes minutes.

Merci.

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Rédigé par Monsieur C

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Publié le 25 Mars 2016

Je voulais écrire une nouvelle histoire.

Non, j’ai failli écrire une nouvelle histoire.

Non, j’ai été à deux doigts de lancer un énième projet que j’aurai été obligé d’avorter plus tard en le mettant au frigidaire.

Oui, frigo c’est has been.

Enfin, il y a quelques minutes j’étais à deux doigts de le faire.

Ssi je ne l’ai pas fait, c’est que j’ai manqué de temps.

Non, j’ai manqué de courage.

Non, en fait j’ai été lucide.

Pourtant j’étais bien parti, pendant que j’étais au toilette me sont venues les premières idées.

Je voulais écrire une énième histoire.

Non, je voulais surtout conquérir Wattpad avec.

Non, en fait je voulais me moquer de Wattpad avec de la parodie sérieuse.

J’avais ma scène d’ouverture parce que je chie sur les prologues.

En fait dans ma scène d’ouverture mon héros était entrain de chier, simplement et calmement.

Ensuite je me suis demandé si ça ne serait pas plus drôle que ce soit une femme, j’aime mettre les femmes dans les toilettes.

Ensuite je me suis dis que je me foutais du sexe du héros.

Il se serait levé du trône, j’avais en tête les mots qui traversaient son crâne quand il tirait la chasse.

Après il se serait fait un smoothie banane café.

En fait je me foutais de ce que il ou elle ferait dans cette scène d’ouverture, l’essentiel c’était de camper un personnage banale, une Stéphanie ou un Christian.

Ni l’un ni l’autre n’était un beau gosse ou une belle femme, juste moyen, graisseux un peu, engoncé dans sa peau.

Je pensais qu’installer le texte dans un quotidien assommant de banal ça serait drôle. Ça aurait été un chômeur, pas un loser non plus, juste un être banal mais putain de bien décrit au point que l’on perçoive l’odeur de sueur sous ses vêtements d’hier.

J’aurai dû opter pour une femme, c’est plus drôle une femme qui sent.  

En fait ce n’était que pour de faux, je comptais faire glisser l’histoire vers l’horreur.

Ça aurait été doucement, une ambiance de fin du monde annoncée, programmée et assurée.

J’aime ce moment qui précède la fin du monde et son apocalypse, c’est comme le crépuscule, c’est beau sauf que dans le cas d’un roman pré apocalyptique je pars du principe que les premières choses à tomber ce sont les valeurs morales.

Je voulais lancer un nouveau projet mais il n’était pas bon.

Je voulais écrire un projet nouveau pour moi, écrire dans un nouveau genre pour moi.

Mais ça ne s’improvise pas, sinon je retombe dans ma zone de confort.

Je dois plus travailler ma trame et mon envie.

Enfin non, je devrais le faire.

Mais je ne sais pas si je vais le faire.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 13 Mars 2016

Le temps d’être vieux c’est le temps d’être entouré de jeune, de plus jeune que soit, et un grand pas de plus pour la mort qui rôde. Je déteste cette sensation. La jeunesse qui rôde et la vieillesse qui guète et au milieu de cela je me sens comme un con ; ni vieux ni jeune, juste un con. Je ne sais pas si c’est une peur ou un espoir mais je perçois autour de moi la glas des fissures, flétrissure inaliénable chevillée au corps j’ai le désamour au cœur et l’angoisse au fond ; comme un iceberg du vingt et unième siècle qui fond sans avoir pu froisser la tôle de son Titanic ; une espèce indéfiniment en route pour sa disparition, prisonnier d’un cycle, la route redondante d’un jour sans fin. A ce stade les mots ne suffisent plus à balancer la grande gigue de l’entropie. Les mots ne suffisent plus, il faut le sens, l’acte et la création, littérature et pages et ouvrages et les pains que collés à la gueule de ceux qui constituent la foule ; matière grasse d’une société en proie aux plus pathétiques des atermoiements. Et je n’en fini pas. Et ça n’en fini pas.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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