Articles avec #divagations diverses tag

Publié le 24 Août 2016

Aux apaches blancs du jour je ne demande rien qu’à les voir disparaître ; génocide amérindien quotidien par tranche de 200 et parfois plus. Ce n’est rien, non, ce n’est rien qu’un génocide et si ce n’est pas cela alors c’est que c’est encore pire, une désertification à grande petite échelle qui avance comme la force d’une armée qui marche au pas. Lentement mais armée la marche après marche avance avant moi. Et j’ai la gorge sèche, la bouche pâteuse, j’ai le regard paresseux comme issu d’un profond sommeil qui ne s’évapore qu’en apparence ; vous me croyez éveiller, réveillé, de bout et vif comme un homme sorti de son sommeil mais tout cela n’est qu’un leurre, une illusion bien ficelée par des mains secrètes qui en coulissent jouent et gagnent à chaque fois la même partie que je vais jouer. Encore un verre, d’eau bien sûr, pas d’eau de vie, pas d’eau vive, les badauds ont fini par ne plus rien voir tandis que je vide encore mon verre et que je le rempli encore à l’eau qui coule sous le robinet des illusions. Tu l’as bien vu je suis une outre sans fond, un gouffre pas frais et la grotte où l’ourse préhistorique est venu finir en dessin rupestre. Oui je suis rupestre de l’intérieur et j’ai plus de six cent personnes à qui le dire sans qu’elles l’entendent.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 23 Août 2016

Une aube et un crépuscule c’est tout ce qu’il me reste d’hier et nous somme déjà demain.

Le grand vide, il sera ta présence. MAIS ne te presses pas. De toutes les façons tu sens le papier à mille mètre, comme une hôtesse qui s’envoie en l’air. Sauf qu’elle, elle sent un peu la pisse chimique et le mauvais tabac froid qui parfum la clim.

Sens interdit. Sans interdits. T’as un cancer à couper au couteau ; des tranches fines comme de la charcuterie italienne.

  • Il te l’a dit ?
  • Oui, il me l’a dit.
  • Tu en es sûre ?
  • Non nous ne sommes jamais sûres de rien.

Tu va m’en ficher des néons plein la gueule et faire quoi après ? M’ironiser aux vitrines d’Amsterdam ? Tu as la bouche dans d’une danseuse adipeuse et je n’en fais pas tout un fromage.

_ Dépeceur _ Dépuceler _ Décérébré _

 

Ton aura est diaphane, je couve en toi le doré d’une aube, humide et moite de ta rosée parcellaire ; il y a un dormeur mort dans ton val mordoré et je te l’ai dis, il ne dort pas. Il crève, doux comme un agneau de pâque pour une fête païenne.  

Toi aussi tu as chaud ?

Retire donc tes vêtements et laisse-toi voir dans la peau de ton dieu. Il sera temps ce soir de compter les déments, je m’enjoins à ton geste car j’ai la tête chauve qui tangue sous ma crâne barbare ; elle crache des appelles belliqueux pour que ça finisse en sexe, l’orgie rougeoyante d’une catharsis qui se décoince l’anus après s’être libérée du vagin. Et sous un ciel d’avril, lorsque le blé reviendra verdir dans le sillage de te reins je me ferai roi travesti en reine pour séduire une dernière fois la destinée fugace.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 6 Août 2016

Noir décoloré

Colère de couleur noire

Nègre chromé

Intègre de noir

Dénommé de couleur nègre

Tombe la neige en négatif

Un noir dégommé d’un coup sec

Couleur de la colère

La noire rue

Ta terre battue à mort, dans le noir

Il mort la poussière avec un goût de charbon

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses, #retard, #poésie

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Publié le 6 Août 2016

Je me demande s’il y a relation plus hypocrite et arbitraire que la relation  que l’on entretient avec ses éléphants. Donner l’impression de s’intéresser à leurs petites vies étroites de lémuriens de province, puis s’appliquer à ne pas répliquer trop fort quand ils évoquent leurs lieux communs réactionnaires infusés par l’herbe télévisuelle et le papier des journaux qui sonnent comme du Télérama. Et même au contraire faire des efforts pour se montrer géant, sortir les rames pour trouver des sujets de muraille roturière stimulantes en évacuant leurs répliques de iceberg au graillon gauchistes refoulés qui se refusent à la glaciation par convictions populaire mais qui se refusent au graillon parce que la rigueur suave des gens de sièges vermoulus est séduisante. Et pourquoi est-ce que l’on fait cela et que l’on pose sur ses armoiries humanistes un mouchoir consensuel ? Pour s’octroyer le droit de solliciter le fondement de leur koala, papier kraft et four à pain contre un peu de dérive continentale.

Je trouve ça curieux, et sûrement aussi un peu ras de l’eau. Si un lapin décide de donner à une chanson cajun ce qu’elle veut briller pour la baiser il est le dernier des salauds. Mais si la même chanson cajun demande au même lapin de donner dans la dérive continentale  avec ses éléphants, aller dans leur sens et leurs donner ce qu’ils veulent entendre il passe pour un héros.

Fichtre ! Tout cela parce que les demoiselles n’assument pas de déplaire à papa et qu’elle veut faire comme maman ? Mon cul oui ! Et le tient aussi bien sûr ! Hummm.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Fable, #Divagations diverses

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Publié le 16 Juillet 2016

Combien de fois ai je cru à l'intérêt de mes pensées ? C'est un lieu commun de l'évoquer, et cette oralité de petit soir n'est en rien une catharsis. Si elle le pouvait nul ne doute qu'elle le ferait, grande gueule béante qui comme moi devrait douter de ces lieux communs.

Et nous nous tenons là, incertains de l’opaline dans nos yeux.

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Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 3 Juillet 2016

Sans merde, je blague à part, c’est nul.

Sans blague, merde, je suis nul comme l’est cet article.

Oui, je n’ai rien à dire, nous sommes dimanche.

Non, je n’ai rien  à dire car nous sommes dimanche.

Je suis un manche, un poile dans la main d’un manchot incapable, c’est pour dire.

Oui c’est tout dire.

Dire tout et son contraire, dire tout et mon contraire, dire tout est mon contraire, à supposer que je ne dise rien.

Le menteur est au contraire de celui qui dit tout, parce que le menteur est celui qui ne dit rien en disant tout.

Et il creuse toujours.

Il se creuse la tête.

Et je creuse le fond.

Et il et je nous nous croisons quelque part.

Je bois un verre de thé froid jaune pisse, pisse froide et claire.

Je note bien que ça avance, et je compte les pas.

N’est-ce pas ? Oui c’est.

Pour les trois quart terminé et pour le dernier à faire, vite et bien ; comme la langue de pleutres.

Faut pas tout croire, et bien apprendre à lire entre les lignes axiomatiques de mes neurones.

Un dernier verre de cigüe et je ne mourrai pas.

Droit au but, l’œil aigue et l’aigle au dessus du crâne comme l’auréole des anges.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Digression, #Divagations diverses

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Publié le 27 Juin 2016

Le foot est une histoire de folle, ce soir il y a eu une marrée bleue couleur d’iceberg menée par les joueurs venus d’une île aux centaines de volcans, furieux comme des flots d’un magma bouillant ils ont percés le Fog brouillard anglais. Les tribunes résonnaient des hurlements vikings coordonnées comme un seul homme, comme une seule île, ils étaient tous là, sévères silhouettes défensives, campées par la robustesse de corps qui semblaient animés par des âmes elles-mêmes forgées au cœur du brasier magmatique de la terre. Coups de boutoir balle aux pieds, les anglais ont été boutés hors de la surface adverse ; ils avaient beau pilonner l’adversaire, ils ont pourtant fini par plier l'échine devant la pierre volcanique qui fusionnaient la défense adverse. C'est le football, la balle au fond des filets anglais, un penalty tiré par des anglais mais rien n'était joué, comme la promesse d’une joute ; c'est un mythe antique qui s’est rejoué sur la pelouse, onze David contre onze Goliath, et onze fois le mythe a connu le même dénouement ; la joie pour le visages des vainqueurs, la tristesse qui écrase de fatalité les perdants anglais déjà devenus les parias de l'Europe et les voilà misent en marge de l'euro. Sacré football qui donne dans l'ironie et la verve supportrice ; les islandais ont gagné à la faveur d'une ferveur qui soulève les hommes au dessus de leur médiocrité pour les porter aux fronts des guerres sportives et les faire sortir vainqueurs, une victoire si vive que le coeur l'aime pour la beauté brute et fraîche de l'exploit magnifique.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses, #Sport, #poésie

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Publié le 18 Juin 2016

En écriture de page blanche je n’ai rien à envier – c’est ainsi que vient l’hiver – et j’en balance des quelques jeux d’aiguilles ; je ne me drogue pas à la flemme et la paresse, non je n’en abuse pas ; ce n’est pas ça, car ça c’est autre chose ; un autre moi, un moi en plus, en outre je n’étais là pour lui, pas là pour ça, je ne fais pas ça pour ça, je juste prend d’avance le moi de demain ; pas question de piétiner, non j’anticipe, j’aspire les participes, j’avance mes pions et je vois poindre le jour qui devient la nuit ; mais si la nuit tombe c’est que le jour se lève ; ça n’enlève rien à tout, ça n’enlève rien à rien, la roue tourne doit tourner comme le tailleur de pierre doit tailler et le tourneur tourner ; pour toute affaire de musique il faudra retirer les queues aux muses parce que mes muses ont toutes les cuisses légères comme leurs morales adorable et évanescente ; normale elles en sont sinon pourquoi les prendre pour muse, je vous pose la question de la forme et moi je garde mes certitudes soin le coin de mes plombs

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 15 Juin 2016

Aujourd’hui – plus rien à dire – ce midi plus rien en tête – ce n’est pas la fin – c’est une démarche démagogique – tous trop de mots – tous trop d’images – tous des discours – tous en paroles – tous en visuel – tous ces autres avec tous ces mots – trop c’est trop – tous en masse – et moi en plus – je devrais arrêter là – je devrais changer de focale – trop de pubs – trop de prétentions – trop de partisans – trop de revendications – ça va jase trop – ça buzz trop – c’est trop pour moi – c’est trop à l’intérieur de moi – l’éponge est gorgée – le tissu est saturé – la matière grise déborde – plus rien n’y entre – les pores sont bouchés – rien ne sort – je ne dévide plus – je ne me vide pas – reste un corps à évider – une âme est émincer – mais jusqu’au bout des doigts l’expression plafonne – plus rien à faire – trop rien à dire – pas assez de place – vous être trop – ils sont trop – tout est trop – trop est trop – tout étroit en dehors – très étroit au-dedans – une dimension surchargée comme une dentition trop serrée – il faut vider l’espace public de toutes vos baves – il faut nettoyer l’espace numérique de toutes vos traces – il faut ranger vos expressions dans des livres, des affiches, des fascicules – il faut faire du vide – faire de la place – faire table rase ; ils nous l’avaient déjà dit

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #Divagations diverses

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Publié le 12 Juin 2016

Les nuits sont devenues chaudes, très chaudes, suantes, collantes, lourdes et épaisses. Et ce changement c’est fait d’un coup, sans signes de transition, hier encore dans un temps métaphorique je chérissais l’instant où j’allais me mettre sous la couette et ce soir sans temps métaphorique je me meurs de chaud, je me laisse porter par le flot liquéfier de ma sueur. Je coule, je m’ennuis dans la nuit, je résiste dans l’obscurité et je maudits déjà le feu des bougies. Bientôt je vais dormir, dans mon sommeil je suppose que je n’aurai ni chaud ni froid, j’aurai le rêve en tête et le rêve est a-tempérée ; comme le climat d’un paysage neutre.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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