Articles avec #divagations diverses tag

Publié le 13 Novembre 2016

Le gang de guerre lasse à laissé s’échapper le feu en sanglant l’agneau saignant sur le saint autel des dieux impies. Des dieux qui tournent en ronds comme la cendre sur le visage des chamans et des maîtres animaux qui font danser les astres velus des corps croqués, cadavres ambulants déambulant depuis les limbes jusqu’aux cerveaux ; ils avancent les funambules sur les neurones dénoués d’un système limbique ivre d’émotions émaillées comme les scènes bibliques dans le ciel des cathédrales. Rocket à pleine puissance dans le ciel des églises, tremblements aériens dans la mémoire éponge des foules récurrentes qui arpentent les rues, ruelles, boulevards et avenues des citées de cristal qui sonnent sous la ligne du feu de la faux du squelettes cadavériques qui porte la soutane, nue dessous, les vers dessus et le tissu macabre qui dessine défunte tapisserie sur le tapis rouge sang sur son passage à pieds. Nous sommes à cinquante pas de la terre et la terre est creusée sur cinquante pieds de profondeurs pour que tombe cinquante étoiles dans la fosse en terre, dans la boue, dans la culture des légumes qui viennent de la racine et qui s’arrache du sale sol où vivent et meurent les trémolos et les ritournelles.  

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 12 Novembre 2016

De la boue, dans la boue, bain de boue, terre bouillante, terre mouillée, humide, collante, poisseuse, visqueuse, viscosité de la terre qui colle à la peau et macule, salie, souille, c’est ça, de la terre à la terre, de la peau à la peau et tous les follicules qui tombent, en pellicule et en peaux mortes, c’est dans un charnier à même ma peau que dorment les virus, les bactéries et la cohortes des démons invisibles et coriaces, l’armée putride des sans noms qui entrent par les pores dilatés et la bouche ouvertes et la narines reniflantes et toutes les osmoses qui transpirent le laisser aller et la transgression de frontière, c’est l’armée qui entre et qui se comporte comme des porcs, des truies, c’est la gabegie dans ton cortex, une vraie boucherie, un bain saignant, sanguinolente, une saignée pas vraiment soyeuses dans les tripes et la chaire et le chemin charnel qui charrie le monde de ta bouche à ton anus par toutes les circonvolutions idiotes et folles d’un corps qui se traverse de haut en bas comme un labyrinthe orphelin minotaure. Je me cache quelque part par là dans la glaise rouge et les glaires bien crachés, je suis le loin dans mon prochain

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 6 Novembre 2016

Pour une architecture du hasard ils étaient cent, peut-être cinquante voir un peu plus à me visiter. La vierge après moi c’était de la pisse de chat qui coule dans les latrines d’un château fort. Et pourquoi bon ? Pas pour moi sûr, pas sûr que ce ne soit pour moi, mais l’autre, elle, lui, le chanteur, la poupée de chiffon ou l’autre mièvre ; j’aurai aimé que mièvre soit l’anagramme de vierge, mais je suis déjà trop mauvais en orthographe pour écrire les mots dans le bon sens, alors réarranger les lettres je laisse cela aux super héros. Je ne m’aventure qu’à réarranger le sens et même pas le commun, je mesure trop étroit d’épaule pour ça, moi je réarrange seulement l’interstice, l’entre deux, l’espace en creux entre deux signes ; si j’étais magicien je détiendrai le sortilège de modifier les vides entre les atomes pendant que d’autres magiciens, cape et assistante sexy eux s’occuperaient des atomes eux-mêmes et de la matière, brute de réalité. Ils étaient si nombreux hier que je n’ai rien vu venir, pas plus que je ne les ai vus repartir d’ailleurs, j’en reste le même sans bouleverser les habitudes, juste un œil qui pousse dans le derrière de l’épaule pour regarder dans le dos le crépuscule que laissent ceux qui ne sont plus là, jusqu’à ce que le ressac les ramènent tous ici et puis le sable et puis l’écume et les notes éraillées et les bouteilles de mer, la pollution et quelques sirènes étrillées.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 13 Octobre 2016

Elle aimait la violence de la maladresse que son amante avait lorsqu’elle posait sa bouche sur la sienne et qu’elle s’aventurait les yeux fermés par la pudeur à l’embrasser. Elle embrassait avec la même fougue que celle déployée par les adolescentes lorsque celle-ci indécises préfèrent cacher leurs gênes et camoufler leurs inexpériences dans l'excès. Des années après ses premiers émois de collégienne elle n’avait rien oubliée et goûtait toujours avec autant de plaisir à la maladresse de ses amantes.

Lorsque son amante aura gagné en assurance et qu’elle développera une féminité saphique épanouie sans goût de honte ni de transgression pygmalienne viendra alors pour elle le temps de la quitter et de courir après les jupons d’une autre femme, une amie, une collègue, ou juste une compagne 2.0 rencontrée dans le trouble d’un changement de bord. Goûter à la maladresse qui renverse ses proies c’est la seule source de son excitation et de son désir.

Elle deviendra froide, elle ira au toilette la porte ouverte, elle se mettra à péter au lit et à se complaire dans l’odeur musquée de son anus. Elle offrira à son corps l’expression organique qu’elle déploie comme un modèle de destruction du rapport à l’autre ; une exposition de l’intérieur, un retournement charnel comme une déclaration de soi, et peut-être une guerre. Son impudeur de combat fini toujours par rappeler ses amantes à leur mari et leurs enfants.

Alors elle connaît des grands orgasmes lorsqu’elle souille ses dessous de sang et d’urine comme une dernière dépouille qu’elle offre à l’avenir ; pour certaines cultures le retournement des morts est un acte de respect, elle préfère à cela retourner les serviettes hygiéniques jusqu’à ce que le dégoût repousse sa partenaire ; ultime frontière organique qu’elle jubile jusqu’à dessiner sur son ventre et ses cuisses des tatouages grumeleux.

Et demain recommencer.

Madame menstrue

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Madame menstrue, #Divagations diverses, #autofiction

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Publié le 12 Octobre 2016

Mon corps ce véhicule, dans ma voiture ce soir, véhicule dans véhicule ; un attelage dans la nuit qui sonne comme l’hiver. Et rien ne se compare aux nuits de l’hiver ; le froid pourrait y être cristallin mais ce n’est pas cela. Le froid y est dissuasif et de la nuit d’un hiver est toujours une conquête en solitaire ; les nuits de froid sont des privilèges de solitude et moi le chauffeur d’un véhicule seul, roulant seul vers chez lui. C’est un prix comme d’autres se gagnent à la loterie ; retrouver le contraste tiède et chaud comme un havre lorsque l’on ouvre la porte. Le froid, la nuit et puis chez soi ; d’une conquête à l’autre avec de la pensée hébétée comme une relique magique pour ceux qui n’ont pas ce toit et puis ces murs pour les couper de la nuit. L’été habiter un lieu, abriter son corps sous le toit d’un endroit dont on ouvre aux quatre vents les murs par les fenêtres ça nous permet d’échapper à l’œil lubrique de dieu et aux regards exogènes d’entités extraterrestres mais l’hiver ce même toit et ces murs fermés nous ramènent à soi, à nous, on n’échappe plus à rien, on court après soi même et le prestige d’un privilège glacé comme le cône léché sous les volutes de juillet. Je pourrais tomber amoureux des nuits d’hiver si les nuits d’hiver étaient des femmes, glaciale et cristalline, inaccessibles comme le privilège d’un seul homme et de milles fantasmes.  

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses, #Je est un Blog, #Natalie Portman

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Publié le 7 Octobre 2016

Le début puis la fin.

Je ne suis qu’un  gros con de conservateur.

Le début puis la fin, la vie la mort, le jour la nuit, lieux communs et jardins derrière les portes cochères ; je n’y vois rien de plus que j’y puisse faire.

Et même à profaner mon sens de la conservation à inverser les choses je ne fais rien que de suivre la même logique.

Jamais un coup de dé je suppose.

Jamais qu’un coup de dé pour ne rien changer puis tout changer.

Je me suis un tantinet cassé les dents dessus.

Et pas qu’une seule fois. Comme les vieux chiens qui ne veulent plus rien apprendre ; je me suis pris tant murs à trop oublier l’éducation et les réflexes ; j’en avais Pavlov dans la peau bien rôdé à me rouler dans mes rouages.

De la sueur et des colliers de perles.

Et le dicton ; des pierres et des roches.

L’horloge, l’aiguille ; un  bras long.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses, #Prose

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Publié le 27 Septembre 2016

Homme alpha et l’autre reste. L’homme alpha, cousin de l’homme atomique, laisse des commentaires sur les internets. Il trouve ça cool, et cool il veut l’être. Mieux que ça, il voudrait être pire que cool, il voudrait être hype même s’il n’est pas sûr de savoir ce qu’être hype suppose. Mais il s’imagine en artiste taiseux, pas maudit mais meilleur que les autres ; un artiste vidéo bien sûr. Des vidéo Youtube qui se compteront par million, des millions de vues et autant d’abonnés pour faire parler de lui. Oui, l’homme alpha se rêve ainsi. Mais en attendant d’en être là, las devant l’âtre éteint de sa cheminée il laisse des commentaires sur les internets comme le pêcheur laisse sa canne mouiller longtemps sans qu’aucun poisson ne vienne mordre. Mais ça changera, c’est lui qui le dit, son cousin atomique aussi le lui dit et comme l’homme atomique est déjà une légende fantomatique il doit nécessairement avoir raison ; la vérité née dans le cerveau des légendes, c’est ce qu’il y avait inscrit sur le cartel sous la cartouche qu’il avait tiré pour tuer l’homme. Un homme lambada, juste une victime de fait-divers.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 24 Septembre 2016

Gravé sur le chrome, écrit dans de la roche. Je ne dis rien, mais des beaux mots ; menteurs et œsophage, je ne suis pas un indien, je ne suis pas un être fragile, je suis franchement l’être là, meneur des barques sur un Styx pléonasme qui est comme moi, naze ; lui et moi dans la télé sur RMC découverte avec l’or des Nazis et le complet de la reine extraterrestre qui se tait depuis que les maçons ne sont plus honnêtes.

Le pôle me dépoile et le vin me fait frémir. Je ne tangue pas, on je dors.  

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Rédigé par Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 4 Septembre 2016

Un cou dans la bouche ; sueur sur le front.

Le vent souffle. Dans le dos et il remue les manches de sa chemise.

La fumée s’échappe de la cigarette, elle prend la suite de l’air et s’envole devant lui.

La cendre tombe. Silence.

Une goutte perle ; front humide mais personne ne le voit.

Il est seul.

Encore une caresse dans son dos ; air ventilé.

Un génie dort dans une lampe mais il faut une loupe pour le remarquer.

Pas un seul ronflement.

Le chien dort comme mort ; les chats ça ronronnent et ça gâchent tout,  surtout l’amour des femmes. Au moins les chiens dorment en silence et meurent peu souvent.

La mort rôde pourtant autour du chien, il tire sur sa cigarette et goûte à l’ironie.

Son chien ne fumait pas ; jamais. Toujours une vie saine.

Les chiens ça amen. Il fallait s’en douter.

Lui ne ramène rien, à part une fille de temps en temps, mais il n’y a pas de chats alors elles ne restent pas.

Implacable. Et il s’en félicite.

La cigarette rougeoie ; misérable effet pyrotechnique.

La télé bleuie le mur ; misérable effet numérique.

C’est une vie sans trucage, ou alors à la Ed Wood.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses, #Chronique chaotidienne, #Je est un Blog

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Publié le 2 Septembre 2016

Voilà dix jours que madame tout le monde est en voyage d’agrément avec son mari, le bien nommé monsieur tout le monde. Dans le grand lit propre est frais du lit de l’hôtel ils dorment tous les deux. Enfin non, madame tout le monde ne dort pas. Dans le lit elle tourne et se retourne impatiente du sommeil qui la fuit. Du coin de l’œil elle regarde son mari dont la respiration profonde témoigne du sommeil. Depuis combien de temps monsieur tout le monde n’a pas touché madame tout le monde comme un objet sexuel ? Elle ne compte vraiment, mais à la louche elle sait que ça doit faire un mois que son mari n’a pas exprimé sa libido. Elle s’en accommode plutôt bien parce que depuis le temps le corps usé de son mari ne l’excite plus tant que cela ; pourtant la sexualité ça lui parle toujours à elle. Alors dans ce grand lit qui pourrait être parfait lupanar pour couple régulier en vacances elle soupir. Son corps est toujours fort de son excitation frustrée.

Monsieur tout le monde dort, c’est définitif, et madame tout le monde prend son téléphone avec lequel elle envoie un message relatant sa misère sexuelle de l’instant. De l’autre côté de l’écran, même au milieu de la nuit, son jeune amant lui répond. Il fait mieux, après quelques mots il lui envoie une photo de son pénis, un sexe raide et fier qu’il lui offre en vision. Madame tout le monde est comme tout le monde, elle aime voir l’effet du désir qu’elle s’imagine inspirer. Son jeune amant n’est pas en reste, alors que monsieur tout le monde dort juste à côté madame tout le monde reçoit les photos de la verge érectile de son jeune ami virtuel, et se délectant des réactions que cela provoque dans son propre corps, elle lui écrit toute l’excitation qu’elle connait.

Madame tout le monde ne veut pas grand-chose de plus, mais sans cela elle pourrait mourir.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #érotisme, #Divagations diverses

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