Articles avec #divagations diverses tag

Publié le 10 Décembre 2016

Impossible de débuter –

Je ne voudrais tuer personne –

Même pas une personne butée –

Bien nommé le démon Bélial –

Une brute dans la mélasse –

Une princesse dans son bain –

Du lait sauvage sous la vache –

Rien à redire –

J’arrose des graines mortes –

Deux fois –

Deux fois –

On s’attaque à des tempêtes sévères –

On se questionne à des heures creuses –

Les interlignes interlopes –

Les forêts noires –

La flamme bleutée du chalumeau –

Et la danse des politiques –

Un bouquet dans la pierre –

Le granite des pays lointains –

Un regard à gauche, un œil à droite –

La route me coupe en deux comme une gerbe de blé –

Depuis la berge il me regarde faner –

Nous ne sommes pas farouches –

Mais les fourches sont dressées –

Trois fois le ciel saigne –

Mesure des pas dans la terre meuble –

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses, #liste

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Publié le 9 Décembre 2016

Ils étaient là avant tout, avant nous, nous ne sommes d’eux que des copies insignifiantes. Ils étaient l’origine ou à l’origine, nous ne l’avons jamais su, et eux se sont toujours trop méfiés pour le révéler, mais voilà d’eux à nous, de la puissance incommensurable d’une éternité et du pouvoir face au poids du nombreux des sans danger ce sont nous qui avons gagné.

Bien sûr que nous, ce n’est pas nous qui avons gagnés, c’est notre réalité. C’est la réalité telle que nous la façonnons qui a creusé leurs tombeaux et leurs belles cages d’argents derrières lesquelles ils rognent les freins de leurs échecs.

Nous avons gagnés, le monde est le monde grâce à nous, et nous sommes bien assez insignifiants pour le croire. La vérité c’est que nous sommes encore comme nous l’avons toujours été, les moutons de leurs dissidents et ce sont eux, les tapissiers méandreux qui tapis dans les relis du monde réel, qui mènent la danse et tirent les ficelles. Nous ne sommes que des pions, des larbins pathétiques qui se prennent pour des rois parce que nous ignorons tous du vrai pouvoir et du royaume sur lequel régner, et des royaumes et des mondes sur lesquels régner.

Jamais les rats ne gouvernent le bateau, nous sommes justes bons à être ivre et quitter le rafiot quand on sent la tempête se lever, et voilà qu’elle revient.

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Divagations diverses, #Mage

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Publié le 8 Décembre 2016

Parfois je lutte pour pondre deux cent signes pour mon article quotidien. Paradoxalement et parallèlement je suis capable de pondre plus de deux mille signes sans forcer pour rédiger une critique de film, de jeu vidéo ou d’images ; bien que je dise cela sans avoir encore jamais fais de critique d’images fixes que je publie sur mon autre blog. Alors évidemment parfois je me dis que tout serai plus simple si je réunissais mes blogs alors que là je scinde. Je garde le sens critique et la pensée pour un côté et l’instinct et l’expression poétique pour l’autre.

Oui, ici je suis dans l’instinct et celui-ci à mal à ma tête, une petite graine de migraine derrière l’œil droit.

Je devrais vous inviter à lire mes autres écrits de l’autre côté de mon miroir numérique là où je suis joueur. Je pourrais aussi arrêter de me limiter à deux cents mots, pas me limiter mais me forcer à franchir le cap des deux cents parce qu’il parait qu’en dessous des deux cents signes on n’existe pas pour les oeils de Google, en même temps je suis déjà un blogueur qui agit en dessous de la ligne d’attention des robots et des IA. On se moque, on s’en fout, j’écris sous l’eau, je traîne mes doigts dans les doigts d’autres doigts et je pointe et je doigte et je frappe un mauvais rythme.

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Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #Je est un Blog, #Divagations diverses

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Publié le 2 Décembre 2016

Décembre en attendant, l’hiver râle sur le linge en ligne qui se fige de givre blanc. Le sommet du matin blanc se dessine à l’encre d’aube, j’y roule le poil soyeux d’une plume d’or qui esquisse les contours inconnus d’anonymes célébrant l’induction de leurs invisibles ambitions mercantile. C’est décembre qui descend comme une machine de guerre, de métal froid, et de nuit folle, et le peuple qui marche au pas des canons de la séduction mercantile. Ah, ah, ah, hâbleur comme un bonimenteur des sentiments le diable flatte les bourses et les files d’attentes n’en finissent pas de grandir, grossir et de s’allonger érigeant des digues humaines en remparts à des formes humaines de pulsions humanistes qui viennent se briser sur les digues et éclater en myriades de lampes LED qui scintillent dans le néant que soulignent quelques néons archaïques. J’ai le poil atone devant le spectacle, parce que la seule excitation d’une telle mise en scène c’est l’abîme dans les coulisses, derrière le rideau, de l’autre côté de la ligne blanche, frontière des sols et des regards au-delà les mendiants scopiques jalonnent les rues où je poserai mes pas, mes fesses et l’entière errance dans le ventre mou du monde de ma carcasse vieillie comme la bouteille dans la cave.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Divagations diverses

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Publié le 22 Novembre 2016

J’ai mal à la tête.

Il est tard.

Peut-être le temps d’arrêter d’écrire.

Pour ce soir bien sûr.

Pour le reste jamais. Et si jamais je devais faire une pause ça ne serai qu’ici, pour mieux me consacrer à ce que j’écris ailleurs. Et un jour peut-être je serai un être entier.

Ici et ailleurs, le même être.

Un même je.

Mais ce soir j’ai trop le crâne qui a mal devant.

De la nuit.

De la pluie.

Et du sommeil.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 19 Novembre 2016

La route tourne, en cercles concentriques, avec des péages à chaque kilomètre parcourus. Tu es arrivé ? Tu paies puis tu tournes. Toujours sur la droite, ou légèrement sur la droite. C’est une courbe là où tu roules. Comme une horloge. Comme un cadran ou un rouage. Le volant, en cercle rond lui aussi laisse de la rouille sur tes mains. Patience, bientôt la direction sera coincée et bloquée par la rouille. Tu aurais pu alors lâcher les mains et laisser la voiture tourner sur elle-même sans ton  assistance, mais quand sera venu ce moment tes os eux aussi seront coincés. Tes mains fusionnées avec le cuir usé du volant formeront une peau continue et tannées entre l’ouvrage mécanique dont tu es prisonnier et ta propre personne, individu individué. Mais c’était avant de prendre la route et de tourner à droite dans cette spirale bitumée. Asphalte régulée et péages neutre pour nourri le monstre à douze queues et quelques têtes voraces.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 13 Novembre 2016

Le gang de guerre lasse à laissé s’échapper le feu en sanglant l’agneau saignant sur le saint autel des dieux impies. Des dieux qui tournent en ronds comme la cendre sur le visage des chamans et des maîtres animaux qui font danser les astres velus des corps croqués, cadavres ambulants déambulant depuis les limbes jusqu’aux cerveaux ; ils avancent les funambules sur les neurones dénoués d’un système limbique ivre d’émotions émaillées comme les scènes bibliques dans le ciel des cathédrales. Rocket à pleine puissance dans le ciel des églises, tremblements aériens dans la mémoire éponge des foules récurrentes qui arpentent les rues, ruelles, boulevards et avenues des citées de cristal qui sonnent sous la ligne du feu de la faux du squelettes cadavériques qui porte la soutane, nue dessous, les vers dessus et le tissu macabre qui dessine défunte tapisserie sur le tapis rouge sang sur son passage à pieds. Nous sommes à cinquante pas de la terre et la terre est creusée sur cinquante pieds de profondeurs pour que tombe cinquante étoiles dans la fosse en terre, dans la boue, dans la culture des légumes qui viennent de la racine et qui s’arrache du sale sol où vivent et meurent les trémolos et les ritournelles.  

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 12 Novembre 2016

De la boue, dans la boue, bain de boue, terre bouillante, terre mouillée, humide, collante, poisseuse, visqueuse, viscosité de la terre qui colle à la peau et macule, salie, souille, c’est ça, de la terre à la terre, de la peau à la peau et tous les follicules qui tombent, en pellicule et en peaux mortes, c’est dans un charnier à même ma peau que dorment les virus, les bactéries et la cohortes des démons invisibles et coriaces, l’armée putride des sans noms qui entrent par les pores dilatés et la bouche ouvertes et la narines reniflantes et toutes les osmoses qui transpirent le laisser aller et la transgression de frontière, c’est l’armée qui entre et qui se comporte comme des porcs, des truies, c’est la gabegie dans ton cortex, une vraie boucherie, un bain saignant, sanguinolente, une saignée pas vraiment soyeuses dans les tripes et la chaire et le chemin charnel qui charrie le monde de ta bouche à ton anus par toutes les circonvolutions idiotes et folles d’un corps qui se traverse de haut en bas comme un labyrinthe orphelin minotaure. Je me cache quelque part par là dans la glaise rouge et les glaires bien crachés, je suis le loin dans mon prochain

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 6 Novembre 2016

Pour une architecture du hasard ils étaient cent, peut-être cinquante voir un peu plus à me visiter. La vierge après moi c’était de la pisse de chat qui coule dans les latrines d’un château fort. Et pourquoi bon ? Pas pour moi sûr, pas sûr que ce ne soit pour moi, mais l’autre, elle, lui, le chanteur, la poupée de chiffon ou l’autre mièvre ; j’aurai aimé que mièvre soit l’anagramme de vierge, mais je suis déjà trop mauvais en orthographe pour écrire les mots dans le bon sens, alors réarranger les lettres je laisse cela aux super héros. Je ne m’aventure qu’à réarranger le sens et même pas le commun, je mesure trop étroit d’épaule pour ça, moi je réarrange seulement l’interstice, l’entre deux, l’espace en creux entre deux signes ; si j’étais magicien je détiendrai le sortilège de modifier les vides entre les atomes pendant que d’autres magiciens, cape et assistante sexy eux s’occuperaient des atomes eux-mêmes et de la matière, brute de réalité. Ils étaient si nombreux hier que je n’ai rien vu venir, pas plus que je ne les ai vus repartir d’ailleurs, j’en reste le même sans bouleverser les habitudes, juste un œil qui pousse dans le derrière de l’épaule pour regarder dans le dos le crépuscule que laissent ceux qui ne sont plus là, jusqu’à ce que le ressac les ramènent tous ici et puis le sable et puis l’écume et les notes éraillées et les bouteilles de mer, la pollution et quelques sirènes étrillées.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 13 Octobre 2016

Elle aimait la violence de la maladresse que son amante avait lorsqu’elle posait sa bouche sur la sienne et qu’elle s’aventurait les yeux fermés par la pudeur à l’embrasser. Elle embrassait avec la même fougue que celle déployée par les adolescentes lorsque celle-ci indécises préfèrent cacher leurs gênes et camoufler leurs inexpériences dans l'excès. Des années après ses premiers émois de collégienne elle n’avait rien oubliée et goûtait toujours avec autant de plaisir à la maladresse de ses amantes.

Lorsque son amante aura gagné en assurance et qu’elle développera une féminité saphique épanouie sans goût de honte ni de transgression pygmalienne viendra alors pour elle le temps de la quitter et de courir après les jupons d’une autre femme, une amie, une collègue, ou juste une compagne 2.0 rencontrée dans le trouble d’un changement de bord. Goûter à la maladresse qui renverse ses proies c’est la seule source de son excitation et de son désir.

Elle deviendra froide, elle ira au toilette la porte ouverte, elle se mettra à péter au lit et à se complaire dans l’odeur musquée de son anus. Elle offrira à son corps l’expression organique qu’elle déploie comme un modèle de destruction du rapport à l’autre ; une exposition de l’intérieur, un retournement charnel comme une déclaration de soi, et peut-être une guerre. Son impudeur de combat fini toujours par rappeler ses amantes à leur mari et leurs enfants.

Alors elle connaît des grands orgasmes lorsqu’elle souille ses dessous de sang et d’urine comme une dernière dépouille qu’elle offre à l’avenir ; pour certaines cultures le retournement des morts est un acte de respect, elle préfère à cela retourner les serviettes hygiéniques jusqu’à ce que le dégoût repousse sa partenaire ; ultime frontière organique qu’elle jubile jusqu’à dessiner sur son ventre et ses cuisses des tatouages grumeleux.

Et demain recommencer.

Madame menstrue

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Madame menstrue, #Divagations diverses, #autofiction

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