Articles avec #digression tag

Publié le 8 Mars 2017

Pétasse avait les fesses plates et une petite poitrine, trois fois rien de femme. Mais la jeune fille avait le feu sacré en elle, c’était une sacrée pétasse aimait-elle dire à son sujet pour ne pas contrarier ce que les autres pensaient d’elle. Ces trois fois rien de femme accrochés à ses hanches et à sa poitrine étaient son bien le plus précieux. Cela faisait de la petite fille sans intérêt qu’elle croyait être un membre actif des demoiselles, des dames, des dindes, des danseuses et autres divas. Ce n’était pas un but en soi mais sûrement un motif de suffisance. C’est que Pétasse pensait lorsque seule dans sa salle de bain, la porte fermée à clef, elle déboutonnait son jeans pour laisser apparaître sa culotte de coton sur son ventre plat et qu’elle tirait sur son t-shirt pour dévoiler son soutien gorge noir.

Entre son ventre plat et son torse auréolé de deux petits seins Pétasse faisait pendre un Christ qui se balançait au bout d’un long collier. Elle avait vu des femmes le faire, déboutonner le bas et tirer sur le haut pour montrer leur ventre, parfois avec des bébés dedans. Sauf que là s’il y avait un enfant alors l’enfant c’était elle et que dans son ventre il n’y avait même pas de papillons, juste l’envie glacée de se sentir femme. Fallait-il qu’elle se photographie encore dans cette posture avec son téléphone portable et qu’elle envoie la preuve de son appartenance à la communauté de la femme à tout le monde ?

Elle cadra son image dans le miroir de la salle de bain malgré le dentifrice en premier plan et les traces de savon sur le miroir. Elle ajusta son pantalon bien en bas de ses hanches pour laisser voir sans compromission sa culotte blanche, son ventre plat, elle retira son t-shirt pour afficher la place chaude de ses seins dans son soutien-gorge noir et sans sourire elle déclencha. Quelques clics plus tard Pétasse envoya sa photo sur les réseaux en rugissant qu’elle était là, qu’elle était une femme et en ne laissant à personne la liberté d’en douter.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Digression, #Divagations diverses, #Je est un autre

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Publié le 27 Février 2017

Vas y monsieur, fais toi aussi ton communicant.

Racole donc un peu, c’est cool, c’est chic, c’est soft, c’est porn, c’est hype, c’est cool, c’est normal.

Recolle petit à petit les morceaux d’attention dispersée. Ce n’est pas cool, les gens sont de vraies pies, des volées de moineaux qui tournent en vrac comme des étourneaux.

Et toi, étourdis créateur, créature créatrice, tu avais oublié qu’après les tunnels il y a la chasse.

Tu disais que la récolte ce n’était pas pour toi, mais reconnais ton erreur.

Il y en a qui font ça si bien. Je récolte, tu racoles, nous recollons les ailes des oiseaux.

Pas la plume assassine, peut-être quelque chose de plus proche d’une patte, d’un style.

Collecte, c’est parti ! Collectionne. Ponctionne. Pinaille et ne prélève que le meilleur avant de le punaiser dans la partie blanche des livres comme un herbier pour petits insectes.

Soulèves les jupes des filles et colle ta pub dessous.

Colle ta pub dans le dos des messieurs et dans le revers des vestes des hommes sérieux.

Glisse quelques publicités dans la couche des bébés, et dans le fard des midinettes trop maquillées.

Il reste de la place à la surface des serviettes hygiéniques et dans le réservoir à gazoline.

Marketing de proximité ils disaient, marketing de peau à peau, tamponne, tatoos, tracte !

Ne tergiverse pas le terrain est déjà conquis il faudra le reprendre.

Il n’y a qu’ici que tu es le roi.

 

La perspective de racole avec la vue d'une paire de fesse est souvent un pari serein posé sous les jupes des filles

La perspective de racole avec la vue d'une paire de fesse est souvent un pari serein posé sous les jupes des filles

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses, #Digression, #punchline, #publicité

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Publié le 26 Février 2017

Je suis l’univers qui meut.

L’univers qui dort.

Je suis l’unique vers qui dévore les papillons. Je chie quelques pommes.

Quand la mort rôde armée de sa routine ordinaire je suis celui qui ne dors pas.

Et quand elle me fait l’horreur de son visage d’os je suis le fleuve qui fait volte-face.

La pièce lancée tourne, retourne, se tourne en elle-même avant de tomber.

La décision s’abat comme dans un film en robe longue, un tapis rouge, un sourire aigre.

C’est New York sur une carte et quelques lignes de métro qui traversent la feuille comme les veines de la ville.

Alors j’oblitère mon propre sang puis je m’en lave les mains.

Dans le bateau, pour une place assise, je pointe le final comme le boucher son rôti de porc.

Et après cela la rivière coule.

Le vin, les bouteilles vides, les radeaux ivres et les méduses.

 

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses, #Digression

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Publié le 16 Janvier 2017

Il y a un ciel sous lequel demain le froid donnera dans le cristal. Sur le goudron des rues et les bétons des armes citadines, de la fumée posthume et la vapeur volute qui sorte des bouches goulues dans le matin triste, la tonnelle ne donnera plus de miel aux fleurs des abeilles, et le tonnelet de vin est vide, comme la saison d’hier et la vie demain qui échappe la fumée, le brouillard se fendille et la mousse des bières frappe les esprits encore sobres ; les hommes séduisants et l’odeur du malte qui rendent les femmes rousses. La voiture sous la neige du parking attend que Charon paie son parcmètre, quelques pièces d’or et des ossements fossiles à la place des yeux. Et elle pourra aller de borne en borne griffer les kilomètres qui déroulent sous les fesses des trônes. Elle ne savait pas, et elle ne le sait pas. Mais elle donnait du trône dans les toilettes du restaurant et ça sonnait bizarre, sans qu’elle ne devine qu’il trouvait cela séduisant, c’est sa naïveté qui donnait de la moelle, une greffe osseuse sur son corps de ligne, et le crayon gras au bord des yeux pour tracer d’une ligne la direction à prendre.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses, #Chronique chaotidienne, #Digression

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Publié le 8 Septembre 2016

Sa femme était en train d’avoir ses règles sur leur guitare électrique. Ce n’était pas plus gore que d’habitude ; comme à chacun sa liberté d’éponger ses menstruations, il respectait le droit de sa femme de les vider sur une guitare. Après tout, après, quelques jours après, le sang coagulé en cloaques rouges, noirs, pourpres, sonnait toujours très bien.

Lui finissait son bol de lait. Du lait froid, pas un truc tiède et chaud issu de la pie d’une bête ou du sein d’une femme. Un lait industriel issu d’une bouteille pasteurisé ; la seule chose que l’on puisse confondre avec un acte dévot. Il avait du lait plein la moustache, il coulait en gouttes lactées dans sa barbe.

Il se préparait à écrire invisible. Il écrivait dans le dos de sa femme et derrière les paupières de nombreux lecteurs. Il lui avait fallu du temps pour affirmer son style. Pas moins de 222 mots. Ce n’était pas beaucoup avant de trouver son style puis l’écrire là où l’on ne peut pas le lire.

Il fît une pause.

Puis il lâcha une rafale.

Il but un verre d’eau tiède.

Sa femme saignait toujours, maintenant sur la télécommande.

Et il écrivit cela

Continuons de croire que nos peuvent être compris et entendus auprès de ceux à qui nous les dédions et tenons bon. Je sais que c'est difficile, mais je sais qu'il y a des personnes avec qui la compréhension réciproque est effective.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Dialogue de sourd, #Digression

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Publié le 31 Juillet 2016

Et pas sûr que ce soir, aussi et non plus, la barre des deux cents.

Et même en dessous de cela, c’est acte de libération de soi.

Ou pas.

Non d’une flûte en plastique chinée au marché aux puces.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Digression

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Publié le 30 Juillet 2016

Il n’y aura rien ce soir, rien d’autre que la chaleur et le poids de l’atmosphère d’une nuit d’été.

Parfois, des mots, c’est de trop.

C’est rare oui, mais ça arrive.

Ils se dispersent en sueur de mots sur de l’asphalte de mots.

Une cité.

Une suée.

Sauna russe, finlandais ou d’autres pays froids.

Pas besoin de ça ici ce soir.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Digression

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Publié le 3 Juillet 2016

Sans merde, je blague à part, c’est nul.

Sans blague, merde, je suis nul comme l’est cet article.

Oui, je n’ai rien à dire, nous sommes dimanche.

Non, je n’ai rien  à dire car nous sommes dimanche.

Je suis un manche, un poile dans la main d’un manchot incapable, c’est pour dire.

Oui c’est tout dire.

Dire tout et son contraire, dire tout et mon contraire, dire tout est mon contraire, à supposer que je ne dise rien.

Le menteur est au contraire de celui qui dit tout, parce que le menteur est celui qui ne dit rien en disant tout.

Et il creuse toujours.

Il se creuse la tête.

Et je creuse le fond.

Et il et je nous nous croisons quelque part.

Je bois un verre de thé froid jaune pisse, pisse froide et claire.

Je note bien que ça avance, et je compte les pas.

N’est-ce pas ? Oui c’est.

Pour les trois quart terminé et pour le dernier à faire, vite et bien ; comme la langue de pleutres.

Faut pas tout croire, et bien apprendre à lire entre les lignes axiomatiques de mes neurones.

Un dernier verre de cigüe et je ne mourrai pas.

Droit au but, l’œil aigue et l’aigle au dessus du crâne comme l’auréole des anges.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Digression, #Divagations diverses

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Publié le 21 Juin 2016

Plus je suis moche, intègre et fou et mieux je me sens moi. Plus je déverse ici l’insensé de mes désirs, l’outrance de mes fantasmes, la perversité de mes pulsions, l’outrage de mes obsessions, autrement dit plus je suis sûr que la crudité nue de mon âme reflète la médiocrité de mon corps et mieux je me sens libre d’être moi. Donc plus je suis sale et plus je me sens sincère ; sans pour autant être sûr du taux de souillure de ce que je dévoile ici car le puritanisme étant maladroitement réparti dans la société, la souillure de l’un et la dorure de l’autre ; et d’un jeu de pisse piteux à l’odeur âcre aux jet dorés d’un jaillissement cristallin qui réjouit l’homme lorsque le flot brûlant tombe et coule sur sa fierté bandée il n’y qu’une infra mince frontière de mots, de morale et de culture ; une frontière indistincte qui oscille et qui fait vaciller le droit chemin de sa destinée divine. Je ne sais pas si j’écris pour constituer cette frontière mouvante, ou si au contraire les mots que je dévoile depuis le siège humain qu’est mon cervelet biologique viennent fissurer cette frontière pour la faire avancer ou reculer voir disparaître au profit d’une nouvelle. 

J’écris ici pour cela ; pour être moi et un être-soi qui bande histoire d’avoir une arme en plus de mon clavier pour partir à la guerre ; et surtout avoir une raison de vaincre et de revenir parce que la perspective d’une femme qui ouvre son sexe et ses bras c’est la meilleure façon de me faire dévaler les montagnes que je ne saurai pas détruire. 

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Digression, #érotisme

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Publié le 26 Février 2016

Est-il encore judicieux de faire des choses, des films, des photos, des histoires, des romans, des jeux, des objets culturels ?  Faut-il encore créer ces choses-là dans ce monde-là et avec ces outils-là qui sont les notre ? Dans un temps indistinctement reculé par rapport à mon siège je me souviens que l’on disait parfois ; à quoi bon faire de la poésie après Victor Hugo, à quoi bon faire de la sculpture après Michel Ange, à quoi bon faire un jeu de plate-forme après Super Mario Bros ? Nous nous posions ces questions comme nous aurions pu ériger des prétextes à nos médiocrités ; ce questionner de la sorte ce n’était pas abdiquer mais seulement témoigner de notre volonté de créer et de notre humilité à la lumière des lanternes de nos classiques.

C’était un temps, c’était avant.

Aujourd’hui lorsqu’il arrive que je me questionne ce n’est plus sous le jour artificiel et subjectif de mes lanternes d’antant. Si je me demande s’il est encore légitime de créer des choses culturelles ce n’est pas parce que de nouveaux maîtres auraient imposé de nouveaux classiques faisant monter d’un cran le cap de la qualité infranchissable; non, si je me questionne c’est parce que la plèbe, armée d’outils de création et de propagation massive produit en masse de la médiocrité créative. Et tout cela est déversé sans limites raisonnables sur les réseaux sociaux, les sites et les canaux numériques jusqu’à saturation. Ils sont tous là, partout, les poètes de pacotilles, les cinéastes à la petite semaine, les romanciers boutonneux, les photographes poisseux, j’en passe et des biens pires, tous les créatifs qui ne savent faire la part de marketing et de l’art, tous les pulsionnels adipeux et les dépressifs de la prose, une armée bien vivante qui marche sur l’art, la culture et la créativité avec le pas lourd des victoires invisibles.

Et quand je m’assoie parfois au bord de ce fleuve boueux, puissant et implacable, quand je m’assoie moi, créatif et poète façonné à la mamelle du doute, de l’esprit critique et de l’ambition égotique je ne peux qu’hésiter. Ne serait-il pas salvateur que je ne rajoute pas mon ruisseau à ce fleuve bourbeux ? J’agite dans mon esprit courroucé la vacuité d’un tarissement salvateur et utopique de la médiocrité comme un acte de foi. Est-ce que me montrer à la hauteur de mes ambitions ça ne serai pas de me taire ? Pénitence de me merde ! Je sais que je ne suis pas de ceux qui trouveront une échappatoire dans la pénitence de mon âme ; alors je suis très bien que je fini toujours par me jeter au fleuve comme d’autres vont au Gange. Et si je ne parviens pas à surnager, je peux toujours pisser dedans.

Faut-il s'arrêter de créer ?

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #créer, #Je est un Blog, #Digression

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