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Publié le 28 Février 2013

Parfois j’oublie que je peux être lu, c’est vrai, écrire est une action très solitaire mais surtout très de l’instant. Une fois les mots posés, souvent une fois la conscience soulagée de cet accouchement plus ou moins douloureux, l’écriture passe à la suite, aux mots suivants et j’oublie bien vite ce que deviennent les mots d’avant. Mais quand j’y songe, c'est grisant de savoir que ces mots peuvent partir loin, de mon blog aux réseaux et de réseaux en RT jusqu’à vous, jusqu’à d’autres.

 

Cela peut sembler curieux, mais je suis toujours étonné quand j’apprends que quelqu’un lit ce blog. Encore plus si c’est une personne que je connais. C’est très intime d’être lu, mais c’est une intimité différée et j’aime cela, cela me fait peur, cela me fait plaisir, cela m’impression, cela m’ivresse, cela me surprend, cela me réjouit.

 

Je rêve d’un jour écrire un article, un texte, un poème, peu importe quoi mais quelque chose qui me quitterai pour partir loin, très loin de moi ; un texte qui d’échanges de liens en tweet et RT parte très loin de moi, assez loin pour qu’il ne m’appartienne plus. N’est-ce pas là le mythe de tous écrivains, se voir déposséder de ses textes ? Alors mes amis, mes belles inconnues, faites grossir mon beau narcisse, faites partir mes mots, appropriez-les-vous et délestez-moi de moi ; moi, je suis une usine à moi, je produis du moi bien plus que vite que ce que vous pourriez en consommer. Le rêve d’un égotrip.

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Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 22 Février 2013

Dès les premiers pas dans le hall de l'aéroport la réalité esquisse comme une vérité ce qui ne devrait être qu'un fantasme ; les femmes russes sont d'une beauté redoutable et en quelques seconde on sait que l'on tombera amoureux plus de dix fois par jour pris sous le feu de ces regards.

 

Les femmes russes sont belles, c'est un euphémisme pour dire ce qu'un homme ressent quand il déambule dans la rue sous le feu croisé de ces regards russes que nous lancent les femmes qui, plantées en haut de silhouettes longilignes et élancées, posent sur nous un regard de certitude mêlé d’une belle indifférence. Les femmes minaudent, leurs yeux savent miauler avec un naturel désarmant qui sait tout de sa propre beauté. Filles russes, beauté slave, toutes sont belles et le savent bien mieux que nous pourrions le leur dire. Elles sont belles de cette conscience qui institue dans le cosmopolite de la population une race de princesse au port de tête altier et à la démarche en équilibre sur le fil invisible tendu entre l'élégance et le vulgaire.

 

Si ces femmes, demoiselles aux allures de poupées russes, sont d'élégantes insoumises c'est qu'elle se sont affranchie du regard des hommes. Elles ne semblent pas avoir besoin de ce miroir social, cette convention amoureuse qu'est l'homme, pour assurer, rassurer et conforter leur beauté. Elles sont belles de cette certitude. Aucune béatitude, même pas de vacuité narcissique dans la contemplation de leur joliesse personnelle, la femme russe est belle d'une certitude, d'une conviction, d'un port de tête. Il n’y en elle aucune croyance qui aurait besoin d'être rassurée, convoquée, scellée par le regard, la parole ou le reflet. Tout comme la gravité qui cloue les choses du monde sur le sol n'a pas besoin de l'équation formelle pour être opérante, la beauté des femmes russes n'a besoin de rien, elles sont belles, le savent et c'est tout, c'est un fait, un acquis du monde réel que je peux remarquer mais sur lequel je n'ai aucune prise.

 

Je perçois pourtant dans leurs yeux une infime part d'effroi qui n’est pas loin d'être une infinie tristesse. Comme si les plus belles femmes russes avaient eu, en plus de leur beauté, la conscience évidente que cette beauté ne servirait à rien. Comme si elles avaient conscience que la conscience de leur beauté les rend étrangères à l'amour des hommes ; elles savent que l’homme ne peut pas espérer que son amour, quelle que soit sa déraison, soit autre chose qu'une pure perte de temps. Selon ma mythologie occidentale d’homme, mon amour est censé magnifier les femmes, les rendre belles, les mettre sur un piédestal, mais si elles le sont déjà alors mon amour est caduque. De notre côté de l'Occident ne dit-on pas que l'amour rend aveugle, au sens où il rend toutes les femmes belles aux yeux des hommes qui en sont amoureux ? Les femmes russes ici n'ont pas besoin de cet étendard de l'amour pour que tous les hommes voient leur beauté. Elles désamorcent ainsi toutes velléités d'un amour sauveur ou d'un amour plus-value.

 

Oui, je suis de ceux qui pensent encore que l'amour sauvera le monde, et que s'il ne sauve pas le monde au moins il sauvera les femmes en détresses et si ce n'est pas toutes les femmes que mon amour sauvera au moins une femme et que pour sauver une femme il faut lui rendre confiance et pour cela mon amour doit la rendre belle. Mais les femmes russes sont aussi belles qu'elles sont perdues. Et moi ça me désempare, j'aime cette ivresse du vertige quand mes repères glissent imperceptiblement. Elles sont belles par la certitude, la conscience et de l'évidence de leur beauté, belle d'une logique presque mathématique, belle d'un empirisme sur lequel je veux bien construire mon empire. Pour autant, la beauté russe n'est pas parfaite, pas question de proportions ou de convention et même si l'on peut trouver des points communs à ces femmes délicieuses à la vue comme les talons hauts, la minceur, le port altier, souvent la frange, la beauté se joue dans cette infra mince qu'elles laissent à peine paraître dans l'entre clignements de leurs paupières. Les beautés ne se ressemblent pas.

 

Ces femmes russes que j'aime à aimer n'ont besoin de personne pour être belle et sûrement pas d'amour ; rappeler à la femme que l'on aime que chaque matin le soleil va se lever c'est la prendre pour une conne - et toutes ne le sont pas - et il me semblerai absurde de rappeler à une femme russe à la beauté insoumise qu'elle est belle. Et c'est en cela que les femmes russes sont terrifiantes, le feu du regard qu'elles vous soutiennent sans hésiter me glace autant qu'il m'enivre parce que j'ai toujours rêvé d'une femme qui me fasse peur, une femme que je puisse aimer en pure perte. L'amour fou se doit d'être pur et désintéressé, aimer une femme qui se fout de votre amour comme de sa première paire de hauts talons c'est la perfection. C'est aimer une femme qui vous pousse à transcender l'amour en une chose plus noble, plus folle, plus intime, plus personnelle, concrète, artistique ou pragmatique ; la femme russe est une femme transcendantale, c'est une femme conceptuelle, elle est belle et minaudante avec la désinvolture du naturel et la performance de l'inutile ; elle n'est pas belle pour être aimée et elle flirte avec la vacuité et la vanité de la beauté à en être parfaite. La femme russe pourrait être ma logique, ma soumission, ma religion.

 

Elle est belle comme une civilisation perdue, comme une civilisation détruite qui n'a pas su résister à l'apogée de sa grandeur. La femme russe me provoque le même trouble que les ruines immenses d'un passé glorieux qui des centaines d'années après rayonnent toujours de la même aura avec seulement le décalage qu'induit la nostalgie, la passion ou la folie. Il y a quelque chose de cassé, imperceptiblement brisé, dans le regard de ces filles plus belles encore que je l'aurais voulu comme si elles ne pouvaient pas cacher sous l'élégance d'une silhouette ni même dans le pétillant d'un regard le sacrilège de leur beauté ; elles semblent sans illusion sur hier et ni sur demain, et la beauté froide des filles de l'Est c'est peut-être simplement la beauté froide de la vérité, de la clairvoyance sans triche avec le réel. La fille russe est belle et elle ne trompe pas le réel pour l'être.

 

La Russie semble avoir voulu ériger ses filles en beauté subjuguante comme une civilisation qui a la prescience de son déclin est capable de créer des merveilles millénaires pour rappeler à l'histoire et au futur l'élan et l'éclat qui faisait le cœur de cette civilisation. Ce sont les jardins suspendus de Babylone qui marchent dans les rues de Moscou, et dans les épiceries de Kazan c'est la bibliothèque d'Alexandrie qui vous vend une bouteille de soda.

 

Les beautés moscovites sont des pépites, des pierres précieuses, fruits des ces terres millénaire sur lesquels les peuples se sont croisés et métissés raffinant toujours plus la beauté de ces joyaux et moi plus mes pas me portent en Russie et plus je suis sur de vouloir devenir leur joaillier. Quand une jeune fille de peut-être 15 ans, perchée sur des talons qui déjà la rapproche d'un ciel où elle ravira aux anges la beauté insolente, plante son regard au fond du votre, c'est certain, vous vacillez, la terre tremble et la peur de cette si belle indifférente, de sa si belle indifférence se mêle à votre esprit où une pensée fugace vous dit que déjà elle vous tient qu'il suffirait d'un geste où d'un mot pour vous faire basculer et d'un simple battement de faux cils vous briser l'éthique et le cœur. C'est cette peur-là qui est enivrante,surtout quand la peur a la beauté des filles de l'Est

 

il va de soi que ces mots ne concernent que ma vision des femmes russes, mon emphase et ma passion, ma déraison et mes émois. Soyez bien sûr que je n’oserai parler au nom des autres hommes, ni des autres femmes et de tous les voyageurs

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Rédigé par #ceciestunblog

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Publié le 21 Février 2013

Je suis sec, sec comme la flemme, pas envie d’écrire ce soir, parfois il y a des jours où j’écris tant et presque tellement que venu le moment de l’article quotidien je n’ai plus envie, enfin ce n’est pas l’envie qui manque mais le courage de s’y mettre ; cette dose de motivation nécessaire pour produire un bon texte, un texte honnête, pas une esbroufe comme je sais les faire. Mais je devrais pourtant m’y mettre, m’y remettre et poser les mots par association d’idées, de consonance ou simplement par esprit d’escalier, les petits souliers dans les grands et les petits plats dans ta gueule, ce n’est pas de la tarte de suivre un fil invisible où s’enfilent des mots comme des perles abscondes, parler de coquillage et laisser penser que ça pourrait parler des femmes, mais dans le fond et sur la surface tout tourne toujours autour des femmes, mes mots leur tournent autour comme les abeilles autour des fleurs mais pas toujours avec de la poésie, de la prose crue aussi et parfois cul, j’ai même eu l’idée de raviver / réveiller / révéler mon autre blog pornographique même si la nature salace des mots crus dévoilent je trouve bien plus de chose de soi que les mots sages ; je ne sais pas si je suis prêts à dévoiler cela, je cul, le cru, la nature la plus impudique de mon âme est bien plus exposée je trouve dans les textes sexuels. Un jour peut-être mais pas ce soir parce que ce soir c’est fini.

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Rédigé par #ceciestunblog

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Publié le 19 Février 2013

Tout à l’heure en rasant ma modeste barbe mon rasoir est tombé en panne, panne de pile. C’est pourtant un rasoir manuel tout ce qu’il y a de plus viril, je veux dire tout ce qu’il y a de plus manuel, rudimentaire et presque ancestral, un rasoir Gilette tout bête, sauf que la bête justement vibrait comme un petit vibromasseur je suppose censé faire se dresser mes poils qui ne sont pourtant pas érectiles. Mon rasoir est donc tombé en panne de pile et j’ai réalisé à quel point le monde était définitivement foutu. Si les hommes acceptent que leurs rasoirs Gilette puissent tomber en panne d’énergie électrique alors il ne faut pas s’étonner que l’on retrouve du cheval dans les lasagnes de bœufs, des farines de porc dans la nourriture des poissons et des bébés dans le freezer des femmes. Pourquoi y avait-il des piles dans mon rasoir ? Je sais bien que je ne peux m’en prendre qu’à moi-même parce qu’un jour dans un supermarché de province en errant de le rayon beauté masculine ma fibre de consommateur docile s’est laissée séduire par un gadget, j’ai du trouver ça amusant ou c’est juste que j’étais plus con à l’époque. C’est sûr je pouvais m’en passer et cela m’aurai évité de tomber en panne de pile avec mon rasoir ; non mais qu’est-ce qu’il croit se rasoir, il veut me faire croire qu’il va moins bien marcher maintenant ? , que l’absence d’énergie électrique va le rendre moins efficace et rendre ma barbe plus rebelle ? Avec son voyant orange entrain de clignoter pompant ainsi au passage au moins autant d’énergie qu’il n’en faut pour le faire vibrer j’ai l’impression que mon rasoir me dit qu’il faut que je l’amène chez le garagiste pour la révision des 20000. Non mais ! Je ne veux pas me faire dicter la loi par un rasoir et puis ce n’est pas avec ma barbe erratique que je vais me payer une paire de pile, adieu vibration à fleur de peau, vive la révolution des pauvres cons !

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Rédigé par #ceciestunblog

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Publié le 15 Février 2013

Ce soir, je regarde Splash, je pourrais enrager, me décourager et crier à l’outrage tant cette émission est pathétique mais pourtant j’éprouve une forme de tendresse pour cette émission. Peut-être parce que justement il n’y a pas pire émission, avec #Splash la télévision ne peut pas tomber plus bas et si j’ai de la tendresse c’est qu’elle ne semble pas vouloir s’en cacher. Cette audace dans la médiocrité, cette façon d’être presque digne dans l’indigence et la célébration de la vacuité me touche. D’autant plus que #Splash est une émission qui ne cache pas sa dimension métaphorique ; c’est une émission dans laquelle des personnalités de seconde zone se jettent comme des merdes dans une piscine, mais aussi la métaphore de ces gens qui ne sont personne et qui se jettent aussi sur la lumière des projecteurs comme la misère sur le monde en espérant éprouver l’illusion d’être encore un peu une star. Et dans ce simulacre en carton-pâte des jeux du cirque les célébrités viennent réaliser des exploits ridicules sous couvert de thérapie familiale, comme prouver à sa fille / femme / son père défunt que l’on est un homme un vrai ou alors pour prendre sa revanche sur les peurs et les angoisses que l’on est venu exhiber à la télé comme la pute exhibe ses jambes nues et son décolleté pour attirer le client. Et quand ce ne sont pas des hommes au physique médiocre qui se jettent à l’eau TF1 a eu l’idée de prendre des femmes qu’elle fait plonger en bikini pailleté en espérant qu’un plongeon des 10 mètres puisse provoque un accident de téton échappé. En même temps on ne regarde pas cette émission pour la performance technique mais juste pour regarder ces stars au corps commun un peu plus vieux, gras, flasque, faux, que la moyenne mais c’est ce qui est beau, l’érotisme de la normalité dans les formes réelles des corps. Tout opère à faire de #Splash le temple de la médiocrité, même le fait d’avoir délocalisé l’émission en province, même le fait d’avoir pris des animatrices au rabais. Et au milieu de tout ce vide trône une étonnante femme enceinte qui rayonne d’une beauté que je ne lui connaissais pas - mais je conseille à Laure Manaudou de ne pas parler pour ne pas briser le petit charme de femme enceinte qu’elle dégage -. Alors oui ce soir je regarde #Splash et j’éprouve de la tendresse, pour certaines personnes ce sont les vidéos de chat tout mignon qui provoque un élan de tendresse un peu honteux, moi ce sont les vidéos de has been qui plonge en maillot de bain.

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Rédigé par #ceciestunblog

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Publié le 8 Février 2013

  • Je me demande parfois si le respect n’est pas une chose surfaite, surtout je me demande si les hommes qui respectent trop les femmes ne se les font pas toutes prendre par des hommes plus brusques, plus brutes et qui finalement ne les respectent pas ?

 

  • Quelles sont mes passions ? Je suis Léa passion question et aussi un peu Léa passion prise de tête, je veux dire Léa passion réflexions métaphysiques, Léa passion neurones en action sauf que moi, je ne suis pas une Léa, pas parce que je n'aime pas les Léa, au contraire les Léa sont super, un peu comme les Lolita mais avec plus de maturité, mais c’est que moi je ne suis pas une fille et cela est un réel handicape pour être une Léa, sinon j’ai d’autres passion pas nécessairement déclinées en gamme de jeux vidéo, je suis un homme passion voyages, passion passage à l'acte artistique, passion écriture, un homme passion photographie, passion ma bite, passion jeux vidéo, passion des plans sur la comète aussi.

 

  • La fellation est-elle une religion ? une croyance ? Puis-je croire en la fellation ? faut-il avoir foi en elle pour qu’elle descende sur terre et qu’elle ne s’arrête pas là et qu’elle descende plus bas, jusque sur mon sexe ; que la fellation soit un art c’est un fait, une certitude mais une croyance … pourtant j’ai envie de devenir croyant et pratiquant.

 

  • Les écrivains ont le sens de la formule, mais les femmes ont le sens de la déclaration amoureuse, c’est comme ça.

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Rédigé par #ceciestunblog

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Publié le 4 Février 2013

Deux jours sans, deux jours au loin des internets pour une question de clef qui se trouve encore dans la poche de la mauvaise personne en tout cas pas dans la poche de l'homme qui devait soigner mes pannes de connexions, je crois que je pourrais mieux vivre avec des pannes sexuelles parce que dans ce cas on peut faire croire que c'est nouveau pour soi ou bien penser qu'une autre femme plus belle slash jeune slash gratuite slash moins castratrice slash moins entropique pour se consoler mais je pourrais bien penser au minitel que cela ne changerai rien ; 3615 ma vie mon blog, mais la panne me permet de bloguer en faisant caca ou comment atteindre le sommet de la prose vulgaire, le sommet et la limite mais pourtant la vie et le branchement au monde par les petits rectangles magiques c'est ce luxe, le luxe de bloguer depuis ses toilettes, pas une plue value mais un gain de temps en alliant l'utile et le plaisir mais je vous laisse le loisir de savoir quid du plaisir et de l'utile. Encore un jour sans internet, plusieurs semaines sans la commande de la TV, la vie me contrainds et me passer de la technologie enfin de son utilisation optimum

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Rédigé par #ceciestunblog

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Publié le 22 Janvier 2013

Quand il n’y a pas d’inspiration que faire quand on sait qu’il faut le faire pourtant et malgré tout alors que l’on n’a pas nécessairement envie de le faire ? Si l’inspiration était une chose sur commande cela se saurait. Et puis y il a le regard des autres articles, je veux dire la présence oppressante de ces foutus autres articles ceux dont on suppose qu’ils sont bien écrits, mieux écrits que les autres, en même temps il est nécessaire pour soi, pour le blogueur, pour l’écrivain, d’espérer, de supposer, d’envisager qu’il nous arrive parfois de bien écrire. C’est ce qui nous fait tenir et en même temps c’est ce qui nous paralyse c’est donc aussi la preuve que nous sommes justes de gros cons, parfois prétentieux, parfois géniaux et c’est parce que l’on est prétentieux que l’on est pris au piège entre la connerie et la prétention. Pourtant dans l’abnégation nécessaire à l’écriture, c’est entre les sommets et les abîmes que se jouent les choses ; écrire dans l’inspiration c’est de la facilité sans intérêt, écrire de la merde c’est de la facilité sans intérêt mais entre les deux, dans la nécessité de devoir écrire dans un interstice c’est autre chose. Et cet article, c’est autre chose ; une dose d’esbroufe et une dose de savoir-faire et le sens du spectacle qui camoufle l’abnégation et qui sent le diesel ; je suis un diesel, je pollu et je suis presque économique, parfois l’économie de mot mais bon gardez en tête seulement d’idée d’une pollution

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Rédigé par #ceciestunblog

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Publié le 6 Janvier 2013

Est-ce qu’écrire de la poésie a encore du sens aujourd’hui ? Est-ce qu’une chose doit avoir du sens pour que l’on s’y adonne ?

 

Croire dans l’avenir de la poésie comme on pourrait croire en dieu, pour réenchanter le monde, pour se le réapproprier et par prosélytisme de contact pour convaincre les autres, le peuple sec de l’âme, qu’il est nécessaire de reprendre le monde à ceux qui l’on privatisé ; la raison, le capitale, la fatalité, la croyance et le cynisme.

 

J’ai envie d’écrire de la poésie sérieusement, c'est-à-dire en abandonnant l’ambition de la raison, du sens critique et en posant mon mouchoir sur mon ambition. J’ai envie de faire de la poésie comme une toute petite chose, créer un tout petit continent en semence dans le réel. Toute la difficulté de la poésie réside là, dans l’abnégation nécessaire de la sensibilité qu’il faut parvenir à conserver vierge sous la contingence de la volonté et de l’ambition. Je voudrais être un de ces poètes capable d’ensemencer le réel, c’est-à-dire percevoir en lui la possibilité d’exulter et canaliser par le sens de la prose le nutriment qui pourrait venir le nourrir puis le changer.

 

Il me faudrait trouver du courage pour écrire de la poésie et revenir à des choses simples - c'est-à-dire faire sortir les choses simples du ghetto de la publicité -. Le talent, l’inspiration, la technique, la sensibilité tout cela peut être contrefait, mais le courage, oui le courage, ça ne s’invente pas. Je ne sais pas si j’en suis capable ; comme en amour l’envie ne fait pas tout, il faut ce courage et ce « je-ne-sais-quoi » qui permet de faire glisser le monde suffisant pour tronquer l’ordre établi. Je veux d’un poésie du désordre, d’une poésie qui ébranle. Je veux écrire cette poésie qui enchante et ébranle, je veux cette poésie sans ambition avec ambition.

 

C’est un besoin, une prétention qui ne devrait pas en être une, c’est ma croyance, ma dernière croyance dans le monde avant de sombrer définitivement dans sa détestation absolue. Est-ce que je suis en mesure moi-même ce soir d’écrire cette poésie ? Pas ce soir, mais je vais réellement écrire de la poésie bientôt, je vais éteindre la télé, la lumière, mettre la vie en sourdine et me tourner corps et âme à l’écriture d’un texte qui sera dès sa naissance de la poésie. Et ce jour-là j’aurai certainement un peu réussi ma vie

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Publié le 29 Décembre 2012

Le monde du pire et dès demain le monde du peu et du sens renversant de la ponctuation oubliée comme un continent perdu aux confins des temps obscurs avec dedans des dinosaures, des hommes poissons, la dépouille d’un millier de dieu et deux trois autres choses indicibles qui dansent, dansent pas très, dans pas trop, de trop près du top haut du cratère ; la grande bouche affable du caractère bruyant de la terre, du ventre de la terre, le pire des monde dès demain, le pire des mondes perdus, un monde clos ; vivons nous dans un monde clos ? La science et la parole obscène des gens qui se disent de peu de foi et de haute teneur rationnelle qui prétendent que nous sommes seuls dans l’univers sans la présence de dieu, sans la présence des Étrangers, sans une forme alien pour habiter nos inconnus, c’est pourtant ce qu’elle dit. Elle dit que nous vivons dans un monde clos, un œuf cosmique d’une hypothétique poule cosmologique, seul dans notre œuf, dans notre bulle, un monde perdu à la dérive dans le grand vide de l’univers. Mais si nous sommes un monde perdu et clos et seul et à la dérive peut-on douter sérieusement d’abriter dans notre monde un monde lui-même perdu à la dérive dans notre monde, un monde perdu dans le monde perdu, un îlot irrationnel comme une mise en abyme de notre propre abîme existentiel, le même îlot aux lueurs acide - celui que l’on met sur sa langue pour voyager - qui sauve le voyageur de sa propre dérive entre deux rives. Nous fermons les yeux sur cet enjeu mais notre ridicule Terre au sein de sa très banale galaxie est comme la rose d’un petit Prince qui refuse de voir qu’elle n’est pas unique ; nous vivons nos grandeurs et nos décadence sur un radeau de fortune entre deux rives que nous ne connaissons pas, nous subissons la dérive sans chercher à comprendre et personne n’a idée de se dire que nous sommes comme des cons à la dérive à peine conscience de son instant présent.

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