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Publié le 8 Mai 2013

Alors muse shakespearienne qu'elle est ta vie ? Qu'est-ce que tu deviens, qu'est-ce que tu fais, qu'est-ce que tu crées, qu'est-ce que tu apprends, qu'est-ce que tu mens, qui est-ce que tu aimes, qu'est ce que tu fais l'amour, qu'est ce qui te nourris l'esprit, qu'est-ce que tu rêve, qui est-ce que tu écoute, qu'est ce que tu lis, qu'est que tu écris, qu'est ce que tu transgresse, qu'est que tu suppose, qui est-ce que tu séduis, qu'elles sont les concessions que tu fais, à quoi tu pense quand tu te réveil, à quoi évites-tu de penser, qu'est-ce que tu caches, qu'est-ce que tu regrettes, qu'est-ce que tu dis, qu'est-ce que tu me dis, qu'est-ce que tu ne dis pas, qu'est-ce que tu redoutes que l'on te demande, qu'est ce que tu sais et qui éclaire ta vie ou ta journée, qu'est ce que tu iras voir demain, qu'est ce que tu vois par la fenêtre, qu'elles sont tes heures, quel est ton régime, qu'est ce que tu as toujours su, qu’est-ce que tu sous entend, qu’est-ce que tu supposes, qu’est-ce que tu portes à même la peau, qu’est-ce que tu utilises pour tes menstruations, qu’est-ce que tu dictes à ton nègre, qu’est-ce que tu voles, qu’est-ce que tu enseignes, qu’est-ce que tu ne sais plus, qu’as-tu à me dire enfin ?

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Publié le 7 Mai 2013

Avec la venue du temps beau les rues de nouveau se remplissent et se couvrent de femmes enfin et à nouveau courtes vêtues. Les sandales et les chaussures ouvertes dévoilent les pieds nus, les robes et jupes longues donnent a voir des chevilles nues, de robes courtes et des minijupes libèrent des cuisses nues qui s'ennuyaient tout l'hiver sous les collants et les bas érotiques mais étroits et couvrants comme peut l'être la pudeur des demoiselles du couvent, des shorts minuscules sont incapables de cacher des jambes nues dans la beauté de leur chaire, les débardeurs adolescents donnent a voir des épaules et des nuques et des gorges et des bras et parfois même le plongeant d'un décolleté, le profond d'une lingerie de buste dont on ne sait pas si elle est de nature a cacher ou a créer la poitrine. Les femmes sont en tenue de printemps et ce qui est beau, c'est qu'elles ne le sont pas, belles, en tout cas pas uniformément. Et c'est cela qui est beau comme un écho métaphysique ; pourquoi toutes ces femmes, toutes ces variations d'âge, de physique, d'origine, de valeur esthétique, d'élégance, de goût, de classe sociale, de corps et d'érotisme semblent elles se soumettre au même impératif de dévoilement du corps dans l'espace public ? Je n'envisage que deux possibilités et peut-être trois.

 

La première va de soi c'est la contingence du réel, il fait chaud et on se couvre moins, se découvrir pour éviter la chaleur avec un soucis pratique plutôt qu’esthétique, cela explique la relative impudeur en matière de goût, se vêtir moins et outrepasser ses soucis esthétiques parce que l’on est une femme pragmatique, c'est la raison la plus rationnelle même si elle suppose que les hommes endurent mieux la chaleur car les hommes sont moins enclins a se vêtir moins ; vous ne verrez que très rarement un garçon montrer ses jambes aux dessus du genoux, rarement un homme portera un dos nu …

 

Ensuite, il faut supposer l'injonction, la nécessité imposée par une contrainte extérieure et impérieuse ; se montrer plus nue ou moins couverte parce qu'on le demande aux femmes. Qui on ? Les hommes bien sûr sûrement, la mode ensuite et la société pour être certain de n’oublier aucune instance. J'ai du mal pourtant a croire qu' un homme dans son couple impose a sa femme de se vêtir moins pour sortir et si cela arrive je doute que ce soit une majorité, c’est un pour quelques centaines, j’imagine mal des centaines de femmes suivre le goût esthétique de leur homme pour la chaire mise à nue dans l’édifice public, difficile d'imaginer un père demander à sa fille de porter des vêtements plus courts, qui mettent en scène sont corps aux yeux de la foule, ni même qu'un frère l'impose à sa sœur. Est-ce donc par l'impérieuse nécessité de plaire aux inconnus que les femmes et les filles se trouvent court vêtues dans la rue ? L'idée me plaît, mais me semble peu probable, convenir à la mode semble déjà un peu plus rationnel même si cela suppose que les femmes possèdent une volonté moins grande que le besoin de convenir au modèle dominant.

 

Il reste donc la raison la plus probable, la femme s’habille court parce qu'elle aime cela et qu'elle se trouve belle ainsi et c'est de loin la perspective la plus vertigineuse parce que tous les courts vêtus ne sont pas de jolie femmes, parce que les corps se dévoilent dans leur disparités, leur semi difformité, tombereaux imperfections, merveilleuse inégalité de l'individu par rapport au hasard. Mollet trop larges, cuisses trop fines, poitrines évanescentes, pieds cagneux, cul plat, miracle du charme non reproductible, d'une femme à l'autre les corps dévoilés sont différents, ils tiennent des discours différents, ils racontent des histoires différentes et ce qui m'intrigue, m'interpelle, me fascine et me questionne c'est justement cette question : les femmes sont elles conscientes de la disparité des discours qu'elles tiennent alors qu'elles arborent la même mode.

 

Quand on observe une femme seule, on peut avoir l'indulgence de se dire que sans référant directe elle n'a pas conscience de cela et n’a en tête que son image dans le miroir qui comme tous les miroirs lui dit qu’elle est la plus belle. Mais que penser des femmes qui sortent entre amies, qui sont dévêtues de la même manière, mais qui ne racontent pas les mêmes choses, parviennent elles à ne pas voir cela ? Et une mère et sa fille, comment font elles pour gérer cette disparité rhétorique de leurs tenues légères ? Peuvent-elles y échapper et ne pas voir comment l'autre se prétend belle et comment elle-même se prétend belle et jauger de la distance des deux postures ? Nous, les hommes libres, nous qui les regardons, nous voyons toutes ces nuances, ces paroles muettes que les corps dévoilent et dès qu’il y a plus d’une femme en jeu dans le regard, il y a de la cacophonie, de la harangue, de la propagande et même du prosélytisme, un short qui dévoile une cuisse c’est tract, une épaule c’est un argument, une cheville une ponctuation ; loin de moi de prétendre que tous les discours sont sexués, c’est bien plus complexe, plus nuancé, plus riche, plus flagrant, plus terrifiant aussi ; et moi je n’ai qu’un mot pourquoi, pourquoi nous dire cela, attendez-vous de nous que nous vous entendions et que nous vous comprenions ?

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Publié le 20 Avril 2013

Qui sera le plus pauvre ? n’y a-t-il que les politiques pour courir après la pauvreté ; et ma prose à moi elle est pauvre ? Est-elle pauvre ma plume ? Et ma plume à moi elle est honnête ? elle s’enrichit au noir ? Si ma plume avait roulé en Porche aurai-je eu plus de visiteur / de lecteur / des miettes de l’attention numérique ?

 

Faut-il être riche ou pauvre ; faut-il avoir de l’argent en surplus ou des creux à crédit ; vous voyez comme cette chose est saugrenue parce que s’il est fascinant de questionner le patrimoine de chacun, des puissants comme des pauvres, ça n’en est pas moins un sujet sans intérêt littéraire aujourd’hui sous la plume. Et pourtant je trouve ça fascinant de regarder dans le ventre économique de chacun parce que cela a toujours fait tourné les têtes, le monde et les conversations du banals et parce que ça questionne surtout, même si on ne le réalise pas toujours, notre rapport au monde ; c’est quoi le monde ? c’est quoi la vie ? est-ce ce qu’il est possible d’acheter, de payer, de monétiser ? sûrement un peu dans une certaine mesure de la nécessité mais l’argent pourtant n’est pas une nécessité naturelle alors y a-t-il des besoin que l’on a fini par accepter comme des nécessités naturelles allant d’elles même ?

 

Le riche peut payer ce qu’il pourrait faire mais qu’il n’a pas envie de construire, produire, créer ; le pauvre ne peut pas payer ce qu’il désire, mais pourrait le construire, le produire, le créer et parfois sûrement qu’il le fait ; je n’en vois pas un à admirer au point de vouloir lui ressembler ; riche et pauvre sont de beaux fainéants et de grands indifférents à ce qui les relient entre eux et ce qui les rattache au monde ; la dépendance. Doit-on aspirer à la dépendance ? Peut-être, moi je ne sais pas et puis j’ai faim, je suis dépendant de mon ventre

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Publié le 16 Avril 2013

J’ai appris qu’il y avait eu des explosions au marathon de Boston hier soir via Twitter. J’étais fatigué, le cerveau en mode off et je regardais Top Chef en écoutant ronronner Twitter. Et puis cela est apparu, impossible de dire quand, de dire comment, c’était là. D’habitude quand je vois une information de ce calibre j’allume une chaîne d’info ou je cherche à confirmer la chose via des sites plus sûr que Twitter ; mais hier soir je n’ai pas eu envie de faire cela. J’ai rapidement identifié les informations importantes, deux explosions, des morts, des blessés, et je savais pertinemment que je ne saurai rien de plus. Mais je suis resté.

 

Suivre un drame mondial via Twitter est une expérience en soi ; c’est violent et désincarné, voyeuriste et empathique.

 

Je suis resté là à suivre des mots dièses, découvrir des photos, des vidéos, palper la rumeur du monde. Toute proportion gardée cela ressemble un tout petit peu à l'expérience du réel, par la confusion qu’il règne, la violence des émotions et des réactions, la non-information et le chaos.

 

Par la suite, la nature humaine reprend son œuvre et chacun se réapproprie pour le drame pour en faire le vecteur de ses indignations ; vu que l’on ne sait rien chaque lance ses diatribes en espérant je suppose profiter de l’élan ou de l’écho du drame. Il y a ceux qui sont pour s’indigner que le monde s’indigne de façon inégale si l’on est américain ou irakien, il y a ceux qui sont pour rire de tout et faire de bons mots sur le dos du drame, il y a toujours quelques partisans de la conspiration et puis, le plus grand nombre, il y a des émotifs, tous ceux qui semblent soudainement découvrir que le monde est moche et cela les met en émoi. On a tous nos têtes de trucs, des bouches que l’on voudraient fermer, personnellement j’ai plus de respect pour ceux qui s’aventurent à rire du drame que pour les culs bénis de l’émotion qui dresse entre eux et le monde le mur infranchissable / intouchable de l’émotion comme si c’était une chose sacrée, juste et indépassable.

 

Et rapidement ensuite c’est le commentaire du commentaire, Twitter fait ce qu’il fait de mieux, il brasse du vent. Et moi avant d’en brasser trop je vais arrêter l’article là et je vais aller reposer ma tête.

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Publié le 11 Avril 2013

Sommelier du sommeil, je m’en lave les mains ; les oies nettes sentent la pomme

 

Lave t’en les mains, viens les frotter sur la planche et glaner de l’air les bribes fraîches sur ton visage simiesque.

 

Tu y es presque, tu es arrivé pas loin d’un arbre, c’est un hêtre, toi aussi.

 

Tu y presque, si si, presque arrivé, presque parti aussi c’est nécessaire comme de laisser ces traces de pas quand tu marche dans le sable.

 

Ouvre les yeux, couvre ta bouche, compense ce que tu pense par une image de vases qui communiquent via un téléphone ; Non mais allo quoi - oui ceci est un Allo quoi pirate, je n’ai rien payé pour l’utiliser, je n’ai pas honte, non mais allo quoi tu t’es une fille et tu pense pas à déposer tes mots -

 

On ouvre la porte de l’insert et on y met le feu, ou le bois, ou le sac, c’est mieux que d’emporter avec soi le poids des choses que l’on conspue et que parfois l’on transporte.

 

L’albumine au coin des yeux je pourrais faire un joli portrait de toi

 

Surtout si c’est toi qui as l’albumine ou le sulfure d’argent à la bouche, le sel argentique dans les oreilles.

 

J’ai le nez creux et détecte en toi le potentiel d’un portrait ou d’une photo et peut être des deux si je prends le temps de te passer à la presse.

 

J’ai mon bac à presse.

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Publié le 10 Avril 2013

Écriture au grand air, avec l'air frais sur le front et le reste de soi sous la chaleur intermittente du soleil ; odeurs du sol, de la terre et l'odeur allergique de la nature qui né, renaît, encore et toujours la sève qui s'écoule dans les veines et la couleur autour et les couleurs autour de moi ; écrire d'un autre lieu juste à deux mètres de l'ancien, de l'autre côté du mur, dehors, de l'autre côté de la fenêtre comme un miroir ouvert. Mais je suis bien à l'extérieur, et c'est toujours plus loin que là où aucune fenêtre aux vitres ouvertes ne permettra d'accéder ; être dehors comme sont ces mots, mots en dehors de moi, ma bouche est comme une fenêtre ouverte mais mes doigts sont comme une porte ouverte dont les mots passent le seuil pour s'en trouvés sortis, littérature tactile pour objet nuageux ce qui explique l'intermittence de la chaleur solaire et se printemps solitaire en dehors de soi qui se déguste comme il se perçoit, dans un frisson serein.

 

Ma gorge est muette, mon sang est de sève et mes doigts disent les mots.

 

Je me gorge d'air, je reste muet sur la nature dense de ce vert et je scelle du bout des doigts l'écriture silencieuse de ce texte

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Rédigé par #ceciestunblog

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Publié le 9 Avril 2013

J’ai un problème avec les luttes féministes, les luttes antiracistes, j’ai un souci avec les combats contre l’homophobie et ceux contre la culture m’inégalité des sexes, je ressens ce même sentiment désagréable avec le prosélytisme de la laïcité et pour dire simple cette situation me fait chier. Pourtant de base je ne suis pas un mauvais bougre ; même si je voudrais paraître cynique - et, paraît-il provocateur - je suis un humaniste dans l’âme. Fondamentalement je ne suis ni misogyne, ni raciste, je crois en la non-existence de Dieu tout en croyant au concept de Dieu, je considère que chacun est libre de faire ce qu’il veut de son sexe dans le respect des consentements, bref j’ai une idéologie consternante de consensus et ce n’est pas là le problème.

 

Si je pense ainsi, si j’ai acquis ces valeurs-là c’est par l’exercice de ma pensée, l’apprentissage de mon libre arbitre et dans le fond ces valeurs qui sont devenues les miennes ne sont que la pure expression de ma subjectivité. Je ne crois pas en la portée universelle de mes convictions parce que j’en connais la limite subjective. Et c’est là que je commence à avoir un problème. J’ai la sensation ces dernières années, que la loi intervient de plus en plus pour cadrer la bonne pensée. La loi intervient au sujet des propos racistes, homophobes, antisémites ; loi sur le voile, loi sur l’égalité des salaires, sur le mariage homosexuel, petit à petit la loi réduit le cadre de ce qui est une bonne pensée.

 

Et c’est là que je me sens malaise, le cul entre deux chaises. D’un côté ce sont des idées, des valeurs que je défends, je devrais donc me réjouir que ces lois passent et espérer qu’un jour ces lois soient appliquées avec une certaines rigueur. Mais voilà d’un autre côté, je n’arrive à ne pas voir planer sur la société le sceptre de la pensée unique. Vous allez me dire, pourquoi avoir peur de la pensée si c’est la bonne pensée, peut-être que vous avez raison, qu’il ne faut pas s’inquiéter du formatage des pensées si c’est le prix à payer pour une société qui pense juste. Pourtant, je n’arrive pas à m’en convaincre, c’est même pire que cela, je le redoute. Parce qu’avant que la loi ne définisse ce qui est acceptable et correcte de penser on était « obligé » de le rechercher par soi même. C’était une nécessité, explorer la pensée, s’en approprier des bribes et se construire une culture, une idéologie, la passer au crible de sa conscience ; au final, on n’a peut-être pas la pensée la plus juste, mais on a le mérite d’avoir une pensée.

 

À trop laisser la pensée d’être délimité par la loi j’ai peur que notre société finisse par totalement désengager les individus d’un processus de pensée et de réflexion. Plus besoin de se forger une éthique, une morale, une grille de lecture du monde, si la loi nous indique ce qu’il faut penser des femmes, de Dieu, des étrangers, des homosexuels, de la religion, de la sexualité, la politique et demain la suite ? Bien sûr, cela vous semble ridicule parce que vous êtes comme moi issu d’une société qui vous a laissé la liberté de vous forger une opinion et que vous n’êtes pas près de lâcher cette habitude, mais qu’en sera-t-il de nos enfants s’ils grandissent dans une société qui leur dictera la bonne façon de penser ?

 

Je préfère une société du débat, de la rhétorique, une société qui n’essaie pas de passer ses idées par la force de la loi, mais par la clairvoyance de son discours. Ne nous étonnons pas du déclin intellectuel de notre société si on préfère imposer les idées par la loi plutôt que par le bon sens de la rhétorique. Et si la rhétorique échoue, si nous ne sommes pas capables d’imposer par la parole notre pensée à l’autre acceptons donc qu’il puisse y avoir d’autres paroles mêmes si celles-ci révoltent ce que nous nous sommes forgés de dignité. C’est pour cela que les luttes féministes, antiracistes, contre l’homophobie, pour la laïcité, etc me mettent mal à l’aise, je suis pour ces idées, mais pas pour qu’elles passent dans notre société par la loi, je voudrais que ces idées entrent par les individus. Le recourt à la loi pour imposer une idée, c’est aussi la débâcle des idéologies, l’échec de l’éducation, l’abandon de la conscience et de la pensée. Et cette idée-là m’est insupportable.

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Publié le 30 Mars 2013

Apocalypse, 984 degrés sous la jupe des femmes et dans la rue noyée de vapeurs écarlates le bitume est lardé de rayons jaunes sale mais brûlants directement tombé du ciel. Apocalypse, au 4ème étage d’un immeuble de centre ville, la télé est ouverte en deux et beugle en boucle les mêmes information, même pour la fin du monde les journaliste incompétents sont stoïques, ils décrivent le monde qui s’effiloche sans avoir d’explication. Même au pied du mur du grondement d’un divin le système se refuse à reconnaître l’ampleur de l’erreur de la raison. Apocalypse, 8 heures plus tard le monde prend son temps pour en finir, le délitement du système s’étire, s’allonge, refusant de mourir même si cela doit passer par la coercition. Apocalypse, de 2 minutes 30, le temps des derniers coïtes, dans les prémices et le frisson de la fin du monde les gens se sont mis à baiser tous les uns avec les autres sans tabous ni pudeur, sans peur du lendemain ou du qu’en-dira-t-on puisqu’il n’y aura plus de demain si de personne pour cancaner. Apocalypse, 10 mois plus tard, les femmes enceintes d’inconnus, de leurs frères, leurs patrons ou de violeurs, qui ont choisi la fin du monde comme avortement, accouchent dans la douleur et les pleurs. Apocalypse de la 2ème génération, les enfants nés de la peur de la fin du monde viennent au monde comme la génération maudite. Apocalypse 100 déontologie les enfants abandonnés à la rue élevés par les parias et les bonnes sœurs finiront par bouffer le cadavre du monde et en chier une dernière apocalypse.

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Publié le 18 Mars 2013

recommencer, écrire encore, chercher, vouloir fouiller et regarder, attendre, trop regarder, trop attendre de soi et toujours chercher la prose, la plume, la posture, l'imposture comme graal ; je crois que je suis en quête de ma grande imposture, la plus belle, l'illettrée l,imparfaite, la nue, je suis en quête de mon plus beau personnage, ma plus belle histoire, ma fresque de tapisserie ; je suis en gestation et je fais passer mes gesticulations pour de la poésie sans crayons, sans génie et carrément sans gène. Peut-on écrire de la poésie, assis à la table du Mc Donald's à écouter deux équipiers en pause exposer la misère de leur qualité relationnelle, et ce n'est pas moi qui l'invente, il vient de dire "pathétique"' je crois qu'il essai de l'attendrir elle parce qu'il a jeter un froid a lui reprocher de se montrer trop sociale / trop naïve avec le nouveau. Il veut se montrer détaché mais sensible, mauvaise formule parce que les deux sont antinomiques. Elle est assez belle, elle est noire et elle a une bouche pulpeuse et elle se lève pour partir, il est grand et maigre avec un visage banal, elle est partie il a perdu et lui aussi part me laissant seul avec mes mots et une blonde sans classe aux yeux bleus trop maquillés qui sirote son coca après avoir fini son filet o fish et la poésie déserte le monde tant elle n'est bonne qu'a m'inspirer des pensées salaces. Nous ne sommes que des fous réunis autour du Wi-Fi comme les bêtes de la savane autour d'un point d'eau

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Publié le 13 Mars 2013

On a assisté ce soir à un spectacle exceptionnel, rare et curieux ; la couverture médiatique par les clowns d’i-télé - et je suppose des autres chaînes d’information et même des chaînes généralistes promptes à mettre de côté la laïcité pour mettre au-devant de la scène télévisuelle le messager officiel de Dieu - de la nomination du nouveau pape. C’était très particulier, particulièrement comique et horriblement horripilant de regarder ça. Je mets de côté toute la question de la laïcité télévisuelle et la disproportion de la planète télé France à mettre en avant le clown blanc sorti à son balcon au Vatican comme un diable serai sorti de sa boite pour faire rire les enfants et je vais me concentrer sur ce que j’ai trouvé terriblement triste : le travail méthodique de la part de i-télé pour désacraliser ce qui pouvait encore l’être en témoignant une obsession délirante, déviante et absurde pour le temps.

 

Il semblait important pour les guignols dans la télévision de jauger le temps, le découper, le prévoir, l’anticiper et ce sont là les mots de la dame au micro qui demandait à son expert comment nous pourrions connaître le nom du pape avant que le nom du pape soit prononcé. Plus précisément il semblait impérieux et important de pouvoir connaître le nom du pape avant la fin. La fin de quoi ? La fin du protocole, pire, avant la fin de la phrase. C’était un devoir que de nous expliquer que si l’on pouvait décrypter le latin alors nous connaîtrions le nom du pape avant les autres, 15 secondes avant les autres selon les dire du journaliste. Je trouve cela terrifiant, vivons-nous à une telle époque que l’instantanéité des choses ne suffit pas ? L’information en plus de brasser du vide doit-elle nous apprendre à anticiper pour mieux comprendre ? Est-ce cela le sens du monde ?

 

Faut-il rire ou pleurer de cette journaliste qui selon ses propres mots nous explique qu’il a fallu sur i-télé seulement un quart de seconde pour savoir si la fumée était noire ou blanche, sous-entendu il a fallu plus de temps aux autres chaînes. L’information papale a-t-elle plus de valeur parce que la couleur de la fumée a été vue plus vite ?

 

Et ces journalistes aux vents creux qui brassent de l’air pour tuer le temps, pour combler les vides sont-ils la plaie de notre information ? Fallait-il qu’ils soient là à l’antenne à dire rien et même parfois son contraire en attendant le pape. A décider de donner dans le religieux, à décider de montrer le principal serviteur de dieu ne fallait-il pas laisser une place même petite au sacré, au recueillement, bref au religieux et assumer ainsi son parti prit en soutane. Avec à la bouche toujours trop de mots trop vides pour chasser les silences les journalistes avortent la moindre parcelle d’émotion qu’il y aurai pu avoir. Je conchie donc les journaliste de i-télé et cela même si je suis athée

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