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Publié le 12 Juillet 2013

Océan, mer Méditerranée, lumière orange des cigarettes dans l'obscurité. Femme, homme, corps indistinctement réunis dans l'obscurité là même où la journée séjournaient les familles en vacances, amicales et cavalières et maintenant c'est un lieu interlope où des ombres se disputent aux fantasmes et aux suppositions. Le flash faible d'un briquet pour rallumer le joint atteste d'une présence ou de deux logées dans le sable et le ressac marin pour tamiser les sons et les bruits sauf au loin ceux qui marchent et donc s'approchent dérogeant à la règle tacite du silence qui camoufle les présences feutrées et les pieds dans le sable quand la plage et la mer et le ciel entre eux est à nous les adultes, les chiens, les loups et les écrivains

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Publié le 10 Juillet 2013

Il pleut, l’orage gronde, il ne me reste plus de temps pour fermer les fenêtres, pour rentrer le chien, pour ranger le linge, pour purifier mon âme, le déluge est ainsi comme la mousson, tous les soirs il me submerge et me nettoie et me jette au visage qu’il pleut sur mon canapé en simili cuire ; c’est ça tous les jours, à des heures qui ne se reconnaissent pas, un enfer, une inondation, une petite vague fraîche dans la chaleur étouffante de l’été et mon transats rouge sang pleur des larmes sans sels directement dictées par les fureurs du ciels qui grogne, qui cogne. C’est un jeu de dupes, les larmes sont dévorées par la nature défraîchie, assoiffée par ma pingrerie aqueuse,  un jeu de dupes qui jongle avec les éclaires et la notion relative de l’électricité dans l’air qui bientôt ne sera plus dans mes tuyaux, le tord-boyaux internet étant soumis aux affres du climat, la fameuse incertitude de cette dépense électrique, électronique ; mais il n’y a rien de capital, juste l’urgence de l’orage, le souffle de Zeus ou d’un dieu ou d’un autre qui pisse sur ma porte ouverte, qui pisse par les fenêtres que je m’évertue à garder ouverte même si la terrasse sonne d’un bruit d’urinoir, une pissotière passagère mais assaillie par la foule des pisseuses et des pisseurs estivales venus ici soulager la frustration du beau temps qu’ils n’ont pas chez eux, ou un truc comme ça, je m’en fouts dans dix minutes c’est fini et vous vous aurez votre serviette mouillée

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Publié le 2 Juillet 2013

Expérience brute, mille quatre cent soixante-huit jours de rupture

 

Exercice de rixe - comme un petit matin au bas d'un bar - diction en trois points :

  • la bonne
  • la pute
  • la pudeur

 

Et la prudence qui est de mise, exercice rues ; la reine-mère sur le bitume et les trois autres sur le trottoir.

 

Élan romantique de supermarchés ou de supérette - surface à la superficie réduite -, regarder les gens passer et les gens sont des enfants majoritaires venus tuer leur velléité d'ambition dans un centre commercial de petite surface dans une petite ville. Les filles sont des vilains petits canards accoutrés comme des prostituées de mauvaise élégance et les garçons en bande de glands qui aspirent à rien et le portent sur eux. Et les adultes sont des pauvres désoeuvrés qui remplissent des caddies de produits de consommation soldés, solide solidarité dans le sordide quand il s'agit de singer les illustres modèles de la nation.

 

Une œuvre éructée comme un rot qui dérange. Exercice soldé, solde out, solution évaporée de parfum et de sueur et d'un tremblement de parfum de lessive en spray comme on en voit dans la télévision. Mardi après midi, l'empereur, la reine et le petit prince font de leur temps libre une expédition meurtrière en temps perdu ; bretelles à obus, jambes de jaguars sur talon haut pour - sur compenser - l'amour-propre trahi, trahison de la source qui désormais ne coule plus, trop déformée qu'elle est par le professionnalisme haletant dans vigiles de la bonne marche des choses, n'oubliez pas votre petite pièce.

 

Heureusement qu'il restera toujours Mozart pour assassiner.

 

Expérience de rupture, de jeûne, de râles rauques et de souffle courts, juillet comme juin et comme les luttes illettrées, le zèle corrompu et la frondaison vacillante qui joue avec le soleil couchant. Ivre à jamais des jeux d'enfant, du danger et des anges quand ils ne forment qu'un tout ; émail et dorure, les Emmanuelle nues pour un valse, un pas de deux, un entrechat avant d'entrer dans la chambre où elle m'attends enfin.

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Publié le 22 Juin 2013

La complainte des crustacés. Hommes et femmes qui se vont à la plage. Les plaisirs estivaux mettent a mal ce que les corps comptent de pudeur. L'impossible envie des femmes de se présenter en sous-vêtements s'oublie pour se montrer en bikini. L'impassible hantise des hommes d'étaler leurs complexés s'éclipse. On met nu les enfants sur la plage. On se change à ciel ouvert. On retire sa robe sans se soucier de qui verra en dessous. On suppose virile de se cacher sous une serviette. On ignore avec le même aplomb l'érotisme des corps dévoilés et la vulgarité du disgracieux exposé. La convention est de se côtoyer, mais de ne pas s’observer. On ferme les yeux sur le grotesque et le bizarre. Il n'y a pas un seul comportement qui ne soit pas porteur d'une difformité de l'ego ou d'un dysfonctionnement du rapport au monde. Le sable enrayant ensemble des mécaniques de fuite habituellement développées par la population. On se réunit en masse sur la plage. On semble oublier que l'on se réunit sur une frontière comme des réfugiés en temps de guerre. Pour quelles raisons sommes-nous une population déplacée ? La plage est-elle une zone de non-droit où devraient intervenir les associations humanitaires pour y rétablir un semblant d'ordre conscient ? C'est donc cela l'esprit des vacances ? Se rendre sur le bord du pays parce que l'espace où l'on pose sa serviette est gratuit ? C'est cela les vacances ? S'accorder d'être soi sans pudeur ni complexes apparents tant que cela reste dans la zone littorale ? Ne pas donner l'impression de dévisager hommes, femmes, enfants mais n'avoir nulle part où échapper le regard ? C'est un mélange refoulé de gratuité, d'exhibition, de voyeurisme, de laisser aller, de tolérance morale et d'inactivité. Et cela suffit aux gens

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Publié le 19 Juin 2013

Dans la salle obscure réunir des personnes d'origines différentes et les regarder attendre alors qu'elles ne savent pas ce qu'elles attendent mais l'attendent sagement sans sagesse mais avec la dose d'impatience nécessaire à créer de la tension. Regarder comment chacun marque son territoire comme il colon potentiel qui est convaincu du bien fondé de son geste colonial sur le tissu usé et rouge des sièges dont il suppose que ce sont les sien. Regarder les solitudes, la solitudes des hommes seuls le nez dans le sacré de leur technologie communiquante, regarder la solitude des femmes qui laissent parfois transparaître un peu de honte et pire que tout la solitude des couples qui se retrouvent assis côte à côte mais qui sont devenus incapables de communiquer ignorant l'un l'autre l'épaule et la présence de l'autre alors ils se plongent dans la publicité diffusée comme si ils pouvaient s'y dissoudre et si perdre aussi sûrement qu'ils trompent leur couple dans la surconsommation quotidienne, celle où ils perdront leur enfant et leur rêve mais ce soir ils sauvent un peu de ce qui fait leur conscience avec un gros film rassurant de marketing. Bonne nuit à vous, la nuit va vous dévorer, le noir vous oublera et l'on sera libre de la convenance de vos silences. Merci

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Publié le 15 Juin 2013

L’art de la réponse orale et en public quand on se retrouve sur la corde raide dans un lieu, de parc en parc partir en pèlerinage et porter la parole haute comme son bâton de maréchal que l’on brandi contre des bandits imaginaire, comme le pigeon et son message, petit voyageur sodomite qui survole les prostituées dans les bars du port parce que c’est là que sont les messages, petits textes roulés dans les bouteilles devant les marins amères comme mes 543 abonnés qui écoutent et devraient à n’en pas douter éructer à chaque mot que j’écris.

 

Je le dis, rien, je ne dis rien, rien de plus ; amis pigeons et oiseaux de toutes plumes dont je ne dirais pas les noms de peur que cela ne passe pour de l’insulte. Détrompez-vous, je vous aime mais ce n’est pas cela qui me fait bien écrire ; il n’y a que lorsque je ne vous aime pas et que je voudrais vous aimer mieux ou que je voudrais vous détester fort que je me trouve inspirer. Sinon quand je vous fuis, quand je vous fait semblant, c’est un autre jeu parce que là j’ai une nouvelle à finir et la nuit n’est pas extensible et demain midi il sera trop tard.

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Publié le 11 Juin 2013

On est un homonyme qui perfore me veine jugulaire, on est une arme de point avec laquelle on va frapper à ma tempe d’abord puis tirer de son canon fumant me laissant comme mort mais pas mort juste avec une balle, on est un sandwich à la dinde avec supplément de mayonnaise et un rab de salade iceberg pour le croquant parce que on aime céder sous la dent dans un petit bruit délicieux, on est un esthète un peu snob qui porte une écharpe et qui ne pète jamais parce que on a de la tenu et de la retenu, on est mon père même sous son casque je le sais parce que on est moi nous sommes de la même famille, on me ressemble au sens où il ressemble à moi, on porte un maillot une pièce qui moule ses fesses et ses seins quand on nage dans le grand bassin la brasse, on est une ivresse parce que on aime monter à la tête, on est alpiniste et visagiste de son état comme on en trouve à Malte et un peu aussi à Djibouti, on est une onde sonore, un bruit dans nuit, un cliquetis dans les mains, on est un robot, on est un automate mais on n’a pas son permis, on est une injustice dans la rue des écoles

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Publié le 3 Juin 2013

Qu’est-ce qui dans nos journées nous tient occupé ? je suppose que pour chacun c’est une aventure différente de s’occuper, il y a ceux qui le sont par nécessité parce qu’ils sont incapables de se retrouver non-occupés et donc en tête à tête avec eux même et puis il y a les autres, ceux qui sont occupés parce qu’ils n’ont pas le choix de ne pas l’être et il y a moi, moi avant tout je m’occupe à essayer de me faire passer pour un homme intelligent ; pas un génie parce que ça ne serait pas crédible, pas tout à fait un intello parce que c’est désuet, mais juste paraître plus intelligent que je le suis - un peu au dessus de ma moyenne à moi - avec de la spiritualité, des traits d’esprits et ce qu’il faut de culture ; s’occuper à donner le change, à faire semblant, à s’inventer, cela prend beaucoup de temps ne vous y trompez pas. J’aurai bien voulu aussi essayer de m'occuper à me faire passer pour plus beau que je ne le suis, mais je ne suis pas assez doué avec Photoshop pour donner le change.

 

L'autre chose qui me garde occupé - est en lien avec la première - c'est de trouver comment avoir une vie sexuelle, comment m'inventer une vie sexuelle, comme connaître une vie sexuelle avec quelqu'un qui ne serait pas ma main et que je n'aurai pas payé - oui ma main est une pute, elle me prend 30 euros pour me faire jouir, par contre pour le reste heureusement elle me fait crédit - et ça ce n'est pas gagner. Se trouver une vie sexuelle occupe une majeure partie de mon temps et vu que je ne peux pas miser sur mon physique ça me conduit à essayer de me faire passer pour plus intelligent ; j'aurai pu essayé d'être drôle mais l'humour c'est éculé.

 

Mais vu que mes deux occupations précédentes sont, comme tous les jours, vouée à l'échec, ce qui me garde occupé aujourd'hui c'est de remplir ma journée, remplir ma panse, me sentir propre, me sentir utile, créer un peu, donner des formes à de la nature, donner dans le mots, dans l'écrit, allumer la télé, allumer l'ordinateur, allumer des livres, allumer ma console, allumer le four, allumer l'eau sous la douche ; bref je m'occupe d'un quotidien d'une grande banalité

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Publié le 19 Mai 2013

Dans la foule bigarrée d'un lieu de restauration rapide pour jouir d'un peu ee réalité internet, connexion McDonald's et la foule des dimanches après midi, c'est a dire de classe très moyenne et même moins, foule aux cultures venues d'horizons diverses, les gitanes, les arabes, les vieilles à la vieillesse disgracieuse et à la décoloration médiocre, les petites filles blondes la bouche impudique pleine de hamburger mais qui néglige ses  frites, les familles ensembles, familles recomposées, décomposée les fils qui bouffent en écoutant la musisue assez forte pour qu'elle me parvienne, la mère style jeunesse deccatie arborée avec un sens de l'élégance qui rappelle le vulgaire plus que la classe qui flirt donc avec son second mari sous les yeux de sa fille,  adolescente sans âge grande et large comme unr adulte mais à la poitrine atrophié qui essaie de nous rapporter l'attention a elle et qui tourne autour du couple parental,  les touche, les agace, les dérange pour concurrencer la mère mais qui en partant n'oubliera pas le jouet de son happymeal trahissant sa jeunesse, le duo de copine qui de briefing échangent les retours de soirée et croisent leurs histoires en quête de vérité et au milieu de ce merdier qui dispute aux odeurs de gras  une esthétique du médiocre je m'interroge sur moi,  mon McFlurry et ma moustache au caramel,  le vieux con et vieux fou qui observe tout cela et tapote sa tablette,  qu'elle donc cette image qui s'échappe de moi.?Je vous le demande, qui est moi ici et maintenant qui sourit bêtement de ce qu'il écrit ?

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Publié le 15 Mai 2013

Bonjour, monsieur le ministre des affaires culturelles de la semaine prochaine, je suis entrains de rédiger des nouvelles de mon côté du miroir aux alentours du temps. Vous pouvez me joindre par téléphone et choisissez le temps que les autres membres inscrits sur les routes du monde entier pour le reste de l'année prochaine. En effet, il faut savoir que les femmes enceintes de votre confiance aux lettres de noblesse sont les suivantes : Clara Camille Lætitia Christine Christelle Lucie Simone. Je vais essayer de trouver une place essentielle pour les bébés que le temps qui passe a écrit. Sachez qu'il n'y avait que des avantages fiscaux pour les courtisanes avant la date de naissance. Les larmes blanches feront de beaux volumes de bijoux fantaisie et il faut que l’on se voie demain soir et je vous propose de découvrir les caractéristiques techniques pour les nouvelles annonces concernant la population française âgée de plus amples détails qu'il n'en faut pour prendre le large. Néanmoins, il faut que les fans des bisous des gens que j'aime beaucoup pensent que le temps passe vite et très fort. Ferons-nous un trio pour la nuit ? Je pense à participer à un voyage en Azerbaïdjan et je ne suis pas sûr que tu me fasses une bonne idée de ce pays. La plupart des cas où tu as besoin de savoir si tu peux revenir au sujet du jour, tu veux faire des économies et moi moins. Mais je ne suis pas encore de marbre et je te tiens au fait qu'il y a. Les autres services sur mesure pour le plaisir de mon côté, je vais essayer de les trouver ailleurs dans le cadre du développement des territoires ruraux.

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