Articles avec #chronique chaotidienne tag

Publié le 25 Octobre 2013

Que peut-on penser de "l'affaire de la petite Fiona" ?

 

Je ne pense rien, au mieux je ressens des choses.

 

Je suis toujours fasciné par ce que l'humain peut produire comme situation extrême, comme dérapage, comme horreur banale. L’infanticide tient un beau rôle dans le trio des comportements humains interloquant, glaçant, perturbant ; tuer la chaire de sa chaire, et pas tuer la chaire de sa chaire comme Médée mais la tuer par bêtise, faiblesse, déconsidération, par manque de culture et de dignité. C'est fascinant parce que ça ébranle l'image de la famille, le naturel de la famille. Et puis c'est horrible parce qu'on vient tous d'une famille, on a tous connu des pulsions œdipienne et on y a tous résisté. Mais parfois comme dans les récits mythologiques les humains succombent à ces pulsions mortifères et restent humains.

 

Sinon ce que j'en pense ? Rien, c'est horrible, c'est triste, c'est pathétique, c'est banal, c'est un fait divers, c'est affreux parce que c'est anodin pour les responsables.

 

On ne peut rien penser d'une telle affaire.

 

On ne peut rien penser d'un fait divers parce qu'on réagit, on ressent, on perçois, on se sent ou pas à la bonne place, à la mauvaise, on s'identifie, ça nous concerne tous. On est trop à coeur pour penser quelque chose de cette affaire là. On en reparle dans trois ou cinq quand un journaliste aura écrit un livre et que la justice aura décider d'une chose.

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Publié le 7 Octobre 2013

Nous ne sommes à l'abri de rien, d'une énième dictature, d'un nouveau génocide, des frasques dispendieuses d’une nouvelle religion ou de la parole lapidaire d’un auteur misanthrope. Le problème de cette société, je parle de celle devant laquelle on détourne la tête en feignant de ne rien voir, c’est qu'elle a cristallisé l'apothéose de l'horreur dans l'incarnation du III ème Reich et des horreurs qu'il a commise. Elle a fini par oublier que l'horreur était possible ailleurs, autrement, et encore. Elle veut croire que lutter contre le nazisme, c'est contenir l'horreur à un état végétatif, mais elle ne voit pas ou ne veut pas voir les horreurs commises ailleurs sous d'autres bannières, les autres génocides, les autres massacres, les autres exterminations de masse. En se focalisant sur ce sommet de l'horreur occidentale, elle pense pouvoir conjurer le reste.

 

Cette société ne semble pas réaliser qu'à refaire l'autruche aujourd'hui que soit par couardise ou par prétention de sa part, elle rend possible l’avènement d'un nouveau sommet de l'horreur.

 

Tant que les peuples seront décérébrés, affamés et sous cultivés - l'un allant souvent avec l'autre -, non éduqué, non autonome par la pensée, sans esprit critique ni libre arbitre, suffisamment égoïste et libéral pour laisser son voisin agoniser, consumériste et docile, les peuples seront prompt à répondre favorablement aux régimes extrêmes qui leur promettront un canapé, une télé, un travail en échange de quelques exactions sur quelques minorités. Le peuple est docile, habitué à vivre en troupeau et habitué à se laisser gouverner. Tant que le peuple tolère d’être gouverné par des incompétents, menteurs et opportunistes ou par des incompétents, lâches, réactionnaires et menteurs, rien ne nous protège d'être gouvernés un jour par un incompétent extrémiste, populiste et menteur.

 

Et après ?

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Publié le 4 Août 2013

La télévision - les publicitaires et par extension les publicités - la désinformation ; la mal information ; la non information - la complaisance ; la complaisance dans l'inculture - la docilité volontaire ; la soumission volontaire à un concept, une mode, un ordre, une entité dont le soumis volontaire reconnaît la vacuité, l'erreur et l'inutilité - la communication comme un outil de contrôle des masses - l'étroitesse d'esprit - la faiblesse d'une rhétorique - une prétention qui ne s'assume pas ; une personne qui prétend une chose mais qui n'a pas envie de la défendre - une personne sans avis - les mouches - faire l'amour - avoir un fou rire - avoir une discussion passionnée - mener un débat polémique et / ou palpitant - faire un beau mot - trouver un bel argument qui entre dans une rhétorique qui fait mouche - regarder et vibrer pour une épreuve sportive ; la micro dramaturgie qu'offre le sport - partager la découverte d'un bon film - une fellation menée avec brio - un train qui arrive en gare - sortir d'un aéroport - ouvrir la fenêtre de l'hôtel / la pension / l'auberge / la maison des gens qui nous reçoivent et entendre la ville dehors - réussir à voler une belle photo - un concert - avoir un ou une idole - une tentative de manipulation trop visible pour me berner - manquer d'espoir - perde de l'espoir - les masses médias qui me conduisent à me détacher de la société - Zaz

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Publié le 12 Juillet 2013

Océan, mer Méditerranée, lumière orange des cigarettes dans l'obscurité. Femme, homme, corps indistinctement réunis dans l'obscurité là même où la journée séjournaient les familles en vacances, amicales et cavalières et maintenant c'est un lieu interlope où des ombres se disputent aux fantasmes et aux suppositions. Le flash faible d'un briquet pour rallumer le joint atteste d'une présence ou de deux logées dans le sable et le ressac marin pour tamiser les sons et les bruits sauf au loin ceux qui marchent et donc s'approchent dérogeant à la règle tacite du silence qui camoufle les présences feutrées et les pieds dans le sable quand la plage et la mer et le ciel entre eux est à nous les adultes, les chiens, les loups et les écrivains

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Publié le 10 Juillet 2013

Il pleut, l’orage gronde, il ne me reste plus de temps pour fermer les fenêtres, pour rentrer le chien, pour ranger le linge, pour purifier mon âme, le déluge est ainsi comme la mousson, tous les soirs il me submerge et me nettoie et me jette au visage qu’il pleut sur mon canapé en simili cuire ; c’est ça tous les jours, à des heures qui ne se reconnaissent pas, un enfer, une inondation, une petite vague fraîche dans la chaleur étouffante de l’été et mon transats rouge sang pleur des larmes sans sels directement dictées par les fureurs du ciels qui grogne, qui cogne. C’est un jeu de dupes, les larmes sont dévorées par la nature défraîchie, assoiffée par ma pingrerie aqueuse,  un jeu de dupes qui jongle avec les éclaires et la notion relative de l’électricité dans l’air qui bientôt ne sera plus dans mes tuyaux, le tord-boyaux internet étant soumis aux affres du climat, la fameuse incertitude de cette dépense électrique, électronique ; mais il n’y a rien de capital, juste l’urgence de l’orage, le souffle de Zeus ou d’un dieu ou d’un autre qui pisse sur ma porte ouverte, qui pisse par les fenêtres que je m’évertue à garder ouverte même si la terrasse sonne d’un bruit d’urinoir, une pissotière passagère mais assaillie par la foule des pisseuses et des pisseurs estivales venus ici soulager la frustration du beau temps qu’ils n’ont pas chez eux, ou un truc comme ça, je m’en fouts dans dix minutes c’est fini et vous vous aurez votre serviette mouillée

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Publié le 2 Juillet 2013

Expérience brute, mille quatre cent soixante-huit jours de rupture

 

Exercice de rixe - comme un petit matin au bas d'un bar - diction en trois points :

  • la bonne
  • la pute
  • la pudeur

 

Et la prudence qui est de mise, exercice rues ; la reine-mère sur le bitume et les trois autres sur le trottoir.

 

Élan romantique de supermarchés ou de supérette - surface à la superficie réduite -, regarder les gens passer et les gens sont des enfants majoritaires venus tuer leur velléité d'ambition dans un centre commercial de petite surface dans une petite ville. Les filles sont des vilains petits canards accoutrés comme des prostituées de mauvaise élégance et les garçons en bande de glands qui aspirent à rien et le portent sur eux. Et les adultes sont des pauvres désoeuvrés qui remplissent des caddies de produits de consommation soldés, solide solidarité dans le sordide quand il s'agit de singer les illustres modèles de la nation.

 

Une œuvre éructée comme un rot qui dérange. Exercice soldé, solde out, solution évaporée de parfum et de sueur et d'un tremblement de parfum de lessive en spray comme on en voit dans la télévision. Mardi après midi, l'empereur, la reine et le petit prince font de leur temps libre une expédition meurtrière en temps perdu ; bretelles à obus, jambes de jaguars sur talon haut pour - sur compenser - l'amour-propre trahi, trahison de la source qui désormais ne coule plus, trop déformée qu'elle est par le professionnalisme haletant dans vigiles de la bonne marche des choses, n'oubliez pas votre petite pièce.

 

Heureusement qu'il restera toujours Mozart pour assassiner.

 

Expérience de rupture, de jeûne, de râles rauques et de souffle courts, juillet comme juin et comme les luttes illettrées, le zèle corrompu et la frondaison vacillante qui joue avec le soleil couchant. Ivre à jamais des jeux d'enfant, du danger et des anges quand ils ne forment qu'un tout ; émail et dorure, les Emmanuelle nues pour un valse, un pas de deux, un entrechat avant d'entrer dans la chambre où elle m'attends enfin.

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Publié le 22 Juin 2013

La complainte des crustacés. Hommes et femmes qui se vont à la plage. Les plaisirs estivaux mettent a mal ce que les corps comptent de pudeur. L'impossible envie des femmes de se présenter en sous-vêtements s'oublie pour se montrer en bikini. L'impassible hantise des hommes d'étaler leurs complexés s'éclipse. On met nu les enfants sur la plage. On se change à ciel ouvert. On retire sa robe sans se soucier de qui verra en dessous. On suppose virile de se cacher sous une serviette. On ignore avec le même aplomb l'érotisme des corps dévoilés et la vulgarité du disgracieux exposé. La convention est de se côtoyer, mais de ne pas s’observer. On ferme les yeux sur le grotesque et le bizarre. Il n'y a pas un seul comportement qui ne soit pas porteur d'une difformité de l'ego ou d'un dysfonctionnement du rapport au monde. Le sable enrayant ensemble des mécaniques de fuite habituellement développées par la population. On se réunit en masse sur la plage. On semble oublier que l'on se réunit sur une frontière comme des réfugiés en temps de guerre. Pour quelles raisons sommes-nous une population déplacée ? La plage est-elle une zone de non-droit où devraient intervenir les associations humanitaires pour y rétablir un semblant d'ordre conscient ? C'est donc cela l'esprit des vacances ? Se rendre sur le bord du pays parce que l'espace où l'on pose sa serviette est gratuit ? C'est cela les vacances ? S'accorder d'être soi sans pudeur ni complexes apparents tant que cela reste dans la zone littorale ? Ne pas donner l'impression de dévisager hommes, femmes, enfants mais n'avoir nulle part où échapper le regard ? C'est un mélange refoulé de gratuité, d'exhibition, de voyeurisme, de laisser aller, de tolérance morale et d'inactivité. Et cela suffit aux gens

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Publié le 19 Juin 2013

Dans la salle obscure réunir des personnes d'origines différentes et les regarder attendre alors qu'elles ne savent pas ce qu'elles attendent mais l'attendent sagement sans sagesse mais avec la dose d'impatience nécessaire à créer de la tension. Regarder comment chacun marque son territoire comme il colon potentiel qui est convaincu du bien fondé de son geste colonial sur le tissu usé et rouge des sièges dont il suppose que ce sont les sien. Regarder les solitudes, la solitudes des hommes seuls le nez dans le sacré de leur technologie communiquante, regarder la solitude des femmes qui laissent parfois transparaître un peu de honte et pire que tout la solitude des couples qui se retrouvent assis côte à côte mais qui sont devenus incapables de communiquer ignorant l'un l'autre l'épaule et la présence de l'autre alors ils se plongent dans la publicité diffusée comme si ils pouvaient s'y dissoudre et si perdre aussi sûrement qu'ils trompent leur couple dans la surconsommation quotidienne, celle où ils perdront leur enfant et leur rêve mais ce soir ils sauvent un peu de ce qui fait leur conscience avec un gros film rassurant de marketing. Bonne nuit à vous, la nuit va vous dévorer, le noir vous oublera et l'on sera libre de la convenance de vos silences. Merci

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Publié le 15 Juin 2013

L’art de la réponse orale et en public quand on se retrouve sur la corde raide dans un lieu, de parc en parc partir en pèlerinage et porter la parole haute comme son bâton de maréchal que l’on brandi contre des bandits imaginaire, comme le pigeon et son message, petit voyageur sodomite qui survole les prostituées dans les bars du port parce que c’est là que sont les messages, petits textes roulés dans les bouteilles devant les marins amères comme mes 543 abonnés qui écoutent et devraient à n’en pas douter éructer à chaque mot que j’écris.

 

Je le dis, rien, je ne dis rien, rien de plus ; amis pigeons et oiseaux de toutes plumes dont je ne dirais pas les noms de peur que cela ne passe pour de l’insulte. Détrompez-vous, je vous aime mais ce n’est pas cela qui me fait bien écrire ; il n’y a que lorsque je ne vous aime pas et que je voudrais vous aimer mieux ou que je voudrais vous détester fort que je me trouve inspirer. Sinon quand je vous fuis, quand je vous fait semblant, c’est un autre jeu parce que là j’ai une nouvelle à finir et la nuit n’est pas extensible et demain midi il sera trop tard.

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Publié le 11 Juin 2013

On est un homonyme qui perfore me veine jugulaire, on est une arme de point avec laquelle on va frapper à ma tempe d’abord puis tirer de son canon fumant me laissant comme mort mais pas mort juste avec une balle, on est un sandwich à la dinde avec supplément de mayonnaise et un rab de salade iceberg pour le croquant parce que on aime céder sous la dent dans un petit bruit délicieux, on est un esthète un peu snob qui porte une écharpe et qui ne pète jamais parce que on a de la tenu et de la retenu, on est mon père même sous son casque je le sais parce que on est moi nous sommes de la même famille, on me ressemble au sens où il ressemble à moi, on porte un maillot une pièce qui moule ses fesses et ses seins quand on nage dans le grand bassin la brasse, on est une ivresse parce que on aime monter à la tête, on est alpiniste et visagiste de son état comme on en trouve à Malte et un peu aussi à Djibouti, on est une onde sonore, un bruit dans nuit, un cliquetis dans les mains, on est un robot, on est un automate mais on n’a pas son permis, on est une injustice dans la rue des écoles

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