Articles avec #chronique chaotidienne tag

Publié le 17 Mars 2014

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Publié dans #Chronique chaotidienne, #Pictogranimation

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Publié le 13 Décembre 2013

Trente-six chandelles lui tournaient autour du crâne quand elle réalisa que ses amis n’étaient que des faiseurs d’objets de désir qui ne voyaient en elle qu’un objet sexuel. Alors, elle passer mentalement un coup de ballait autour d’elle. Elle faisait danser le manche symbolique de ce ballait pour faire place nette. Seule dans l’espace, nettoyée des amis qui ne voyaient en elle qu’un vagin à combler elle se sentait enfin libre et la liberté, paradoxe des jeunes filles, lui donnait envie d’être aimée, bibliquement aimée et prise. Maintenant, elle était nue, elle trouvait sa drôle, son chez elle était une minuscule chambre d’étudiante mais elle aimait remplir l’espace de son corps nu. Comme si la nudité nécessité de l’espace pour se développer, se répandre, grandir et éclater au jour grand comme une fleur a besoin de temps pour se dévoiler dans son entière mesure. Ce soir-là elle fumait cigarette sur cigarette, flambant sa jeunesse, sa bourse et sa solitude dans ces petits tubes de papier roulé pleins de tabacs et de poison. Elle le savait et cela l’excitait terriblement à chaque fois qu’elle en allumait une ?

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Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 6 Décembre 2013

La folie, quelle folie, quelle folie de s'y coller à la folie, de lui courir autour comme l'on court autour du puits ; la folie, la mienne, une autre, mille autres folies, qu'elles sont-elles ces folies furieuses qui fulminent dans nos yeux - elles flirtent toujours avec la raison, le raisonnable ; pas de folie dans transgression de l'ordre raisonné des choses, pas de folie sans la raison qui cède, je veux dire cliniquement cette fois, psychiatriquement, psychanalytiquement, la folie d'être fou où celle d'être soi, ou la même, c'est partout la même chose, le même écho de ce qui est fou pour des gens disparates, bien trop de gens sont fous d'une même manière alors la folie n'est pas la différence, la folie connaît ses normes, sa normes, sa normalité, folie classique, classifiée, délimitée par l'ordre et la raison ; la folie des grandeurs, ivres de mots la folie gouleyante, celle qui échappe à la norme, la folie intime, intérieure, la folie des belvédères, la folie d'une époque, le spleen et la mélancolie et puis même l'hystérie, la folie change-forme, la folie change-mots, pas farouche, audacieuse et osée et puis la déraison, l'abandon de soi à l'indicible, à ce qui n'a pas de nom ni de mot, à ce qui nous dévore de l'intérieur par devoir, la folie sans y croire, la folie d'y croire, d'y croire encore ou de s'en remettre à l'indicible sens de la croyance ; mille et une folie et la nuit qui divague, et simplement être libre, la folie dans un prisme qui diffracte la raison.

 

 

Une logique, juste une logique.

Et puis tout le reste

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Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 30 Novembre 2013

Et tu le dis, et tu te moques, et tu la trouves facile la recette dégustative que tu déclame par voix expresse téléphonique ; le fil à l’oreille plus qu’à la patte, le ficelage du rôti plutôt que les menottes et toi tu t’amuses, et toi tu danses, la danse ivre sur le fil du rasoir. C’est cela oui, c’est facile surtout, je le sais, tu fais semblant de l’ignorer, c’est lancinant cette façon-là de fourrer la tête dans le trou sablonneux. C’est cela ce que j’appelle pour moi l’assassinat silencieux des libertés au pouvoir - on ne rompt pas le pain et on retourne celui du bourreau -. C’est donc cela ta lance que tu armes à ton flanc, le porte-étendard que tu brandis par-dessus ta tête ; c’est la force étendue cul par-dessus tête qui anime la foule, la doxa frémie de son pouvoir à ne pas savoir le goût des vérités. Je n’ai même pas à compatir parce que je comprends, je prends l’amer la grand-voile gonflée, le sens large du détroit dans le nez et j’emporte l’encre à la barbe des mouettes rieuses. Je suis un gros con dans son élan figé qui les mains liées par la sobriété, impossible de faire bouger la marionnette. Riez la foule. Criez la foule. Emportez-moi la foule. Écroulez-moi la foule. De la foule à la folle, il n’y a qu’une lettre qui s’affole, l’ombre danse, la main aussi. Et toi tu trouves cela facile. Et pour moi ça l’est encore plus. Les mots sont des détrompeurs. Les morts sont dans l’erreur. Pour le reste mettons donc un pont final à cet texte comme on pourrait jeter un ancre.

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Publié le 25 Octobre 2013

Que peut-on penser de "l'affaire de la petite Fiona" ?

 

Je ne pense rien, au mieux je ressens des choses.

 

Je suis toujours fasciné par ce que l'humain peut produire comme situation extrême, comme dérapage, comme horreur banale. L’infanticide tient un beau rôle dans le trio des comportements humains interloquant, glaçant, perturbant ; tuer la chaire de sa chaire, et pas tuer la chaire de sa chaire comme Médée mais la tuer par bêtise, faiblesse, déconsidération, par manque de culture et de dignité. C'est fascinant parce que ça ébranle l'image de la famille, le naturel de la famille. Et puis c'est horrible parce qu'on vient tous d'une famille, on a tous connu des pulsions œdipienne et on y a tous résisté. Mais parfois comme dans les récits mythologiques les humains succombent à ces pulsions mortifères et restent humains.

 

Sinon ce que j'en pense ? Rien, c'est horrible, c'est triste, c'est pathétique, c'est banal, c'est un fait divers, c'est affreux parce que c'est anodin pour les responsables.

 

On ne peut rien penser d'une telle affaire.

 

On ne peut rien penser d'un fait divers parce qu'on réagit, on ressent, on perçois, on se sent ou pas à la bonne place, à la mauvaise, on s'identifie, ça nous concerne tous. On est trop à coeur pour penser quelque chose de cette affaire là. On en reparle dans trois ou cinq quand un journaliste aura écrit un livre et que la justice aura décider d'une chose.

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Publié le 7 Octobre 2013

Nous ne sommes à l'abri de rien, d'une énième dictature, d'un nouveau génocide, des frasques dispendieuses d’une nouvelle religion ou de la parole lapidaire d’un auteur misanthrope. Le problème de cette société, je parle de celle devant laquelle on détourne la tête en feignant de ne rien voir, c’est qu'elle a cristallisé l'apothéose de l'horreur dans l'incarnation du III ème Reich et des horreurs qu'il a commise. Elle a fini par oublier que l'horreur était possible ailleurs, autrement, et encore. Elle veut croire que lutter contre le nazisme, c'est contenir l'horreur à un état végétatif, mais elle ne voit pas ou ne veut pas voir les horreurs commises ailleurs sous d'autres bannières, les autres génocides, les autres massacres, les autres exterminations de masse. En se focalisant sur ce sommet de l'horreur occidentale, elle pense pouvoir conjurer le reste.

 

Cette société ne semble pas réaliser qu'à refaire l'autruche aujourd'hui que soit par couardise ou par prétention de sa part, elle rend possible l’avènement d'un nouveau sommet de l'horreur.

 

Tant que les peuples seront décérébrés, affamés et sous cultivés - l'un allant souvent avec l'autre -, non éduqué, non autonome par la pensée, sans esprit critique ni libre arbitre, suffisamment égoïste et libéral pour laisser son voisin agoniser, consumériste et docile, les peuples seront prompt à répondre favorablement aux régimes extrêmes qui leur promettront un canapé, une télé, un travail en échange de quelques exactions sur quelques minorités. Le peuple est docile, habitué à vivre en troupeau et habitué à se laisser gouverner. Tant que le peuple tolère d’être gouverné par des incompétents, menteurs et opportunistes ou par des incompétents, lâches, réactionnaires et menteurs, rien ne nous protège d'être gouvernés un jour par un incompétent extrémiste, populiste et menteur.

 

Et après ?

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Publié le 4 Août 2013

La télévision - les publicitaires et par extension les publicités - la désinformation ; la mal information ; la non information - la complaisance ; la complaisance dans l'inculture - la docilité volontaire ; la soumission volontaire à un concept, une mode, un ordre, une entité dont le soumis volontaire reconnaît la vacuité, l'erreur et l'inutilité - la communication comme un outil de contrôle des masses - l'étroitesse d'esprit - la faiblesse d'une rhétorique - une prétention qui ne s'assume pas ; une personne qui prétend une chose mais qui n'a pas envie de la défendre - une personne sans avis - les mouches - faire l'amour - avoir un fou rire - avoir une discussion passionnée - mener un débat polémique et / ou palpitant - faire un beau mot - trouver un bel argument qui entre dans une rhétorique qui fait mouche - regarder et vibrer pour une épreuve sportive ; la micro dramaturgie qu'offre le sport - partager la découverte d'un bon film - une fellation menée avec brio - un train qui arrive en gare - sortir d'un aéroport - ouvrir la fenêtre de l'hôtel / la pension / l'auberge / la maison des gens qui nous reçoivent et entendre la ville dehors - réussir à voler une belle photo - un concert - avoir un ou une idole - une tentative de manipulation trop visible pour me berner - manquer d'espoir - perde de l'espoir - les masses médias qui me conduisent à me détacher de la société - Zaz

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Publié le 12 Juillet 2013

Océan, mer Méditerranée, lumière orange des cigarettes dans l'obscurité. Femme, homme, corps indistinctement réunis dans l'obscurité là même où la journée séjournaient les familles en vacances, amicales et cavalières et maintenant c'est un lieu interlope où des ombres se disputent aux fantasmes et aux suppositions. Le flash faible d'un briquet pour rallumer le joint atteste d'une présence ou de deux logées dans le sable et le ressac marin pour tamiser les sons et les bruits sauf au loin ceux qui marchent et donc s'approchent dérogeant à la règle tacite du silence qui camoufle les présences feutrées et les pieds dans le sable quand la plage et la mer et le ciel entre eux est à nous les adultes, les chiens, les loups et les écrivains

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Publié le 10 Juillet 2013

Il pleut, l’orage gronde, il ne me reste plus de temps pour fermer les fenêtres, pour rentrer le chien, pour ranger le linge, pour purifier mon âme, le déluge est ainsi comme la mousson, tous les soirs il me submerge et me nettoie et me jette au visage qu’il pleut sur mon canapé en simili cuire ; c’est ça tous les jours, à des heures qui ne se reconnaissent pas, un enfer, une inondation, une petite vague fraîche dans la chaleur étouffante de l’été et mon transats rouge sang pleur des larmes sans sels directement dictées par les fureurs du ciels qui grogne, qui cogne. C’est un jeu de dupes, les larmes sont dévorées par la nature défraîchie, assoiffée par ma pingrerie aqueuse,  un jeu de dupes qui jongle avec les éclaires et la notion relative de l’électricité dans l’air qui bientôt ne sera plus dans mes tuyaux, le tord-boyaux internet étant soumis aux affres du climat, la fameuse incertitude de cette dépense électrique, électronique ; mais il n’y a rien de capital, juste l’urgence de l’orage, le souffle de Zeus ou d’un dieu ou d’un autre qui pisse sur ma porte ouverte, qui pisse par les fenêtres que je m’évertue à garder ouverte même si la terrasse sonne d’un bruit d’urinoir, une pissotière passagère mais assaillie par la foule des pisseuses et des pisseurs estivales venus ici soulager la frustration du beau temps qu’ils n’ont pas chez eux, ou un truc comme ça, je m’en fouts dans dix minutes c’est fini et vous vous aurez votre serviette mouillée

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Publié le 2 Juillet 2013

Expérience brute, mille quatre cent soixante-huit jours de rupture

 

Exercice de rixe - comme un petit matin au bas d'un bar - diction en trois points :

  • la bonne
  • la pute
  • la pudeur

 

Et la prudence qui est de mise, exercice rues ; la reine-mère sur le bitume et les trois autres sur le trottoir.

 

Élan romantique de supermarchés ou de supérette - surface à la superficie réduite -, regarder les gens passer et les gens sont des enfants majoritaires venus tuer leur velléité d'ambition dans un centre commercial de petite surface dans une petite ville. Les filles sont des vilains petits canards accoutrés comme des prostituées de mauvaise élégance et les garçons en bande de glands qui aspirent à rien et le portent sur eux. Et les adultes sont des pauvres désoeuvrés qui remplissent des caddies de produits de consommation soldés, solide solidarité dans le sordide quand il s'agit de singer les illustres modèles de la nation.

 

Une œuvre éructée comme un rot qui dérange. Exercice soldé, solde out, solution évaporée de parfum et de sueur et d'un tremblement de parfum de lessive en spray comme on en voit dans la télévision. Mardi après midi, l'empereur, la reine et le petit prince font de leur temps libre une expédition meurtrière en temps perdu ; bretelles à obus, jambes de jaguars sur talon haut pour - sur compenser - l'amour-propre trahi, trahison de la source qui désormais ne coule plus, trop déformée qu'elle est par le professionnalisme haletant dans vigiles de la bonne marche des choses, n'oubliez pas votre petite pièce.

 

Heureusement qu'il restera toujours Mozart pour assassiner.

 

Expérience de rupture, de jeûne, de râles rauques et de souffle courts, juillet comme juin et comme les luttes illettrées, le zèle corrompu et la frondaison vacillante qui joue avec le soleil couchant. Ivre à jamais des jeux d'enfant, du danger et des anges quand ils ne forment qu'un tout ; émail et dorure, les Emmanuelle nues pour un valse, un pas de deux, un entrechat avant d'entrer dans la chambre où elle m'attends enfin.

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