Articles avec #chronique chaotidienne tag

Publié le 2 Avril 2017

Dans combien d’avatars tu vas disparaître ? Oui c’est vrai ça, il y a combien d’itérations de toi qui errent  sur la toile et qui te servent de points de fuites pour difracter ta personnalité ? Je ne sais pas combien vous-êtes dans votre fausse danse, des dizaines de toi ? Des centaines de toi ? Ou seulement trois ou quatre toi ? Mais même si vous n’êtes que trois ou bien  quatre alors c’est déjà beaucoup trop.

Vous n’êtes pas des clones qui sont capables de démultiplier ton pouvoir ou ton  talent. Vous n’êtes que des ombres hantées qui allument des feux et creusent des fossés comme les barricades de la communes. Ils se lancent comme des mercenaires et se battent pour conquérir une clairière où tu viens à leur suite pour déposer ton camp.

Mais dès lors que tu installes ta présence incognito dans cette terre meuble et que tu plantes tes racines vagabondes dans ce sol neuf tu commences à le polluer. C’est un fait, tu prospères vite, tu grandi dans une forte jouissance et plus tu es haut et plus tu puisses dans le sol qu’une itération  à terrassé pour toi.

Et puis que tu as épuisé ce sol, tu te refuses à achever l’itération qui était venue en éclaireur, tu n’arrives pas à la tuer, tu essaies même de la sauver mais le temps fil, la terre est devenue pauvre et tu finis par repartir sur les terres investies par une énièmes itérations.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 29 Mars 2017

Il m’arrive parfois d’utiliser mon téléphone et la saisie vocale de Google pour noter mes idées et faire des brouillons facilement et rapidement. Ce n’est pas idéal pour écrire, en revanche je trouve que cette formule est une bonne façon de retranscrire à la volée le bouillonnement de mon esprit à un moment donné. Jusqu’à présent je suis plutôt bluffé par la qualité du service. Aujourd’hui j’étais dans les bouchons, j’avais les fenêtres ouvertes et la radio parlait fort lorsque j’ai voulu utiliser la technique pour ébaucher un article. Et je me suis rendu compte que dans ces circonstances l’application ne captait qu’un sens très relatif de ce que je voulais dire. J’avais beau faire des efforts, prendre soin de bien articuler, parler fort et même crier, rien n’y faisait.

Je voulais dire : Il y a cinq ans j’ai beaucoup hésité avant de donner mon vote. Je vous laisse avec les nombreuses approximations interprétées par la saisie vocale parce que j’ai trouvé ça très amusant.

Il y a 5 ans j'ai beaucoup les idées agréablement votre il y a 5 ans j'ai beaucoup hésité avant d'arriver mon votre il y a beaucoup hésité avant il y a 5 ans et j'habite hésité avant de donner mon Mathias en congé beaucoup hésité avant de donner mon pote il y a 5 ans il y a 5 ans j'ai beaucoup c'est super abandonné mon votre il y a 5 ans épuisé il y a 50 ans et beaucoup plaisir avant de donner mon vol il y a Kiabi il y a 5 ans j'ai beaucoup hésité à donnez-nous votre il y a 5 ans j'ai beaucoup aimé ikea donnez-nous votre il y a 5 ans j'ai beaucoup hésité donner mon boss

La saisie vocale de mon téléphone Android

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #écrire, #Chronique chaotidienne, #Dialogue de sourd

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Publié le 26 Mars 2017

Réveillé trop tôt pour aller chiner.

Marcher parmi les pauvres, les étrangers et le peuple étrange de ceux qui ne savent pas ce qu’ils cherchent mais qui savent ce qu’ils veulent trouver.

Je n’ai pas laissé ma part aux chiens, j’ai croqué dans le gâteau de l’aléatoire et j’ai chopé ma perle, perle de culture, underground ça va de soi.

Je suis rentré sous le regard d’eunuque de l’horloge ravagée. Il fait encore beau, déjà chaud. Je me suis déshabillé, je sentais la vie du dehors et je me suis rendormi. Encore et enfin.

Au réveil nouveau il était déjà midi passé d’aujourd’hui, pas d’hier, ce n’est pas grave. Et nous avons mangé, dedans, ici, dans la cuisine, manger de la cuisine cuisinée dans la casserole et servie dans des assiettes.

En fixant la montagne dressée sur l’horizon j’ai refais la vaisselle et nous avons mangé pour le dessert les pains au chocolat achetés pour le petit déjeuné que nous avons sauté.

J’ai pris le temps de trier mes trouvailles, exposer mes trophées sur les réseaux et escompter des notifications comme autant de valeurs ajoutées pour certifier mes choix et mes affaires bien faites.

Le soleil ne veut pas descendre, j’ai fais du pain perdu parce que nous avions faim et que nous sommes gourmands. Je ne sais jamais comment s’écrit pain, avec un n ou un m, parce que lorsque je pense pain je pense à la faim qui porte son m à la queue.

Et le soleil qui reste haut, et moi qui suis ici, plus tard à la douche.

Un article qui se chronique comme son auteur.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 23 Mars 2017

La page (ne répond plus)

L’ordinateur semble à l’agonie. Un outil souffreteux qui peine à chaque tâche. Est-il comme un fidèle compagnon le reflet de mon âme / esprit / cervelle / crâne / tête ? Tout y est lent ; l’affichage est fantomatique et résiste au dévoilement, la frappe est épaisse et elle sonne comme une enclume décalée comme si je frappais dans la mélasse. Seul le bruit réside dans la norme / la normalité.

La page (est un diesel corrompu)

Les clics ne naissent plus. La souris connectée ne dispense plus les pages souhaitées. Elle disperse ses clics dans des hasards miraculeux et moi j’attends. Comme devant les portes closes d’une maison qui se refuse à vous, je frappe puis j’attends. Clame et serein mais éprouvant une frustration rampante. Le chrome ne brille pas. Il ne se passe rien dans le sablier oublié. La roue ne tourne même pas.

La page (sous Damoclès du bug)

Est-ce que je vais succomber à la colère ou le redémarrage ? Ai-je vraiment le choix ? Suis-je le maître d’un navire technologique échoué sur mon bureau où suis-je le passager involontaire qui subit les assauts d’icebergs non visibles mais qui trahissent leurs présences par la coque déchirée de mon embarcation ? J’ai un doute mais pas vraiment.

Page (souhaitez vous redémarrer)

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 12 Mars 2017

Un soir c’est dimanche et dimanche nous sommes le soir.

La semaine morte est déjà presque entière étalée derrière nous. Le charnier des semaines mortes est surchargé depuis bien avant ma naissance. Mais cela ne rend pas mes dimanches soirs moins amères. Des siècles que cela se perpétue et rien ne change.

Sauf peut-être les mots, les réseaux sociaux que l’on peut invoquer. Les blogs que l’on peut écrire et lire. La télévision qui hurle et les livres qui frémissent. Même la console gronde et vibre en espoir.

Rien ne change et tout s’offre aux changements.

Demain un jour nouveau pour une semaine nouvelle et je mettrai sur mon atelier mon ouvrage. Mon  éternel ouvrage que je dois finir. Je compte que ce soit pour moi la bonne semaine.

Mais d’ici là nous sommes le dimanche soir.

Avant minuit et même après, rien n’y fera.

Juste les mots qui s’alignent, les verres d’eau avec les cafés et tout le jaune inactinique déversé par les réverbères. Dans ma campagne la nuit est encore noire de sa lune. Mais à la ville la nuit est jaune. J’en avais fait mon fantasme mais pour le réaliser je dois éteindre toutes les lampes de l’intérieure. Et éteindre les écrans aussi.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 9 Mars 2017

C’est pour cela que nous aimons regarder le football, pas pour le score, ni la victoire ou la défaite mais pour avoir des histoires à raconter. Qu’importe la réalité du résultat car la véritable portée d’un match historique comme celui qui a eu lieu hier entre le PSG et le Barça c’est de transmettre à ceux qui ont vu le match une histoire. C’est une narration, un drame ou un miracle selon le côté mais dans les deux cas une page historique qui s’est écrite. Et comme toutes les grandes histoires elle ne peut vivre qu’en étant transmise, partager, propagée de siège à siège dans le stade, de canapé en canapé devant les télés, de bouche à oreille par la suite, emphase en rhétorique du pathos.

C’est pour cette raison-là que nous aimons le sport. Pour se sentir investi d’une légende à raconter et à chaque fois que l’on peut retranscrire ce moment de sport avec nos propres mots nous nous approprions une toute petite part de cette histoire. Nos narrations individuelles autour de cet événement sport construisent la légende de ce match de football autant que la légende de ce match construit nos narrations. Avoir assisté à ce match nous investit d’une parole et d’un élan à la partager qui font de nous des prophètes, ou, pour le dire autrement des messies avançant avec une voix porteuse de la légende.

Et c’est exactement pour ce cela, pour ressentir ce souffle, que j’aime regarder le sport.

Du genre historique

Du genre historique

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Sport, #Chronique chaotidienne

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Publié le 8 Février 2017

J’ai tant aimé lancer mes mots à la ligne folle de l’inconnu, des inconnues au féminin pluriel. C’est là tout le sens de mon écriture, de ma naissance aux mots, de ma renaissance à l’âme et à la vie, et à une vie. Oui, toutes mes vies, et tout le sens à leur accorder, sont nées de cette volonté de lancer le fil désuet des lignes de mots aux femmes qui échappaient à ma vie, à ma compréhension et à la complétude de mon être.

C’était donc là, dans les nuits blanches des correspondances que je me suis forgé une plume, comme les grosses et grasses plumes que l’on épile avec vigueur du croupion des autruches. J’ai aimé ça ; c’était en toute logique sans mesure et sans raison et dans ce feu torrent je suis venue mille fois à la vie qui devenait la mienne.

Aujourd’hui le monde a eu raison de ces nuits d’ivresses à s’envoyer des e-mails. On supposait pourtant déjà à cette époque que l’e-mail allait tuer la lettre, qu’importe la forme j’avais l’ivresse et nous avions nos mots qui s’étalaient en pages qui s’échangeaient sans fards. Mais la forme courte a eu raison de mes correspondances.

Non je ne suis pas honnête. C’est moi qui ai eu raison de mes correspondances, je me suis détourné d’elles parce que je n’étais plus à la hauteur des muses et des personnes avec qui j’échafaudais ces va-et-vient lettrés ; l’image que me renvoyait des jeunes femmes n’était plus celle que je pouvais assumer. Je me suis laissé couler dans le silence, infiniment nostalgique et mille fois bouillant de souvenirs et de regrets mais je n’étais plus celui que j’étais, je n’étais plus celui que je voulais être, je n’étais plus celui que je devais être, je n’étais plus celui qu’il aurait fallu être pour être honnêtement à la hauteur des espérances que je chérissais dans ces mots échangés. La forme courte n’a eu qu’à parachever mon désastre et à me couper les doigts.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #créer, #Réflexion, #Chronique chaotidienne

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Publié le 4 Février 2017

Une mère anorak saumon remonte la rue et sa petite à la main anorak rose tribal.

Les talons claque dans la rue vide, le feu est rouge et un jour la petite fille se demandera pourquoi elle aime faire claquer ses chaussures sur le trottoir.

Ta grand-mère et ta mère qui te photographient devant la palissade. Derrière toi la barrière et au delà le monument, elles ne voient que toi.

Elle vérifie son rouge à lèvre dans le rétroviseur, le feu est rouge lui aussi.

Personne ne tourne au coin de la rue et de la fontaine mais les voitures klaxonnent.

Son petit chien assaisonné de son vêtement de saison et sa maîtresse qui cache son âge sous sa veste bronze.

Et un jeune dans une golf si vieille que ses plaques sont noires écoute la musique fort depuis son téléphone qui crépite un son ridicule.

Et le facteur pédale.

Un homme d'âge à ressembler à mon médecin traverse la rue me regardant avec une acuité particulière, ses yeux bleus sous ses cheveux blanc et une baguette sous le bras.

Leurs enfants en liberté bravent la rue, elle sur son vélo sans pédales et lui qui poursuit le biberon que maman brasse entre ses mains. Enfin de l'autre côté ils boivent, regardent le ciel et les traces d'avions.

Papa trop jeune, maman trop vieille, lui et sa mère et ses enfants ses petits enfants.

Tresse mal fichue et tshirt à tête de panda à côté ta copine sac de supermarché trop plein,vous marchez sans trouver a sourire entre vos mots échangés.

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Publié le 22 Janvier 2017

Sortir du lit et quitter le cocon ouaté où sous la tendre et chaude couette où l’air palpite de bouffées licencieuses. Lorsque je regarde par la fenêtre, la tête à la renverse, je guète les intentions du ciel gris convaincu qu’il va lâcher sur nous une floppée de flocon. Quitter la maison, dehors l’air est trop chaud pour de la neige alors il pleut. Dans la voiture les essuies glaces hachurent le temps de ma pensée ; fallait-il où non prendre la route et la décision de voter ? Par-dessus le couvercle nuageux je suis sûr que le soleil ce couche mais en dessous c’est déjà la nuit d’un dimanche d’élection pluvieuse. J’ai hésité jusqu’à la dernière minute, y aller, ne pas y aller, voter ou s’abstenir. Ce n’est pas tant la conviction idéologique pour tel ou tel candidat qui m’a décidé, mais c’est une forme de réflexe de survie démocratique, j’ai la sensation que si je laisse filer cette élection présidentielle sans parvenir à m’impliquer c’est toute mon implication pour la société que je laisserai partir et je risquerai de devenir une de ces personnes qui ne s’implique pas, et qui s’enfonce dans l’indifférence ou le radicalisme en ayant laissé s’éloigner la réalité.

J’ai roulé avec un œil sur l’horloge pour arriver à l’heure, dans la nuit, sous la pluie, jusqu’à un village reculer dans ma campagne, même pas mon village, même pas ma campagne, et dix neuf heure qui approchaient à l’horologe. Mais je suis arrivé à tant pour voter, la maire avait ouvert une très grande salle blanche, de longues tables où deux urnes presque vides trônent discrètement. A combien de votes déjà exprimés est venu se rajouter le mien, je ne le sais pas, j’ai été là à temps et je suis rentré dans ma maison froide pour allumer le feu et y brûler quelques bulletins de candidats qui ce soir ne sont pas au second tour de la primaire de gauche.

Pour combien de temps cela va durer, aucune idée, mais ce soir je crois que j’ai éprouvé le plaisir d’éprouver la sensation d’avoir fait parti d’un mouvement, pas un mouvement idéologique, plutôt à un mouvement démocratique. J’ai voté un peu comme on pari sur un lévrier sur un champ de courses avec le frisson qu’il puisse gagner, pas parce qu’il est le meilleur, pas pour ses idées (parce qu’on ne peut miser sur les idées d’un lévrier) mais bien qu’il puisse gagner parce que l’on a misé sur lui. C’est excitant, un peu grisant, et je crois que c’est pour le moment le très mince fil qui me raccroche au barnum électif.  

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 16 Janvier 2017

Il y a un ciel sous lequel demain le froid donnera dans le cristal. Sur le goudron des rues et les bétons des armes citadines, de la fumée posthume et la vapeur volute qui sorte des bouches goulues dans le matin triste, la tonnelle ne donnera plus de miel aux fleurs des abeilles, et le tonnelet de vin est vide, comme la saison d’hier et la vie demain qui échappe la fumée, le brouillard se fendille et la mousse des bières frappe les esprits encore sobres ; les hommes séduisants et l’odeur du malte qui rendent les femmes rousses. La voiture sous la neige du parking attend que Charon paie son parcmètre, quelques pièces d’or et des ossements fossiles à la place des yeux. Et elle pourra aller de borne en borne griffer les kilomètres qui déroulent sous les fesses des trônes. Elle ne savait pas, et elle ne le sait pas. Mais elle donnait du trône dans les toilettes du restaurant et ça sonnait bizarre, sans qu’elle ne devine qu’il trouvait cela séduisant, c’est sa naïveté qui donnait de la moelle, une greffe osseuse sur son corps de ligne, et le crayon gras au bord des yeux pour tracer d’une ligne la direction à prendre.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses, #Chronique chaotidienne, #Digression

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