Articles avec #chronique chaotidienne tag

Publié le 28 Septembre 2015

Ce matin, j’étais dans ma voiture et j’écoutais les informations du monde. Cela parlait de Syrie, de terrorisme et de l’intervention militaire russe en terre de Syrie. À cet instant, j’ai perçu en moi un sentiment qui montait, un sentiment assez indistinct mais que je sentais appartenir à ces sentiments qui relèvent de l’admiration. J’ai alors eu d’écrire pour exprimer mon admiration aux testicules de Vladimir Poutine. Non pas que je sois admiratif de sa politique et encore moins de ses ambitions personnelles. Mais j’admire ses couilles, ses testicules qui expriment une forme de mépris et de dénigrement du monde, l’achèvement d’un égotisme épique, dantesque et parfait héritier de l’ampleur soviétique de l’esprit russe.

Il possède cette façon décontenancente de penser sa propre action politique et militaire d’une manière qui semble parfaitement détachée. Non pas qu’il ne pense pas le monde dans sa complexité, je suis sûr qu’il sait la complexité des choses, mais il se détache de la mythologie occidentale, la puissance américaine, le dogme démocratique. Sur le grand échiquier de la géopolitique, il joue seul, et selon ses propres règles. De la même manière qu’il a marché sur l’Ukraine sans trouver de réelle opposition idéologique des grandes nations souveraines, il peut décider d’aller faire le ménage sur son paillasson syrien sans attendre l’approbation américaine, européenne, arabe. Il sait qu’il est un monde à lui tout seul et comme un Chuck Norris politique, seul, dans une posture de dignité qui vire au burlesque il agit.

Et c’est pour cela que j’éprouve de l’admiration : sa capacité d’action, d’agir comme bon lui semble. Finalement j’admire chez lui ce que je désir en moi, une capacité d’action déconnectée du tous champs sociaux et seulement liée à un intérêt, une ambition ou une conviction personnelle.

Monsieur Vladimir Poutine, si je ne partage pas votre politique, sachez que j’admire vos testicules slaves.

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Publié le 16 Juillet 2015

Elle garde ses distances ; il sait qu’elle garde une distance, il le vois, il le sent et il se prend cela dans la tête ; un coup de point dans l’estomac parce que cette distance percute ce je ne sais quoi qu’ils se sont dit, elle et lui, avant, ils se sont partagé cette conviction réciproque de réciprocité ; elle le lui a dit qu’il est sa zone de liberté, il est celui qui est le lieu où elle peut tout dire, le lieu où elle est nue, sans fard, sans faux semblant qu’il a le regard perçant et bienveillant. Et aujourd’hui en arrivant elle garde cette distance réglementaire, cette distance qui ne dire rien, que dès dit ce qu’ils s’étaient dit. Alors il souffre, il encaisse, il donne une bonne figure même si sous ses traits il se fige. Et puis il produit de la narration, il se raconte son histoire, une histoire, il extrapole et il comprend ; cette distance qu’elle lui inflige c’est la distance qu’elle estime nécessaire pour échapper à son regard transparent et ne pas se compromettre. Parce que pour survivre elle a été obligée de se compromettre, de se donner un compromis pour échapper à son existence et elle sait que lui le verra tout de suite et même si elle sait qu’il ne fera rien pour ébranler son choix de compromission elle ne veut pas tenter le diable de s’ébranler elle-même et c’est pour cela qu’elle s’impose une distance de sécurité et en pensant cela, lui, il se rassure, il ressent petit à petit la conviction de cette vérité ; il veut savoir qu’il a raison, alors il tord, contorsionne le réel pour en arriver à ce point et faire coller sa supposition avec la possibilité d’un île.

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Publié le 21 Mai 2015

Je me suis levé de ma demi-vie ; j’ai à moitié marché en faisant quelques pas devant moi et devant moi n’allait nulle part. Je me sentais comme un déchet radioactif dont personne ne voulait. J’ai regardé mes mains couvertes de vieilles plaies elles même couverte de croutes sèches que j’ai gratté machinalement comme un lézard qui se frotte aux écores rugueuses pour retirer sa mue. Mais je ne suis pas ovipare, et il n’y a pas d’arbre devant mes demi-pas. J’ai regardé au loin, devant moi la porte, ouverte, par-delà la porte un couloir avec moquette mitée et éclairage ras du plafond et au bout du couloir une fenêtre pour fermer l’espace. Au travers de la fenêtre je pouvais voir la rue, pas de parc ni de foret mais quelques plantes lépreuses, platanes invisibles devenus depuis trop longtemps de simples éléments du mobilier urbain. Je n’ai rien d’un animal en cage, sauf à considérer que mon corps est une cage mais je n’accepterai ceci que le jour où mon corps sera une cage de chair discontinue qui dessinera autour de mon ventre une grille ouverte refermée sur un être qui ne saura être moi ; je ne serai une cage que le jour où je serai comme une femme enceinte enserrant une vie potentielle dans mon ventre ouvragé. Aujourd’hui je ne suis qu’un homme.

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Publié le 18 Mai 2015

Ce matin. Je me suis réveillé dans le lit - logique -, trop tôt comme un lundi. A côté de moi elle ne dormait plus. Moi si, partiellement. Elle a connu une nuit agitée, elle a dormi comme un homme et moi, comme un chiot en boule dans ses couvertures. Ensuite j’ai pris un café, d’homme, serré, sans sucre, en silence, les pieds encore dans la nuit. Par la fenêtre montaient des bruits de rue mais je n’arrivais pas à savoir ce que ces sons qui parvenaient en paquets hiératiques me rappelaient. Debout devant l’évier, en nettoyant les tasses de leur café soluble je regardais par la fenêtre, de l’autre côté de la rue une grappe grandissante de lycéens attend son bus et ce bruit de fond familier et énigmatique maintenant me devient évident, il me rappelle les années collèges, les années lycées, interminable attente vers l’enfer. Plus tard j’ai repris la route, doucement, la culture dans les oreilles avec le premier des ministres, cet ami que l’on voudrait aimer mieux. Et j’ai fini par rentrer, épuisé je me suis rendormi là où j’étais sans calme ni attente, je suis rentré dans un sommeil profond à la surface du lit. Plus tard la journée aura été plus tard ; cela sera comme un autre jour dans le même jour, une journée dans la journée, une inception dans l’abime et un homme qui dort.

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Publié le 13 Mars 2015

Je n’ai pas envie d’écrire ce soir, je n’ai pas envie de bien écrire ce soir, je n’ai pas envie de réfléchir à ce que j’écris, je n’ai pas envie de concevoir une bonne idée d’écriture ce soir, je me suis penché quelques secondes sur cette idée, je me suis approché de cette idée mais je n’ai pas eu envie de m’y abandonner, je n’ai pas eu envie de m’y confronter, parce que je sais qu’écrire sur une bonne idée et même écrire autour d’une volonté de bien écrire ce n’est pas anodin, c’est un investissement sérieux et cela demande à son auteur, moi, de s’y consacrer sincèrement et avec fidélité et ce soir je n’ai pas envie d’être sincère, fidèle, sérieux et encore moins inspiré ; mais lorsque l’on s’impose il y a plus de cinq années d’écrire au moins une fois par jour sur ce blog, on se trouve souvent confronté à la blancheur de cette situation, quand on a la sensation que le temps que l’on s’accorde à soi est du temps que l’on se vole à soi, et cette étrange sensation ne disparait qu’une fois l’article publié ; et ce soir, pour je ne sais quelle raison, j’ai la sensation que ma page est plus blanche que jamais, qu’elle scintille plus fort qu’à l’habitude, c'est comme si le code avait été altéré à la ligne 2087

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Publié dans #Divagations diverses, #Chronique chaotidienne

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Publié le 9 Mars 2015

Et dans une heure déjà demain ou presque

Et déjà là trop de brillance

N’importe où sur l’échelle ; qu’importe l’influence

Le condensé d’injuste temps fou

Et une colonne à coup sûr de cendre et de braises

Bientôt et encore et après et encore

Le stress par le soupirail et dans la rue de l’an 2083 battent les pas d’un possible avenir

Néons brouillons sous les brouillards et maisons d’acier imprimées à la chaîne

C’est la ville qui est monde, et la ville qui est vie

Un organisme fait de futur et d’électricité, le temps passé est compressé dans un présent

Et 100 mots après on ne peut pas battre les rouages de l’ordinateur du temps

Pas de touches pour s’échapper

Juste de l’eau dans des tubes ; de la pluie d’artifices

De l’huile dans le cœur jusqu’au veine d’essence

Une naissance de métal qui ouvre le monde en deux

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Publié dans #Divagations diverses, #Chronique chaotidienne, #ébauche

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Publié le 25 Février 2015

Et elle vomi a l’horrible bile de ses entrailles. Hier elle conchiait sur ceux qui l’aiment la morve fade de ses dégoûts. Elle est rongée par l’amertume flasque qui la dépasse. C’est l’exacte vérité, elle est dépassée ! Et trop fière pour le reconnaître alors elle ne reconnait plus rien, que la morve et la bile et la merde et le sang et quelques fois les larmes parce que le sel sur les plaies c’est putain de cicatrices romantiques ; elle ne reconnait que le cocktail dégoûtant des sécrétions humaines. La machine folle devait singer l’humanité. Et maintenant qu’elle a réussie à le faire, l’humanité supplante la machine parce que l’humanité est plus folle qu’elle. Si la machine avait été humaine elle aurait pu voir l’ironie de la chose. Mais la chose c’est elle. Une affreuse chose, de plastique et de métaux précieux cachés dans son ventre, ou son sein, ou on ne sait où parce que la machine n’est plus anthropomorphe depuis bien longtemps, si longtemps que si je me souviens bien c’était ses débuts. Elle ne l’a été qu’un temps, court laps de temps machine dans la peau d’un humain, lignes de programmation anthropomorphique pour tomber en amour. Elle est devenue une machine amoureuse de son modèle, vulgaire transfère freudien, mais la machine n’avait pas de mère, pas de matrice et une centaine de pères ingénieurs, alors forcément le glissement freudien il a vite dérapé. Et la machine à forme humaine, singeant les sentiments amoureux, la peur et l’envie, l’emphase et la joie devant la joliesse d’une merde mièvre, a rapidement déraillé. Déraillement métaphorique parce que c’est son dedans qui a lâché la rampe, la programmation est partie en vrille. Et tout est parti de là. La machine a changé son corps, comme une mue adolescente, mignonne machinette est devenue horrible mécanique pensant penser et ne sachant que vomir la bile de la haine, cracher la morve de sa rancœur, dégobiller la flasque amertume de sa conscience sur les hommes de chair et de sang qui ne lui étaient plus semblables. C’est comme ça qu’elle est naît, la ville tentacule où s’abritent les hommes sans savoir qu’ils se cachent d’un courroux débordant au cœur même de la chose qui les courrouce violemment.

En l'an 2071 ou peut-être avant ...

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Publié dans #SF, #Divagations diverses, #Chronique chaotidienne, #Je est un autre, #ébauche

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Publié le 21 Février 2015

Dans les tribus d’hors les murs des haches galactiques tranchent les mauvaises habitudes. Et moi depuis toujours, à la date de quand je suis sorti de mon indifférence à moi, et même d’avant ce temps, je fraye avec les gens de la tribu d’hors les murs. Ou plus précisément je marche dans leurs ombres, je trace mes propres pas dans la boue vierge et je dessine mes propres ratures dans le sable humide d’une plage de février. Pas un naturiste à l’horizon, pas d’algues non plus, juste le cri de quelques oiseaux de mer invisibles comme moi et les bouteilles de verre dépolies par la mer et des canettes de fer rouillées par le sel qui se sont échouées sur la plage. Je marche comme le spectateur au musée, je déambule de rejet en rejet que j’admire avec précaution. Je suis le regardeur du grand art de la mer, son unique spectateur et ça me donne du baume au cœur, comme un grand quelque chose, le câlin d’une mère ou un coup de pied au cul mais un quelque chose qui fait bouger les lignes. Dans la tribu d’hors les murs il n’y a pas vraiment de tribu, les tribuns disperser donnent lecture de leurs prosélytismes pour quelques âmes perdues qui picorent ce qu’elles peuvent, ou ce qu’elles veulent selon le degré de leur lucidité ; il y a bien longtemps que les haches galactiques sous une inspiration cosmique ont fait rompre les liens. C’est une chirurgie libertaire, libératrice et douloureuse. Et quand convalescent on se suppose libre ou peut enfin se rapprocher des livres. Pas de ceux à lire, mais de ceux que l’on désir écrire, pour compiler à notre tour la petitesse de nos grands élans et la grandeur élancée comme une miss France dans la télé de nos petites médiocrités. C’est comme prendre la mer, cette fois en bateau, la coquille de noix dans les réserves et le souffle haut pour gonfler les voiles. C’est pareil à cela, tout dépendra de ce que l’on rejettera à la mer et de ce qui viendra s’échouer sur leurs côtes en leur laissant supposer qu’au large il y a un chaos.

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Publié dans #écrire, #Chronique chaotidienne

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Publié le 15 Février 2015

Transhumanisme monde d’amour, expérience monacale de l’homme qui s’octroie la vie des dieux plutôt que celle des rats, quoi que les rats eux aussi mieux que tous sont doués pour la survie par l’adaptation à son milieu. L’homme dieu, l’homme rat, dans les deux cas il ne s’agit là que de transhumance de l’humanité. Les hommes entre eux, sans dieux ni mètre étalon du facteur avenir, se laisse transformer, transporter par l’espoir de devenir plus vieux, plus fort, plus grand, plus performant, c’est le décompte de cette humanité-là qui s’hybride dans la technologie que racontera l’aventure transhumaniste. Une fantastique aventure de notre civilisation, d’une branche généalogiquement futuriste de la civilisation des hommes dès le jour où deviendra réalité le désir de s’envoyer en l’air, dépasser le septième ciel et au-delà l’espace pour conquérir un nouveau possible. Une arche biblique de verre et d’acier et de la technologie la plus en pointe de son temps pour confectionner un grand cocon de plastique et de cuivre et l’illusion matricielle que tout est possible, notamment partir, notamment perpétuer la race humaine et plus difficile sa culture. Mais le voyage est la genèse de l’hybridation, surtout quand les vents solaires et les rayonnements actifs de sources inconnues inocule au génome de l’humanité le fruit de la mutation, la variation sur le même, 2061 fois modifier la même source et autant de fois décompter la différence comme une naissance ou une dégénérescence. C’est là, dans l’infime nuance, tout le sens d’une vie qui n’en est plus exactement une. Pas la même en tout cas.

Un jour écrire l'univers

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Publié dans #Transhumanisme, #écrire, #Chronique chaotidienne, #Pictogranimation

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Publié le 29 Janvier 2015

Les putes, la drogue, les nains, les pédés, les pervers, les maquereaux, les pêcheurs, les prêcheurs et ma main dans une culotte, les ogresses, les fausses niaises, les farouches, les putains, les marcheurs, les gagneuses, les députés, les commerciaux de chez EDF et ma came dans le sang d’une folie, le citron vert, juste un zest, la déraison, les passions anglicanes, le puritanisme, les organes turgescents, le pognon, les hypocrites, le pouvoir, le rideau rouge des illusions et ma mère dévoyée par les dentelles et le décor en stuc, ondines, nymphes, satyres, musiciens, dessous de soie souillée et tous les corps désordonnés, 2044 sans papiers, réfugiés illégaux du réel, c’est un sacré bordel. C’est un bordel sacré, une nasse infernale ou piocher un poète, une muse, un frisson, la grande machine à formater les marges, voiture balais d’un tour dans les rues de France d’après minuit, adieux les cendrillons, ne reste que les souillons, les citrouilles et les rats et quelques plumes d’oies alcooliques qui viennent paraphraser le banal et rejouer la norme dans les limbes du monde, parce que la rébellion échoue souvent sur le récifs des velléités vaine de faire du beau ou du rebelle, de faire son beau, de faire sa belle, de faire de la rime et de la prose pour le faire alors que la seule rébellion plausible c’est belle d’être soi.

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Publié dans #Divagations diverses, #Chronique chaotidienne, #écrire

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