Articles avec #chronique chaotidienne tag

Publié le 13 Novembre 2009

J'ai la langue trop souvent bien pendue aux mots qui ne disent rien parce j'use et abuse de cette vacuité d'une parole redondante qui s'écoute parler pareille à la rivière qui prend plaisir à se regarder couler, alors quand il s'agit pour moi d'agiter mes mots pour dire les mots qui n'existent pas c'est un défi tout à la fois perdu d'avance et gagné sur le fil du savoir faire écho. Mon empathie ne connait qu'une limite, c'est l'instant de rupture où l'émotion de l'autre un trop vaste océan se déverse à grand coup de déferlantes qui défrayent la chronique quotidienne, quand le phare lui même est noyé dans l'émotion de l'autre l'empathie en pâtie et s'en va dans le ressac nous laissant là avec dans la bouche sèche tout le sel et le sable et pas un mot audible pour se demander pourquoi. On est là sans rien dire et le silence est roi, l'empathie silencieuse des mots que l'on ne dit pas est au bout de ma langue creuse pour signifier la claque qu'elle s'est prise avec moi quand dans ma gueule la vie a fait claquer des doigts. On a perdue les mots. On a perdu le fil. Il a perdu la vie. Elle a perdu bien plus et mes mots sans silence n'ont rien à perdre à le dire, l'océan est noué dans la gorge de la mer et la mère trop amère reste amarrée à la rive et enrage la vie dans le décor désordonné du défunt qu'elle honore. Si l'horreur est trop grande c'est que nos récepteurs sont totalement bouche bée submergés qu'ils sont quand le fil de la conscience perd pieds et que le fil de la parole aussi se fait la malle aux souvenirs ; c'est l'émotion qui embrouille et la conscience qui bouillonne, j'ai la langue qui se mouille du goutte à goutte salé qui déverse la tristesse de l'âme et qui vient diluer la ferveur de ma plume dans l'encre de mes doigts. Le chagrin dans la peau c'est cette faille qui s'ouvre, cette fissure imbécile qui court le long de nos âmes, déchirure assassine qu'on assigne à nos yeux qui sont mouillés et las. C'est l'injuste dimension de l'aventure humaine et l'atroce condition qui nous fait exister, c'est le sens de nos vies qui dans cette corde sensible s'ébranle, vibre et vacille ; la mort ou le plaisir c'est toujours elle qui vibre. Et le silence des maux n'a pas pareil mesure que le silence des mots, alors je parle encore quelques mots pour celle qui viendra les lire, je ne lui dis rien tout est déjà trop écris, mais je pense à elle, là maintenant sous mes mots qui n'existent pas. 

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 12 Novembre 2009

Le jour 138 en coup de vent, le vent de la misère, pauvreté des mots, mots bleus délavés façon jeans usé, usé, usé, décatie, salie et délavé, les mots bleus sales et suspendus sur la ligne, sur le fil, sur le poile, et pourtant en ce jour 138 je ne voulais pas passer au travers, je voulais parler sans trop savoir quoi dire mais écrire, je voulais prendre le blog à bras le corps et une brassée de mots balancée en vrac sur le post du jour, celui d'hier bien sûr et celui d'aujourd'hui de fait, je crois que je n'ai jamais écris de faits divers, même pas sur d'en avoir connu encore moins d'en avoir commis, écrire le vide, le ventre creux et l'âme pleine, je devrais donc me mettre au régime j'ai le ventre trop plein pour avoir l'âme en tête de gondole, l'âme pleine de mots, non à défaut de cela je délit, je délire, je fracture parfois quelques silences pour avoir le mot en bouche au bout des doigts. Excusez moi toi mon lecteur l'heure est creuse alors elle doit avoir les idées pleines, alors toi les fesses qui rêvent de cuir italien profile toi pour me lire ça me plait. 

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 10 Novembre 2009

Quoi de mieux, de plus beau qu'une nuit d'hiver, qu'une nuit froide, les nuits d'été sont surfaites et elles sont même superfétatoire, la nuit l'été c'est aussi con et qu'une limonade fraîche, aussi désuet et dénué d'intérêt qu'une citronnade avec des glaçons, je veux dire tout le monde y va à la nuit d'été, c'est comme la tour Eiffel pour un touriste japonais ou le camping des flots bleus pour un pauvre qui aspire à un moment estival, les nuits d'été sont surpeuplées, polluées et en plus si courte, elles sont vulgaires comme un bikini mal porté, vulgaire comme un ouvrage de vulgarisation scientifique, elles sont faites pour rendre la nuit accessible à tous, les plus cons comme les moins esthètes, doucereuses et tièdes et trop parfumée comme une fille facile en sortant de boite mais c'est fini, enfin fini, le règne des nuits d'été a prit un coup de froid, les nuits sont redevenue fraiches, ventées et cristalline et quand je sors marcher sous les étoiles j'ai comme la sensation de conquérir un territoire vierge, la nuit m'appartient parce qu'il faut ne pas avoir froid aux yeux pour sortir dans le froid, faut être expert pour apprécier, esthète aussi un peu pour se la raconter, la morsure du froid pour la beauté glacée des étoiles bleutées sous le regard mignon des hiboux lugubres et le chant joli des feuilles mortes et de celles qui meurent dans l'anonymat gris d'une nuit d'hiver. 

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 8 Novembre 2009

ça fait plaisir d'exister, d'exciter et même de jouir aussi, en plein dans la mille et d'écrire quelques feuilles, moins de mille mais je le dis en face en fesses et en foutans le feu, mais qu'à la cheminée là où j'ai la flemme de vider les cendres ce qui laissera au phénix l'occasion de renaitre et moi j'envisage de manger, l'amour sa creuse à faire et sa consume les calories ce qui est une chance dans le me gave de tout ce que je n'écris pas, heureusement que j'écris un peu mais ça donne fait comme faire le mot, faire la claque et fer à cheval entre deux idées et un pont entre deux rives comme disait Hubert mort d'un excès de cholestérol, la vie ça tue comme disent les jeunes, euh comme disaient les jeunes ? M'en fous y'a pas de jeunes qui me lisent, d'ailleurs depuis quand un jeune saurai lire ? Un bon plat de pates et du jus de fruit et la foule frénétique d'une salle de hand ball bouillonnante pour finir au poisson cru sans le vinaigre, sauf peut être avec le gingembre.

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 19 Octobre 2009

Euh oui
Fallait bien dire ça !
Ben oui on se voit plus, ben dit-on je ne viens plus aux soirées, mais je serai là à la prochaine, euh c'est quand la prochaine ? Bien sûr que je serai là dans la montagne pour une nuit d'Halloween, mais c'est loin, c'est quand, c'est où, ce n'est pas pour demain mais déjà je prépare pulls et chaussette et y'aura de quoi à faire du feu et si j'apportais l'absinthe que je boirai en pensant à Mlle B ? Je réserve ma place devant la cheminée pour poser mon matelas et dormir ! D'ici là l'école, le travail et l'automne ne réussi pas aux masses, on devient de gentils citoyens discrets qui à peine étalent leurs vies sur Facebook et en cachette on laisse la déprime et le suicide nous hanter, enfin pas tous mais assez pour que ça ai du sens dans les mots, enfin ceux là en tout cas, à croire que le froid nous rend sage, sérieux et déjà les plus con recherchent des monospaces des maisons et pourquoi pas un métier d'avenir et pourquoi pas un crédit et le sport qui nous berce et même pas un âne pour s'émouvoir que Montpellier grimpe en tête de la ligue un devant Paris Marseille et les autres, aussi fou qu'improbable, on embauche, on débauche, on travail, on fait du feu, on se fait quelques entorses, pas vraiment au règlement mais aux corps endoloris, heureusement ça joue au sport, ça remue ses os et parfois même ça gagne, ça gagne à être connu, encouragé, supporté ou corrompu puis on oubli même les minutes de silence même si demain y'a pas piscine mais y'a football et quelques euros placés pour partir en fumée, en fumigène, en feu de cheminée.
Fallait bien dire ça.

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 16 Octobre 2009

Et pour une fois parler d'elle, parler d'une, parler des lecteurs, parler d'une lectrice, parler des ailes sans pattes de mouche, d'une abeille sans série Z même pas tueuse mais vraie mutine, parler d'aile et de la fine fleur de celle qui est un un peu plus qu'une lectrice, celle qui est un peu plus que deux lectrice, celle qui est peut être trois lectrices, deux en un, trois en un, moi j'ai le mots en hommage, les mots mots bien pesés en pensées comme un signe, un souvenir, un sourir, une virgule, mademoiselle B je sais que tu viens parfois, peut être même souvent, peut être même toujours, je sais que tu lis c'est ce qui nous lie ici et moi j'aime ça, je ne suis pas souvent là, je veux dire ailleur ; à moins que ça soit parce que je suis ailleurs que je ne suis pas souvent là mais je pense à toi et ton chat et ta sourie et peut importe si je ne viens pas essuyer mes doigts et mes avatars sur le chat, je suis là tu le sais n'est ce pas ?

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 29 Septembre 2009

La voie est ouverte à l'expression de la sincérité dans l'expérience de ce qui est doux amère et même surtout de ce qui est parfois amère amère, tout à la fois rien de grave même si cela reste un peu tragique, pas pour moi, pas directement, voilà plusieurs jours même quelques nuits peut être même des semaines que je porte à bout de bras et à bout de mot une amie qui flirt avec l'envie de mourir, à ce niveau là ce n'est même plus du flirt je même pense qu'ils sont passés aux préliminaires, je suis là dans le milieu de la nuit sans être sûr de ce que sera demain, sans être sûr qu'elle se réveillera ce qui vous en conviendrez est usant et même si cela peut paraitre égoïste c'est de moi que j'ai envie de parler, dire combien je suis usé, lassé, vidé et obnubilé parce cette expérience ; se battre sans cesse contre des idées noires dans l'absolu j'aime ça avec un souffle épique et romantique mais cette fois c'est différent, c'est peut être moi qui ai changé, mais je suis là sans souffle épique alors j'y brule tout les envies, l'énergie, la vie quotidienne et les émotions personnelles. Je ne sais pas plus ce que sera demain, je ne sais pas quels mots je trouverai demain, j'espère des nouveaux parce que ceux que j'ai trouvé jusque là n'ont pas fonctionné, mais je ne perds pas espoir

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 26 Septembre 2009

pourquoi _ moins cher ailleurs _ champ de pétrol _ fête d'anniversaire _ menstruation _ suicide _ vie _ baise _ mauvaise fois _ Anne _ poésie _ punk _ pas de culotte _ belle _ poitrine _ jouer _ cate à jouer _ carte à jouir _ peine à jouir _ carte du monde _ monde à jouir _ exotique prostituée _ je suis trop gros _ cout de la vie _ chocolat _ jaccuzi _ solitude _ sexualité libre _ sexe gratuit _ néons rose _ téléphonne rose _ photographie noire et blanche _ toile de tente _ rage de dent _ décoration _ peinture murale _ amour libre _ bière _ rhum _ gin _ queue _ rires _ se moquer _ dormir par terre _ rentrer chez soi _ penser à moi _ victime de la mode _ démodé _ déboté _ débranché _ rasoire _ douche _ danse _ merde _ sous les jupes des filles _ des femelles _ et des femmes _ pas envie de bouger _ mais si bien sûr _ elle boit je m'en fous _ tiret _ j'aime _ facebook _ à la manière de _ à la manière deux _ livret A _ porte B _ portez vous bien _ et Miriela ? _ et moi ? je suis qui _ je suis en retard _

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 21 Septembre 2009

Juste un mot peut être deux, trois, peut être plus, écrire comme un conseil, suivre un fil, le démêler ou l'emmêler, juste un mot une histoire, une histoire ? Un roman ? Un tournant et attendre, le silence et attendre pour atteindre quoi ? Une crainte pas un espoir, pas un mot, pas de nouvelle, pas envie, pas poète, pas de chance, paradoxe, pas d'autre chose attendre ou tendre vers une chose, pas grand chose, un filet de mots, simple écriture au ras des pâquerettes, du parquet, du caniveau, pas trop peur, fallait pas l'inviter, qui ça ? Moi même, pas terrible, pathétique, inquiétude patenté et tant que ça dur pas possible de passer outre, y'a la vaisselle pas faite et le repas pas digérer qui pèse sur l'estomac, pas un bruit, pas un geste, personne ne bouge, j'ai l'attention braqué sur elle, quelques part là bas dans le silence, poisson rouge ou poison lune pour ciel sang lune je tourne en rond dans mon bocal

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 18 Septembre 2009

Je n'ai rien à dire - et je le dis - enfin je l'écris - pixel sur pixel - je suis le jardin d'éden, je suis la pomme, je suis Eve, j'suis le serpent - un strip-tease, un effeuillage - j'ai le corps qui dit aie - un point sombre légèrement douloureux que je connais depuis des années, là où l'angoisse se loge, en bas à droite du buste - faut que je l'évacue - que je me lave les dents aussi - dormir et être demain, bricoler et aller me perdre dans un match de hand - je n'aurai pas le temps d'être là

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Rédigé par Cheval de bois

Publié dans #Chronique chaotidienne

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