Articles avec #chronique chaotidienne tag

Publié le 31 Mars 2016

Je viens de passer une nuit d’insomnie ; nuit entière durant laquelle mon crâne a été déserté de sommeil et comme la nature à horreur du vide, ce crâne dans ma tête a été rempli de pensées, introspections narcissique et égotique qui finissent toujours en source d’angoisses existentielles. Pour remédier à cela, j’ai persécuté ces pensées, c’était elles ou moi le choix était vite vu, en inondant ledit crâne de merde. Hier soir j’ai opté pour des vidéos glanées sur Youtube, c’est idéal pour de la junk thought, et je m’en suis infligé jusqu’à ce que l’esprit abdique et que je trouve du sommeil, même si de l’épuisement serait un terme plus approprié.

Aujourd’hui je radar mes mots, je radar mes pensées, je radar mon écriture.

Je jalouse ceux qui y arrivent. Je sais que je ne vaux pas moins qu’eux, ma prose n’est ni pire ni meilleure, alors je jalouse leur capacité à y arriver. Je jalouse même les moins bons que moi, ceux qui sont de manière évidente plus médiocre que nombre d’entre ceux qui écrivent. Je jalouse la capacité qu’ils ont à le faire ; le + faire. Parfois, même si je flagelle mon âme pour ne pas la vendre au diable, je suis comme aujourd’hui incapable d’écrire.

Je note des choses, je fais naître des mots sur l’écran. Mais je ne réussi pas à écrire.

Je ne connais rien de plus angoissant.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Chronique chaotidienne

Repost 0

Publié le 12 Mars 2016

La peau à même la peau ; vêtement d’humanité trop flasque. Il y a là du temps en surplus ; préciosité de la fin des temps ; dès demain ça sera fini. Je regarde des histoires dans l’espace et des fantômes chinois qui ne sont pas faits chez nous se battre pour des roulements de dés qui n’abolissent pas le hasard ; je regarde et je joue à des jeux de spectre en papier, des fantômes imprimé dans des états encore unis et nous lançons ensemble des sommes de formes aux nombres de faces paires et toujours nous comptons le hasard, nous décomptons le hasard, nous faisons rouler le hasard et nous roulons sur lui avant qu’il ne roule sur nous. C’est dans la peau des autres, facteurs d’imaginaires chinois, européens ou mondiales que nous jouons à travestir la réalité ; et elle a du chien cette réalité, vivace comme un chiendent herbacé elle résiste, meurt et renait plus folle, intense et dense comme la jungle d’un territoire perdu, inconnu ou inexistant. C’est un va et vient aux yeux morts, un aller retour au regard stérile qui ne sait pas que ce qui se joue en lui, la joute qui agite l’invisible de son être est entrain de donner naissance à un monde ; big bang des pauvres, un peu low-cost, un peu chinois, une révolution à porté d’un jet de dé.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Chronique chaotidienne

Repost 0

Publié le 28 Février 2016

Hier je n’étais qu’un canon à particules, ce soir je suis une particule. Ou une graine, un truc qu’une poule pourrait venir picoter. Et dans ma prose la poule et le poisson rouge même combat ; animaux dénués d’un intérêt à part pour me laisser broder la métaphore de l’auteur distrait, dilettante et bon à rien, mémoire courte et esprit sauteur. Du coq à l’âne pour rester dans le décor de la ferme ; je passe du cul de l’un au cul de l’autre, j’ai l’esprit vagabond, inaliénable à l’insoumission des tentations, incapable de se focaliser sur une seule tâche sans dépenser une énergie folle.

Parfois en tant qu’auteur je cherche à la brider, le forcer, lui coller le nez dans son obligation.

Parfois en tant qu’auteur je cherche à la dompter, je jongle avec ses intentions et ses variations.

Et le reste du temps j’improvise, je concède et je m’induis de force, de folie et de prétention pour mener à bien, c'est-à-dire à son terme de papier, mes intentions et mes projets, les anciens et les prochains. J’espère que je saurai un jour tirer parti de cet esprit vagabondeur, et d’ici là, je range, je tri, je capte les flux et je les canalise, un peu ici et un peu là jusqu’à ici, jusque là et à demain.  

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #Chronique chaotidienne

Repost 0

Publié le 26 Janvier 2016

J’ai l’impression que c’était hier le temps où l’on s’offusquait en direct dans la boite à télévision que nos smartphones à pomme, riches de leurs intelligences, stockaient nos données de déplacement grâce à leurs GPS et enregistraient les commandes vocales dictées à Siri par des consommateurs que l’on soupçonnait d’être plus con qu’acteur de leurs existences. Aujourd’hui j’ai la sensation que ce frisson de peur et de postures outrées que l’on prenait encore hier n’est qu’un lointain souvenir erroné, une invention de mon imagination devenue instable.

Hier nous hurlions de peur que Big Brother puisse ancrer ses velléités de surveillance voyeuriste sur notre société et sur nos si précieux et utiles téléphones intelligent ; nous faisions encore semblant d’avoir peur du big data de ce grand frère si pressant qu’il pouvait sembler incestueux.

Pourtant hier, et les jours d’avant, j’ai découverts par hasard en essayant de retirer l’habillage Star Wars avec lequel j’avais décoré Google ce que Google conservait de moi ; c'est-à-dire tout. Si le big data avait été une notion un peu abstraite j’aurai été mis nez à nez avec son corps. Un corps concret et gras alimenté de toutes mes recherches, tous mes déplacements, les vidéos que j’ai vues, les commandes vocales enregistrées et restituées, mes achats, tout ce qui a pu passer par l’entremise d’un logiciel Google était là, bien ordonné, rangé, organisé et disponible juste pour moi, c’est ce qu’ils me disent.

Le big data ça amuse les gens un peu comme le croque mitaine, si tu n’es pas sage un jour le big data viendra croquer toutes les données que tu laisses sur internet pour les manger, les digérer et sûrement les chier en des données utiles à quelqu’un. Mais quand on se rend compte que le croque mitaine est là, même plus à sa porte, mais dans son salon j’avoue que ça fout une claque.

Merci Google, maintenant je sais tout de moi, je n’ai même plus à avoir de souvenir de où j’étais ni ce que je suis allé y faire, tu es là pour ça, tu es là pour moi, souvient moi l’été dernier Google.

Il est là le vieux gros data en papier à la papa

Il est là le vieux gros data en papier à la papa

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog, #Chronique chaotidienne, #Réflexion, #big data

Repost 0

Publié le 12 Janvier 2016

Aujourd’hui j’ai beaucoup crié. Hier aussi. Aujourd’hui j’ai encore hurlé. Je me suis brisé des cordes vocales en hurlant le plus fort possible. Il fallait absolument évacuer le trop plein de pensées qui se matérialisait dans mon crâne et mon cœur.

Parfois il est impossible d’écrire. Parfois, l’écriture est une mécanique vaine.

Bien sûr il y aura toujours des personnes pour dire que l’écriture les a sauvés. Même moi il m’arrive d’expliquer aux gens que je rencontre que l’écriture m’a conduit à exister, c’est un peu comme me sauver si on voit cela comme une métaphore.

Pourtant, il y a des émotions et des pensées qui ne peuvent pas s’évacuer dans l’écriture. C’est trop rapide, trop brutal, trop intime afin d’être écrit. Ou alors c’est moi qui suis un mauvais écrivain. Qu’importe, bon ou mauvais l’homme que je suis et que j’étais devait crier, hurler, exploser sa voix dans l’espoir d’y survivre. Il fallait crier et crier encore.

Certains pleurent, d’autres fument, moi je hurle et après il ne reste plus rien qu’une sensation étrange d’être comme un pot en terre cuite usé, fissuré, dépossédé de son sens et de sa contenance. Je ne sais pas si c’est l’échec de l’écrivain, de l’homme, de la vie ou si c’est tout l’inverse.

Je vous dis, vide.  

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog, #Chronique chaotidienne

Repost 0

Publié le 27 Novembre 2015

Hier j’ai décidé d’écrire un texte qui commençait comme cela : On ne cherche pas à écrire des choses lourdes de sens, profondes et percutantes parce que l'on aurait l'espoir qu'elles fassent bouger les choses. Pas plus que l’on cherche à écrire des choses profondes parce l’on s’imagine avoir un talent fou. Non, si l'on cherche à écrire des choses lourdes de sens c'est pour se montrer à la hauteur de soi, à la hauteur de notre engagement à essayer d'écrire. Le reste, il me semble que c'est superflu. Et au bout d’un moment je me suis arrêté pour relire. Dans mon esprit quand j’imaginais cette introduction c’était fort, puissant, percutant, ça faisait sens aux réactions provoquées par les attentats du vendredi 13 et j’étais fier ou en tout cas satisfait de mon idée. Mais une fois sur le papier, enfin sur l’écran j’ai trouvé ça chiant. C’était nul, alors je me suis arrêté. C’est triste de réaliser son échec ; quand on parle du bonheur des simples d’esprits je pense que l’on parle de cela, de leur incompétence à avoir du recul sur eux-mêmes et donc leur capacité d’échapper à leurs échecs. Nous autres, ceux qui ne sont pas assez simples d’esprit nous devons faire face à nos échecs et à notre médiocrité. C’est cruel de devoir reconnaître que nous sommes mauvais. Je suis mauvais, je le constate.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Chronique chaotidienne

Repost 0

Publié le 26 Novembre 2015

J'ai eu du mal à m'endormir, encore plus de mal à me réveiller. Le sommeil avait jeté sur moi une gangue lourde et poisseuse. Sans une pressante envie de pisser je crois que j'y serai resté dans ce sommeil. Je rêvais d'une amie d'enfance, elle était belle, elle était nue, elle se collait à moi et elle pleurait sur sa vie. Et moi, je la serrai contre moi, une main sur son épaule, une jambe sur la sienne, une main sur sa poitrine, je m'en souviens parce que dans le rêve je le lui disais. Je ne sais pas pourquoi je lui disais cela. Elle était triste, ce rêve était triste, elle pleurait, belle et nue, allongée sur la moquette de cette pièce vide, rose saumon avec une baie vitrée où le soleil entrait. De la moquette au sol, de la moquette au mur et pas un meuble. Et puis elle s'est levée et tout est allé très vite, j'entendais des voix et je ne voyais, impossible de rouvrir les yeux, comme quand ils sont écrasés de sommeil, ça ne s'invente pas. Ce n'était pas un cauchemar, non c'était seulement un rêve triste qui vous laisse un goût de tristesse dès le réveil. Je suis allé pisser et aussi vite me faire un café et puis un autre. 

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Chronique chaotidienne, #Divagations diverses

Repost 0

Publié le 20 Novembre 2015

Il n’y a pas de menace extérieure. Pas directement à ma porte d’entrée.

Je suis là comme un homme banal. L’esprit tourne à vide.

Je n’ai pas envie d’écrire plus. Juste envie d’une douche.

On reviendra demain.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Chronique chaotidienne, #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 11 Novembre 2015

On ne va rien sauver dans la nuit. On va s’allonger dans un lit de la nuit et se laisser emporter de sommeil dans le sommeil. Il y a mille mots au coin de la rue, au bout de la rue, de l’autre côté du trottoir. Mais cela ne change pas grand-chose, je n’irai pas plus loin que le verre qui m’attend sur la table de nuit. Respire un grand verre et s’endormir. Sans la nuit, sans ennui, sans douter, une ligne droite de couleur verte. Il n’y a aucun secret, rien à décacheter pour soutenir le contraire. C’est juste la nuit. Bonne.

Voir les commentaires

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Chronique chaotidienne, #Divagations diverses

Repost 0

Publié le 5 Octobre 2015

Par la fenêtre, il regarde les adolescents qui attendent de se rendre en cours à l’arrêt de bus du lycée. Par petits groupes sa sociabilise, sa fume aussi un peu et ça rejoue tous les matins le même petit théâtre nouveau. Lui comme un peu con et embourgeoisé il fait la vaisselle de son petit déjeuner, odeurs remixées de café froid et de propre formaté, bien au chaud dans l’appartement qu’il a pu acheter pendant que les gamins peu frileux se caillent dans la moiteur du matin automnal. Il regarde en contrebas et matte les jeunes filles, les minaudeuses, les mijaurées et cette majorité qui stagne entre les deux. Il regarde au travers de leurs vêtements, il les regarde en dessous de leurs gestuelles, il regarde sous leurs peaux jusqu’à sentir l’odeur de leurs chairs, intime et il se souvient qu’il n’y a pas si longtemps il déflorait une de ces jeunes filles là. Le souvenir affleure, il renaît comme un phœnix oublié. Ce n’était pas une d’ici, pas une de celle-ci, mais une jeune fille générique, identique en tout âge et tout geste, une adolescente amourachée qui lui a laissé prendre sa fleur, transpercer son cœur jusqu’à son hymen. Il les regarde en bas les filles et c’est elle qui voit, nue, partout c’est elle, sa catin, sa déchéance et son exploit. Alors il sait que parmi celles qui rejouent leur pièce de lycéenne lambda il y en a une comme la sienne, une amoureux, une allumeuse, une qui se sait putain et qui s’offre à un homme en âge d’être son père. Il scrute encore, s’insinue dans les manières, la minutie des gestes car il espère qu’elle va se trahir mais la meute médiocre adolescente se lève et disparaît aux ordres de l’horloges. Il ouvre sa fenêtre et balance sa tasse qui vient mourir de porcelaine brisée sur le trottoir. L’humidité poisseuse entre, le ciel pisse, l’eau brûlante dans levier fume et il attendra demain.

Voir les commentaires

Rédigé par Mémoire de joueur

Publié dans #ébauche, #écrire, #Chronique chaotidienne

Repost 0