Articles avec #chronique chaotidienne tag

Publié le 18 Novembre 2016

Il aime poker les garces. Est-ce là le jeu d’un érotisme de l’effleurement seulement joué dans les sphères hautaines de salons clos et des donjons d’une bourgeoise en quête d’une décadence familière qui redonnerait du sens à la vacuité de leurs vies ? Non. Il aime poker les garces mais pas qu’elles, ils aiment poker les gens, c’est sa déviance sans dérive, une névrose sans effets, sans affects, surtout sans impact sur le réel. Il  est là, anonyme pseudonyme qui dévoie sa véritable identité, assis à son bureau devant l’écran et le clavier cassé. Dans cette posture sécuritaire il se sent en mesure de poker les gens, des inconnus sans importance mais surtout des garces et des personnes qu’il admire. C’est curieux, le mélange n’est pas savant, c’est un mélange hasardeux où les ingrédients s’adjoignent presque par hasard, ignorant généralement méticuleusement la présence d’autres ingrédients et leurs valeurs respective. Lui, seul, démiurge minuscule d’un peuple sans élu, connaît la valeur des doses et il en mesure tout le bénéfice. Il poke, geste simple, anodin et presque automatique et le compteur grimpe. Rapporté à l’échelle du réel les pokes qu’il échange avec sa liste c’est comme les gestes équivoques qui s’échangent maladroitement et non volontairement lorsqu’une personne traverse une foule, une salle de concert ou un centre commercial un jour de solde. Ce n’est rien, mais c’est là. Ce n’est rien, mais ça colle à la présence et ça donne l’impression de ne pas être seul. A moins que ce ne soit le contraire, ça dépend de ce qu’en pensent les autres, mais ça il ne le saura pas. Il poke les garces et les autres mais il ne parle pas avec eux.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Poke, #Chronique chaotidienne, #Je est un autre

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Publié le 14 Septembre 2016

Lorsque j’ai débuté le projet chiner sa bibliothèque j’avais une idée assez précise de ce que je voulais que ce soit et en même temps je ne savais pas trop à quoi cela allait ressembler ; et cela nécessairement car un des plaisirs de ce genre de projet c’est que je ne sais pas quels livres je vais rencontrer. Je ne voulais pas décider à l’avance d’une ligne éditoriale et me restreindre à un genre, une époque voir à une maison d’édition. Je savais qu’avec les temps de grandes lignes émergeraient et permettraient de dresser un portrait plus précis de ce projet de bibliothèque chinée. C’est vrai que c’était aussi pour moi un prétexte pour me permettre d’avoir une bonne raison de me lever les samedis et les dimanches matins pour arpenter les vide-greniers et y chiner des ouvrages ce qui est une chose que j’adore faire.

Se lever tôt, avant la chaleur écrasant de l’été, parfois avec le soleil, parfois avant lui et prendre des routes désertes pour se rendre dans des villages voisins et des villes voisines que j’ai souvent jamais pris le temps d’explorer avant ; chercher, fouiner, discuter, bref chiner autour de livre que je n’attendais pas. C’est vraiment, mais alors vraiment, un grand plaisir pour moi. Dès le départ mon projet n’est pas celui d’une collection, d’une part parce que l’on ne peut pas collectionner tous les livres, ni ceux du monde, ni ceux de France, ensuite parce que l’important dans mon projet de départ c’était de montrer que la culture est là, accessible avec très peu d’argent, en tout cas je ne sais pas si le très est juste selon vos critères, donc je vais dire accessible avec peu d’argent, voir accessible avec un peu d’argent. Actuellement le projet chiner sa bibliothèque m’a coûté 42,5 euros  pour soixante ouvrages achetés et recensés : à mes yeux c’est très raisonnable.

En plus quand je dis que la culture est là, accessible proche de nous est à bon marché, j’essaie de ne pas caricaturer une culture chiante, épaisse et lourde. Certes j’aime la poésie et je fais entrer beaucoup d’ouvrages de poésies dans cette bibliothèque, mais je en me cantonne pas à cela, il y a des classiques, de la science-fiction, des classiques de la science-fiction, des livres jeux avec les livres dont on est le héros (je mets hors catégorie les jeux de rôle chinés en vide-greniers) et quelques livres OVNI autour de ce qui me tient à cœur c'est-à-dire la pop culture. Et mine de rien, ce projet là m’a permis de renouer avec une forme de lecture, une forme moins solennelle, mais ne cherchez pas le sens de cette phrase, je crois qu’elle ne parle qu’à moi ; chiner un livre, le découvrir, le nettoyer, lui découvrir ou lui imaginer une histoire ça instaure avec l’ouvrage un lien en amont de la lecture et ce lien très instinctif chez-moi exacerbe le plaisir à lire le livre en question. C’est différent d’un ouvrage qui arrive chez soi en un clic de chez Amazon.

Je disais tout à l’heure que je ne cherche pas à faire une collection, mais je crois qu’en parti je me trompe un peu. Bien entendu je ne recherche pas les livres pour leurs valeurs de collection, ce qui m’importe toujours en premier c’est son contenu et son prix ; et je n’achète jamais un livre en me disant que je vais faire une bonne affaire ou en me disant que je pourrais toujours le revendre derrière sur internet, ça non. Mais j’avoue que je n’ai pas de mal à acheter un livre que j’ai déjà parce que l’édition est plus jolie ou juste parce que j’aime justement cette idée d’accumuler quelques même livres dans des éditions différentes et cette chose là ressemble à de la collection. Mais jusqu’à présent je crois que je n’ai que trois éditions Baudelaire avec Les Fleurs du mal, dont une que j’ai donnée, et deux éditions du Horla du Maupassant.

Voilà quatre mois déjà que j’ai commencé à chiner ses livres. Et le plaisir ne s’essouffle pas, bien au contraire il grandi à mesure que la bibliothèque se précise. Il grandi aussi à mesure que je deviens plus exigeant avec les ouvrages que j’achète. Il y a quatre mois il y avait nécessairement une part d’empirisme parce que je ne savais pas ce que j’allais trouver ni ce que je voulais trouver. Mais de coups de cœur en coups de cœur de poésies en poètes, de classiques en figures et d’éditions en éditions j’affine mon goût et donc mon plaisir de chiner. C’est sûrement idiot mais il y a une chose que j’ai du mal à retranscrire dans le plaisir que j’éprouve à faire les vide-grenier, c’est le plaisir de donner une seconde vie aux objets, ici les livres, en leur donnant une seconde attention. L’objet livre a toujours une histoire, réelle ou fantasmée, et souvent je me dis qu’arriver dans un vide-grenier c’est pour l’objet un coup d’arrêt dans son histoire. En l’achetant, en éprouvant du plaisir à le détenir et en trouvant du sens à le posséder j’ai la sensation de lui redonner cette nouvelle dose d’attention qui lui permet de continuer d’écrire son histoire. C’est sûrement pour cela que j’aime les ouvrages qui portent en eux les traces de leurs vécus, souvent ce sont des notes sur les pages ou une dédicace avec le nom ou l’année, parfois des antisèches inscrites par un collégien anxieux, ou les gribouillis de la main d’un enfant ayant échappé la vigilance de ses parents qui me permettent de me raconter d’imaginer la vie du livre, parfois l’âge de l’ouvrage suffit à imaginer le reste ; un recueil de poésies de Châteaubriant dans une édition de 1831 (teaser de fou pour un livre dont je n’ai pas encore chroniqué l’entrée dans la bibliothèque) a nécessairement eu une vie romanesque et rocambolesque d’achats en héritages, des étagères d’une bibliothèque à la poussière d’un grenier avant ‘arriver jusqu’à moi par l’entremise d’un vide-grenier. Cette histoire, supposée et imaginaire c’est la cerise sucrée sur mon plaisir de chiner.

Et pour ne rien gâcher à travers ce projet il y a le plaisir des mots, cette fois je parle de ceux dont je suis l’auteur au travers de mes articles. Je me suis souvent demandé si je devais continuer ce blog parce qu’y avoir de l’inspiration quotidiennement est une épreuve hasardeuse et compliquée. Mais lorsqu je dois faire la chronique d’un livre qui entre dans la bibliothèque chinée les mots facilement et en quantité ; parfois dès l’achat, dès que je repère un livre qui me fait de l’œil sur un stand de vide-grenier j’ai déjà une ébauche des mots que je trouverai pour raconter le moment, déjà les mots à la bouche en quelques sortes.

J’étais parti pour faire une introduction avant de parler de trois livres orphelins achetés séparément durant cet été mais cette introduction est déjà trop longue. Je vais donc m’arrêter là et il faudra revenir demain pour voir quelques livres vont entrer dans le projet chiner sa bibliothèque. Re teaser de ouf ! J’ai bien l’occasion encore de vous parler de ce sujet, parce qu’il m’inspire, parce que je me sens bien avec, le soir lorsque je rédige mes articles et les matins tôt lorsque je me lève pour chiner. Allez, c’est bon, cette fois j’arrête.

 

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Publié le 4 Septembre 2016

Un cou dans la bouche ; sueur sur le front.

Le vent souffle. Dans le dos et il remue les manches de sa chemise.

La fumée s’échappe de la cigarette, elle prend la suite de l’air et s’envole devant lui.

La cendre tombe. Silence.

Une goutte perle ; front humide mais personne ne le voit.

Il est seul.

Encore une caresse dans son dos ; air ventilé.

Un génie dort dans une lampe mais il faut une loupe pour le remarquer.

Pas un seul ronflement.

Le chien dort comme mort ; les chats ça ronronnent et ça gâchent tout,  surtout l’amour des femmes. Au moins les chiens dorment en silence et meurent peu souvent.

La mort rôde pourtant autour du chien, il tire sur sa cigarette et goûte à l’ironie.

Son chien ne fumait pas ; jamais. Toujours une vie saine.

Les chiens ça amen. Il fallait s’en douter.

Lui ne ramène rien, à part une fille de temps en temps, mais il n’y a pas de chats alors elles ne restent pas.

Implacable. Et il s’en félicite.

La cigarette rougeoie ; misérable effet pyrotechnique.

La télé bleuie le mur ; misérable effet numérique.

C’est une vie sans trucage, ou alors à la Ed Wood.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses, #Chronique chaotidienne, #Je est un Blog

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Publié le 15 Juillet 2016

Téléphone portable cassé, il y a des fois où rien ne va.

Que du matériel d'accord mais de quoi être en colère, sourde et fractals comme mon écran.

Il y a eu un bruit sourd et puis la gravité et un choc.

Tout cela parce qu'il n'y a pas de poubelle dans la salle de bain.

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Publié le 11 Juillet 2016

C’est l’histoire de deux footballeurs, deux génies, deux géants, deux histoires de joueurs géniaux qui ont le luxe ou le malheur d’être né dans la même génération ; ils auraient pu être d’un Pelé à la Zidane, d’un Maradona à un Platini des passeurs de témoin, vecteur transversal d’une légende universelle, mais ils sont montés ensemble au firmament de leur sport dans ce même temps universel, médiatique et footballistique. L’un Messi le bien nommé et l’autre Ronaldo qui porte le nom d’un qui fut déjà légendaire avant lui. Le premier illumine le foot d’un génie à taille humaine, presque humble dans son corps, avec son physique d’antihéros du stade La puce, transcende les foules, il inonde les terrains d’un talent hors norme et rayonne au-delà de ses adversaires et de ses coéquipiers d’une aura solaire. L’autre est insolant, porté par une sculpturale prétention, il domaine le terrain en prédateur ; et sur le terrain c’est avec rage qu’il éclabousse sa volonté de gloire tel en chevalier arrogant, sûr du fait de son armure étincelante il combat et court sa quête du Graal.

Deux icônes d’un même sport, d’une même génération, qui dessinent deux destins illustres avec des encres différentes. Et il a fallu que ces deux là, jouent dans le même championnat, Espagnol, et qu’ils campent deux figures classiques de rhétorique footballistique, duel fratricide et fameux qui oppose plus que deux villes, deux visions, deux peuples scindés dans le même état, un perpétuel combat dont le nom est entré aux registres de bien des langues de sportifs, le classico ; Madrid et Barcelone, et toujours deux garçons qui deviennent des hommes en concourant à marquer leur sport d’une empreinte définitive. Et ils gagnent tous, à tour de rôle, les ballons d’or, les coupes d’Europe, les championnats, ils accumulent les titres et si jamais exactement ils ne mettent de mots sur cette opposition qui les conduit toujours plus loin dans l’excellence nous supporters nous sommes témoins et partisans, plus ou moins secrètement de l’un ou de l’autre.

L’un à franchi la trentaine, l’autre s’en approche, ils culminent au sommet de cet art footballistique, sans que vraiment les titres récoltés puissent aider à trancher laquelle de leurs légendes le futur devra retenir. Il y a quelques jours, l’argentin jouait sa finale continentale et la perdait au bout du suspense ; lassé de son désarroi de ne jamais gagner avec son Argentine il décida de renoncer à porter le maillot de son pays, supposant une retraite bien méritée. Quelques jours plus tard, hier, c’est le portugais qui s’est opposé à toute notre nation, il était le dernier obstacle à franchir avant que la France renoue durant un court instant dans un moment de liesse. Ce soir du 10 juillet la dramatique était parfaite, un homme en quête de légende sous le maillot de sa nation contre une nation traversée par l’envie de vibrer comme un seul homme.

Et le destin sait faire les choses quand il faut oser écrire des tragédies pour ses géants. Après 24 minutes de jeu, Ronaldo se blesse ; il choit, terrassé par l’ironie du destin, il doit quitter le terrain et ses coéquipiers et regarder impuissant la fin de la pièce. Le narcissique se brise le masque, héroïque il fond en larme. Le reste de l’histoire ne relève que de football, de tirs qui échouent sur les poteaux, de la France qui frôle son heure instant de liesse et d’une prolongation au bout de laquelle c’est un portugais qui va marquer. Et à la fin c’est le Portugal qui l’emporte et Ronaldo qui signe sa première et unique victoire d’un grand titre national sous la bannière de son pays.

Si depuis hier soir je n’ai pas été triste, si depuis hier je connais même une forme de pensée douce c’est parce que j’ai la sensation, intime et subjective, que l’histoire à choisi sa légende, à moins que ce soit un homme qui soit parvenu à écrire la sienne. Contre le sens statistique, contre un certain esprit d’une esthétique du jeu, contre le destin, et en contre-point de son rival immense qui a choisi de d’abandonner la lutte nationale, Ronaldo est parvenu à faire gagner son équipe et j’y vois une forme de poésie romanesque et romantique qui dans mon esprit est une forte que la joie ou la déception partisane pour mon équipe nationale.

Quand le désespoir révèle toute l'humanité d'un homme en quête d'un Graal, une déraison utopique qui le destine à la légende

Quand le désespoir révèle toute l'humanité d'un homme en quête d'un Graal, une déraison utopique qui le destine à la légende

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Sport, #Chronique chaotidienne, #Je est un Blog

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Publié le 10 Juillet 2016

De fait c’est une défaite, mais l’histoire a été belle. La dramatique, les larmes, les armes silencieuses dans les pieds des français et le KO portugais par delà la blessure du héros de tout un pays. Une balle, des pieds, et une histoire européenne qui se joue sur l’herbe d’un terrain de foot.

Le sport n’a pas fini d’écrire.

Et le peuple n’a pas fini de se faire le cœur de cette tragédie contemporaine. L’unité de lieu et l’unité de temps ont connues leur fin en prolongation.

Nous avons perdu.

Nous avons perdu un match.

Mais nous avons écrit notre page, même si c'est au regret de notre défaite.

Nous reprendrons nos plumes de cœur antiques pour faire résonner nos lignes olympiques.

 

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Sport, #Je est un Blog, #Chronique chaotidienne

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Publié le 13 Mai 2016

Il y a des jours, des matins morts qui sont midi, des dieux du ciel tout gris. Il y a des jours comme des décharges où se dévide l’amer des bric-à-brac des cœurs, c’est un lieu puant, public béant livré à lui-même et même moi je délivre rien que du pue lubrique récolté sur le banc où mon cul pose son temps perdu. Il y a des jours toujours, des encore, toujours, il y a toujours tout le temps perdu qui s’accumule en strates sédimentaires ; j’en sui s l’auto créateur sémantique, le séant identitaire posé face cachée sur des lignes élémentaires même s’il n’y a pas de risque que je fasse école ; au mieux je récolte la peine à bras le corps, comme des litres de sueurs qui s’écoule en verve sécuritaire. Je n’écris pas, non ce matin de midi j’évacue, je laisse au loin ce qu’est un trop plein, je laisse sortir la crise cardiaque, j’en vise des pages que j’arrache mentalement pour me torcher avec, insurrection en sudation, je ne cours pas je marche sur un fil sur lequel je vais finir par me faire trancher la voûte plantaire et me vider par le bas, comme le pêcheur évide le fruit de son filet. Ce matin je ne suis pas naît et je n’échappe pas à la nasse.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #Chronique chaotidienne

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Publié le 31 Mars 2016

Je viens de passer une nuit d’insomnie ; nuit entière durant laquelle mon crâne a été déserté de sommeil et comme la nature à horreur du vide, ce crâne dans ma tête a été rempli de pensées, introspections narcissique et égotique qui finissent toujours en source d’angoisses existentielles. Pour remédier à cela, j’ai persécuté ces pensées, c’était elles ou moi le choix était vite vu, en inondant ledit crâne de merde. Hier soir j’ai opté pour des vidéos glanées sur Youtube, c’est idéal pour de la junk thought, et je m’en suis infligé jusqu’à ce que l’esprit abdique et que je trouve du sommeil, même si de l’épuisement serait un terme plus approprié.

Aujourd’hui je radar mes mots, je radar mes pensées, je radar mon écriture.

Je jalouse ceux qui y arrivent. Je sais que je ne vaux pas moins qu’eux, ma prose n’est ni pire ni meilleure, alors je jalouse leur capacité à y arriver. Je jalouse même les moins bons que moi, ceux qui sont de manière évidente plus médiocre que nombre d’entre ceux qui écrivent. Je jalouse la capacité qu’ils ont à le faire ; le + faire. Parfois, même si je flagelle mon âme pour ne pas la vendre au diable, je suis comme aujourd’hui incapable d’écrire.

Je note des choses, je fais naître des mots sur l’écran. Mais je ne réussi pas à écrire.

Je ne connais rien de plus angoissant.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 12 Mars 2016

La peau à même la peau ; vêtement d’humanité trop flasque. Il y a là du temps en surplus ; préciosité de la fin des temps ; dès demain ça sera fini. Je regarde des histoires dans l’espace et des fantômes chinois qui ne sont pas faits chez nous se battre pour des roulements de dés qui n’abolissent pas le hasard ; je regarde et je joue à des jeux de spectre en papier, des fantômes imprimé dans des états encore unis et nous lançons ensemble des sommes de formes aux nombres de faces paires et toujours nous comptons le hasard, nous décomptons le hasard, nous faisons rouler le hasard et nous roulons sur lui avant qu’il ne roule sur nous. C’est dans la peau des autres, facteurs d’imaginaires chinois, européens ou mondiales que nous jouons à travestir la réalité ; et elle a du chien cette réalité, vivace comme un chiendent herbacé elle résiste, meurt et renait plus folle, intense et dense comme la jungle d’un territoire perdu, inconnu ou inexistant. C’est un va et vient aux yeux morts, un aller retour au regard stérile qui ne sait pas que ce qui se joue en lui, la joute qui agite l’invisible de son être est entrain de donner naissance à un monde ; big bang des pauvres, un peu low-cost, un peu chinois, une révolution à porté d’un jet de dé.

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 28 Février 2016

Hier je n’étais qu’un canon à particules, ce soir je suis une particule. Ou une graine, un truc qu’une poule pourrait venir picoter. Et dans ma prose la poule et le poisson rouge même combat ; animaux dénués d’un intérêt à part pour me laisser broder la métaphore de l’auteur distrait, dilettante et bon à rien, mémoire courte et esprit sauteur. Du coq à l’âne pour rester dans le décor de la ferme ; je passe du cul de l’un au cul de l’autre, j’ai l’esprit vagabond, inaliénable à l’insoumission des tentations, incapable de se focaliser sur une seule tâche sans dépenser une énergie folle.

Parfois en tant qu’auteur je cherche à la brider, le forcer, lui coller le nez dans son obligation.

Parfois en tant qu’auteur je cherche à la dompter, je jongle avec ses intentions et ses variations.

Et le reste du temps j’improvise, je concède et je m’induis de force, de folie et de prétention pour mener à bien, c'est-à-dire à son terme de papier, mes intentions et mes projets, les anciens et les prochains. J’espère que je saurai un jour tirer parti de cet esprit vagabondeur, et d’ici là, je range, je tri, je capte les flux et je les canalise, un peu ici et un peu là jusqu’à ici, jusque là et à demain.  

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Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog, #Chronique chaotidienne

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