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Publié le 29 Juillet 2017

La fin du mois est proche et ici commence la chronique de mon vingt-neuf juillet. J’ai donc débuté ces chroniques quotidienne, chaotidienne comme je le référence sur le blog il y a vingt-neuf jours parce que je n’avais pas d’idée pour l’article du jour. Comme je ne savais pas quoi écrire j’ai écris ma journée, une part, une vision, une parcelle, une version du réel. J’ai trouvé cela facile. Nous étions le premier juillet et je m’étais levé pour aller faire un vide-grenier, peut-être deux.

Quelques semaines plus tard presqu’aucunes chroniques ne manquent à l’appel et si c’est le cas c’est parce qu’écrire son quotidien est assez facile et simple. D’un premier abord en tout cas parce que viser cette transparence c’est aussi prendre le risque de dévoiler sa vacuité et le vide qui peuple parfois son quotidien. Je me souviens que lorsque j’étais très enfant, lorsque venait le soir et que j’étais couché dans mon lit, devant l’auditoire imaginaire de mes peluches je cherchais à lister dans mon esprit les bonnes choses de ma journée. Parvenir à réunir cinq faits que j’estimais positif me permettait de conjurer le mauvais sort.

Finalement, rédiger quotidiennement un article à partir de mon quotidien c’est, d’une certaine manière, renouer avec ce rituel d’enfant. Sauf que maintenant mon auditoire n’est pas seulement constitué de peluches silencieuses, maintenant mon auditoire c’est vous, inconnus, anonymes et nonymes, lecteurs fidèles ou lecteurs improbables. L’exercice est le même, seul l’enjeu est moindre. Surtout qu’à priori la vie d’un adulte est légèrement plus dense que la vie d’enfant et que par conséquent les sujets d’écriture sont plus nombreux.

Mais c’est là que les choses changent, parce qu’enfant je ne cherchais pas à écrire. Alors qu’ici seuls les mots comptent ! Il y a vingt-neuf jours la journée débutait par un vide-grenier et ce matin c’est de la même manière je me suis levé pour partir chiner. Sauf que cette nuit j’ai encore été soumis aux effets de l’insomnie ; du coup ne dormant pas je me suis levé sans finir ma nuit et à peine après l’avoir commencé. J’aime toujours me dresser dans l’aube et m’arracher à une vie pour en rejoindre une autre. L’ambiance des vide-greniers et des marchés aux puces le matin c’est entrer dans un autre monde et j’aime cela.

J’ai chiné avec plaisir, en prenant mon temps et laissant le soleil chauffer l’atmosphère. Je n’ai pas fais de trouvailles extra ordinaire mais le plaisir d’y être, chiner c’est là, revenir avec une pomme pot à glaçons et des verres à saké. J’aime ne pas savoir ce que je vais trouver. J’aime participer à ce mouvement de résistance de contre consommation ; j’ai toujours fustigé la consommation surtout quand elle est élevée au rang d’art de vivre et de sens de la vie. Mais si je fustige la mécanique de consommation ce n’est pas pour autant que je n’aime pas consommer moi aussi. La chine est là pour moi et que ce n’est pas elle ce sont les magasins d’occasions et les boutiques de pauvres ; s’en aller fouiner à Noz est une expérience underground que j’aime aussi.

Je n’ai pas envie de continuer cet article et pourtant je sais que je voudrais parler et mieux en parler de l’homme que je suis et de mon rapport à la consommation.

Bref nous sommes un vingt-neuf juillet, et demain le trente.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 28 Juillet 2017

Je suis sueur, le front en sueur à mi-chemin entre la fièvre et les fortes chaleurs. Depuis quatre nuits au moins ce sont des insomnies. Et depuis hier je traîne ma carcasse avec un état vaguement fiévreux, faible, fébrile, le genre d’état d’avant un rhume, une grippe ou une angine ; le genre d’état de chiotte qui ne laisse présager de bon et qui ne permet rien de mieux le temps qu’il est là. Mais c’est peut-être simplement la chronique de l’épuisement. Pas la chronique du burnout mais la chronique du corps à bout de force parce que je me fais vieux et que je fais comme si ce n’était pas le cas. La chronique du vingt-huit juillet sera-t-elle la chronique de ma vieillesse ? Bien sûr que non parce que j’entends déjà d’ici les hordes de bienpensants venir me dire que l’âge c’est dans la tête, les mathématiques aussi je suppose.

Mon cul !

Oui je leur dis vertement : mon vieux postérieur trop blanc et je suppose trop flasque ! à moins que ce ne soit l’inverse !

La chronique de mon vingt-huit juillet c’est la chronique de ma fatigue qui par la force des choses l’est devenue elle aussi, chronique. L’épuisement n’est le bon conseillé de rien, ni de l’écriture ni de la lecture ni de la critique ni de rien de ce qui peut être intéressant, divertissement ou stimulant. Je navigue à vue dans la fatigue et notez bien que je ne navigue pas à vue dans le sommeil, ça serait trop simple, il suffirait que je m’allonge et que je dorme à en rattraper le retard.

Mais je n’ai que la fatigue, c’est comme avoir le flacon sans l’ivresse, le flacon sans le parfum, la fatigue sans le sommeil c’est juste bon à rien, c’est que je suis bon à rien. Avec le front brillant parce qu’y perle la sueur, fatigue ou chaleur je vous laissez goûter mes sécrétions salées pour me le dire.

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Rédigé par Monsieur Ray

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Publié le 27 Juillet 2017

Chronique d’une nuit. Pas de virgule. chronique d’une insomnie aussi. Et forcément la chronique d’un vingt-sept juillet. C’est la chronique du pareil au même dans le moment où la fatigue frappe à mon crâne et la chaleur de fin juillet se fait sentir.

Depuis la nuit de lundi à mardi, chaque nuit je connais une période d’insomnie.

Vers 04h30 ou vers 05h00 du matin je me réveil avec l’impossibilité de me rendormir.

Tout le monde connait le goût de l’insomnie. Je n’apprends rien à personne.

Le plus désagréable dans l’insomnie ce n’est pas le temps passé à ne pas dormir parce que je trouve toujours à s’occuper lorsque je ne dors pas. Le plus désagréable ce sont les moments de pré-insomnie lorsque je me trouve dans un demi-sommeil qui ne dit pas son nom et que mon corps et mon esprit traversent une sensation désagréable de sommeil qui ne dit pas qu’il dort.

Généralement lorsque le sommeil approche que l’on sombre dans une phase de demi-sommeil la sensation est agréable, l’esprit se déleste du corps et fait tomber quelques inhibitions ce qui lui permet de se lancer dans une pensée débridée qui est proche d’une expérience onirique. Dans la chronique de cette demie nuit du vingt-sept juillet j’étais dans l’expérience de ce demi-sommeil qui vient en prélude de l’insomnie ressemble à cet état d’endormissement sauf que l’esprit patauge dans une sensation de mal-conscience pesante. Je suis là, dans mon lit, convaincu de dormir sauf que je ne dors pas. Dans cet entre-deux dont je ne peux pas jauger de la durée mon corps tourne, retourne, défait le lit pendant que mon esprit cherche à se convaincre qu’il dort ou qu’il va se rendormir. Je me tourne, me réveille, me retourne pensant me rendormir, dans le tampon mémoire de ma conscience s’accumulent des sensations désagréables. Je suppose qu’en temps de non insomnie ces instants se poursuivent pas d’endormissement mais là ce n’est pas le cas jusqu’à ce que je parvienne à émerger de cet état.

Allumer la lumière. Eclairer son téléphone. Se lever. Aller pisser dehors. Regarder les étoiles. Boire. Marcher. Défier son esprit pour se le vider. Tourner un peu en rond en hésitant à se recoucher. Et puis réaliser que si je veux échapper aux morsures de l’aube je dois me réfugier dans mon lit, dans ma chambre, derrière les volets clos et je mise sur YouTube pour me servir de berceuse.

Et maintenant j’ai sommeil.

Bravo.

Moi-même je sais que je n’arriverai pas à me coucher tôt pourtant.

 

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Rédigé par Monsieur Ray

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Publié le 26 Juillet 2017

Je porte un regard circulaire sur la gauche et je perçois la discrète mais entêtante présence du bordel qui doucement mais sûrement occupe le côté gauche du bureau. Au plus proche de l’ordinateur il y a le dessus d’un carton à chaussure dans lequel se trouvent deux livres ; Boire un roman édité par La P’tite Hélène Edition et écrit par un confrère et auteur découverts via Facebook dont le nom de plume est Jon Ho le titre de son œuvre ? Boire, je veux lire rapidement ce livre.  J’ai reçu l’ouvrage il y a quelques jours, quasiment une semaine et il est là en attente de lecture. Sous cet ouvrage toujours dans le dessus de ce carton à chaussure il y a Les exploits d’un jeune don Juan un livre d’Apollinaire que j’ai commencé à lire et qui attend que je le termine. A côté de ce carton avec ces deux livres il y a l’enceinte de l’ancien ordinateur. Elle est là, débranchée, en attente de rangement je suppose et derrière elle une bouteille de spray pour nettoyer les écrans d’ordinateur sauf que le spray ne fonctionne plus. Et en plus je ne l’utilise presque jamais. Chronique ordinaire d’un vingt-six juillet et du bordel ordinaire qui gagne à chaque jour un peu plus d’espace sur mon espace quotidien. Sous l’enceinte il y a un jeu Dreamcast en version japonaise, c’est mon jeu d’origine, celui que je possédais lorsque je possédais une Dreamcast Jap et le temps où je possédais une boutique de jeu vidéo. C’est Jet Set Radio, un jeu qui m’avait scotché à l’époque, la musique, le graphisme, l’ambiance, c’était un must have qui donnait du crédit et du prestige lorsque l’on pouvait prétendre le posséder et y jouer en version japonaise avant que le jeu sorte en France. C’était il y a longtemps. J’ai ressorti le jeu en recherchant d’autres jeux que je conservais dans un carton et que j’ai eu envie d’offrir à des collectionneurs que je suis sur YouTube. Je ne sais pas ce que je vais faire de ce jeu-là, alors il est là. Sur le boîtier du jeu il y a une carte de visite, celle de La P’tite Hélène Edition une maison d’édition alternative. La carte était dans le livre, je la garde parce que ça m’intéresse pour mes futurs ouvrages et puis elle est basée sur Apt, ce n’est pas loin.

Mon regard court encore vers la gauche, il tombe sur un des nombreux coupes papiers qui gravitent sur mon bureau (j’en dénombre au moins cinq). Posé par-dessus cet objet il y a un jeu PC en Big Box que j’ai chiné il y a quelques temps. C’est une très intéressante Big Box d’un jeu mythique pour les amateurs de jeux de rôle puisqu’il s’agit de Baldur’s Gate, dans une édition très généreuse qui contient en plus du jeu d’origine sur ces cinq disques, un autre jeu mythique, Fallout mais aussi un deck de découverte du jeu de carte à collection Magic. C’est vraiment une belle trouvaille faite en vide-grenier puisque le jeu est très très complet, son seul défaut c’est qu’une des notices a été posé dans de l’eau et donc elle est abimée au dos. J’ai mis ce jeu en vente sur Priceminister et une personne m’a demandé des photos complémentaires, c’est pour cela qu’il est là. Mais cette chronique de mon vingt-six juillet c’est aussi la chronique de ma flemme parce qu’il y a longtemps que j’aurai pu ranger ce jeu avec les autres de la collection. Sur la boîte du jeu il y a d’anciennes facture d’eaux qui attendent elles aussi d’être rangées. Et sur les factures il y a une araignée en métal doré incrustée de brillant, l’araignée s’ouvre et c’est en fait une petite boîte minuscule. J’ai retrouvé cet objet en rangeant la maison et les placards il y a quelques semaines, et depuis elle se trouve là comme un trésor que je ne sais ni où ranger ni où exposer.

Encore plus à gauche, depuis peu il y a un ouvrage de Camus, lui aussi chiné, lu, puis prêté : Noces, suivi de L’été Camus y parler de sa jeunesse en Algérie et ça m’intéressait lorsque j’écrivais sur mon séjour dans ce pays. Encore un livre qui attend d’être rangé. Et pour fini à l’extrémité gauche du bureau il a un double décimètre avec lequel je ne mesure rien et un porte mine. En revenant vers l’écran mon regard croise les boîtes qui sont là comme des rangements parce que ce qui est enfermé n’est pas du bordel, il croise aussi un tas de câbles et de fils qui servaient à brancher les enceintes et le cadre numérique que j’ai remisé ailleurs en attendant d’en faire un bricolage que je me garde sous le coude jusqu’à avoir chiné assez de cadre numérique pour me lancer. Si je regarde mieux dans ce petit fatras je peux repérer une punaise dépunaisée d’un mûr, un peu tordue, que je laisse là parce que j’aime tripoter des objets pointus lorsque je réfléchi (ce qui explique en partie les cinq ou six coupe papier). Mais mon regard n’en reste pas là, il repère aussi un tout petit objectif photo que j’utilisais il y a longtemps avec un veux smartphone. C’est un objectif aimanté qui ne peut être utile que sur un smartphone à coque métallique et ce n’est pas le cas de la mienne.  Il reste une petite boîte en carton bleuté assez ancienne qui contient des portes couteaux en résine avec des inclusions de la mer, je garde cela pour réaliser une décoration esprit cabinet de curiosité mais je n’ai pas encore trouvé la forme finie et finale pour valoriser ces objets-là.

Le bordel de gauche n’a pas vraiment de quoi rendre jaloux le bordel qui se trouve à ma droite. En plus de la souris et de son fil qui encombre l’espace il y a un coupe papier en bronze, une boîte en pierre chinée qui contient des élastiques à cheveux, un second objectif pour smartphone aimanté, un morceau de mousse dans lequel je pique des clous et des visses et des aiguilles et des choses piquantes parce que j’aime avoir un clou au coin des lèvres lorsque je réfléchi et lorsque je ne réfléchis pas aussi. Il y a aussi juste là un sachet translucide en plastique qui contient deux piles. Je devrais ranger ses piles dans une des boites à objets électro-informatique. Juste à côté encore un bibelot chiné, un petit personnage en plomb issu d’un jeu de guerre. Mais ce n’est pas tout, il y a un rouleau de scotch translucide et un épais rouleau de scotch brun, et des ciseaux, tout ce qu’il me faut pour faire des paquets lorsque j’envoie des objets à la Poste. Il y a aussi un peigne, que j’utilise pour ma barbe parce que j’aime réfléchir en me lissant la barbe, même si personne ne me voit ça me donne de la présence je trouve. Il reste un appareil photo en plastique lui-même dans une coque en plastique censée permettre de faire des photos sous l’eau, je n’ai même pas chiné cela, je ne sais même plus d’où je tiens cela, il était accroché à un mur et maintenant je lui cherche une place, je pourrais le ranger avec les appareils photos chinés, sauf que celui-ci n’a pas été chiné. Qui a dit que j’étais névrosé ? Pour terminer le bordel de droite il y a le reste du carton à chaussure avec lequel j’ai commencé cette chronique, dans ce carton là j’ai provisoirement rangé les films et les jeux vidéo que j’ai trouvé durant les soldes, ils sont là à encombrer mon espace pour me forcer à écrire un article sur eux avant de les ranger et d’y jouer.

Le bordel est là, grandissant, rassurant et angoissant. Chaque jour je pourrais chroniquer mes efforts pour le faire disparaître et chaque même jour je pourrais chroniquer son retour, son développement. Et dieu sait pourtant que j’aime écrire sur un bureau vaste et vide.

Homme de paradoxe ! Et de grand petit bordel !

Fichtre !

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Rédigé par Monsieur Ray

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Publié le 25 Juillet 2017

La chronique de ce vingt-cinq juillet ça sera un peu la chronique de la vie d’un blog parce que c’est à cela à quoi je pense actuellement et accessoirement parce la chronique réaliste de ce vingt-cinq juillet rédigé alors que je suis nu sous ma djellaba n’aurai pas forcément d’intérêt. Bien sûr je peux me laisser aller à rêver qu’évoquer le quotidien pragmatique de ma journée puisse intéresser quelques personnes curieuses mais en vérité je ne suis pas sûr de vouloir me supposer désirable en évoquant l’aspect le plus quotidien de ma vie par écrit.

C’est pourtant ça le défi non ?

Aller à Lidl faire ses courses ; remarquer qu’ils ont modifier la disposition des rayons et me demander si c’est véritablement plus rentable pour leur productivité d’avoir installé les fruits & légumes à l’entrée. Mais je suppose que c’est le cas, rien ne se fait par hasard dans la grande distribution, c’est en tout cas ce que je suppose.

Tondre la pelouse. Même si je roule comme un roi du volant sur mon petit tracteur rouge. Je roule à grande vitesse, la vitesse lièvre, sur le côté de la machine j’expulse un flot continu d’herbes coupées et de poussières qui s’envolent en un nuage épais comme de la brume. Je culpabilise pour les voisins et en même temps je jubile parce que je me sens puissant.

Vous comprenez pourquoi faire de cette chronique quotidienne un intérêt littéraire est assez limité. Vous le comprenez ou vous ne le comprenez pas, qu’importe cette manière de vous interpeler c’est de la pure rhétorique parce que même si vous preniez le temps de me répondre dans un commentaire je n’attendrais cette hypothétique réponse pour continuer de rédiger cette chronique d’un vingt-cinq juillet ; il est dix heures du soir déjà consommé, plus que deux heures et puis je n’ai pas que cela à faire.  

Je viens de regarder, en un peu plus de huit ans, il y a un peu plus de 40 000 visiteurs à s’être perdus sur mes pages. Si je parvenais à vendre mes futurs ouvrages à 40 000 lecteurs je serais un auteur comblé. Mais en moyenne c’est 40 000 lecteurs ont, en moyenne, lus à peine plus de deux pages. Alors à moins d’écrire des livres de deux pages, tout ceci n’a pas de sens. Comme cet article me direz-vous et vous aurez raison. Peut-être parce que tenir un blog c’est devenu une activité d’un autre temps ; aujourd’hui ça vidéo, ça snap, ça YouTube, ça forme courte et plus personne ne prend le temps de lire les articles sans queues ni têtes d’un auteur sans livres ni prestiges. Et pourtant huit ans que je suis là.

Je suis là. Qu’importe les lecteurs, les commentaires, les retours, je suis là.

Et heureusement que je ne m’importe pas des lecteurs, commentaires et retours parce qu’autrement je ne serais pas sûr d’assumer la chose. Ou alors c’est ce que je pense parce qu’autrement huit ans sans dépasser les dix visiteurs quotidiens ça serait un enfer. Paradoxalement j’ai eu des blogs avec plus de visiteurs, mon blog jeux vidéo par exemple mais d’autres blogs aussi où j’étais un autre, un alias, une femme, un autre, plusieurs autres, j’ai été mille et une personne pour avoir plus de succès en termes de visiteurs, mais ici lorsque je suis moi-même les choses plafonnent.

Qu’importe, je crois que c’est sans intérêt.

Je sais en vérité tout l’intérêt que ça a, mais je sais aussi que je veux me servir de cela ailleurs comme sujet et matière d’écrire et fondamentalement j’ai toujours eu du mal à déflorer ma matière d’écriture ici.

Blogueur paradoxal oui.

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Rédigé par Monsieur Ray

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Publié le 24 Juillet 2017

Chronique du lundi 24 juillet, une chronique qui n’a rien  à dire. Et cette fois ce n’est pas une posture, ce n’est pas un effet d’annonce, ce n’est pas une méthode de pensée contradictoire. Non, il n’y a rien à chroniquer dans ce lundi 24 juillet. Se lever, faire le petit déjeuné, la regarder petit déjeuner, faire la vaisselle, dehors le ciel se nuage, et puis voilà, ordinateur allumé, le café qui descend dans la tasse, et l’écriture du matin, l’écriture du début de la semaine, écriture du lundi avec des empreintes de rêves laissés par la nuit et des empreintes de fantasmes nés dans la nuit. Mais la nuit n’est plus là, la nuit est le jour, et le temps passe vite dans le noir et le blanc qui contraste des lettres sur l’écran de l’ordinateur. S’arrêter, se doucher, la sensation d’avoir le cheveu propre et bouclé c'est-à-dire beau, manger, vaisselle et encore le café. C’est le moment de la pause, c’est ce que je me suis dis, le mot de profiter de sa pause pour aller faire le plein de la voiture parce que ce soir c’est concert et que je n’avais pas envie de faire le plein au dernier moment. Je suis sorti, à peine dehors il s’est mit à pleuvoir, à venter, un début d’orage. Mal abrité par la structure de la station j’ai fais le plein avec l’impression d’être sous un brumisateur immense et je suis reparti le ventre de la voiture plein de gasoil. Sur la route retour pendant un instant j’ai suivi une femme sur un vélo le temps que je puisse la doubler sans risque, elle avait un pantalon en tissu bleu marin et poids blancs, sûrement un tissu léger parce qu’avec la pluie on faisait plus que deviner ses dessous. Entre les rafales de vents et de pluie elle était obligée de conduire son vélo à une main utilisant l’autre pour tenir son chapeau. J’ai eu de la compassion en la doublant, puis je l’ai remercié intérieurement parce qu’elle m’offrait la possibilité de broder quelques mots sur elle afin d’augmenter ma chronique de ce 24 juillet de quelques lignes de plus. Ce soir ça sera Super, pour le moment c’est tout.

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Rédigé par Monsieur Ray

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Publié le 23 Juillet 2017

L’ordinateur refuse de sortir de sa léthargie. Il rame, il chouine, il fait durer les choses et le temps s’étire à son contact. C’est comme si l’ordinateur avait du mal à se remettre des excès du week-end, l’alcool, la fête et le manque de sommeil. Nous sommes le 23 juillet et je chronique ce jour comme je pourrais chroniquer le week-end. Il est 23h41 et tandis que minuit approche je commence à percevoir des ombres qui s’agitent dans ma vision périphérique. Ce n’est pas grave, je ne suis qu’à huit ou neuf pas du lit, pas de route, pas de contrôle, pas de rapport sociaux, juste moi, ma fatigue, un verre d’eau froide, Esprits Criminels qui rediffuse pour la énième fois l’étendu de la déviance humaine et moi qui suis là pour chroniquer un jour commencé trop tôt et que pourtant je voudrais finir tard.  

L’acuité de l’attention est une donnée curieuse, elle ne s’écroule chez moi que lorsque j’ai le cul posé sur un siège, un fauteuil, une chaise familière. Je ne suis pas casanier pour autant, je ne suis même pas sûr d’être méfiant non plus, en tout cas plus qu’il me semble raisonnable de l’être, mais lorsque je suis hors de ma tanière je me sens responsable et redevable d’être suffisamment conscient de mon attention pour ne pas manquer un instant de ce qui se trame autour de moi. Alors dans les soirées, dans les moments sociaux, dans ces instants où je ne me sens qu’à moitié légitime d’être présent je m’efforce d’être attentif, de tout percevoir, le plus, le mieux possible. Au final l’ironie du sort c’est qu’en cherchant d’instinct ou d’inconscience à ratisser l’instant présent pour n’en perdre le moins possible ça me conduit à reprendre une posture de spectateur. Cette posture d’observateur du réel à laquelle j’étais réduit lorsque j’étais trop timide et introverti pour avoir le choix.

Aujourd’hui où j’ai ce choix, j’ai conscience que dans un mouvement conduit par un élan de névrose je me retrouve dans la même posture. Vivre l’instant au sens de pleinement s’abandonner à lui, et donc lorsque nous sommes en état de rapport social, s’abandonner à l’autre, c’est accepter de faire un choix et de laisser les autres personnes, les autres discussions, laisser filer ces choses là que l’on voudrait capter comme le témoin privilégier de ce microcosme. Il y a dix ans, à chaque soirée je mitraillais de littéralement de millier de photos et au lendemain de la soirée j’aimais pouvoir témoigner aux autres de ce que l’alcool ou simplement l’abandon à un instant donné leur avait empêché de se souvenir. Au fil du temps je prends de moins en moins de photos. Je suppose que mon état s’améliore un peu.

Reste que je suis souvent le dernier à passer le générique. Le dernier vaillant pour pouvoir témoigner que la fête est finie et que les gens sont couchés. Dans mon fantasme adolescent je rêvais d’être le témoin de la fin du monde ; je m’imaginais assis sur le bord du cratère d’un volcan lorsque le méga météorite qui va frappé la Terre s’apprêter à tomber et à détruire toutes formes de vies. Dans cette vision  d’apocalypse j’espère juste être le dernier à pouvoir voir les choses s’éteindre. Dans le fond c’est ce que je fais lorsqu’à une soirée je m’endors en dernier.

Et ce n’est que lorsque je me retrouve seul, qu’enfin la fatigue me submerge.

Je ferai bien d’aller dormir.

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Rédigé par Monsieur Ray

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Publié le 23 Juillet 2017

Chronique à rebours d’un vingt-un juille, sous la chaleur d'un ciel faussement gris, plutôt blanc, vent du sud. Un peu plus loin ils jouent au ping-pong, un peu plus près ils travaillent connectés aux réseaux et entre eux et eux c'est l'heure de la sieste. Une mobylette passe dans la rue au bout du jardin. Puis on rentend les cigales et les bruits de la balle de ping-pong. Un peu le bruissement du vent dans les arbres. Un cerisier trapu bien plus vaste que haut offre un peu d'ombre. Ils travaillent en dessous. Je m'y abrite aussi. Plus tard les bières, l'alcool, les mots plus hauts et les rires. À l'instant le silence de la sieste avant la tempête. Je l'attends affalé dans un transat. Un temps d'orage. Un ciel d'orage. L'humidité orageuse. Aucune appréhension. Se fondre dans le temps suspendu. Celui des maillots de bains et des corps sans complexes. Légèreté et lourdeur estivale. Au point d'équilibre l'instant présent. Le vent se lève il est tant de vivre. Suivra le temps des défis. Espadrilles sous la table, pieds nus, silhouette longiligne dans une robe noire d'été, fluide. Lunette jaune et verre polarisé. Bretelle de soutien-gorge mauve. Estimation discrète devant l'écran, le temps d'un choix qui ne peut pas attendre. Ciel de plastique bleu entre moi et l'autre ciel, le blanc. Serviette sur le dossier de la chaise, torse nu devant l'ordinateur, peau bronzée et tatouée, le temps relatif de celui qui prend son temps et un verre d'eau avant le café. Table de ping-pong, trampoline, filet de volley, terrain de pétanque, piscine avant d'arriver jusqu'à moi.

 

Elle descend dans la piscine, d'autres sortent de leurs siestes.

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Rédigé par Monsieur Ray

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Publié le 21 Juillet 2017

Vingt et un juillet de cette année et que les lecteurs des temps futurs et les archéologues d’internet prennent la peine de trouver l’année ailleurs que dans cette phrase. Il y a quelques semaine je perdais mon téléphone, enfin mon Smartphone pour justement respecter la nomenclature de mon époque. Ce n’était pas la crème de la crème mais une machine suffisamment puissante et performante pour réaliser des photos d’une qualité plus qu’honnête.

Lorsque j’ai acheté un nouveau téléphone de remplacement j’ai opté pour un appareil au bas de la gamme parce que je n’avais pas les moyens d’une vaste dépense et j’ai retrouvé un Smartphone qui fait des photos moyennes et médiocres.

Il y a quelques lundis de bon matin j’ai réalisé que l’on avait volé l’antenne radio sur ma voiture ; impossible de rouler en campagne et de capter les stations au sein desquelles j’avais mes habitudes. Du coup j’en suis revenu à prendre des afin de pouvoir rouler en musique dans ma voiture.

A défaut d’avoir un appareil photo correcte j’ai ressorti mon bon vieux boitier réflexe numérique et quelques objectifs chinés. Partant de là je me suis dis que je pouvais aller encore plus loin dans le retour dans le temps en sortant de vieux appareils photos argentiques chinés cette saison ainsi que des pellicules très largement périmées afin de réaliser des photos très basiques dans l’esprit Lomo. Et tout comme je retrouve le plaisir délicieusement désuet d’écouter de la musique sur CD avec les imperfections d’un CD en voiture, je retrouve le plaisir de la photographie à l’ancienne comme celle avec laquelle j’ai appris la photographie.

Parfois il y a des contraintes matérielles qui ramènent du sens et de la liberté à la pratique habituelle des technologies. Et dans cette chronique d’un vingt-et-un juillet je renoue avec des lieux communs et le goût de la photo argentique médiocre et imparfaite. J’ai tellement souvent poursuit le charme des photos ratées, je me demande comment j’ai pu oublier tout cela.

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Rédigé par Monsieur Ray

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Publié le 20 Juillet 2017

Il n’est pas encore onze heures du matin, pas encore midi, et pourtant je me lance dans la chronique de mon vingt juillet ce qui laisse supposer une chronique tronquée et ce n’est pas faux parce que cette chronique quotidienne remonte le temps dans ma nuit, dans la nuit débutante de ce vingt juillet mais elle remonte aussi dans les nuits de ma jeunesse.

Aujourd’hui il est de notoriété publique que je suis un téléspectateur passionné de River Monster. Cette émission est à mi-chemin entre le documentaire animalier et le thriller. Cette production anglaise mise sur le charisme de son animateur pêcheur et sur la qualité de la production pour passionner le téléspectateur pour de la pêche en eaux douces. Il faut dire que le lascar pêcheur ne traque que des monstres d’eaux douces ce qui justifie le titre de l’émission. Et je suis donc fan de cette production qui est la fille légitime de Très Pêche et d’Esprits Criminels. Donc si comme cette nuit je tombe sur une rediffusion de l’émission je peux y consacrer mon attention jusqu’à des heures indues de ma nuit.

Lorsque j’étais adolescent j’ai eu la télé dans ma chambre, une magnifique télé noir & blanc directement volée aux années 70, une télé sans télécommande pour laquelle il fallait se lever pour zapper et pour laquelle il fallait un tournevis pour régler une à une les chaînes. L’adolescence c’était aussi le temps de la conquête des nuits d’été, ces nuits que je passais seul ou avec des amis à refaire le monde en repoussant toujours plus loin les assauts du sommeil. C’est lors de ces nuits là que j’ai découverts Histoires Naturelles la série documentaire sur la nature, la chasse et la pêche diffusé sur TF1 de 1982 à 2009. Je regardais cette émission avec dédain et humour ; l’émission paraissait parfaitement désuète, beauf, grotesque, décalée et pourtant je la regardais.

A force de nuits blanches d’été et d’hiver j’ai fini par développer une forme d’affection pour cette émission qui marquait la nuit. Lorsque TF1 cessait les rediffusions des émissions de la journée et que commençais Histoires Naturelles ça signifiait que nous rentrions dans la vraie nuit. Et cette nuit en me laissant porter par le fleuve des rediffusions de River Monster je songeais à mes nuits d’avant où déjà je me laisser emporter par les documentaires sur les animaux et la nature. C’est un drôle de pont, c’est une drôle de chronique, ça sera peut-être un drôle de vingt juillet.

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Rédigé par Monsieur Ray

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