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Publié le 8 Octobre 2016

Diana. C’est le prénom d’une reine, plutôt celui d’une princesse qui aurait dû devenir reine si le destin tragiquement routier n’avait pas fini sa route dans un chaos accidenté sous un tunnel parisien. Mais qu’importe puisque Diana n’est pas une personne ; ni homme ni femme cette Diana là est une machine, rustique et chinoise comme une paysages dans une rizière.

Oui la Diana que j’ai rencontré ce matin dans un vide-grenier est une caméra ; oui, je vous parle de mademoiselle Diana flash appareil photo plutôt mythique qui est passé du rang de prolétaire laborieux de la photographie à celui d’idole et d’égérie d’un mouvement artistique, la lomographie qui a inopinément donné aux toy’s camera des lettres de noblesses qu’elles portent fièrement comme on porte un oxymore.

D’instinct j’ai toujours été sensible aux photos ratées, au flou, au grain, aux aberrations chromatiques et à ce qui émerge lorsque le hasard se mêle d’art ou de photographie. J’étais sensible aux ratés, mais je ne savais rien de la lomographie jusqu’à ce que découvre le mouvement à la fac. Alors oui, forcément j’ai vite adhéré à l’esprit lo-fi de la lomographie que je me suis amusé à parcourir et pratiquer avec des appareils jetables. Et puis ce matin en chinant je vois un appareil Diana, avec sa boite, son flash et même sa notice. Il était là, posé parterre, je demande le prix et la vendeuse me dit 3 euros. J’ai acheté un Diana neuf, moderne et bobo pour l’offrir, je sais donc que les jouets modernes valent au moins une trentaine d’euros quand ce n’est pas plus. Et là 3 euros, c’est bien peu, mais vide-grenier oblige je tente une petite négociation. C’est idiot, mais lorsque je discute le prix d’un objet dont je ne connais pas la valeur, ou d’un objet qui m’importe peu parce que je suis presque sûr de le retrouver plus tard je négocie avec amusant et sans pression. Mais lorsque là je tente de réduire d’un euro le prix de ce Diana flash j’ai un excès d’adrénaline parce que je connais un peu l’objet et sa valeur relative.

Et la vendeuse qui semble soulagée de se débarrasser de sa vieillerie accepte mon prix sans hésiter. Je repars donc avec un appareil photo Diana flash, avec son flash, sa boîte et sa notice qui semble être en état de marche. En même temps vu l’architecture archaïque de ces appareils photos, difficiles qu’ils tombent en panne et même quand ils dysfonctionnent c’est ce que l’on attend d’eux. J’ai bien fait garder de vieilles pellicules argentiques, je vais pouvoir les ressortir de leur oublie et les exposer.

Si je me sens particulièrement en joie de cette trouvaille ce n’est pas pour son prix ou sa valeur iconique (quoi que …) mais c’est parce que je suis en train de terminer mon premier recueil de poésie et j’ai envie d’y mettre en couverture une photo comme je les aime, floues, granuleuses et évocatrices.

un Diana Flash quasi complet (il manque la dragonne) pour 2 euros ; ce n'est rien mais ça me fait plaisir. Je préfère payer ça 2 euros que 30 euros, logique non ?
un Diana Flash quasi complet (il manque la dragonne) pour 2 euros ; ce n'est rien mais ça me fait plaisir. Je préfère payer ça 2 euros que 30 euros, logique non ?
un Diana Flash quasi complet (il manque la dragonne) pour 2 euros ; ce n'est rien mais ça me fait plaisir. Je préfère payer ça 2 euros que 30 euros, logique non ?

un Diana Flash quasi complet (il manque la dragonne) pour 2 euros ; ce n'est rien mais ça me fait plaisir. Je préfère payer ça 2 euros que 30 euros, logique non ?

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chiner, #videgrenier, #vide grenier, #bibliothèque, #brocante, #Pictogranimation

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Publié le 5 Octobre 2016

L’adolescence est le temps des passions, des émois et de la matière grise si ductile que toutes les émotions perçues, vécues et ressenties peuvent y laisser une trace indélébile et délicieuse dans laquelle coule le ruisseau de la nostalgie, celui là même qui arrose souvent les graines de la passion. Outre une passion relative pour singer l’emphase romantique en me moquant de moi, mon adolescence a été le lieu nécessaire et évidant de mes premiers émois érotiques ; ceux qui précèdent ou accompagnent les premières pulsions pornographiques. Comme beaucoup d’homme de ma génération je crois, je trouvais les premières femmes érotiques sur le papier glacé et palpable des catalogue de vente par correspondance. Ne vous moquez pas, je vous parle d’un temps d’avant internet, et ne vous y trompez pas, les catalogues étaient déjà en couleur, comme la télévision. Et un jour que je cherchais dans le grenier des magazines à découper pour faire du collage je suis tombé par chance et par hasard sur quelques numéros perdus dans le grenier du magazine photo Photo. Photo est un magazine qui traite de la photographie sous tous ces aspects, reportages, créations, technique, mode, mais aussi (et surtout) le nu artistique dont il orne la plus part de ces couvertures. C’était ainsi la première fois que j’étais confronté à des images de femmes ouvertement érotiques – autant les femmes que les images – et cela a été une révélation. Je ne peux pas dire qu’elle âge j’avais mais nous étions au début des années 90 ou à la fin des années 80. L’imagerie était léchée, les photos artistiques et les femmes avaient les seins nus, et parfois plus.

C’est là une forme d’érotisme qui m’a beaucoup marqué, pas tant l’imagerie des années 90 mais le support photo et je suppose que c’est un peu pour cette raison qu’ensuite j’ai toujours été plus sensible à la pornographie et à l’érotisme sur papier que celui en vidéo, et je me dis que ceux qui consomment plus de vidéo pornographique que de photos sont sûrement ceux qui ont rencontré ce genre d’abord en image mobile.

Et tout ceci clos mon impudique introduction qui m’amène à deux ouvrages chinés en vide-grenier le même week-end de septembre. Je vais commencer par vous parler de La photographie et le charme féminin, un livre de la collection L’univers de la photographie édité en 1984 aux éditions Christophe Colomb. Comme son titre l’indique avec une formule assez alambiquée je trouve, c’est un livre sur la photographie et sur le Charme féminin comme genre photographique. On y trouve donc des images de charme évidement et c’est bien là la raison de mon achat, mais aussi beaucoup de textes, de conseils et de réflexions technique pour réussir ses photos de charmes ; éclaires, matériels, maquillages, poses, décors, modèles, etc. l’ouvrage cherche à être objectif, riche et bien documenté et même si certaines remarques prêtes à sourire parce qu’elles reflètent avant tout l’esprit de l’époque j’avoue que le livre atteint son objectif de rendre accessible la photographie et le charme féminin. Bien sûr je ne suis pas dupe et je ne doute pas une seconde que ce genre d’ouvrages étaient avant tout des prétextes à publier des photos de charmes, des femmes nues, des seins, des fesses, des demoiselles en sous vêtement et des poses lascives toujours éclairer par une justification technique. Outre le plaisir sensuel de retrouver le charme érotique de cette imagerie un peu datée, un peu désuète qui est à la source de ma construction érotique, La photographie et le charme féminin propose des chapitres plutôt très intéressant sur quelques grands noms de la photographie de charme de l’époque, enfin de la photographie de mode et de publicité parce que c’était déjà elle la principale matrice de la photo de charme. On retrouve ainsi le romantisme de David Hamilton qui passe énormément de temps en Scandinavie, recherchant dans les campagnes ce qu’il considère comme le modèle parfait : élancé, les cheveux longs, le teint clair, la silhouette encore inachevée mais aussi des photographes comme Robert Farber, John Swannell  ou encore Irina Ionesco. Ces pages qui nous font entrer dans le style de tel ou tel photographe sont vraiment les plus intéressantes. Et ce livre là je l’ai quand même payé la somme de 2 euros, pour un ouvrage vraiment en parfait état.

La photographe et le charme féminin exprime cet érotisme un peu désuet qui s'attache à l'esthétique des années 80

La photographe et le charme féminin exprime cet érotisme un peu désuet qui s'attache à l'esthétique des années 80

Pour faire entrer ces quatre ouvrages dans la bilbiothèque chinée j'aurai déboursé 7 euros ce qui monte la somme totale dépensée à 68,5 euros.

Pour faire entrer ces quatre ouvrages dans la bilbiothèque chinée j'aurai déboursé 7 euros ce qui monte la somme totale dépensée à 68,5 euros.

Durant le même week-end mais pas sur le même vide-grenier je tombe sur un ouvrage de photo lui aussi proposant de nous enseigner L’art de photographier la femme. Hasard du calendrier ce livre date lui aussi de 1984, édité aux éditions Seitec dans la collection Top Prestige. Bon si on regarde la couverture on cherche encore le prestige derrière cette imagerie tellement ancrée et datée dans les années 80 avec sa blonde peroxydée à la choucroute surexposée qui prend une pose non naturelle dans un parfait justaucorps rose fluo. Au regard de cet ouvrage La photographie et le charme féminin apparaît comme un beau livre, élégant et richement constitué. Ici avec L’art de photographier la femme nous entrons dans un univers plus tape à l’œil avec un érotisme plus marqué par son époque et un visuel très agressif. On retrouve globalement la même forme que dans le précédant ouvrage avec des chapitres qui abordent tous les thèmes de la photographie du modèle au matériel, avec toujours des images et du texte. Mais ici le texte est plus succins, les conseils plus laconiques ce qui je vous laisse deviner donne plus de place aux photographies. C’est curieux parce que les deux ouvrages dates de la même année et pourtant le second est bien plus désuet, souvent drôle par l’anachronisme inverse de ces conseils ; enfin ça reste aussi amusant que sujet de curiosité que de regarder les conseils sur les filtres et les gélatines pour composer des images aux couleurs exotiques à l’heure des applications et des filtres instagram et il est difficile de ne pas se moquer lorsque l’on voit les images réaliser avec le light painting. La même chose avec le chapitre sur la photographie érotique qui rappelle quelque chose qui est toujours vrai d’ailleurs ; il est important de garder à l’esprit que la photographie érotique ne doit en aucun cas faire preuve de mauvais goût. C’est drôle parce que si le conseil est toujours vrai, la notion de bon et mauvais goût à quelque peu évoluer en trente ans. Quoi qu’il en soit, j’ai payé ce livre 1 euro et je suis très content de le ranger dans ma bibliothèque parce qu’il exhale un parfum d’érotisme désuet qui caresse ma nostalgie.

Sans vraiment de rapport je passe à un autre livre d’images, Les stars du basket américain à qui l’on a prêté la signature de George Eddy. Un rapport entre des livres de photos de charme et ce livre sur le basket américain il y en a un, c’est que j’ai rencontré les deux univers à la même époque, en plein de mon adolescence. Le basket show time des états unis je l’ai rencontré grâce à la Dream Team des jeux olympiques de 1992 et cet ouvrage date de 1993. Aujourd’hui encore j’aime la photo de charme et la NBA ; preuve s’il en fallait une que ma matière grise ductile d’adolescent c’est laissée empreinter par ces deux univers. Les stars du basket américain est un grand livre par son format, avec beaucoup de jolies photos de basket et des textes de George Eddy commentateur et ambassadeur emblématique du basket et de la NBA en France. L’ouvrage se divise en chapitres traitant de la Dream Team, de Michael Jodran et des Bulls, des Lakers, des Celtics, des universitaires et des smasheurs en NBA, bref c’est une bonne façon de parfaire ma culture basket et de profiter encore et toujours de photos à qui le format du livre rend un bel hommage. En plus si la couverture porte les traces de l’usure du temps, les pages sont en parfait état. Ce livre va rejoindre dans la bibliothèque chinée un autre livre chiné autour de ce sport, Les nouvelles stars du basket américain.

Dream Team et smasheurs fous pour quelques pages d'histoire de la NBA

Dream Team et smasheurs fous pour quelques pages d'histoire de la NBA

Pour terminer cette chronique des livres d’images et de photos que j’ai pu chiner en vide-grenier ces derniers temps voici Notre siècle en images aux éditions Solar. Lorsque j’ai vu la couverture de cet ouvrage avec une photo de Robert Capa sur la guerre d’Espagne, mais aussi Marylin, Eisenstein et un cosmonaute j’ai supposé tenir entre les mains un classique livre d’images contenant toutes sortes de photographies emblématiques de notre siècle, ce qui semblait logique vu le titre du livre. En réalité il s’agit plutôt d’un livre d’histoire qui offre un large panorama d’événements et de personnalités qui ont marqués l’histoire du XXe siècle. Et pour chaque étape de ce livre qui déroule l’histoire de notre monde de 1900 à 1998 on trouve une photographie, souvent choque, photo de reportage puissante et parfois rare. C’est une bonne surprise que d’avoir acheté cet ouvrage pour le projet chiner sa bibliothèque et découvrir ensuite qu’au lieu d’un livre photo classique avec des images vues et souvent revues, il s’agit d’un livre de photographies historiques qui cartographie sans complaisance les guerres, les drames et les personnalités qui ont marqué ce siècle là. Et au milieu de ces images de conflits, d’exécutions sommaires, de destructions et autres tragédies il est curieux de voir quelques images plus légères d’icônes ou d’égéries des décennies passées ainsi que l’épique de France victorieuse de la coupe du monde 98 qui clôture ce livre. C’est un ouvrage chiné pour 3 euros qui entre fièrement dans la bibliothèque elle-même chinée. Outre le fait que j’aime la photographie et en particulière la photographie de reportage, je trouve qu’il est important de ce confronter à ces images d’une part pour la valeur historique mais aussi pour continuer de forger son regard et d’affiner sa compréhension des images.

Heureux celui a qui écrit cet article, chroniqué l’entrée de quatre ouvrage dans la bibliothèque chinée et qui va donc pouvoir les retirer de la zone des objets en transite pour les ranger physiquement dans la bibliothèque où je pourrais les consulter à loisir.

Et comme toujours n'oublions pas de cliquer sur les images pour les grandir un peu

Et comme toujours n'oublions pas de cliquer sur les images pour les grandir un peu

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Publié le 3 Octobre 2016

Déjà hier je parlais de certains livres que je chinais comme des objets de curiosités ; c'est-à-dire des livres qui m’intéressent plus pour ce qu’ils représentent en tant qu’objet que pour leur contenu littéraire bien que jamais je ne puisse mépriser les mots au point de ne leur prêter aucune importance. Ce statu d’objet de curiosité agit en amont, au moment où je croise le livre objet sur un étale de vide-grenier et qu’il m’interpelle pour autre chose que ça littérature. Si je croise de la poésie je vais la désirer parce qu’elle est poésie, si je croise Victor Hugo ou un auteur que je connais de près ou de loin je voudrais posséder le livre parce curiosité littéraire de pousser plus loin la connaissance vague ou par plaisir de retrouver une littérature que j’aime. Dans les autres cas, il y a les livres qui me séduisent par leurs couvertures, les livres qui me plaisent pour leur âge, ceux qui me racolent avec leurs prix bas et puis il y a les objets de curiosité qui interpellent ma fibre curieuse et voyeuriste, et qui réveillent l’archéologue et l’idéologue qui sommeillent en moi.

En même temps si la curiosité n’est pas le moteur central du chineur je ne sais pas ce qui peut pousser une personne à arpenter les vide-greniers.

Ce matin là j’étais tôt, dans le soleil levant, dans le frais et dans la légère cohue de ce vide-grenier de village qui s’installe. Sur un des premiers stands je me penche sur un livre dont le visuel m’interpelle ; j’y vois ce qui je pense être du street art et c’est pour ça que je m’y intéresse. Ma mère est amatrice d’art de rue et en feuilletant le livre je me dis que je pourrais le lui offrir à l’occasion. Le titre pourtant écrit en grand sur la couverture ne me parle pas, Matin Brun, lors de mon premier regard j’ai cru qu’il s’agissait du nom de l’auteur, peut-être un Martin Brun, la joie d’être dyslexique et mal réveillé. Le livre comporte de nombreuses images d’art de rue et de quelques pages de textes. Pour 1 euro je décide de le prendre sans bien savoir ce qu’il contient.

Plus tard, ayant tweeté mes achats une personne m’interpelle et me fait remarquer que Matin Brun est vraiment un super texte. Du coup, intrigué je reprends le livre en main et je m’y intéresse vraiment. Matin Brun est bel et bien le titre de ce texte court de Franck Pavloff. Ce texte est un coup de colère, un coup de poing, une fable courte et qui stigmatise la montée des totalitarismes. La lecture de ce texte est d’une grande proximité idéologique et j’ai été étonné en lisant que le texte date déjà de 1997. En presque vingt ans Matin Brun n’a rien perdu de son sens et de sa nécessité de faire bouger les lignes de réflexion des individus et donc des lecteurs. Pour les images d’illustrations qui accompagnent avec force le texte le long des pages de cet ouvrage ce sont des œuvres de l’artiste urbain C215. Je croyais acheter un simple livre d’image et je me suis retrouvé avec une courte fable antifasciste dans un petit livre puissant. Une belle trouvaille que je dois à ma curiosité du matin.

Autre matin, autre livre, autre stand pour un autre style de contenu. Devant un carton de livres je remarque cet ouvrage étroit et haut comme un rectangle qui sort du lot avec sa couverture jaune où une femme nue découpée dans une photo noire et blanche trône au milieu d’une tribu. Au dessus d’elle le titre, Cruelle Zélande. Je vois ce livre, je le prends, puis je le repose n’en sachant rien, puis je le reprends piqué par la curiosité de ce que j’ai vu sur la quatrième de couverture et qui précise ; vente interdite aux moins de 18 ans. J’hésite, je feuillette encore, je picore, et si je fais confiance aux critiques publiées à l’intérieur de la couverture (Le Monde, Elle, L’humanité, Le Canard Enchaîné, etc.) u’il s’agit d’un roman érotique, drôle et bien écrit. M’en fallait-il plus pour l’acheter ? Non, même le prix m’y invitait, 50 centimes. Voilà qu’entre dans ma bibliothèque chinée un roman érotique, Cruelle Zélande, dans lequel une femme d’officier anglais se fait brutalement enlever par une tribu de sauvages érotomane de Nouvelle Zélande écrit par un auteur anonyme dont l’anonymat ne résiste pas à Wikipédia. C’est donc Jacques Serguine qui a écrit ce roman en 1978. C’est donc l’édition originale ! et ça c’est cool je trouve. Jacques Serguine a écrit d’autres livres, il est assimilé au Hussart ce me laisse deviner une forme d’anticonformisme dans ses lignes. Je suis plutôt impatient de me donner le temps de lire ce livre et je reviendrais peut-être vous en faire la chronique.

En tout cas avec ces deux livres la bibliothèque chinée s’enrichie de deux ouvrages à l’esthétique esthétiques et aux contenus intéressants. Lorsque je rentre d’un vide-grenier avec ce genre de livre je suis heureux et satisfait de cette expérience et je n’ai qu’une envie, c’est recommencer.

Et hop le total de l'argent bien dépensé grimpe jusqu'à 61,5 euos. Et le plaisir est toujours le même, enfin plus que ça, le plaisir grandi de vide-grenier en vide-grenier
Et hop le total de l'argent bien dépensé grimpe jusqu'à 61,5 euos. Et le plaisir est toujours le même, enfin plus que ça, le plaisir grandi de vide-grenier en vide-grenier

Et hop le total de l'argent bien dépensé grimpe jusqu'à 61,5 euos. Et le plaisir est toujours le même, enfin plus que ça, le plaisir grandi de vide-grenier en vide-grenier

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chiner, #bibliothèque, #videgrenier, #vide grenier, #livre, #brocante, #Pictogranimation

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Publié le 2 Octobre 2016

Je me suis penché sur un stand pour ramasser un livre. Il pleuvait un peu, assez pour que les gens autour de moi commencent à s’affoler. Sous les gouttes je feuilletais le livre. Si je m’étais intéressé à lui c’est parce qu’il s’agissait de ce que je considère comme un objet de curiosité ; ici un ouvrage de 1975 titré la libération de la femme. Je remarque qu’avec le temps je m’intéresse de plus en plus souvent à ces livres qui m’apparaissent comme des objets de curiosités parce qu’ils sont à mes yeux des reliques de pensées, de genres ou d’époques que je n’ai pas connus. La libération de la femme c’est une cause qui faisait écho dans la société il y a plus de quarante ans et qui continue toujours de résonner dans notre société contemporaine sous l’appellation égalité homme femme. Je feuilletais donc ce livre, curieux d’effleurer l’imagerie et l’expression de cette idéologie à la fois si actuelle dans mon esprit et en même temps drapées dans un mode de représentation qui m’apparaissait comme touchant et légèrement désuet.

Soudain en feuilletant le livre j’ouvre des pages qui renfermaient deux lettres manuscrites. Et en voyant cette correspondance confiée au secret des pages de ce livre militant j’ai immédiatement su que je voulais ce livre ; pas tant pour ses pages mais pour les secrets qu’elles conservent. D’une question à la vendeuse je me renseigne sur le prix et je m’offre cet ouvrage et sa correspondance pour 50 centimes d’euro.

J’éprouvais une forme de satisfaction à laquelle se mêlait une sincère excitation à l’idée de découvrir les lettres parce que ces deux correspondances manuscrites étaient évidemment le centre d’intérêt de ma curiosité.

Mardi 18. Je n’ai pas sommeil, je t’aime ! ce sont les premiers mots de cette lettre reçue. C’était plus que prometteur. La première lettre est rédigée sur une double page arrachée à un cahier, c’est une écriture petite, serrée, régulière avec une certaines emphase sur les sentiments qui me parait être écrite de la main d’une fille. A qui s’adresse t elle ? Je ne le sais pas. Une amoureuse à son amoureux ? Une amoureuse à une amoureuse ? Une cousine à sa cousine ? Je ne sais pas, la prose est narrative, descriptive, elle parle des personnes, des faits, des lieux, mais pas d’une date précise ni de son destinataire, je ne peux qu’imaginais, déduire depuis le contenu d’une époque, il y a une cabine téléphonique, des prénoms comme Régis, Marcelle, et Christian et un professeur ; c’est sûrement les lettres d’une étudiante, une Fabienne car la seconde lettre est signée Fabienne et cette seconde lettre est plus explicitement adressée à autre femme. La signature dit

Douces Caresses
Doux Baisers
Amour doux

Fabienne

Une amoureuse à son amoureuse et parce que je manque sûrement un peu d’imagination je suppose ces deux lettres rédigée certainement à l’époque du livre, à la fin des années 70 ou au début des années 80. Si je suis satisfait de faire entrer la libération de la femme dans ma bibliothèque chinée en tant que livre objet de curiosité je suis surtout particulièrement content d’avoir déniché ces deux lettres tendres. Je suis un peu lecteur, un peu auteur, parfois poète, mais plus que tout je suis fasciné par l’humanité et je suis profondément un voyeur, voyeur de l’intimité et de la sincérité de cette humanité que j’observe avec tendresse et curiosité ; me passionnant pour les passions des uns et jouissance des passions des autres.

Avec ce livre et ces deux lettres de correspondance la somme dépensée pour constituer la bibliothèque chinée en vide-grenier atteint 60 euros. Et toujours n'oubliez pas que vous pouvez afficher les photos en cliquant dessus.
Avec ce livre et ces deux lettres de correspondance la somme dépensée pour constituer la bibliothèque chinée en vide-grenier atteint 60 euros. Et toujours n'oubliez pas que vous pouvez afficher les photos en cliquant dessus.

Avec ce livre et ces deux lettres de correspondance la somme dépensée pour constituer la bibliothèque chinée en vide-grenier atteint 60 euros. Et toujours n'oubliez pas que vous pouvez afficher les photos en cliquant dessus.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chiner, #bibliothèque, #livre, #videgrenier, #vide grenier, #brocante, #correspondance

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Publié le 30 Septembre 2016

Je croyais que je trouvais peu de science-fiction lorsque je chinais ma bibliothèque chinée ; mais hier en réorganisant la dite bibliothèque je me suis rendu compte que j’avais quasi plus de science-fiction que de poésie (et je ne sais pas s’il existe de la poésie science fictionnelle ; avez-vous des informations là-dessus ?). En même ce n’est pas étonnant que je récolte de la science-fiction parce que c’est le genre littérature que j’ai aimé en premier et que c’est celui aux mamelles de qui j’ai biberonné mes premiers pas dans l’imaginaire de ma classe adulte.

Je trouve et j’achète de la science-fiction en vide-grenier et pourtant j’ai curieuse la sensation de n’en voir jamais ; curieux. La semaine dernière encore dans le matin frais d’un vide-grenier je trouve sur le même stand deux livres de chez J’ai lu dans la collection science-fiction. Sur la couverture du premier j’ai reconnu une affiche d’un film bien connu de mon goût propre, celle de Mad Max au-delà du dôme du tonnerre. Le film je le connais et je l’aime, je l’ai regardé et revu et même si le terme peut sembler curieux ce film m’émerveille toujours. Je ne sais pas si je vais lire le livre, disons que connaissant très bien l’histoire je ne vais sûrement pas mettre cet ouvrage dans mes priorités de lecture, mais j’aime le posséder parce qu’il contient les restes et les ruines d’un univers d’après l’apocalypse que j’aime. Je suis un amoureux du post-apo, je suis amoureux des œuvres, livres, jeux, films, qui relatent ce monde d’après l’apocalypse et d’avant la fin ou la renaissance. Le livre comme objet me semble comme neuf, comme si la personne avant moi l’avait elle aussi acheté juste pour le posséder et non le lire. Intrigué par son état si propre j’ai regardé ça date d’édition et j’ai été surpris de voir 1985, j’ai dû aller vérifier la date de parution du film Mad Max au delà du dôme du tonnerre parce que j’étais persuadé qu’il était sorti plus tard. Pourtant la couverture exprime que ce livre de Joan D. Vinge a était écrit d’après le scénario de Terry Hayes et Gerorge Miller, il ne pouvait donc pas être antérieur au film. Effectivement le film est sorti la même année que le livre et moi je me sens vieux.

Le second ouvrage qui était présent sur ce stand est une des trouvailles dont j’étais le plus heureux ce matin là ; pourtant il ne s’agit là que d’un livre de poche payé pour un demi-euro. Oui mais ce livre c’est Gravé sur chrome, un recueil de nouvelles de William Gibson. J’apprécie beaucoup cet auteur parce qu’il est la figure de proue du mouvent cyberpunk et tout comme les univers post-apocalyptique j’aime les univers cyberpunk. D’ailleurs sous certains angles de lecture nous pourrions défendre l’idée que les mondes cyberpunk sont des mondes post-apocalyptique où la nature humaine et les valeurs humanistes sont brisées par une apocalypse invisible. Sous d’autres biais de lectures nous pouvons voir les mondes cyberpunk comme des mondes pré-apocalyptique en lien avec les mondes post-apo. Enfin qu’importe comment nous envisageons l’interaction entre ces genres, ce sont deux genres qui me parlent et à ce titre j’apprécie et j’admire l’œuvre de William Gibson. Gravé sur chrome est un recueil de nouvelles, qui contient entre autre Johnny Mnemonic connue pour avoir été adapté au cinéma à la fin des années 90. Alors oui ce n’est pas grand-chose, mais vraiment rentrer Gibson dans ma bibliothèque chinée est un plaisir, un honneur et une vraie satisfaction ; en plus je confesse que j’apprécie de plus en plus les formes courtes qui permettent au piètre lecteur que je suis de picorer plus facilement différentes œuvres et différents auteurs.

Voilà que je vous parle d’un troisième ouvrage déniché ce jour là et qui n’est, je crois, pas un livre de science-fiction. Mais c’est une fiction que j’ai eu envie de lire après avoir reçu les conseils répétés de quelques amies qui me connaissaient bien et qui disaient que l’esprit de cette saga pouvait trouver un écho avec l’esprit qui vit dans mon corps. Cette saga au succès mondial c’est Millénium de Stieg Larsson. Il y a quelques années il était difficile de passer à côté de la hype qui avait emporté le livre après le décès de l’auteur suédois. Et pourtant je n’avais jamais lu Millénium et par instinct de préservation je n’avais pas regardé les différentes adaptations au cinéma.  Lorsque j’ai commencé à chiner ma bibliothèque je pensais facilement trouver les trois romans qui constituent Millénium, Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes, La Fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette et La Reine dans le palais des courants d'air et en plus j’escomptais les trouver à prix modique. Ainsi lorsqu’au début de mon projet je suis tombé sur une personne qui vendait sa trilogie pour 5 euros j’avais essayé de négocier le prix à la baisse et devant son refus j’étais parti sans acheter sûr de mon intuition. J’ai passé les mois suivant à fouiner les vide-grenier sans jamais recroise un seul de ses romans. Il aura fallu attendre la semaine dernière pour recroiser le premier roman de la saga, Les hommes qui n’aimaient pas les femmes ; j’ai demandé le prix et cette fois quand la personne m’a répondu 1 euro 50 je n’ai pas cherché à négocier et j’ai acheté, enfin, mon exemplaire.

Voici trois livres que j’ai chiné pour ma bibliothèque et que j’entre avec beaucoup de satisfaction. Je me rends compte qu’au fil du temps et des vide-greniers mon goût s’affine et que le plaisir grandi parce que chaque pièce qui entre dans la bibliothèque trouve sa place et son sens et si j’aime chiner c’est entre autre raison parce que j’apprécie cette sensation de sens.

59,5 euros dépensés

59,5 euros dépensés

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chiner, #bibliothèque, #livre, #videgrenier, #vide grenier, #brocante, #SF

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Publié le 29 Septembre 2016

Je n’en finirai donc jamais de dérouler mes butins littéraire rapportés d’un vide-grenier un matin de septembre. C’est un jour qui fût pour moi riche en poésies, en poètes et en poèmes. Toujours l’œil qui interpelle le premier, dans un second temps l’esprit fait son office et fait remonter à la surface des bribes de savoirs, de souvenirs et il comble les larges interstices avec des impressions de déjà vu, des ça me dit quelque chose et autre familiarité qui chasse l’ignorance.

Je vois donc un album, format carré à couverture claire et sur cette couverture un nom qui m’est familier, celui de Paul Eluard, pilier du surréalisme. C’est pour cela que je ne m’étonne pas de voir au centre de la couverture l’illustration d’une demoiselle au corps de plume et en dessous le titre, Grain-d’Aile. Je ne sais rien de ce texte, j’avoue mon ignorance, mais je sais que les grands esprits pensent presque toujours hors des cases et que leurs productions débordent et se glissent dans des formes qui ne sont pas celles pour lesquelles ils sont connus et reconnus.

Grain-d’Aile est un conte, c’est aussi le prénom de l’héroïne qui est légère, si légère que, lorsqu’elle naquit, sa maman s’étonna de ne pas la sentir peser dans ses bras. C’est bien là un conte pour enfant écrit de la main d’un poète surréaliste ; mais l’album devant moi était plus que cela car il était illustré par la main d’une femme, Chloé Poizat. Et je crois que j’aurai reposé le livre sans me décider à en demander le prix si les illustrations ne m’avaient pas interpellé. Difficile d’en parler quand je sais que je peux en partager des images ; j’apprécie le contraste entre une forme de légèreté naïve qui entre en contact avec une forme de réappropriation mutagène qui injecte un sens un peu plus mature. L’alchimie fonctionne et il se dégage de ces illustrations un sentiment d’étrangeté latent juste assez fort pour stimuler la conscience mais bien assez discret pour ne pas phagocyter le texte.

En décidant d’acheter Grain-d’Aile pour un seul modique euro j’ai découvert la prose de Paul Eluard par le prisme une nouvelle forme littéraire (pour moi) et j’ai surtout rencontré un univers visuel et une illustratrice dont j’apprécie vraiment l’univers visuel. Et même si ce n’est « qu’un » conte pour enfant je trouve l’objet livre vraiment superbe et les vide-greniers sont fait pour cela, rencontrer des objets que l’on aurait jamais connu autrement. Exactement comme l’autre livre que dont je vais vous chroniquer la rencontre.

Chiner sa bibliothèque #29

Encore et toujours sur ce même vide-grenier de fin d’été, juste après avoir trouver ma dose de poésie réglementaire, je me penche sur un étale et j’entre en collision avec l’expression intense d’une Marilyn Monroe figée dans une image au grain très fort. Je connais Marilyn Monroe comme tout le monde, comme tout le monde connaît cet icône de la culture bien au-delà de ses films. Et lorsque je remarque la couverture de ce livre j’ai vraiment un intérêt immédiat et vif pour lui ; je ne vais par parler de coup de foudre, mais il est clair que l’expression et le visage de cette Marilyn me touche. Je ramasse donc le livre pour le regarder de plus près. Je n’ai jamais été particulièrement porté par la culte de Marilyn Monroe, mais je reconnais en elle l’érotisme incomparable qu’elle exhale au travers des photos et des films sur lesquels elle apparaît. Le livre s’appelle Marilyn Monroe Fragments poèmes, écrits intimes, lettres, je le feuillette rapidement et je tombe une seconde fois sous le charme de l’ouvrage. Il s’agit comme le titre l’indique, d’un recueil de Fragments rédigés par Marilyn Monroe. La maquette superbe met en scène et en page des facsimilés des documents originaux, sur une page et en vis-à-vis la retranscription en anglais ainsi que la traduction en français.

Des lettres dactylographiées, des mots griffonnés sur le papier à entête d’un hôtel, des textes crayonnés dans un cahier, on navigue entre les traces écrite de l’actrice icône et petit à petit on entre en elle, dans sa tête, son esprit, sa pensée et celle que l’on aime à faire passer pour folle et dépressive, devient plus proche de nous, plus humaine et si ce n’était pas déjà le cas on se prend d’affection pour la sensibilité bouleversante de cette femme. J’ai vraiment eu un coup de foudre immédiat pour l’objet livre et pour ce qu’il représente, c’est cet ouvrage qui à réveillé en moi l’envie d’établir une correspondance à une star nébuleuse pour éprouver la sensation grisante que les mots nous permettent de transcender les distances et les différences pour entrer en intimité avec une personne. La personne voulait 1 euro pour ce livre, je les ai payés très volontiers et je suis rentré avec Marilyn.

C’est ainsi que pour 2 euros je fais entrer deux superbes livres dans ma bibliothèque chinées dont la somme totale dépensée jusqu’à présent pour la constituer s’élève à 57 euros et je ne suis pas sûr de la logique grammaticale de cette phrase …

C’est ainsi que pour 2 euros je fais entrer deux superbes livres dans ma bibliothèque chinées dont la somme totale dépensée jusqu’à présent pour la constituer s’élève à 57 euros et je ne suis pas sûr de la logique grammaticale de cette phrase …

Chiner sa bibliothèque #29
Chiner sa bibliothèque #29

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Rédigé par Monsieur Ray

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Publié le 28 Septembre 2016

Je ne suis pas sûr d’être encore un poète, je ne suis pas sûr non plus d’être en dépression et je sais en revanche que je ne suis pas alcoolique. Quand à être romantique les avis divergent sur le sujet depuis le temps tendre de mon adolescence. Mais pourquoi est-ce que je raconte cela ? Parce que j’avais envie d’une introduction facile et énigmatique et pour placer en exergue de cette chronique de vide-grenier les qualités d’un poète comme Alferd De Musset. De ce poète jusqu’à présent je ne connais que le nom et sa réputation de dandy décadent, alcoolique, dépressif et poète, à n’en pas douter un homme sensible, romantique et sombre qui sera l’amant de George Sand. Aujourd’hui je vais pouvoir connaître le poète par son œuvre. Il y a quelques semaines lors d’une matinée de chine en vide-grenier, matinée généreuse en poésie,  je me trouve devant une petite caisse de bois où s’entassent de vieux livre. Il est inscrit 1 euro les deux et moi je chine dedans.

Remarquant mon intérêt le vendeur me propose de partir avec la caisse et tous les livres pour 10 euros, je ne doute pas que ça serai une bonne affaire, mais je n’avais repéré que deux ouvrages qui m’intéressaient, du coup je décline son offre mais je me saisi d’un livre écrit par Alfred De Musset (et non Alfred de Batman). Choix de Poésie A. de Musset est un ouvrage édité en 1942 à Paris par la librairie Alphonse Lemerre. Les pages ont été massicotées avec soin par le premier lecteur de ce livre qui est resté malgré son âge en excellent état je trouve. C’est le support parfait pour apprendre à lire la prose de ce romantique de De Musset ; un livre vendu 5 nouveaux francs il y a soixante quatorze ans et acheté 50 centimes d’euros aujourd’hui. Et oui monsieur Livre, le temps passe et le monde change, mais la poésie entre vos pages reste l’intacte et fragile corde sensible qui relie les mondes.

Des mondes il y en a entre moi et le prochain livre que je vais vous présenter, le second ouvrage acheté avec De Musset pour remplir les conditions de l’offre deux livres contre 1 euro. Dans ce second ouvrage il est question de Chateaubriand et d’une pièce de théâtre, Moïse, plus précisément d’une tragédie en vers. Pourquoi y a-t-il des mondes entre moi blogueur et chineur et cette tragédie de Chateaubriand ? C’est parce que l’ouvrage date de 1831. Un livre vieux de 185 ans chiné en vide-grenier pour 50 centimes, ça laisse du temps pour connaître bien des mondes non ? En voyant la date sur la couverture je suis déjà séduit et je prends soin de ranger avec quelques précautions l’ouvrage dans mon sac. Cette fois il n’y a plus de doutes à avoir, j’aime les vieux ouvrages ! 185 années me sépare du moment où ce livre est sorti de l’imprimerie, j’imagine à peine toutes les vies que ce livre à traversées, quels lecteurs se sont plongés dans la pièce, quelles lectrices sont tombées amoureuses de la littérature en laissant glissant leurs doigts fins sur ce papier.

Ce papier c’est justement ce qui m’a immédiatement frappée lorsque j’ai feuilleté le livre c’est le grain du papier. Je ne sais pas si vous avez eu dans votre enfance d’avoir des parents portés sur le travail manuel, j’ai eu cette chance là et il nous ai arrivés quelques fois de faire du papier recyclé avec de vieux journaux. Le papier grossier que nous obtenions à la fin du processus avait un grain qui ressemblait à celui de cet exemplaire du Moïse de Chateaubriand. Ensuite ce qui est marquant dans cet ouvrage de 1831 ce sont les marques laissées par l’impact des caractères du le papier ; laissez courir ses doigts sur la surface délicieusement rugueuse du papier et sentir se dessiner sous ses doigts les formes des caractères frappés est un plaisir qui frôle l’érotisme. Je suis juste furieusement content de rentrer ce livre dans ma bibliothèque chinée ; il est bien évidement qu’il en est le doyen pour le moment. L’ouvrage est sortie de l’imprimerie à peine 19 ans après que Chateaubriand est fini de rédiger la pièce. Oui, c’est vrai, 19 ans c’est beaucoup trop pour utiliser l’expression à peine, mais ramené à 185 ans je trouve ça peu. Et toujours pour un livre de son âge trouvé en vide-grenier et donc conservé dans des conditions moyenne, je trouve que l’état de l’ouvrage est plutôt bon.

Malgré l’âge avancé de ces deux ouvrages le prix dépensé pour les obtenir est modique et la valeur totale de la bibliothèque atteint 55 euros.
Malgré l’âge avancé de ces deux ouvrages le prix dépensé pour les obtenir est modique et la valeur totale de la bibliothèque atteint 55 euros.
Malgré l’âge avancé de ces deux ouvrages le prix dépensé pour les obtenir est modique et la valeur totale de la bibliothèque atteint 55 euros.

Malgré l’âge avancé de ces deux ouvrages le prix dépensé pour les obtenir est modique et la valeur totale de la bibliothèque atteint 55 euros.

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Rédigé par Monsieur Ray

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Publié le 26 Septembre 2016

Maintenant que le fait de collection Les Fleurs du Mal est devenu officiel je me dois de rentrer d’un week-end de chine avec au moins un exemplaire du recueil de Baudelaire, et ce samedi 24 septembre j’ai trouvé mon exemplaire réglementaire. C’est un volume de la collection Le Livre de poche classique présenté par Jean-Paul Sarte et édité par Gallimard en 1969. La couverture est sombre, noire et verte et la tranche du livre verte avec des traces de décoloration dû à l’âge et la conservation relativiste du livre. Je trouve cette couverture très capiteuse avec une femme nue et une seconde dénudée, des fleurs qui fanent en bouquet décomposé et des teintes sombres qui collent parfaitement au romantisme de Baudelaire. Je dois avouer que je possède déjà un exemplaire de cette édition, mais le dos du livre était abîmés ce qui n’est pas le cas ici. Et puis pour le prix où j’ai payé ce livre je ne pouvais pas me le refuser. Mais avant de donner son prix, je passe au reste du lot car c’est tout un lot que j’ai acheté à la même femme.

Dans une précédente chronique sur le projet chiner sa bibliothèque je vous racontais que lorsque j’ai arrêté la fac et que j’ai eu la démarche active de me cultiver je suis allé instinctivement vers Camus et vers Freud et que cela m’avait laissé une empreinte nostalgique pour ces deux auteurs. Et donc dans le carton de livre où j’étais en train de chiner je trouve Freud délire et rêves dans la « Gradiva » de Jensen, un ouvrage de Sigmund Freud dans lequel il analyse un court roman de Wilhem Jensen dans lequel l’auteur chercher à percer les secrets d’un bas relief italien. Ce n’est pas un ouvrage que j’ai lu ou connu dans le passé même si son titre m’a été quelques fois évoquer en cours d’histoire de l’art il me semble. J’ai donc mis l’ouvrage de côté et j’ai continué de chiner.

Et là je vois un visage familier, celui de Frankenstein, héros du roman de May W Shelley. Je n’ai jamais lu Frankenstein mais j’ai entendu mille fois l’éloge de ce roman qui incarne une figure parfaite de la littérature gothique et que beaucoup considère aussi comme un des textes fondateurs de la science-fiction. Cet exemplaire édité aux éditions Marabout en 1983 me semble très attirant, et je le mets donc dans la pile des livres qui m’intéressent. Voyant (enfin ?) quelqu’un qui s’intéresse à son carton de livre la vendeuse m’informe qu’elle les vend à 10 centimes l’unité. Dix centimes ? Voilà une bonne raison de chiner plus en avant dans ce carton !

Le temps de m’arrêter sur un classique parmi les classiques, un roman de Conan Doyle, Le chien des Baskerville. Encore un livre que je connais pour ne l’avoir pas lu ; il y a des œuvres comme celle-ci dont l’aura est si puissante qu’elle fini toujours par nous atteindre même si on n’a jamais prit la peine d’ouvrir l’ouvrage d’origine. Il me semble plus que logique alors de faire entrer ce Sherlock Holmes dans ma bibliothèque chinée, surtout qu’à ce prix là ça serait un crime de laisser dans ce vide-grenier ; autant que ce jeu de mots est criminel, je l’avoue.

Je continue de fouiner et j’aperçois les Contes Fantastiques d’Hoffmann. Immédiatement ça sonne en moi comme un nom familier, forcément puisque dans mon esprit Contes Fantastiques d’Hoffmann ça sonne comme Les contes d’Hoffman, sauf que le second est un opéra et que j’ai sous les yeux un livre, recueil de contes fantastiques. Encore une fois je me dis que faire entrer un auteur que je n’ai jamais lu pour 10 centimes c’est une occasion en or. Et avec cet ouvrage je tiens une pile de cinq livres que je montre à la vendeuse en préparant ma pièce de 50 centimes. Mais la vendeuse me dit, comme vous en prenais cinq je vous en offre un gratuit, cherchez un ouvrage qui vous intéresse. Et me revoilà le nez dans le carton, presque sûr pourtant d’avoir attrapé tous les ouvrages qui m’inspiraient. Mais pour ne pas décevoir la vendeuse et pour profiter de l’occasion j’ai pris Château en Suède de Françoise Sagan pour une seule raison, et cette raison c’est Françoise Sagan.

Je repars donc de ce vide-grenier avec six livres pour lesquels je n’ai dépensé que 50 centimes.

Avec une dépense de 2,5 euros en tout et pour tout la somme totale de la bibliothèque s'élève à 54 euros
Avec une dépense de 2,5 euros en tout et pour tout la somme totale de la bibliothèque s'élève à 54 euros

Avec une dépense de 2,5 euros en tout et pour tout la somme totale de la bibliothèque s'élève à 54 euros

Je me demande encore pourquoi la personne en possession de ce livre à eu envie de réinscrire le titre du livre à l’intérieur du livre. Mais c’est un trace poétique, comme ce que je suppose être la fleur d’un coquelicot qui a séché bien assez longtemps jusqu’à s’imprégner dans l’œuvre, mais je pense qu’il a peu de risque que la fleur revienne à la vie.

Je me demande encore pourquoi la personne en possession de ce livre à eu envie de réinscrire le titre du livre à l’intérieur du livre. Mais c’est un trace poétique, comme ce que je suppose être la fleur d’un coquelicot qui a séché bien assez longtemps jusqu’à s’imprégner dans l’œuvre, mais je pense qu’il a peu de risque que la fleur revienne à la vie.

Je profite de cet article pour chroniquer l’entrer de deux BD chinées la semaine dernière. Je ne chine pas souvent de BD, je ne sais pas pourquoi d’ailleurs. Mais bon, la semaine dernière donc je tombe sur les tomes 1 & 2 des Technopères une bande dessinée en huit tomes, ce qui est raisonnable je trouve, parce que ça me laisse la place de me dire que je peux réunir et lire les huits et qui se déroule autour de l’univers de L’incal. Et que ce soit pour L’incal ou pour Les Technopères, ce qui m’attire dans ces univers, en dehors que ce soit de la science-fiction décomplexée, c’est l’homme qui écrit les scénarios, Alejandro Jodorowsky. Lorsque je suis tombé sur ces deux BD scénarisées par  Alejandro Jodorowsky, en plus les deux premiers tomes ce qui m’incite plus facilement à acheter une des éléments constitutifs d’une série plus vaste j’ai eu envie de les prendre, surtout pour 1 euro pièce. Je paie et je rentre chez moi et là j’ai la petite déception de voir que les BD avaient un peu prit l’humidité, surtout le tome 2. Le tome 1 avait quelques pages légèrement gondolées par endroit et le tome 2 avec des pages plus franchement gondolées et même collées par endroit. Et pour finir les deux albums étaient un peu cintrés et elles avaient une légère odeur de renfermé, une bonne odeur de malle stockée dans une cave humide. Je n’étais pas déçu directement par l’état des livres parce que ça ne m’empêche pas de profiter de l’histoire, mais je m’en voulais un peu de ne pas avoir mieux regardé avant d’acheter, j’aurai pu soit ne pas les prendre, soit profiter de leur état pour négocier, c’était donc mon ego de chineur qui était froissé.

Je ne savais pas trop quoi faire pour « restaurer » ces deux ouvrages, après une petite réflexion et après avoir évacuer de mon esprit l’idée de les mettre au micro onde … si si j’y ai vraiment pensé et si je n’ai pas testé c’est que ce format ne va pas au four, je me suis dis que le plus simple pour chasser l’humidité ça serai simplement de mettre mes BD au soleil. Ici les journées sont encore belle, le soleil chaud et je me suis dis qu’avec leur couvertures sombres elles se réchaufferaient vite et que ça aiderai sûrement à les assainir. Je pose donc mes Technopères sur la table de jardin bien orientés pour prendre le soleil et je m’en retourne vaquer à d’autres occupations. Et puis je n’y pense plus, et je pars en week-end en les oubliant dehors. Et ce matin je rentre chez moi au matin frais et je vais dans le jardin où je découvre mes deux ouvrages avec les couvertures trempées par la rosée du matin qui perlait à grosses gouttes dessus. Et assez curieusement ça m’a fait rire. Au moins maintenant je saurais pourquoi mes BD sont dans un état moyen, ça ne sera pas parce que j’aurai été un mauvais chineur mais parce que je suis bien trop tête en l’air !

Joe la bonne idée, mettre ses livres dehors pour qu’ils sèchent et les oublier là à la merci de l’humidité du petit matin durant tout un week-end !

Joe la bonne idée, mettre ses livres dehors pour qu’ils sèchent et les oublier là à la merci de l’humidité du petit matin durant tout un week-end !

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Rédigé par Ray

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Publié le 25 Septembre 2016

Le hasard est le cœur battant d’une errance en vide-grenier ; ne pas savoir ce que l’on cherche et ne pas s’attendre à ce que l’on trouve. Je parle pour moi, chineur qui déambule le cœur léger et l’œil qui vagabonde. Je suis loin d’être un chineur qui saute sur son téléphone pour jauger du prix et de la rareté d’un objet ou d’un livre. Je laisse parler ma curiosité et j’essaie de restreindre les dépenses. Il m’en faut donc peu pour me décider. Samedi 24 septembre j’ai eu le temps de visiter deux vide-greniers et j’ai pu rapporter de beaux butins à des prix très raisonnables ; en voici une partie.

Minute ! Papillon de Peter Cheyney est l’exemple parfait d’un livre acheté sur un coup de tête pour un coup de cœur. Lorsque j’ai vu cette couverture je suis tombé sous le charme, immédiatement comme un coup de foudre pour la dame avec son fume-cigarette qui patiente sur la couverture. Je ne connais pas Peter Cheyney et je ne connais pas ce roman mais j’ai tout de suite voulu l’avoir. Je vous avoue que j’ai surtout pensé que j’avais pouvoir découper la couverture et mettre madame sous cadre tant son charme en direct des années 50 m’a séduit. Rassurez-vous je ne vais mutiler personne parce que je viens de voir que cette édition de Minute ! Papillon au presses de la cité de 1949 possède une couverture « fourreau » qui peut se retirer (d’ailleurs quelqu’un peu me dire comment s’appelle une couverture qui couvre la couverture du livre ? Je suis sûr que ça a un nom plus exact que mon approximation) et donc être mise sous cadre sans découper ce livre de 1949. Je demande le prix pour repartir avec la dame sur la couverture et le vendeur me demande 50 centimes ; déjà que lorsque l’on aime on ne compte pas, je ne me suis pas fait prier pour payer.

Ailleurs sur le vide-grenier je suis entrain  de chiner un bac avec des livres plus ou moins vieux et je repère un petit ouvrage assez mince au fronton duquel est marqué un nom bien connu des poètes, Aragon. Il s’agit du texte d’une conférence organisé pour les jeunesses du Parti Communiste en 1959. Il ne s’agit pas de l’expression poétique de Louis Aragon mais de l’expression de son engagement politique. La conférence était intitulée Il faut appeler les choses par leur nom et elle était suivie d’une  intervention de Maurice Thorez intitulée Problèmes de notre époque. J’ai hésité à prendre ce livre pace qu’il n’appartient pas à l’œuvre poétique d’Aragon, mais j’ai pensé au livre de Lénine que j’ai chiné il y a quelques semaine L’état et la révolution et je me suis dis que je pourrais ouvrir un rayonnage politique de gauche dans ma bibliothèque j’ai donc demandé le prix, 50 centimes, un prix non dissuasif pour ma bibliothèque, achat coup de tête. En rentrant à la maison et avant de rédiger cet article j’ai un peu regardé sur internet, mon but n’était pas de regarder le prix mais l’histoire de cette conférence mais au final j’en ai plus appris sur le prix que sur l’histoire de ce bouquin et j’ai été surpris de voir que ce petit ouvrage de 60 pages édités en 1959 par le Parti Communiste Français cote un peu plus de 30 euros. Loin de moi l’idée de revendre mon exemplaire pour en tirer bénéfice, mais savoir que j’ai fait une bonne affaire en achetant ce livre est un peu comme ma cerise sur ma bibliothèque. En plus l’exemplaire est en très bon état, enfin en bon état à part une légère tâche de graisse à l’arrière et les agrafes qui ont commencés à rouiller.

J’avais manqué la poésie d’Aragon, mais j’ai pris l’habitude maintenant de toujours réussir à chiner un ouvrage de poésie dans mes sorties en vide-grenier. Ce matin là j’ai trouvé la Poésie de Rimbaud. Les œuvres complètes du poète en édition de poche, que dire de plus ? Je crois que je n’ai rien à rajouter, j’aime Rimbaud et même si l’édition poche n’est pas une édition des plus glamour tous les poèmes sont là, les illuminations, la saison en enfer, et tous les autres poèmes. Pour 50 centimes je ne peux qu’être heureux.  

Un coup de cœur pour une dame en couverture, un coup de tête pour l’expression politique d’un poète reconnu, un classique livre de poésie chiné parce que j’aime la poésie, il reste pour clôturer cette chronique des livres chinés un samedi matin de septembre à parler d’un auteur que j’aime et que j’aime trouver en vide-grenier. Il s’agit de H.P Lovecraft créateur mythique du mythe de Cthulhu. Jusqu’à présent je n’ai eu qu’une seule fois la chance de croiser H.P Lovecraft en vide-grenier, c’était cet été pour L’horreur dans le musée déjà dans une éditons France Loisir. Effectivement ce samedi matin j’ai encore mis la main sur un ouvrage de H.P Lovecraft édité par France Loisir, il s’agie du Masque de Cthulhu.  C’est un recueil de six nouvelles édité à l’origine à titre posthume par August Derleth exécuteur testamentaire de l’auteur. Je suis vraiment content parce que j’aime beaucoup l’auteur et son mythe et c’est un plaisir de pouvoir picorer de la forme courte. Quand en plus je n’ai eu à débourser que 50 centimes je ne vois rien de négatif à cet achat.

Ce jour là mon butin contenait d’autres livres mais j’en ferai la chronique un peu plus tard. Merci de votre lecture.

Et voici quatre nouveaux livres dans ma bibliothèque chinée dont le montant dépensé pour la constituer est de 51,5 euros
Et voici quatre nouveaux livres dans ma bibliothèque chinée dont le montant dépensé pour la constituer est de 51,5 euros

Et voici quatre nouveaux livres dans ma bibliothèque chinée dont le montant dépensé pour la constituer est de 51,5 euros

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Rédigé par Ray

Publié dans #chiner, #bibliothèque, #livre, #videgrenier, #vide grenier

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Publié le 22 Septembre 2016

C’était un des premiers vide-greniers de septembre, dans un village où chacun devant sa maison vide son trop plein de babioles et d’objets culturels. J’aime ces ambiances là, très conviviale, très vide-maison, sans professionnels mais avec souvent de bonnes affaires. Sur quasiment le premier stand devant lequel je passe je m’arrêter sur quelques livres.

D’abord sur un Camus. Lorsque j’ai abandonné la fac afin de préparer un changement de voie qui échouera avant de se faire finalement par hasard quelques années plus tard, j’avais décidé de profiter de mon temps pour me cultiver. Ça signifiait pour moi lire des livres. Mais lesquels ? J’étais seul, solitaire et avant l’ère internet et instinctivement je me suis tourné vers Freud et vers Camus. Ce sont donc les premiers auteurs que j’ai acheté pour forger mon esprit critique dans une démarche active et personnel. J’ai eu des affinités avec la prose et la pensée d’Albert Camus comme avec les figures de Sisyphe ou de Meursault. C’est finalement très logique que je décide de faire entrer l’œuvre de Camus dans ma bibliothèque chinée. Sur ce stand là, je repère donc Caligula dans une édition récente (2006) dans le catalogue Folio Théâtre. Certainement un exemplaire scolaire ayant appartenue à une certaine Aurélie.

Sur le même étale de livre je repère deux bouquins de la collection Poésie/Gallimard. Intérieurement je me dis chouette, de la poésie puisque chiner de la poésie pour ma bibliothèque est devenu ma petite obsession. D’abord il y a Alcools rédigé de la main d’Apollinaire. C’est un recueil que l’auteur à édité la première fois en 1913, un recueil en pleine mutation poétique dans lequel Apollinaire décide de supprimer sa ponctuation. Et les gens qui sont habitués à me lire comprendront que cette forme littéraire soustraire à la ponctuation ne peut que me toucher et me parler. Le second ouvrage de cette collection Poésie/Gallimard c’est Choix de poème de Paul Celan. Et là je dois avouer mon ignorance, je n’avais jamais entendu parler de cet auteur. En feuilletant l’ouvrage j’en ai vite déduis que l’auteur écrivait en langue allemande puisque le livre est dans une édition bilingue Allemand / Français ; Wikipédia finira de me présenter ce poète ayant été considéré comme un poète de l’Holocauste au travers de poème comme Fugue de la mort. Si je souligne de poème là ce n’est pas seulement parce que la page Wikipédia en parle, c’est parce qu’un professeur de littérature ou d’allemand à fait étudier ce poème à ses étudiants et que l’étudiant qui avait l’exemplaire que je viens d’acheter prenait ses notes sur son livre. Vous savez, j’aime beaucoup ce genre de trace, non pas pour qu’elle me donne des aides de lecture de ce poème mais parce que ça me donne de la matière pour m’imaginer la vie de ce livre.

Il me restait à demander le prix pour ces trois ouvrages et les personnes en voulaient 1,5 euro, un prix plus que raisonnable que j’ai payé sans trembler trop heureux de rentrer de la poésie et du Camus. Ce n’était que le début du vide-grenier et je n’imaginais pas que ce jour là j’allais pouvoir ramener quatre autres de livres de poèmes et de poésies et d’autres encore pour me réjouir hors domaine poétique. Mais il faudra revenir ici les jours prochains pour découvrir quelques livres vont entrer dans le projet chiner sa bibliothèque.

Celan, Apollinaire et Camus entrent dans la bibliothèque dont la valeur totale monte à 49,5 euros

Celan, Apollinaire et Camus entrent dans la bibliothèque dont la valeur totale monte à 49,5 euros

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Rédigé par Monsieur C

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