Prose ici

Publié le 30 Janvier 2017

Les pucelles piaillent en ingurgitant les fruits lombrics qu'elles arrachent la terre. Les moniteurs diplômés des mains moites, délivrent des borborygmes gutturaux pour dompter les donzelles qui fardent leurs dentelles zarbies dans des geysers de sang.

Sous la pluie qui revient à bride rabattues les jeunes garçons dispensent leurs jeux jumeaux dans les rues dénudées. Le pavé vorace laissera des traces dans leurs chairs chamarrées.

Et que fait le poète dans tout cela ? Il fractalise des pans entiers de la réalité et débusque des itérations mammaires dans les petites longueurs des artères étouffées.

Le poète est un terroriste pédestre, fourrageur des astéroïdes délétères. La rime est alarmiste et le feu soutenu dans les pilules divines lorsque l'ordinateur devise encore dans la dévastation du décor.

Le nid est sombre parce que les pies rapportent sans cessation de va et vient des monceaux de métal, des poutrelles métalliques, des fils de barbelés alors les bébés étouffent en manque de poitraille à téter.

Ne restez pas dans le vide même si les seuls qui risquent la chute sont les braves. Ni vous ni moi car nous sommes de ceux qui vont finir écraser sur le sol.

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