Publié le 17 Janvier 2017

Qu’avons nous fait pour être adulte ? Comment, qui, quoi, comment un jour pouvons nous être sur d’être devenu un être adulte quand encore hier nous n’étions qu’un enfant. Nous sommes fondamentalement toujours des enfants, pas en bas âge mais toujours les enfants de nos parents, c'est biologique, génétique, métaphysique, c’est logique, nous inévitablement les enfants de quelqu’un. Alors comment pourrions être sur de devenir adulte.

Le sommes nous de fait ou faut-il le devenir ? Du haut de mes 38 ans je réalise que je n’ai pas cette réponse, et je remarque que je suis souvent interpellé lorsque quelqu’un interagit avec moi en tant qu’adulte. Que vous arrive-t-il, avez-vous bien remarqué qui je suis ? Je n’ai pas souvenir d’avoir été adoubé, et pour cause, je ne l’ai jamais souhaité. Je suis là, individu, peut-être plus vieux qu’hier, mais ni enfant ni adulte. C'est un constat étrange, je suis un comme un étranger à cheval entre deux rives, ni passeur ni perdu, juste là, un homme, certains de l’être mais sur de rien d’autre.

La réalité est une chose tellement étrange, étrangère à tellement de monde, enfants et adultes peuvent forger du réel, et moi je regarde cela avec un regard distant, étranger encore, toujours, c'est le privilège de l’écriture et non de l’âge adulte.

Je ne m’étais jamais demandé comment ou pourquoi l’homme devenait adulte et maintenant que je m’éveille à cette question je ne sais si je voudrais vraiment entendre la réponse, même celle que je pourrais construire. Est-ce cela devenir adulte ? Est-ce être en mesure de construire des réponse qui fait de l'enfant un adulte ? Est-ce cela le passage à l’age adulte, le glissement de la phase où l’on pose des questions à celui où l'on construit des réponses ? Peut-être que je pourrais me faire à cette. Théorie.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Réflexion, #retard

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Publié le 16 Janvier 2017

Il y a un ciel sous lequel demain le froid donnera dans le cristal. Sur le goudron des rues et les bétons des armes citadines, de la fumée posthume et la vapeur volute qui sorte des bouches goulues dans le matin triste, la tonnelle ne donnera plus de miel aux fleurs des abeilles, et le tonnelet de vin est vide, comme la saison d’hier et la vie demain qui échappe la fumée, le brouillard se fendille et la mousse des bières frappe les esprits encore sobres ; les hommes séduisants et l’odeur du malte qui rendent les femmes rousses. La voiture sous la neige du parking attend que Charon paie son parcmètre, quelques pièces d’or et des ossements fossiles à la place des yeux. Et elle pourra aller de borne en borne griffer les kilomètres qui déroulent sous les fesses des trônes. Elle ne savait pas, et elle ne le sait pas. Mais elle donnait du trône dans les toilettes du restaurant et ça sonnait bizarre, sans qu’elle ne devine qu’il trouvait cela séduisant, c’est sa naïveté qui donnait de la moelle, une greffe osseuse sur son corps de ligne, et le crayon gras au bord des yeux pour tracer d’une ligne la direction à prendre.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses, #Chronique chaotidienne, #Digression

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Publié le 15 Janvier 2017

Dimanche soir, et bientôt dix-neuf heures. À la télé la brochette des candidats gauchistes qui débattent dans le vide s'affiche comme une guirlande de noël encore accrochée un 15 janvier. C'est la seconde fois en moins d'une semaine que je m’astreins à regarder ces hommes et cette femme exposer leurs pensées. J'étais amusé à suivre les débats inspirés par les républicains, je n'y voyais pas de quoi m'y projeter, c'était du divertissement. Cette fois c'est pour de faire et eux ne sont pas drôles. Je suppose que je suis de gauche, alors j'envisage de choisir mon candidatn à la lumière de ses convictions, comme un ado je me sens de gauche oui, en grand naïf je suppose choisir sur leurs idées. Mais je ne suis pas sûr de savoir ce que signifie être de gauche, je ne sais même pas si quelqu'un le sait actuellement. Des.bonimenteurs, je devrais voter pour le meilleur ou le plus crédible, pas pour celui qui les meilleures idées. Ça m’attriste de penser cela, j'ai envie de zapper, basculer définitivement sur le handball sur l'autre chaîne. Et puis quoi alors, aller voter pour l'un qui ne se tient pas là devant moi ? Je ne suis pas près je crois.

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Publié le 14 Janvier 2017

Il ne fait rien du samedi soir au rythme lent de sa connexion internet.

Il attend comme si la patience était sa mère, sauf que la patience ne lui fait pas de nouille, la patience ne fait pas le repassage, la patience n’est pas une pute, non la patience n’a rien à faire et lui non plus. Mais il se montre patient parce qu’il n’a pas le choix.

Heureusement qu’il aime ramer, un  peu, beaucoup, à la force des bras, ça muscle le corps, ça le fait suer et pendant ce temps son esprit s’affine. Encore Dix !

Encore deux séries de dix.

Et pendant qu’il affute son corps comme l’ombre d’un cyprès qui se découpe dans le soleil de l’été aux pieds des merdeuses qui se font cramer la couenne, sa femme fume. Elle fume, pas que sa bouche, tout son corps vaporeux s’efface doucement de la pièce comme lorsque le vent brasse les cumulus et qu’ils laissent le ciel vide.

Sa femme est un événement climatique, imprévisible à trois jours, alors à quoi s’attacher à elle ? Pourquoi essayer de retenir quoi que ce soit ? Il préfère suivre le flot de son rameur d’appartement, au moins avec lui il sait où sera son cul, et que la sueur sera bien dépensée en calorie superflues tandis que sa femme reste floue comme la buée qui opacifie la fenêtre de la cuisine lorsqu’il y vient prendre un verre d’eau.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 13 Janvier 2017

[...] Pourquoi est-ce qu’il se sent concerné lorsqu’il apprend que le vilain président américain apprécie de se faire uriner dessus ? Peut-être est-ce parce qu’il éprouve lui aussi une tentation similaire. Pour échapper et se départir de l’improbable pont qui pourrait joindre le pauvre homme et le président dictateur il cherche en lui à justifier l’antique pulsion qui semble unir les désunis. Comment peut-il se disculper cette pulsion, il y voit au moins deux raisons distinctes (mais qui se recoupent peut-être). Devant son tout petit auditoire il commence par évoquer le lien qu’il perçoit entre la vulgarité et l’érotisme de la vulgarité quand des mots crus surviennent dans la bouche d’une femme dont on ne s’attend pas à ce qu’elle jure ainsi. Il avance que voir une femme faire pipi relève de la même sensation. Lorsque l’on parle avec les femmes, en générale, il a la sensation que ce qui concerne les fluides corporels est encore un sujet tabou, cette forme de tabou joyeux qui construit la mythologie un peu mièvre selon laquelle les filles pètent des paillettes, qu’elles ne font pas caca, ni pipi, ou qu’elles chient des arc-en-ciel. Quand on est un homme il semble qu’il y ait a une forme d’omerta symbolique sur ce que les femmes font aux toilettes. De ce fait imaginer une femme en train de faire pipi, c’est une manière d’envisager la femme dans une posture tabou et cette posture amène à briser l’image pure de la femme, ou pour le dire avec plus de justesse, voir une femme en train de pisser crée un décalage entre l’image qu’elle veut donner et l’image réelle dans laquelle la position d’uriner la même. Et ce décalage, le goût érotique de ce décalage fonctionne de la même manière qu’une femme élégante qui use de vulgarité. [...]

Celui qui n'est pas président

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #pipi, #Réflexion, #recyclage

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Publié le 12 Janvier 2017

Renaud - plusieurs fois - quand il savait chantait - quand il traversait son premier désert - pour son premier retour

Mano Solo - quelques fois - pas assez – une fois un concert parfait

Bénabar - plusieurs fois - d'autres viendront

Saez - tant que j'ai pu - tant que je pourrais

IAM - trois fois - trois fois immense

NTM - une fois

Diam's - sans commentaire - c'était super

Marilyn Manson - c'était professionnel

Sting - avec mon père

Les Rolling Stones - une fois - dans les années 90 – avec ou sans ma sœur, mystère de famille

Johnny Clegg - beaucoup de fois - je dansais toujours mal

Cure - presque par hasard - je connaissais peu

Louise attaque - époque Léa - l'était pas terroriste

Noir Désir - avant Vilnius - si nous avions su nous aurions plus profité

Les Fatals Picards - dès que c'est possible - parfois bourrés jamais décevants – encore !

Dead Can Danse - j'avais peur de ne jamais les voir en concert - je suis sauvé

Yell - concert sous la pluie, fin de soirée - c'était épique

Sinsemilia - deux fois – ensuite j'ai assumé de ne pas aimer

Les cow-boys fringants - une fois - depuis je n'ai plus réécouté

Olivia Ruiz - j'étais amoureux - je ne comptais pas

Clarika - dans un théâtre - j'aime toujours

Didier Super - plus qu'un concert - un spectacle - ça sauve des esprits

Java - j'aurai regretté de ne pas les voir

Grand Corps Malade - j'aime toujours son premier album - mais le concert décevant

Abd Al Malik - épique, énorme, dantesque - chaque prestation live est encore plus puissante que ses disques

La Fonky Family - ça sonne toujours comme une madeleine

Le 3ème Oeil - même époque - minuscule salle

Johnny Hallyday - je pourrais dire que je l'ai vu à sa mort - j'y ai mené ma mère

Linda Lemay - avant je l'aimais - aujourd'hui je ne sais plus

Mademoiselle K - une putain d'énergie folle

Adrienne Pauly - je ne sais pas si je pourrais y retourner – mais en fait si

Manu Chao - je n'aimais pas - une fille est arrivée avec des billets, le concert l'heure suivante

Vincent Delerm - plusieurs fois - paradoxalement il est une certaine présence sur scène

Miossec - les deux concerts il était bourré

Muse - je n'ai pas souvenir d'une fosse où nous étions aussi serrés compressé

Placebo - c'était la dernière date de leur tournée - c'était décevant

Tryo - je n'aime pas Tryo - je n'ai jamais acheté ou écouté d'album de Tryo - je connaissais toutes les chansons, j'avais honte

Kyo - je n'étais pas jeune - j'étais seul - un peu honte

Mika - ça ne m'a pas laissé de souvenir précis

Fatals Bazooka – on n’en parle pas

et les autres que j’ai oublié et les premières parties bien sûr

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #liste, #concert

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Publié le 11 Janvier 2017

Les hommes et le sexe fort ... plus qu'une question, c’est une attaque frontale sur un des piliers du patriarcat un peu archaïque de notre société. Je suis un homme et j'ai un sexe, je devrais être content parce que je suis le fort, blague à part, quel est mon avis ? Mon avis est que cette appellation de sexe fort exprime une réalité historique et socioculturelle construite par des mâles pour des mâles ne correspond pas à une vérité biologique ou sociologique. Rapidement dans l’histoire le mâle s'est octroyé une place de première plan dans les sociétés, je n'ai pas d'avis sur cela parce que c'est ancien, je le regarde comme un fait historique même si je ne suis pas expert pour historiciser la raison de ce clivage "historique". Pourtant je suppose que les mâles ont eu vite fait de décider qu'une personne qui saigne régulièrement, qui voit son corps temporairement dédié à la présence d'enfants et dont le psychisme exprime un grand penchant pour l'esprit d'empathie qui ressemble à un esprit maternel ne devait pas être une personne en mesure d’être forte, libre et indépendante. Je ne dis pas que c'est ce que je pense, mais je pense que c'est ce qu'ont supposé des mâles il y a fort fort longtemps. Ces préjugés qui permettaient aux mâles de briguer le poste de sexe fort, je suppose qu'ils n'ont pas eux du mal à s'inscrire dans l'esprit des hommes de pères en fils.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Sexualité, #Réflexion, #recyclage

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Publié le 10 Janvier 2017

Nous parlions vulgarité orale et littéraire. Je lui disais que les murs des toilettes publiques sont de vrais livres à ciel fermé et que je les trouve intéressants parce qu’il se rédige sur leurs pages sales et souvent poisseuses une véritable poésie de la vulgarité. Elle m’a répondu que les toilettes autour de chez-elle n’étaient pas très cleans. Je ne voulais pas entendre sa remarque comme la simple constatation d’une donnée de propreté parce que je voulais voir dans sa réponse une expression de ce qui sépare parfois mâles et femelles. Je trouve ça triste de ne pas se sentir à l’aise dans les toilettes, mine de rien c'est un haut lieu de l'intime alors autant savoir s’y sentir bien.

Je ne peux pas nier que les toilettes publiques, lycée, fac, boulot, café, et plus globalement partout où l’on se vide et se soulage hors de chez soi, sont régulièrement des lieux malpropres, pas propres. Pourtant hommes et femmes y ont une perception très différentes. Les uns peuvent prendre le temps de lire ou de rédiger de la prose de chiotte pendant que les autres s’appliquent à se sortir plus propre qu’elles y sont entrées. Ici se creuse alors la ligne de faille qui fracture la distance comportementale entre l'homme et de la femme dans leurs rapports aux lieux d’aisances. Les femmes sont amenées à devoir poser leurs fesses et exposer une part de leur intimité à cet espace souvent insalubre. Elles se sentent alors vulnérables à une attaque impures, impropres. Des armes bactériologiques les obligent à donner dans l’acrobatie métaphorique et réelle qu’elles doivent mener pour réussir à vous soulager en jonglant avec l’hygiène douteuse et la promiscuité sanguinolente des semblables qui se risquent elles aussi à vider leurs vessies. Et cette tension induite ne leur laisse pas le répit nécessaire pour lire la prose souvent créative qui gravite sur les parois des chiottes.

Les hommes sont suffisamment équipés en matériel anatomique et en pauvreté psychique pour faire usage des toilettes sans se soucier de l’hygiène. Leurs intimité mécanique leur permet de se sentir serein les pieds dans l’urine et leur psychologie archaïque de nature qui ne s’inquiète pas de subir les assauts de l’insalubre et du glauque. Je suppose que c’est pour cela que nous pouvons prendre le temps de lire et parfois d’écrire cette prose qui macule les murs des toilettes.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Dialogue de sourd, #pipi, #autofiction

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Publié le 9 Janvier 2017

La nymphe est une ressource injustement rependue ; les rues, les écoles, les facultés, les boutiques pour midinettes et les réseaux sociaux pullulent de ces nymphes demie-femme et un tiers-ado. A l’œil la nymphe est une espèce bien répartie dans la ville, dans la campagne et de sur quoi dans l’hexagone ainsi que dans l’imaginaire collectif. C’est là, un fait imprimé dans les pages des journaux intimes que les frères et les cousins n’ont plus besoin de dénicher dans les cachettes féminines des chambres de filles parce que ces mêmes filles diffusent et publient les faits intimes fantasmés et vécus dans la langue des pixels, des SMS et des 140 caractères d’impudeur normative.

S’il prétend que la répartition de ces nymphes que l’on épingle à son veston comme une fleur de lys couverte de rosée le soir du bal est mal répartie c’est parce que même si les nymphes collectionnent les apparitions dans l’espace commun de la doxa et des grands cons elles n’appartiennent à personne et s’en vont seules, solidaires et solitaires sur les chemins de l’abattoir qui ressemble à la vie. Le regret de sa catin perdue lui donne envie de renouer parfois avec le souffre cristalliser aux lèvres de l’une d’elles. Il appâte avec du tweet et du texto qu’il balance derrière lui dans l’ombre de ses pas quand il déambule dans la noire forêt de l’anonymat et que pareil au petit poucet il joue la scène de la lapidation sur des chaperons imaginaires, et puis sur les loups rivaux et bien  sûr des pucelles qui puisent au puis l’eau pure des fontaines. Et il appâte, et il espère, il lance des parts de gâteaux des sucreries  mais il se bouffe des radeaux lorsque le rêve redevient réel et que la gueule sur le trottoir il susurre à la mort que ce n’est pas le soir de leur rendez-vous.

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Publié le 8 Janvier 2017

Noir mots – cent morts dans la tombe et des paquets d’octets – sang plus gore et une île mort –couper dieu en deux ; un demi dieu et l’autre moitié qui attend suspendu dans la chambre froide – creuse la glace du glacier – creuse encore – en corps congelés – carrément des cubes – noirs – pixels noirs – pixels morts – le génocide qui ne gêne personne – confusion maladresse – je suis le confiseur de la mélasse – grande mort et drame – le décompte toujours pour qui sonne un glas – et le froid qui saisi et le feu charbonneux comme le regarde la mort – et un miroir imbécile – pathos dans la merde – piètre prière – les vagues sur les rochers et les rochers derrière le crâne – l’écume au bord de rage – imbécile insoumis – insoumission qui dit adieu, ni dieu, ni maître, ni la moitié – pas plus qu’un quart – ni qu’un bus sans frein qui déroule une langue goudronnée comme un fou baiser ; jusqu’à la faim au fond des yeux et la gorge soif – explosion – plus grand rien – pas grand rien – pas chose à la rame dans le fleuve cahoteux des remous et remous qu’il se faut de remettre à demain l’enfer et sa porte et la fenêtre sur laquelle souffle le loup – l’art ouvert comme un fruit trop vieux qui n’a pas eu le goût de murir – et puis rien

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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