Publié le 10 Août 2017

Je ne sais pas trop quoi écrire ce soir. Je pourrais me cacher derrière l’idée de partir en vacances mais je ne pars pas ce soir, je ne pars pas demain non, je ne pars que samedi. Je pourrais alors me cacher derrière l’idée que j’ai déjà rédigé une dizaine d’articles d’avance pour ne pas avoir de trous de publication durant les vacances. Ce soir j’ai seulement sommeil et seulement quelques minutes avant minuit pour publier ça.

Un ça de 200 mots.

Un paquet tout compris, comme une boite de médicament générique.

Les yeux petits qui tombent comme les stores se baissent sur les fenêtres du vis-à-vis.

Quelques mots encore et je pourrais me mettre au lit, sous les draps et me laisser glisser dans la nuit, avec un peu de chance dans les rêves même si je ne suis pas de ceux qui contrôle leurs rêves. Mais je me contente tout à fait de cet espace d’avant sommeil entre chien et loup, ce moment d’avant l’endormissement où l’esprit divague sans réellement partir en rêve.

Les yeux qui tombe et je laisse tomber le café, je laisse même tomber le cap, on éteint la lumière et on passe le générique.

Demain je serai là.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 9 Août 2017

Au soir du 08 aout la France découvrait la figure atypique de Pierre-Ambroise Bosse. Et depuis hier soir aux alentours de 22:40 la France frissonne de l’exploit réalisé par cet athlète qui est devenu champion du monde du 800 mètres lui qui n’était avant cela seulement champion de l’interview d’après course lunaire et singulier. Si tout le monde parle de Pierre-Ambroise Bosse alors pourquoi pas moi ? Je ne suis pas moins légitime qu’un autre pour y aller de ma diatribe sur cette course.

Moi aussi hier soir j’ai vibré.

Moi aussi hier soir j’ai crié.

Moi aussi hier soir j’ai sauté.

Moi aussi hier soir j’étais devant ma télé.

Si le 100 mètres incarne toujours l’épreuve reine des réunions d’athlétisme, le temps passant j’apprécie de mieux en plus les distances plus longues et les courses en peloton qui offrent à mon goût une scène idéale pour exprimer la dramaturgie de l’athlétisme que j’aime tant. Bien sûr je ne renie pas ma fascination pour le 100 mètres qui lui aussi propose la trame d’une dramaturgie digne de la tragédie grecque mais c’est parce que le 100 mètres est une épreuve qui commence bien en amont du coup de feu qui lance le départ et qui se poursuit au-delà de la ligne d’arrivée.

Pour revenir au 800 mètres d’hier j’attendais cette course avec impatience pas tant pour l’espoir d’une victoire, mais dans la perspective d’assister à la finale du format le plus épique. Et comme tout le monde j’ai été cueilli par le panache de Pierre-Ambroise Bosse. Il y a deux choses qui ont forgé mon émotion durant cette course. La première c’est que Pierre-Ambroise Bosse a mis en œuvre d’une stratégie de course à contre temps de la trame dramatique / narrative de la course. Au lieu de porter son attaque en fin de course là où nous atteignions le paroxysme de notre tension de supporter, il a porté son attaque plus tôt, saisissant ainsi ses adversaires et les spectateurs dans une forme de sidération. J’ai la sensation qu’une fois passé le sentiment de sidération, nous nous sommes retrouvés avec une conscience plus aigüe de l’audace de sa course parce que nous n’étions pas encore aveuglés par l’émotion générée par le paroxysme de la tension. C’est manière calculée ou instinctif qu’il a eu de briser les codes en menant sa course sur une forme de contre temps c’est une des choses qui m’a donné mon premier frisson.

Mon second frisson, le plus intense et le plus subtil m’est venu durant le dernier virage que Pierre-Ambroise Bosse a entamé en tête. Lorsqu’il sort du virage il passe tout proche de Renaud Lavillenie qui était alors en plein milieu de la finale de son concours de perche. Lorsque le coureur de 800 mètres passe à sa hauteur on voit à la caméra le perchiste français, recordman du monde et champion olympique se diriger vers le couloir, se pencher vers son compatriote et l’encourager avec vigueur. Et à ce moment-là, en voyant cette figure majeure de l’athlétisme, celui-là même qui à effacer le record de Sergueï Bubka, vibrer, s’investir, vibrer, soutenir, exulter son énergie pour la transmettre à Pierre-Ambroise Bosse de la même manière que je le faisais devant ma télé. Et c’est à ce moment-là que j’ai eu la sensation qu’il se passait une chose épique ; un instant important de sport.

Alors même si en dehors de la piste le personnage de Pierre-Ambroise Bosse m’insupporte au plus haut point, ce qu’il a réalisé sur la piste avec brio et panache me renverse entièrement. Je n’avais pas grand-chose à dire, mais au moins moi aussi je l’ai dit.

Moi aussi je peux parler de Pierre-Ambroise Bosse #PAB

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Sport

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Publié le 8 Août 2017

Il y a quelques jours, sans m’y attendre j’ai reçu un mail de Google Maps Timeline intitulé retour sur votre mois de juillet. J’ai découvert le Google Dashboard il y a quelques mois (années ?) par pur hasard en cherchant à modifier une donnée dans mon compte Gmail. Cette découverte était aussi fascinante qu’inquiétante. Bien sûr je connaissais le principe et la théorie du big data mais c’était la première fois que je me retrouvais nez à nez avec ma grosse data. C’était vertigineux de remonter le temps, refaire les trajets, retrouver ses recherches Googles et essayer de se remémorer le pourquoi et le comment, etc. Ce qui était vraiment inquiétant à mes yeux et à mes oreilles c’est de réaliser que Google conservait toutes les requêtes vocales que j’avais lancée à OK Google.

C’était impressionnant mais passé la stupéfaction initiale j’ai repris une vie numérique comme avant sans redouter que Google en conserve une trace. Cela me procure d’ailleurs la curieuse sensation d’externaliser ma conscience. Mais lorsque j’ai découvert le Google Dashboard ce qui m’avait le plus surpris c’était la sensation que tout cela se passait en coulisse, sans que j’en sois prévenu et sans que ce soit mis en avant par Google. Alors lorsque j’ai reçu ce mail de Google Maps Timeline ça m’a surpris. Mais je ne suis pas en train de pousser des cris d’orfraie devant la grosse data que Google me jette au visage, je continu de trouver cela fascinant. Et puis sans contextualisation je trouve encore cette empreinte numérique de moi encore assez absconde pour que je m’en inquiète.

En fait si je parle de cela c’est parce qu’en recevant ce mail et en décryptant les traces de mon mois de juillet avec ma propre grille de lecture je me suis rappelé les pensées que j’avais lorsque j’étais au collège. A cette époque j’étais un jeune garçon terriblement timide et introverti, plutôt terrorisé par le monde et les relations sociales qui l’on est censé lier avec ses semblables à cette période de la vie. En bon adolescent angoissé par le reste du monde j’avais des pensées et des peurs qui n’étaient pas nécessairement rationnelles. Et justement à cette période de ma vie j’éprouvais une peur irrationnelle, celle que mes congénères puissent lire dans mes pensées. J’étais un garçon censé, raisonnable et plutôt correctement cultivé mais pourtant j’avais peur que l’on puisse lire dans mes pensées.

Je ne me souviens pas quelles pensées je redoutais que l’on découvre, je me souviens surtout de la peur que j’ai que l’on puisse les entendre contre mon gré. Peut-être que je redoutais que mes congénères réalisent à quel point j’étais différent d’eux, ou alors peut-être que j’avais peur qu’ils réalisent au contraire que j’étais comme eux. Mais peu importe pourquoi, ce dont je me souviens c’est la peur que l’on puisse lire mes pensées. Ce n’était pas de la paranoïa, je ne supposais pas que j’étais le seul à pouvoir être victime d’une exploration non consentie de mes pensées ; je voyais le fait de lire dans les pensées des autres comme une arme. Et pour me rassurer et me protéger de cette pensée anxiogène j’imaginais le jour où l’on pourrait inventer la machine à matérialiser visuellement les pensées des gens. J’imaginais alors soumettre des semblables à cette machine et je me rassurais parce que dans mon imaginaire mes pensées étaient alors plus estimables que celles que je prêtais à mes congénères. Malgré le fondement parfaitement fantaisiste de cette peur, j’avais en fait, je crois, l’intuition qu’une société de la transparence était une mauvaise chose.

Ce que je redoutais je pense c’est que l’on piétine mon jardin secret. Et je suppose que je me rassurais en me disant que les jardins secrets des autres devaient être moins enviables que le mien. Cette époque du collège où je redoutais que l’on lise mes pensées secrètes lorsque nous faisions la queue pour rentrer dans la cantine est un temps qui remonte au siècle dernier. Un temps d’avant internet et c’est toute la différence. Parce qu’aujourd’hui lorsque je reçois un mail de Google qui rend transparent mes déplacements, mes trajets, mes espaces, mes recherches, je trouve cela amusant et fascinant mais il y a 25 ans c’était ma pire angoisse.

J’ai grandi, je suis devenu plus vieux, peut-être même plus adulte, je n’ai plus peur, je suis devenu écrivain et je fais de mon jardin secret la matière de mon écriture et je m’amuse de laisser Google poser sur moi son œil intrusif et d’en faire la matière de sa fortune.

Les temps changent, je crois que moi aussi.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne, #Je est un Blog, #Google

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Publié le 7 Août 2017

Le temps d’un soir encore, un soir enfin, le temps d’une vie à laquelle j’aime emprunter des instants je regarde les championnats du monde d’athlétisme sur France Télévision. J’ai connu l’athlétisme avec la télévision et les commentaires théâtraux qui jalonnaient les épreuves. Bien sûr je parle d’une époque où Stéphane Diagana nous donnait des frissons sur la piste et où Christine Arron batailler contre les chronomètres mondiaux mais Patrick Montel était déjà là, Nelson Monfort aussi. Dans mon souvenir il était bon, mais j’étais un enfant et les souvenirs d’un enfant sont toujours embellis par le temps.

Aujourd’hui Patrick Montel sévit toujours sur le service public et Nelson Monfort aussi. Dans mon souvenir leur numéro de duettiste tragicomique apportait un folklore que je trouvais agréable ; je me souviens de l’emphase qui transmettait une émotion au spectateur néophyte que j’étais. Mais maintenant je n’entends plus que les approximations, les maladresses, les réflexions malaisantes et cette sensation désagréable que le commentateur tombe toujours à côté de la plaque et que l’essence même de ce qu’il se passe sous ses yeux lui échappe.

C’est triste.

Pourtant j’entends toujours dans la musique de Patrick Montel la musique de mon enfance. Mais lorsque j’écoute ses paroles mon innocence s’écroule et l’exaspération prend le relais. Mais ça ne m’empêche pas de regarder les championnats du monde d’athlétisme. Ni d’écouter Stéphane Diagana se débattre avec les informations, Patrick Montel commenter à contre temps et Christine Arron dormir paisiblement jusqu’aux instants où l’on entend ses paraphrases de manière subreptice.

Aujourd’hui je me demande si je pourrais tomber amoureux de l’athlétisme si je le découvrais seulement aujourd’hui en allumant ma télé. Et je doute. Je doute. Je doute. Et c’est triste oui, parce que ça me laisse imaginer que malgré cette diffusion de l’athlétisme en prime time il n’y aura peut-être pas de nouvelles générations de supporters qui tomberont amoureux par l’entremise d’un commentaire passionné.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Sport, #Réflexion

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Publié le 6 Août 2017

Il y a vingt ans Stéphane Diagana devenait champion du monde de 400 mètres haies à Athènes. Il y a vingt années de cela je me trouvai dans le stade olympique d’Athènes et j’assistais à ce sacre. C’était la première fois que je me trouvais dans un stade pour être spectateur d’un événement sportif de cette ampleur. Vingt ans … mon dieu que c’est long vingt ans. Pourtant à l’échelle de mes souvenirs ce championnat du monde c’était hier, ces vingt années  disparaissent en un clin d’œil lorsque je me souviens du vertige ressenti en entrant dans le stade. Ce séjour en athlétisme dans le pays qui fut le berceau des jeux olympiques a été et reste comme une expérience merveilleuse.

Nous n’étions pas en voyage, nous étions en pèlerinage de l’hôtel au métro, du métro au stade et du stade  au bonheur. De la Grèce nous n’avions rien vu, mais nous n’en avions pas besoin. Ce qui comptait c’était d’y être ; nous ne manquions rien. Dès le matin se plonger dans la session du matin, les séries, les moments volés aux coulisses du sport, rester jusqu’à la fin, à midi, à plus tard, sous le soleil de Grèce qui frappe à son zénith.

Puis sortir du stade, chercher un coin d’ombre et s’installer dans un coin, pique-niquer puis somnoler sur un carton pour se gorger de l’ambiance, de l’atmosphère et ne rien manquer jusqu’à ce que l’athlétisme reprenne pour la session du soir. C’était il y a vingt ans, et pour moi c’était hier. Pourtant lorsque je réfléchis un  peu je réalise pour que pour toute une génération dans la vingtaine, vingt ans c’est une éternité, c’est leur vie, c’est long, mais à l’échelle de ma vie, ces championnats du monde à Athènes c’était hier et si c’était hier alors vingt ans dans ma vie vingt ans ce n’est qu’une étape et si vingt ans c’est une étape alors c’est qu’aujourd’hui je commence à devenir vieux.

C’est ça de grandir ? Est-ce cela de vieillir ? Est-ce qu’oublier la distance entre le passé et le présent c’est ce qui fait de nous un vieux con ? Mon hier c’était il y a vingt ans alors je ne peux plus le nier : je suis vieux.

Et c’est le sport qui me révèle tout cela.

Merci au sport de jalonner ma vie.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Je est un Blog, #Sport

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Publié le 5 Août 2017

Une course à me faire mentir ; une course à m’en faire aimer Justin Gatlin le sprinteur honni. J’aime le sport quand il m’écrit des histoires inattendues. Usain Blot au crépuscule de sa carrière battu par sa némesis, par un sprinteur de 35 ans, suspendu 4 ans pour dopage et hué par le stade. Sublime. J’en ai rêvé, je l’ai espéré, je l’ai voulu et ce soir ça c’est passé. Usain Bolt n’a pas gagné, il n’a pas perdu, il est juste troisième. C’est une magnifique défaite ! La plus belle des troisièmes places. Certains me diront qu’il fallait qu’il puisse perdre pour écrire sa légende. Peut-être qu’ils auront raison, je m’en moque. Ce soir Usain Bolt a perdu, battu par Gatlin, on ne pouvait pas espérer un  meilleur twist à cette histoire.

Ce soir j’exulte, j’ai crié, j’ai sauté, j’ai ressenti l’émotion folle d’une victoire inattendue et tellement discutable. Or qu’est ce qu’il y a de mieux que de pouvoir discuter des choses ? Ce soir contre toutes attentes je remercie Justin Gatlin, son dopage et son abnégation d’avoir pu faire tomber l’idole. Et tandis que le jamaïcain prend sa pause marketing réglementaire au milieu de la piste déserte alors qu’il a perdu de mon côté je jubile de retrouver cette dramaturgie épique du 100 m. Et même s’il aura fallu pas loin de 10 ans pour arriver à ce dernier chapitre, dieu que je suis content de la tournure des choses !!!

à Londres en 2017 c'est Justin Gatling qui gagne, c'est Usain Bolt qui perd, mais c'est la némesis qui se prosterne devant son héros

à Londres en 2017 c'est Justin Gatling qui gagne, c'est Usain Bolt qui perd, mais c'est la némesis qui se prosterne devant son héros

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Rédigé par Monsieur Ray

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Publié le 5 Août 2017

Dans 45 minutes nous seront enfin soulagé de la présence d’Usain Bolt dans le sprint mondial. Depuis près de dix ans je souffre et je supporte la présence et les victoires du sprinteur jamaïcain. Je sais, mon ressentiment n’a pas de support rationnel ; depuis qu’Usain Bolt gagne des courses, depuis qu’il prend des poses navrantes avant, pendant et après ses courses, depuis qu’Usain Bolt a atomisé le record du monde du 100 m je peste contre sa présence.

Je pourrais me montrer bileux et sous-entendre que les victoires du jamaïcain c’est juste dopage et compagnie. Mais je n’en ferai rien. Nous sommes à quelques minutes de la dernière course de la légende Usain Bolt et je suis impatient. C’est ma dernière chance d’espérer une défaite du maître des cents mètres.

Bien sûr je pourrais me satisfaire que l’encombrante carcasse médiatique d’Usain Bolt sorte du cadre et du stade, mais je suis un supporter de sprint aigri et plus encore que son départ, c’est la défaite d’Usain Bolt qui me rendrait heureux. Si je pouvais le voir perdre sa finale, sa dernière finale, je connaîtrais un vrai sentiment de délivrance.

Mais il n’y a pas de raison qu’Usain Bolt perde, alors ce soir comme depuis dix ans les soirs de 100 mètres, je vais manger mon pain noir sauf que cette année je me permets d’espérer me passionner à nouveau pour les prochains championnats. L’omniprésence outrancière de Bolt sur les podiums prenait tellement de place … nous allons retrouver un sprint d’un nouveau monde qui ressemblera chronométriquement parlant à l’ancien monde.

Je ne vous aime pas Usain Bolt.

Je ne vous ai jamais aimé monsieur Bolt.

Vous ne me manquerez pas Usain Bolt.

Usain Bolt après son faux départ à Daegu 2011

Usain Bolt après son faux départ à Daegu 2011

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Rédigé par Monsieur Ray

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Publié le 4 Août 2017

J’augmente la cadence et je densifie les chroniques des livres que je trouve en vide-grenier parce qu’à en garder trop je ne pourrais jamais les ranger dans leurs bibliothèques et donc je ne pourrais jamais les organiser par genre, auteur ou taille et donc je pourrais jamais trouver le temps de lire. Si je veux avancer, me libérer des choses qui doivent être faites pour gagner du temps et pouvoir me lancer dans les choses qui vont être faites je suis obligé d’en passer par là.

Par-là oui.

Par ici si tu préfères.

Déjà 24 épisodes cette saison. Et encore une bonne dose de livres qui attentent mes comptes rendus pour transiter vers l’ailleurs qui les rapproches de ma lecture ; c’est ça de jongler avec ses névroses.

Alors pour cet épisode quatre livres de poche. Et je commence avec l’auteur de très nombreux romans, noirs, sombres, américains, où perce parfois une lueur d’espoir. Cet auteur c’est James Ellroy et l’ouvrage dont il est question ici c’est Le Grand Nulle Part un des quatre livres qui constituent le quatuor qu’il a écrit autour de Los Angeles. Il y a quelques semaines j’ai eu l’occasion de chiner Le Dahlia Noir qui fait aussi parti de cette série autour de la cité des anges mais je l’ai offert à un lecteur suite à une discussion sur Instagram.

Le second livre chiné lui aussi la semaine dernière a été lui aussi écrit par un auteur asiatique. Cet auteur c’est Ryû Murakami, un écrivain que j’ai découvert parce qu’il est le réalisateur (et le scénariste) de Tokyo Décadence un film qui m’avait marqué durant la période où j’étais très porté sur le cinéma japonais et parce qu’il est aussi le scénariste d’Audition un autre film très marquant réalisé par Takashi Miike. Il porte le même nom qu’un autre écrivain japonais très reconnu, Haruki Murakami, mais les deux hommes n’ont pas de liens de parenté. De ce que j’ai commencé à lire, Miso Soup, le roman de Ryû Murakami, dégage une atmosphère noire et oppressante ancrée dans une réalité urbaine dépeinte avec la froideur du cynisme, ça me plait beaucoup.

Si l’on peut facilement se méprendre entre Ryû et Haruki Murakami qui se partage le même nom, j’ai fait l’erreur de confondre James Ellroy avec R.J. Ellory. C’est ça être dyslexique et de partir faire les vide-greniers de très bon matin sans forcément être toujours bien réveillé. J’ai donc acheté Les anges de New York un épais thriller d’un auteur anglais que je ne connais pas.

Le quatrième auteur qui va clôturer cette chronique c’est un nom dont j’avais déjà entendu parler mais dont je n’ai encore rien lu. C’est Ian Manook, je me souviens d’avoir entendu parlé de lui parce que son premier roman (me semble-t-il que c’était le premier) était un roman policier se déroulant en Mongolie ce qui n’est pas courant. Le livre que j’ai chiné c’est Les temps sauvages, le second ouvrage de la trilogie constituée autour de l’inspecteur Yeruldelgger.

Je suis très content d’avoir pu chiner ces quatre ouvrages pour la somme de 2 euros le tout. Cette saison j’essaie vraiment de me concentrer pour ne chiner que des ouvrages que j’ai vraiment envie de découvrir et si possible qui sont en très bon état. Et c’est le cas pour ceux livres là.

53.5 euros dépense pour le moment afin d'acquérir 87 ouvrages

53.5 euros dépense pour le moment afin d'acquérir 87 ouvrages

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chinersabibliothèque, #bibliothèque, #livre, #chiner, #brocante, #videgrenier

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Publié le 3 Août 2017

Si vous avez été attentifs aux ouvrages que je chine pour ma bibliothèque vous aurez remarqués que je ne chine que très peu de littérature française en dehors de la poésie. La saison dernière je m'étais appliqué à chiner quelques classiques histoire de donner quelques noms imposants à ma bibliothèque chinée mais cette saison je me suis un peu écarté des ouvrages achetés pour avoir des auteurs ronflants sur mes étagères et je me suis concentré sur les ouvrages que j'ai envie de lire.

Le premier livre dont il est question est un ouvrage de Patrick Modiano auteur français multi récompensé au fil de sa carrière d’écrivain et donc je n’ai très honnêtement jamais rien lu. Avant que cet auteur soir récompensé du prix Nobel de littérature en 2014 la seule connaissance que j’avais de lui c’était sa présence dans une chanson de Vincent Delerm. Bref, tout ça pour dire que lorsque j’ai vu sur un étale de vide-grenier L’Herbe des nuits de Patrick Modiano je l’ai acheté pour 50 centimes. Le petit détail amusant c’est que la personne qui possédait ce livre avant moi a collé sur les premières pages de gardes des articles qui font la chronique de ce livre qui ont été découpés dans des magazines ; je trouve cela amusant et mignon.

Le second livre chiné, lui aussi pour 50 centimes, c’est White un roman de Marie Darrieussecq. Cette fois je connais l’auteur au sens où j’ai déjà lu un de ses livres à savoir Clèves. Marie Darrieussecq fait partie des auteurs qui occupent assez régulièrement l’espace médiatique télé ou radio avec ses écrits ou avec ses polémiques. Je crois que c’est ainsi que le nom de l’auteur s’inscrit dans mon inconscient, celui-là même qui doit influencer mon regard lorsque je chine. J’ai donc acheté cet ouvrage sans être sûr d’ailleurs que la thématique soit à même de me plaire. Si tel est le cas j’offrirai volontiers cet ouvrage à un lecteur plus intéressé que moi.

Pour terminer avec cet article en forme de trilogie française j’invoque un auteur qui lui aussi occupe l’espace médiatique avec son écriture et les possibles polémiques qui peuvent graviter autour : il est question de Michel Houellebecq. Plus précisément il s’agit à mon sens du meilleur livre de Michel Houellebecq qui serait donc Les Particules Elémentaires le second roman de l’auteur. J’ai eu l’occasion de lire cet ouvrage il y a quelques années et je ne sais pas ce que j’ai fait du livre, je l’ai donc chiné pour 50 centimes avec plaisir. En plus cet exemplaire à un petit plus, le genre de petit plus que j’adore et qui me fait craquer pour un ouvrage en vide-grenier ; à savoir une dédicace. Et si généralement elles sont inscrites par la personne qui offre le livre à la personne qui le reçoit, celle-ci est différente. C’est une dédicace de l’ancien lecteur du livre qui prévient le Cher inconnu qui pourrait récupérer ce livre en lui disant ce livre faux, misogyne et sans espoir. Je n’ai pas du tout aimé. Mais lis le si le cœur t’en dis. Je trouve ça géniale.

Trois livres chinés pour 1,5 euros, c’est juste parfait pour moi.

Somme totale dépensée en vide-grenier cette saison pour les livres : 51.5 euros
Somme totale dépensée en vide-grenier cette saison pour les livres : 51.5 euros
Somme totale dépensée en vide-grenier cette saison pour les livres : 51.5 euros
Somme totale dépensée en vide-grenier cette saison pour les livres : 51.5 euros

Somme totale dépensée en vide-grenier cette saison pour les livres : 51.5 euros

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chinersabibliothèque, #chiner, #bibliothèque, #livre, #vide grenier, #videgrenier

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Publié le 2 Août 2017

Je pourrais parler du président, de ce mec qui se prétend monsieur le Président de la république de France alors que ce n’est qu’un homme comme lui et moi. Je pourrais en parler parce que ça fait longtemps que me réserve ce luxe ; enfin longtemps façon de parler parce qu’il n’y a pas longtemps qu’il s’est assis sur le fauteuil du pouvoir. Je savais qu’en votant nul au second tour de la présidentiel je m’offrais le droit de pouvoir parler du futur président avec dédain et mépris et ce luxe là je me le réserve pour plus tard. Je peux bien attendre quelques jours, semaines ou mois le président français restera ce qu’il est un homme banal comme lui et moi. Oui je me répète, lui et moi. Si j’insiste c’est que pour la première fois de ma vie l’homme élu à la tête du pays c’est un homme de mon âge. Enfin à peine plus pour quelques mois, mais ça reste un homme de ma génération et aujourd’hui plus que jamais auparavant je peux me projeter en lui et sa fonction. Et même si évidemment nous n’avons pas eu le même parcourt, scolaire, professionnel & culturel, je vois en cet homme rien de plus qu’un banal alter ego générationnel. Je sais qu’il a connu le monde au même rythme que moi, qu’il a vécu les mêmes événements historiques que moi ; si je n’ai pas son filtre perceptif et s’il n’a pas le mien, nous restons les frères d’une même génération et cela me trouble un peu. Cela surtout fait descendre l’homme de sa stature de président parce que je n’en vois en lui qu’un congénère, rien de plus qu’un congénère. Et s’il peut duper les autres générations, les précédentes et les nouvelles, il ne peut pas nous duper nous les briques de sa génération parce que nous savons tous que trop bien comment nous fonctionnons.

Il aurait pu être moi.

Et j’aurais pu être lui.

Faut-il alors croire qu’il est autre chose qu’un homme comme les autres ?

Je pourrais donc parler du président, sauf que ça ne m’intéresse pas aujourd’hui alors je me garde mon droit d’expression pour lui tard.

Demain je pourrais parler de la canicule …

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Rédigé par Monsieur Ray

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