Publié le 13 Juin 2017

La finale NBA vient de se terminer, il est 06 :15 heure de la France et j’ai les yeux mouillés. Ce n’est pas la fatigue, c’est l’émotion. C’est pour cela que j’aime regarder le sport. Je ne suis pas américain, je ne suis pas d’Oakland, je ne suis pas de Cleveland non plus, j’aime ce sport en spectateur plus qu’en partisan et pourtant j’ai eu les yeux mouillés en regardant la cérémonie qui célébra les vainqueurs. Ici le basket, ailleurs le tennis, le handball, le volley, l’athlétisme, partout le sport, toujours l’émotion.

Cette émotion qui me traverse c’est ce que je recherche, c’est ce que je trouve. Au-delà d’un goût d’esthète ou de passionné pour la nature technique et physique d’un sport, il y a cette émotion des hommes qui le pratique. C’est elle qui est contagieuse, transmissible à n’importe qui possédant un cœur et un peu d’empathie. Alors oui je verse quelques larmes pour les histoires individuelles qui se nouent et se résolvent dans le sport, la victoire et la défaite.

Vous pouvez bien vous moquer des supporters en ostracisant leur passion passive pour des pousseurs de ballons et des générateurs de sueurs. Mais il est bel et bien question d’émotion, d’humanité et d’histoires qui s’écrivent par et pour le sport. C’est ce que j’aime. Vous le savez vu que je me répète. Mais c’est normal il est très tôt et je n’ai pas encore dormi. Bonne nuit et merci à cette finale NBA.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Sport

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Publié le 12 Juin 2017

Voilà des semaines que je me traine une virgule dans la somme totale dépensée pour cette saison de vide-grenier. Je ne sais pas trop quelle place tient l’argent lorsque je chine ; ma pauvreté initiale me conduit à chiner sans trop dépenser mais ma passion pour la chine me pousse à chiner beaucoup. Et puis une fois l’objet déniché, acheté, approprié, nettoyé, je cherche toujours un peu à estimer sa valeur. Jamais la valeur supposé d’un objet n’entre en ligne de décision lorsque je chine, mais lorsque l’achat est effectué et que je découvre que l’objet vaut plus que je ne l’ai payé je ne résiste pas à la sensation grisante d’avoir fait une bonne affaire.

Si je mets en bas de page la somme totale dépensée pour chiner cette seconde saison de bibliothèque chine ce n’est pas par prétentieux ou par volonté de m’as-tu-vu ; c’est juste un moyen de jauger le prix d’une bibliothèque et démontrer que l’on peut s’en constituer une sans se ruiner. Bien sûr j’ai conscience que 33 euros c’est une somme lorsque l’on n’a rien. Mais en même temps pour cette sommes j’ai acquis plus d’une cinquantaine d’ouvrages en tout genre, photographie, science-fiction, roman, BD et poésie ce qui me semble plus que raisonnable.

Bref tout cela pour parler de deux ouvrages chinés pour la modique somme de 10 centimes ! Soi 5 centimes pièces ! En réalité ce sont des livres gratuits qu’un vendeur proposait aux gens de prendre. Pour ce prix défiant toutes concurrences j’ai choisi deux livres, deux livres seulement pour ne prendre que des ouvrages qui m’intéressent vraiment. J’utilise ces livres gratuits comme variable d’ajustement pour arrondir cette fameuse somme totale dépensée à un chiffre sans virgule.

J’ai donc prit un livre de Terry Pratchett un auteur de SF très réputé pour Les annales du disque-monde. Le livre que j’ai choisi c’est Le sauveur de l’humanité mais ne connaissant pas ce livre je ne peux rien vous en dire pour le moment à part qu’il est édité en Pocket Junior et qu’il parle d’un jeune garçon jouant à un jeu vidéo où il faut détruire des vaisseaux extra-terrestre jusqu’au moment où l’écran affiche « nous nous rendons. Ne tirez pas. ». Le second titre que j’ai pris gratuitement à cette personne qui offrait des livres c’est un roman tiré de l’univers de jeu de rôle Earthdawn. Je suis content et un peu surpris de trouver un roman tiré de ce jeu de rôle que je pensais trop marginal pour avoir inspiré des éditeurs à développer une gamme de roman. La voix de la sorcière est le second tome du cycle L’éveil de la magie.

Enfin un chiffre rond ! 33 euros dépensés

Enfin un chiffre rond ! 33 euros dépensés

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Publié le 11 Juin 2017

Un jour en 2011 j’ai appris la création du magazine bi annuel 6 Mois, sous titré le XXI siècle en images. Et j’ai acheté le premier numéro. Six mois plus tard j’ai acheté le second numéro. Un jour quand j’étais petit je rêvais de devenir journaliste de guerre ou photoreporter, c’était peut-être curieux comme rêve d’avenir mais c’était le mien, j’avais envie de me trouver là où le monde et l’histoire se déroulaient, je disais que je voulais être aux charnières du monde. Je ne suis jamais devenu photoreporter ni journaliste, mais j’ai toujours gardé le goût du photojournalisme et de la photographie en générale. Alors forcément le magazine bi annuel 6 Mois avait tout pour me plaire. Mais c’est un ouvrage qui n’est distribué qu’en libraire (et par abonnement) et moi je suis un pauvre, provincial et campagnard, du coup je n’ai eu l’occasion n’acheter et de posséder que les deux premiers numéros. 25 euros l’exemplaire c’est une somme.

Quand j’ai aperçu la couverture de 6 Mois sur un stand de vide-grenier il y a quelques semaines je l’ai saisi sans hésiter et j’ai demandé le prix. La vendeuse en espérait 1 euro, un simple euro que j’ai payé bien volontiers afin de pouvoir retourner chez moi avec le numéro 5 du magazine 6 Mois le XXI siècle en images, c’est le numéro du printemps / été 2013 titré La fureur de vivre. Lorsque je consulte un livre ou un magazine ou une exposition de photo je ne peux pas m’empêcher de me projeter, de me demander si j’aurai su faire les mêmes images, je me demande si j’aurai su être meilleur que l’auteur des images, je jauge et compare ma sensibilité aux thèmes et dans un second temps je prend plaisir à regarder. Le photojournalisme à cette force d’être à la fois un plaisir esthétique et un plaisir intellectuel et une source d’information et de réflexion. Chiner ce livre est une trouvaille précieuse pour moi.

Il faut vraiment que je pense à chroniquer un achat à 10 centimes pour effacer cette virgule ... nous sommes à 32,9 euros de dépense

Il faut vraiment que je pense à chroniquer un achat à 10 centimes pour effacer cette virgule ... nous sommes à 32,9 euros de dépense

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chinersabibliothèque, #chiner, #livre, #brocante, #photo, #videgrenier, #vide grenier

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Publié le 10 Juin 2017

On connaît Michael Crichton parce que c’est un écrivain américain phare des années 90, auteur de fictions dans lesquelles les sciences et les technologies nouvelles ou émergeantes tressent les voix de thrillers haletants. Michael Crichton avait le vent en poupe dans les années 90 avant de perdre peu à peu de la vitesse et de la hype qui l’avait porté au nu. Sur une trentaine d’œuvres littéraires rédigées par l’auteur, on connaît surtout Michael Crichton pour un livre, une œuvre qui sera magistralement portée à l’écran par Steven Spielberg et qui donnera naissance à une saga entrée ensuite dans la postérité pop culturelle tant elle a imprégné une génération de spectateurs.

Cette œuvre c’est Jurassic Park. Auteur du roman à l’origine du film et en parti auteur du scénario du film éponyme, Michael Crichton est aussi l’auteur du roman qui fait suite au premier : Le monde perdu. Comme beaucoup de personne de ma génération, et des suivantes, et des précédentes, j’ai vu les films Jurassic Park et j’ai été marqué par ces îles habitées de dinosaures rendus plus vrais que nature par la magie des effets spéciaux. En revanche je n’ai jamais lu les romans à l’origine des films. J’avais déjà vu les livres de Michael Crichton en vide-grenier mais j’avais hésité à les acheter n’étant pas assez partisan de la passion pour cette série. Et puis plus tard j’ai chiné le Laser Disc de Jurassic Park avec sur la pochette la fameuse silhouette du squelette noir du T-Rex sur fond rouge. Ce symbole fait parti des icônes assez forts pour être reconnus et évoquer l’œuvre sans qu’il soit nécessaire d’en écrire le nom. Et petit à petit m’est venue l’envie de chiner et collecter quelques items représentant cette saga parce qu’ils sont visuellement fort.

Je me suis donc mis en quête des romans de Michael Crichton ; j’avais déjà croisé des romans Jurassic Park mais j’avais le souvenir d’avoir aussi vu des éditions dont le titre était : Le parc Jurassique, un parfait exemple de francisation d’un titre anglo-saxon et c’est cette édition que je voulais retrouver. C’est chose faite, ce week-end j’ai eu la chance de trouver Le parc Jurassique et Le monde perdu par Michael Crichton. Le parc Jurassique (je ne me lasse pas d’écrire ce titre qui sonne tellement pas succès et blockbuster) dans une édition France Loisir de 1992 et Le monde perdu dans une édition de 1996. Le film de Spielberg sortira en 1993 et je suppose que son succès mondial sur le titre de Jurassic Park conduira les éditeurs à oublier ce titre francisé. Les deux livres sont en superbe état, comme neuf et me donnent envie de les prendre en main et de les lire. Peut-être que je ferais une visite au parc jurassique cet été.

Et je n'ai pas donné le prix encore, 3 euros pour ces deux ouvrages ! Un très bon prix, ou comme on disait sur le parc, un t-rex prix ! La somme totale dépensée pour la saison 2 des vide-greniers est de 31,9 euros
Et je n'ai pas donné le prix encore, 3 euros pour ces deux ouvrages ! Un très bon prix, ou comme on disait sur le parc, un t-rex prix ! La somme totale dépensée pour la saison 2 des vide-greniers est de 31,9 euros

Et je n'ai pas donné le prix encore, 3 euros pour ces deux ouvrages ! Un très bon prix, ou comme on disait sur le parc, un t-rex prix ! La somme totale dépensée pour la saison 2 des vide-greniers est de 31,9 euros

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Publié le 9 Juin 2017

Après la mort, la mise au silence, la modération ou la censure de son ouvrage il a décidé de revenir. Et il revient avec une idée plus précise, plus claire et plus décidée qu'auparavant de se que son journal devrait être ; il sera le lieu d’une expression et de développements littéraire autour de questions sur l'intime et sur la sexualité. Bref son journal sera un journal intime parfaitement impudique, rédigé dans la presse quotidienne en forme de chronique avant il l’espère de finir en recueil chez un éditeur parisien. Dans ce nouveau journal personnel évidemment il reprendrait d’anciens textes qui étaient déjà présents dans son livre qui a été interdit mais il y aura bien entendu de nouveaux écrits pour lesquels il a déjà des idées en tête. Tant qu’à publier d’anciens textes il profiterait de l’occasion pour les réécrire. Avant de se lancer il faut juste trouver un bon titre pour ce futur journal.

 

Derrière sa démarche de prendre pour thème la sexualité il ne veut pas que l’on voit une vocation pornographique. Si l’on considère comme pornographique un écrit à partir du moment où il est rédigé avec pour seule et unique intention la stimulation sexuelle alors non, son futur journal se sera pas pornographique. Bien sûr il va parler de sexualité, il va certainement en parler avec des mots crus, il va évoquer des situations à caractères sexuels explicites et il va convoquer des souvenirs d'expériences charnelles et des fantasmes qui jalonnent sa vie sexuelle. Mais derrière ce contenu sexuel et sexué il refuse clairement que l'on considère ces futurs écrits comme de la pornographique car son ambition principale est avant tout de parler de lui au travers d’un ouvrage autofictionnel. Dans cette approche personnelle le thème de la sexualité n’est pas le but, il n’est qu’un angle d'approche du sujet, en l'occurrence ici lui-même. Cette approche permettra d'apporter un éclairage sincère et constructif sur sa personne, c’est en tout cas ce qu’il souhaite.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Diarrhée dollar

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Publié le 8 Juin 2017

Annie Simone stationne son bus sur l’arrêt de bus prévu à cet effet. Elle appuie sur le bouton prévu à cet effet et les portes de son bus s’ouvrent dans un bruit de vérins hydrauliques. Quelques enfants montent plutôt sagement dans le bus et ils vont s’assoirent dans les places prévues à cet effets. Annie Simone a rapidement remarqué que les gamins s’assoient plus ou moins toujours aux mêmes places. Intérieurement elle se dit pourquoi pas, et puis elle se reprend en se disant elle n’est pas là pour juger le manque d’audace de la jeunesse.

Elle rappuie sur le bouton pour fermer les portes, elle embraye et le bus repart. Annie Simone connaît le trajet par cœur jusqu’au prochain arrêt. C’est celui de l’école privée rue de la Coline. Dans le bus d’Annie Simone le calme est relatif mais Annie Simone s’en moque, elle n’est pas là pour faire la gendarme. Quand les enfants sont trop agités elle met France Inter à la radio pour les punir. Quand les enfants sont plutôt calme elle laisse NRJ à la radio parce qu’elle pense que ça fait jeune.

Arrivé devant l’arrêt rue de la Coline elle ouvre les portes de son bus et une majorité des enfants descendent. Annie Simone a vite remarqué qu’il n’y a pas beaucoup de noirs et d’arabes parmi les grappes de bourges qui descendent ici. Elle a aussi remarqué que les jeunes filles sont nombreuses à porter des leggings. Chaque fois c’est pareil, ça lui brûle les yeux lorsqu’elle voit ça. Intérieurement Annie Simone se demande pourquoi les adolescentes ne regardent jamais Les Reines du Shopping, autrement elles sauraient pour le fashion faux pas.

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Rédigé par Monsieur Ray

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Publié le 7 Juin 2017

Léopold est un homme d'un certain âge avec un certain début de calvitie et un certain embonpoint qui pèse sur son ventre. Hier la météo a prévu de la pluie pour ce matin alors Léopold a mit son k-way avant de sortir. Sa femme le déplore mais il s'en moque même si aucune goutte n'est encore tombée.

Avec madame ils sont allés prendre le petit déjeuner dans une chaîne de croissanterie parce que ça le permet de ne pas être trop dépaysé quand ils partent en vacances. Léopold a prit un café crème et un croissant, sa femme un thé et un croissant. Elle a aussi prit une veste en jean.

Léopold a des miettes dans sa barbe. Il est rassasié. Il s’adosse au dossier en plastique de sa chaise et ça fait ressortir son ventre. Sa femme le déplore mais il s'en moque. Elle même est rousse avec un gros nez et il ne le lui reproche pas. Sa femme a fini son croise mais elle ne boit pas son thé. Léopold ne veut pas gâcher alors il vide la tasse de sa femme avant de se lever pour aller aux toilettes.

Seule à la table madame regarde à droite, à gauche, elle regarde le ciel. Des jeunes femmes sont en tenues d'été et le ciel vire au bleu. Elle a à peine le temps d'éprouver de la honte et de la tristesse quand Léopold revient.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #contre écriture

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Publié le 6 Juin 2017

C'était dimanche matin et Léonie s'était levée à dix heures. Après s'être rendue aux toilettes soulager sa vessie de la nuit elle avait enclenché la climatisation et entrouvert les volet aux lattes de plastique, juste assez pour qu'un filet de lumière du jour entre dans la salle à manger. Léonie était restée en pyjama, enfin il faudrait dire en tenue de nuit ; un t shirt blanc en coton usé au col très large qui laisse voir ses seins laiteux lorsqu'elle se penchait un peu sur la table pour attraper un stylo ou une fiche bristol. En bas Léonie dormait avec un legging noir qui à l'inverse de son t shirt moulait ses jambes et ses fesses et laissait voir la marque de sa culotte. Mais Léonie ne s'en préoccupait pas, elle était seule chez elle attablée dans le salon à réviser ses examens prochains. Elle détestait le mois de juin qui oblige à rester enfermer chez soi. La climatisation soufflait sur ses épaules son haleine froide. Léonie allumait de temps en temps une cigarette et soufflait la fumée qui venait se découper dans les raies de lumière qui glissaient par les volets. Léonie avait aussi gardé ses chaussettes même si elle avait mis ses pantoufles. Le mois de juin grillait à l'extérieur, la climatisation soufflait à l'intérieur, sa poitrine pointait, sa peau frissonnait, la cigarette rougeoyait, et Léonie rédigeait des fiches qu'elle aurait vite fait d'oublier.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #contre écriture

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Publié le 5 Juin 2017

Arnaud n'est pas seul chez lui. En ce lundi de Pentecôte sa mère et à la maison et son père aussi. Pourtant dans le séjour pas un seul mots n'est échangés. La mère d'Arnaud fait la cuisine avec abnégation et avec des claquettes jaunes assez moches qui frottent sur le carrelage parce que la mère d'Arnaud traîne des pieds.

 

Le père d'Arnaud est assis dans le fauteuil du salon, un large fauteuil recouvert d'un tissu mauve pour pas que le chat abîme le fauteuil. Il a posé ses pieds sur la table basse juste à côté de la télécommande. Le père d'Arnaud regarde BFM avec application. De temps à autre il a un mouvement de tête de haut en bas pour approuver ce que disent les journalistes et les experts. Arnaud à un père taiseux, ça a toujours été comme ça.

 

Le salon n'est remplie que des informations de la télévision et du frottement des claquettes de la mère d'Arnaud. Quand la télé marque une pause silence Arnaud peut entendre la respiration de son père qui siffle légèrement.

 

Assis en tailleurs sur le canapé Arnaud surveille sa famille, sauf sa soeur qui est dans sa chambre. Les mains visées à son smartphone Arnaud surf sur Facebook. Mais ses amis ayant des vies aussi creuses que la sienne ça l'ennui rapidement de traîner là. Arnaud levé la tête, sa mère est toujours à sa cuisine et son père à sa télé. Arnaud vérifie bien que son téléphone est en silencieux et il se décide à ouvrir Tumblr. Arnaud n'y a pas de blog mais il suit énormément de personnes qui partagent du porno. Tranquillement dans le canapé du salon pendant que son père regarde la télévision et pendant que sa mère cuisine, Arnaud regarde du porno sur son téléphone. C'est con il ne peut pas bander.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Contre écriture

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Publié le 4 Juin 2017

Ivan Alain attend son bus depuis sept minutes. Ce n'est pas long mais il en a déjà marre, et moi aussi d'ailleurs. Après déjà deux minutes d'attente le jeune homme s'est appuyé contre la structure de l'abribus. Dans son dos une jeune mannequine en bikini, ventre plat et seins refaits à Photoshop essai de vendre des vêtements aux gamines qui sortent du lycée. Mais Ivan Alain il s'en fout de la publicité. Il se moque aussi des jeunes filles qui sortent du lycée parce que n'est pas un beau garçon.

Dans son ensemble de jogging blanc en tissu synthétique il ne ressemble à rien Ivan Alain. Le jeune homme n'a qu'un seul mérite, c'est d'avoir conscience de se médiocrité. Conscience de cela il trouve toujours le temps long parce qu'il n'attend rien et vu que rien n'arrive c'est long. Même son bus n'arrive toujours pas. Déjà huit minutes qu'il attend.

Imperceptiblement son survêtement glisse sur la vitre de l'abribus. Les mains au fond des poches Ivan Alain pense à sa mère Diane. C'est la seule femme qui dit qu'il est beau mais ce n'est pas ça qui le préoccupe, il se demande si elle voudra bien lui faire un mug cake pour quatre heures. Pourtant il sait qu'elle a autre chose à foutre Diane. Sa fait des mois que sa mère lui dit qu'il doit grandir et apprendre à faire lui-même ses quatre heure mais vraiment c'est un truc qui le fait chier Ivan Alain, et je peux le comprendre parce que moi aussi ça m'emmerde.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Contre écriture

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