Publié le 30 Août 2017

Des mots et des images, l'once de lumière qui glisse sur les nuances de nuages et toujours tous les noirs, tous les gris et la brume électrique de fin de moi qui meurent comme des dimanches soirs les mois d'hiver. J'ai comme envie d'un livre de poésie posé sur la table basse et un verre d'un bon alcool sur le soleil couchant.

La ruine, les ruines et une poignée d'or blond qui s'échappe de la paume ruisselante. Je n'ai pas de dissolvant pour me refaire les ongles, je laisserai mes mains dehors léchées par l'orage.

La prose sous les nuages
La prose sous les nuages

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Publié le 29 Août 2017

Le vent ramène sa tête sous ses cheveux morts et d'un geste de la main il ratisse sa tignasse et laisse échapper des brins de cheveux et il se pense alors comme une allégorie de la semeuse sauf que lui essaime son ADN aux vents, il imagine que les brins hélicoïdaux iront semer des substances astrales dans le voisinage du pavillon. Dans le ciel le vent brasse silencieusement des nuages épais qui viendront pisser leur climat humide à la nuit tomber.

Il écoute le vent, il faudra manger avant demain.

Le temps se lève

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Publié le 28 Août 2017

Dans le sable des plages normandes je débarque comme un touriste du sud que je suis, experience méditerranée sur le cuir faussement bronzé de ma peau. La plage ressemble à la plage comme aucune autre plage ne ressemble à une plage, les femmes en mouillant leurs maillots dans le remous calme de la mer souillée par les algues et les plumes qui laissent penser qu'une mouette c'est battue ici-même et qu'elle a perdue. Les enfants jouent et se perdent sur la plage chargée comme dans les chansons françaises tristement triste, c'est d'un banal à en faire un film. Les parasols Ricard protègent les corps usés comme ailleurs, comme les cris des parents qui gaspillent leurs voix à rappeler leurs enfants à un ordre hypocrite. Il n'y que la silhouette massive d'un ferry qui quitte le port lointain pour les plages de l'Angleterre qui me rappelle que nous sommes au Nord de quelque part. Derrière moi les jeunes hommes refont le match perdu par l’olympique de Marseille face à Monaco, les jeunes femmes à la peau trop blanche bronzent silencieusement en bikini et le soleil trop bas trahi nos latitudes. Les corps comme ailleurs nagent entre deux eaux, celle de l’impudeur limpide derrière les maillots et celle des complexes toujours eau forte et profonde. Et ici derrière mes boucles folles je clos ce regard circulaire.

Chronique de plage

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Publié le 27 Août 2017

Et pendant ce temps-là nous faisons comme si l'équipe de France de volley n'était pas en train de perdre son jeu et balbutier son avenir. Heureusement le cœur à l'ouvrage.

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Publié le 26 Août 2017

D’aussi loin que ma mémoire télévisuelle me permet de me rappeler, j’ai la sensation d’avoir toujours vu à la télévision les publicités pour ces collections par abonnement qui s’étalent sur des jours, des mois, des semaines et peut-être même des années ; les minéraux, les voitures miniatures, les statuettes de chats, fabriquer un corps humain, une maquette de bateau, un réacteur nucléaire et tant d’autres encore. Je ne me rappelle pas avoir eu envie de ces collections, dans mon souvenir je trouvais déjà ses collections artificielles, désuètes, un peu beauf, beaucoup kitch, et surtout ça sentait le vieux. Collection Atlas, collection Altaya, la collection par correspondance ça ne me semblait déjà ne pas être fait pour moi et plus largement pas pour les jeunes non plus.

Et mon impression est restée ainsi inchangée depuis des années. Avec la force de l’habitude je n’ai même plus prêté attention à ses promesses télévisées qui souhaitaient faire de moi l’acquéreur heureux d’une tonne de babioles sans intérêt. De toutes les façons c’était comme les conventions obsèques et les couches pour adultes ça ne me concernait pas.

Et puis insidieusement ces derniers mois, ces derniers jours et je suppose peut-être même ces dernières années les objets des collections par correspondances se sont mises à cibler ma génération comme souvent Lara Croft était en avance, après elle la culture comics book et puis une foule de babioles en mesure de devenir objet de désir des vieux que nous sommes en train de devenir. C’est la sortie dans tabac presse de la collection Olive & Tom et Assassin’s Creed qui m’a fait prendre conscience de cela. Nous sommes devenus une génération assez adulte et assez vieille pour faire nos collections par correspondance. Je ne sais pas vous mais ça me laisse comme un goût de vieux biscuits mous et éventées dans l’arrière bouche de mon cerveau.

Mais oui, j’ai acheté Oliver Atton … mais j’avais besoin d’une petite dépense pour caser un gros billet. Mais je ne suis pas fier pour autant …

• Figurines exclusives

• Entre 11 et 14 cm de hauteur

• Réalisées en PVC

• Peintes à la main

• Base spéciale imitant la pelouse

• Figurines décorées avec un grand réalisme

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne, #Réflexion

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Publié le 25 Août 2017

Il n’y a pas eu d’orage en ce 25 août, en tout cas pas ici et pas encore. L’air avait beau être lourd, pesant, collant et le ciel blanc de gris, rien n’est tombé, pas ici, pas encore. Le voisin d’habitude si prompt et angoissant à vivre les fenêtres et les volets fermés a ouvert en grand les ouvertures qui transpercent sa maison. J’entends la radio, il y a toujours la radio dans son garage ou dans sa cuisine, il écoute RFM, ça pourrait être pire autant que ça pourrait être mieux. Par le fenêtre dont je devine qu’elle donne sur la salle de bain (à moins que les voisins aient de curieux goûts en matière de décoration de chambre) j’ai cru voir sa femme avec un haut à paillette, c’est curieux. Il n’y a rien a à priori rien à fêter un 25 août … J’entends les enfants jouer, c’était à dire faire du bruit, mais je ne peux pas les voir, ils ne sont pas encore assez grands pour que leurs têtes dépassent du mur au pied duquel ils jouent, et vu que ce mur doit faire 1m80 ou 2m00 je ne suis pas prêts de les voir jouer là. Mais j’entends très bien le son de leurs voix nasillardes s’égosiller dans ce qui doit être un jeu et les parents de les reprendre parfois pour qu’ils baissent d’un ton. Tout cela est banal, tout cela est normal, le voisin s’affaire au barbecue et le soleil déjà se penche sur l’horizon. La seule chose étrange et discordante dans ce tableau de mon voisinage ce sont les notes de saxophone ou d’un instrument à cuivre du genre qui s’échappent de chez lui. Le son semble réel, pas issu d’une radio ou de la télé, un son réel qui s’échappe du corps d’un instrument que je ne vois pas mais qui semble là. C’est pourtant la première fois que je l’entends, je veux dire chez eux. C’est curieux, c’est bizarre, je me demande qui souffle dans l’instrument alors que toutes la famille semble affairée.

J’aime avoir du voisinage, c’est plus divertissant que la télé réalité.

Chronique de mon voisinage sans intérêt (la chronique pas les voisins)

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 24 Août 2017

Je ne suis même pas sûr de pouvoir expliquer ce qu’est un bon feed Instagram, même pas sûr non plus de bien cerner ce qu’est un feed sur Instagram et par-dessus tout je ne suis vraiment pas certains que l’on puisse étendre le principe d’un feed Instagram à son blog. Mais si je ne me trompe pas en entendant le feed comme un principe de ligne éditoriale, je devrais pouvoir assurer ma production numérique renommée et visibilité en produisant un bon feed et en me tenant à une forte ligne éditoriale. Malheureusement tout comme mon Instagram navigue entre les eaux troubles de mon inconstance et de mon dilettantisme, ce blog navigue entre deux ou trois eaux. Et moi le soir je rêve pourtant d’un espace uniforme et cohérent qui s’étalerait comme des champs élyséens au-devant de visiteurs qui viendraient par millier.

Huit ans que je creuse cette mine, et maintenant je voudrais ramener de l’or, des pierres précieuses et des touristes dans mon trou sombre.

C’était confortable de chroniquer mes jours de juillet, voilà qu’en août je renoue avec les affres de l’inspiration et les gouffres des redites. Je crois qu’un jour vraiment je me collerai à différentes chroniques comme j’en ai quelques qui végètent dans mon crâne … oui, des chroniques qui viendraient rejoindre celles du chaotidien et celles des livres chinés en vide-grenier. Mais pas aujourd’hui parce que là il est l’heure de goûter de de foutre en l’air mon pseudo feed Instagram.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 23 Août 2017

De l’Italie restent les lacs, la verdure, la Suisse, le ciel, les nuages qui s’accrochent aux reliefs, les routes qui serpentent, les viaducs, les tunnels, et la cathédral de Milan qui s’impose comme un géant de marbre blanc ; un vaisseau aux flancs duquel s'agrippent et grimpent des centaines de statues et des sculptures précieuses qui scellent la splendeur de l’édifice pesant échoué par hasard sur cette place grise, il reste le pragmatisme monumental de Milan qui balaye d’un revers d’architecture ce qui peut être attachant dans une ville, reste le charme des villes de moindre ampleur, le coeur de Varèse et les beautés faussement méditerranéenne des rives du lac de Côme qui se cisèlent d’une rive à l’autre et qui s’accostent par bateaux ancien dont le charme suranné des bielles et des roues à aubes agît toujours comme une magie de 90 ans.

Comme les lacs je retiens cette eaux du sol au ciel, de la surface aux nuages et puis l’orage qui vide les rues et les ruelles et lavent les corps et les esprits de ceux qui marchent sous leurs pluies d’été, le retiens le ciel, lorsque les étoiles dessinent des grandes ourses et des constellations sans lune et que par-delà la ligne de crêtes des collines et des montagnes je vois les orages gonfler les nuages de lumières électriques, je retiens les alludes qui tournoyaient sur le toit de l’église d’où la vue était panoramique, sur le sommet du relief, sur le toit d’une église à défaut d’épouser dieu je pouvais épouser tout le paysage, et des églises et des lieux saints et les pierres de dieu il y en a beaucoup, partout et les cloches sonnent et elles sonnent encore et leurs échos résonnent dans la vallée et puis dans le cœur de la cathédrale de Milan il y a la statue de l’écorché, le Saint Barthélémy de Marco Agrate qui trône sans raison dans un recoin de la cathédrale et qui tranche avec tout le reste drapé dans sa peau vide et dans l’aura de son infini modernité et de son aura de transparence, surprenant et fulgurant.

Et pour le reste de l’Italie, les odeurs et les routes, les lueurs, la rosée dans l’herbe dès la nuit tombée, les pas dans l’eau du lac, les ruelles et les escaliers et puis Google Photo l’impossible œil par-dessus votre épaule et la télé italienne qui diffusent les championnats du monde d’athlétisme et la chute de Usain Bolt et le lit qui grince, et les bouteilles d’eau fraîche, la brosse métallique pour récurer le barbecue et la pizza bien sûr.

Quelques jours en Italie

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Chronique chaotidienne

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Publié le 22 Août 2017

Il a fallu choisir un jour. Non, je voulais dire qu’un jour il a fallu choisir. Et même là c’est erroné puisqu’il a fallu choisir non pas un jour mais deux jours, deux dimanches consécutifs nous avons été amenés à choisir le président il y a de cela quelques semaines qui font déjà des mois. Au premier tour j’ai voté pour un perdant et pour le second tour je me suis retrouvé confronté à la nécessité de faire un choix. Ce choix là j’ai fini par le faire et j’ai choisi en mon âme et conscience de voter nul ; un joli bulletin nul à portée purement artistique. Pourquoi revenir là-dessus au soir du 22 août 2017 ? Parce que ce choix n’a pas été facile, ce fut un dilemme et un tiraillement de faire ce choix mais au soir de ce 22 août 2017 je profite de la protée libératoire de mon vote nul. En faisant ce non choix j’ai choisi de me soulager de la responsabilité politique de l’électeur. Bien sûr en votant nul je laissais aux autres la capacité de faire un choix et je me suis octroyer le loisir de m’en foutre, de m’en moquer, de m’en laver les mains, de regarder de loin l’agitation que devrait être la politique et de commenter comme un pilier de comptoir la morosité du paysage politique.

Et en ce milieu du mois d’août, alors que mes pieds foulent l’herbe jaunie par le soleil qui n’en finit pas de se déverser sur la nature je me sens terriblement serein de ne pas avoir à assumer la mascarade politique de monsieur Macron ; tout cela n’est que de la poudre de perlimpinpin. Et si je suis un con comme un autre, je n’en suis pas moins un de vos concitoyen.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Je est un Blog, #autofiction, #politique, #actualité

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Publié le 21 Août 2017

Bonsoir à tous,

Bonsoir à moi.

Bonsoir ce blog,

Bonsoir internet,

Bonsoir la France,

Bonsoir l’Europe,

Bonsoir le monde,

Bonsoir la Terre,

Bon sang ne saurait mentir,

Bonsoir les mots,

Bonsoir les lignes,

Bonsoir le soleil qui se couche,

Bonsoir le ciel,

Bonsoir les photographies,

Bonsoir Google,

Bonsoir les lacs,

Bonsoir les cinquante mots qui ne forment pas de phrases,

C’est le retour du blogueur,

C’est le retour de l’auteur,

C’est le retour de l’artiste,

C’est le retour du jour le jour,

C’est le retour des décomptes,

C’est un retour chronique,

C’est le retour de l’écriture,

C’est le retour de la création,

C’est le retour de l’horloge,

C’est le retour des réseaux,

Le tour du monde en quelques lignes,

Le tour de la toile en quelques instants,

Le tour de la magie,

Le tour de la nuit,

Le tour des instants volés,

Le tour des 80 jours,

Le tour de la France,

C’est à mon tour de m’y mettre,

La poésie est posthume,

La prose est posée,

La peine déposée,

La péroration est de mise,

Pas de plume ni de voile,

Faut être pugnace,

Faire plier,

Le courage de la ponctuation,

Et aspirer au punctum sans jamais rien abandonner derrière soir,

Juste l’historique jusqu’à demain

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Chronique chaotidienne

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