Publié le 3 Juillet 2017

Chronique d’un trois juillet. Le premier et le deux juillet je me suis aventuré à rédiger les chroniques de ces journées, de mes journées, mais en toute logique c’est à 23h00 passé que je me suis attelé à cette tâche. Que peut valoir une chronique d’un trois juillet rédigée à 10h35 du matin ? Toute chronique pour être crédible doit-elle être rédigée au crépuscule du jour passé ? Je m’en moque et je poursuis ma quête qui n’en est pas une, je poursuis ma chronique d’un trois juillet parce que c’est facile, parce que c’est idiot et par conséquent parce que c’est amusant.

Ce lundi 3 juillet 2017 je me suis réveillé tôt, au son de la première sonnerie du réveil. Par les stores les raies de lumière étaient assez forte pour éclairer la pièce et nous laisse savoir qu’il fera beau, en même temps un 3 juillet à Orange, ce n’est pas comme si j’avais un doute. Les volets électriques plus que des stores étaient baissés, mais la porte fenêtre était ouverte pour respirer l’air de la nuit et maintenant entendre le bruit du vent couvrant celui de la rue très calme.

Je me suis levé et parce que je suis un homme moderne j’ai préparé le petit déjeuné de ma copine et parce que je suis un homme moderne moderne j’ai préparé son panier repas pour midi ; panier repas qui n’avait de panier que le nom puisque j’ai pris un sac Guess rescapé des soldes du week-end. Un de ces très beaux sac en papier Guess, avec d’un côté une photo de Claudia Schiffer je crois, et de l’autre je suis sûr une de Marilyn Monroe, je le sais parce que j’ai gardé un de ses sacs pendant les soldes d’hiver pour le suspendre chez moi comme on suspend un tableau de Marilyn Monroe. J’ai bu mon café avec elle, pas avec Marilyn mais avec ma copine qui elle aussi est belle et blonde et comme je suis un homme moderne, lorsque nous avons eu fini de petit déjeuner j’ai fait vaisselle pendant qu’elle se préparer. Ma modernité étant plus vaste encore j’ai ensuite sorti les poubelles, dehors le mistral brassait l’air encore frais de sa nuit et c’était plutôt agréable. Il était temps de la déposer à son travail et de prendre la route jusqu’à mon repère d’écriture.

Chronique d’un trois juillet sur les routes d’un lundi matin, le soleil déjà haut, la chaleur presque pas encore palpable grâce à l’air qui s’engouffre par la fenêtre parce que je n’ai pas la clim et même lorsque je l’ai-je ne résiste pas au plaisir de sentir l’air s’engouffrer par la vitre baissée, porteur d’odeurs et de sensations propres aux paysages que la route scinde inévitablement en deux. Comme tous les matins, surtout les lundis, j’écoutais France Culture en éprouvant un très léger trouble d’ordre désagréable parce que ce lundi est le premier jour de la grille d’été de France Culture et je suppose de toutes les radios de France et de Navarre et inévitablement il faut aux auditeurs prendre de nouveaux repères auditifs, apprivoiser de nouvelles voix et conditionner son cerveau à différents thèmes. Mais je n’ai pas eu longtemps pour oublier ce désagrément d’esprit France réticent aux changements parce que l’invité de la matinal était un photographe de guerre qui a photographié, et photographiera encore j’imagine, la bataille de Mossoul. Photographe de guerre c’est ce que je voulais faire comme métier lorsque les enfants sont âges de vouloir être pompier ou cosmonaute, alors je suppose que ça accentue mon intérêt pour le sujet. Mais j’étais surtout frappé par la nature très fragmentaire de son récits, un récit jonché de digressions, d’ajustements et d’hésitations ; intérieurement je me disais que ça façon presque laborieuse de raconter son expérience de photographe devait être à l’image du chaos de cette guerre dans cette ville.

Et puis je suis arrivé chez moi, je suis rentré, j’ai lancé une machine de linge sale, j’ai pré rangé mes trouvailles chinées en vide-greniers ce week-end et j’ai allumé l’ordinateur. J’ai vu que sur Priceminister un acheteur potentiel me posait une question sur un des livres que je vends, je me suis donc dirigé vers l’étagère où ce livre devait être pour vérifier l’information avant de répondre mais impossible de retrouver ce livre. J’ai fait toutes mes bibliothèques et tous les endroits où je cumule des livres chez moi deux fois, impossible de retrouver ce recueil de Nerval, c’est dommage parce s’il est effectivement en très bon état l’acheteur est prêts à me le payer une vingtaine d’euros ; ça motive à passer la maison au peigne fin. Mais rien, nulle part je n’ai retrouvé ce livre. Une bonne raison de conserver un livre chiné c’est de le garder pour le lire, mais si sa côté est très supérieure à ce que j’ai pu l’acheter ça une bonne raison de le vendre, mais là je vais devoir le garder parce que je ne le trouve plus et il m’est impossible de lire un livre perdu. Peinant à retrouver l’ouvrage je me suis attaché à cette chronique d’un trois juillet qui se termine juste avant 11 heures, les onze heures d’avant midi.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 2 Juillet 2017

Et donc inévitablement après la chronique d’un premier juillet vient forcément la chronique d’un deux juillet, ça sonne comme un titre de film romantique et américain, un film sur le romantisme à l’américaine mais dans les faits un deux juillets ça n’a rien d’américain. Bien sûr il y a eu des churros au sucre du coca et du café frappé et glacé mais inévitablement ce sont des aliments passés dans la culture populaire bien de nulle part et un peu d’ici. Comme hier ma chronique d’un deux juillet commence par un  vide-grenier, une petite brocante le long des rives bétonnées d’une petite rivière minuscule qui traverse un village. J’ai longé la rivière minuscule en chinant les différents stands pour rapporter une valise, un cadre religieux avec trois images en une, des livres des années 90 et trois jeux. Des petites trouvailles qui ne font sens qu’un deux juillet dans mes yeux encore endormis du matin.

Un deux juillet ça ne peut pas se contenter d’un seul vide-grenier avant qu’une semaine entière se déroule sans chiner, alors dans l’après repas du midi nous avons pris la route pour nous rendre en bord de mer, à La Grande-Motte pour visiter Les puces du Design, petit événement évidement vintage et délicieusement rétro et affreusement trop cher mais qu’importe, ça m’intéresse de regarder, d’observer et de chiner des idées à défaut de dénicher des objets. Et puis voilà, la chronique d’un deux juillet se termine sur une douche et une salade Caesar maison sauf que je n’en ai jamais mangé une vraie, alors je ne peux pas savoir si celle que je bricole est bonne.

Et puis voilà, la chronique du deux juillet c’est juste ça et ça se termine sur un point.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 1 Juillet 2017

Chronique du premier juillet ; ça sonne comme un jour où l’on prend la voiture et direction les autoroutes qui mènent vers le sud de la France et d’hypothétiques pays plus au sud encore. La chronique du premier juillet qui laisse paraître la promesse d’une chronique d’un deux juillet et ainsi de suite. Mais comme ces autoroutes, ceux qui déversent leurs bitumes et les corps de vacanciers en  direction des soleils sudistes, qui sont surchargées au point que l’on y roule au pas, cul à cul avec son voisin  automobile, cette chronique est décharnée, elle est trop pleine de vide.

Cette chronique du premier juillet nous mène en contre bas de l’autoroute, quelque part entre une sortie d’autoroute mineure et une air d’autoroute majeur, un petit domaine sous l’égide de Carrefour. Entre ces deux pôles d’horizons bétonnés la chronique du premier juillet à conduit mes pas  à arpenter un marché aux puces, à deux pas de l’autoroute. Lorsque mon regard ne chine pas quelques livres je lève les yeux et j’admire le train ralenti de ces voitures qui avancent au pas pare-choc contre pare-choc. C’est à ce moment là que je réalise que nous sommes le premier juillet, le premier jour des congés pour quelques hordes d’anonymes.

Mais difficile de s’émouvoir pour ces barbares qui viennent en mes terres soulager leurs rancœurs annuelles accumulées au fil des semaines payées. La chronique d’un premier juillet c’est aussi une chronique de solde, accompagner sa compagne dans la galerie commerciale d’un hyper-marché et comme les autres arpenter les boutiques en espérant y dépenser plus si on y dépense moins. Un premier juillet juste là, entre deux enseignes trop connues alors que dehors, en Allemagne le tour de France prend son  départ, un à un les coureurs s’élance contre la montre, accessoirement contre le climat allemand pluvieux.

Des vacanciers sur les routes, des cyclistes dans la télévision, c’est définitif, je n’ai plus besoin de preuve pour me garantir que nous sommes le premier juillet.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 30 Juin 2017

Une phrase qui écrit de la poésie.

Un homme qui écrit de la poésie.

Mais qu’écrit le poète ?

Mais qui est la poésie.

Seulement des mots pour dire la poésie.

Poser de la prose avec des mots.

Des mots simples.

Des phrases courtes.

Ceci n’est pas un exercice.

Ceci n’est pas une expérience.

C’est une réduction.

Ramener la poésie au minimum de son syndicat.

Il n’y de noir que l’encre et les pixels.

Il n’y a pas de métal.

Il n’y a pas de drame.

Il n’y a pas d’extrême, seulement des extrémités.

Je ne suis pas un enfer.

Et je ne suis pas les autres.

Je ne suis pas la montre.

Je ne suis pas le temps.

Pas plus que je ne suis Damoclès.

Un parfum de menthe à l’eau.

Un goût de citron pour faire passer celui du temps.

Et un verre d’eau pour dissoudre les protéines.

Poésie et punk qui se tiennent dans une ligne.

Comme une boîte de lignes droites.

Un stock que je ne dérange pas.

Mais je possède une règle ; une en plastique l’autre en fer.

J’ai toujours besoin de savoir que je possède une règle.

Peut-être un réglet parfois.

Ce n’est pas pour l’utiliser, seulement un repère.

Un focus du passé et un rappel à l’ordre.

C’est de la poésie.

Courte et simple.

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Rédigé par Monsieur Ray

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Publié le 29 Juin 2017

Derrière les vitres baissées de sa voiture Jean-Henri-Charles rentrait du supermarché par une route nationale de campagne. Il ne roulait pas trop vite parce qu’il avait eu la présence d’esprit de prendre des sacs de congélations avec des packs de glaces. Ainsi, avec ses surgelés au frais et protégés du soleil dans son coffre, Jean-Henri-Charles pouvait prendre son temps et rêvasser au volant sur la route le ramenant chez lui. Cette route il la connaissait par coeur parce qu’il habitait dans son village depuis plus de vingts longues années. Avant il n’y avait pas de supermarchés dans le coin, c’est certain que ça avait changé le paysage, mais ça avait aussi changé son mode de vie et il s’en satisfaisait.

 

Soudain Jean-Henri-Charles remarquait une étrange silhouette devant lui. Au détour d’un virage il avait rattrapé un homme roulant sur un scooter. Le deux roues avançait à allure constante avec un bruit strident que Jean-Henri-Charles percevait très bien ayant les vitres baissées malgré la climatisation. Jean-Henri-Charles pensait à mettre ses surgelés aux frais pour éviter la rupture de la chaîne du froid, par contre il se moquait de gaspiller la climatisation dans sa voiture. Le scooter roulait donc en émettant un bruit strident pareil à un gros insecte. Mais avant d’identifier le bruit ridicule du véhicule c’était bien la silhouette du conducteur qui l’avait interpellée car le conducteur était très gros. Mais alors vraiment très gros. Jean-Henri-Charles n’était pas particulièrement svelte lui même, mais au regard du pilote de ce scooter c’était incomparable.

 

L’homme avait des cuisses énormes, des mollets gros et gras, un dos gargantuesque, des épaules comme de grosses boules de chaires au dessus desquelles son casque semblait minuscule. Littéralement le conducteur débordait de part et d’autre de sa machine et le bruit strident qu’elle émettait renforçait l’idée que la mécanique devait être poussée à son maximum pour faire avancer le scooter. Et comme s’il fallait rajouter du grotesque à la scène l’homme était en short, un short en tissu synthétique qui moulait ses énormes cuisses et en t-shirt, dans un t-shirt qui semblait imprégné de transpiration.

 

Au bénéfice d’une ligne droite Jean-Henri-Charles doublait l’homme et en se portant à sa hauteur il s’autorisait à le défigurer avec plus d’attention avant de raccéler et de laisser disparaître l’ubuesque silhouette dans son rétroviseur.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #contre écriture

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Publié le 28 Juin 2017

Des mots, dix fois le début.Déjà le soir qui fait son zoo.Un écran déjà brisé.Des mots lents à venir.Imagination immigrée en clandestinité.Tragique de situation.Comédie humaine.La chanteuse du président sous le ciel nuit.Des étoiles d'ours sous les nuages fous.L'ogre de la montre sonne sa montre.La trotteuse électrique s'échappe.Au matin le chat pourra danser.Un petit soda.Un verre avec un parasol.J'irai couper le bambou.Et faire rouler les dés.Mais le hasard ne sera pas aboli.

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Publié le 27 Juin 2017

 

L’usine venait d’exploser, une colonne de fumée âcre déchirait le ciel de Crimson Bay et le galop de nos chevaux nous arrachait de Crimson Bay où résonnait encore le chaos de l’explosion. Dans ce ciel rouge entaché de noir nous nous lancions à la poursuite des chiens du général Wainegrow. Les naseaux fumant de nos montures fendaient l’air. En contre bas du chemin que nous empruntions nous pouvions observer le convoi avec ses hors-la-loi escorter les lourds chariots rendus plus lents par le poids de son chargement dérobé à l’usine. Il nous fallait un plan et implorer des renforts si nous voulions défaire ces bandits sans âme. Alors avec mes compagnons Cullen Boahen, Ben Wayne et Declan Harp nous faisions le choix d’ renvoyer l’un d’entre nous en ville afin prévenir le Marshall pour qu’il convoque les autorités adéquats pour rallier des renforts à notre cause et affronter les hordes sanguinaires du général Wainegrow. C’est Declan Harp, fin connaisseur des routes, des sentiers et des raccourcis, qui quittait notre groupe pour filer comme le vent jusqu’aux rues de Crimson Bay. Sa connaissance des trajets et son audace pour mener des hommes dans la nature sauvage lui a permis de nous rejoindre rapidement. Lorsque son ombre discrète nous a rattrapée il était accompagné d’hommes, et d’une femme, tous volontaires pour sauver Crimson Bay de la menace odieuse qui planait sur elle. Parmi eux l’adjoint Shane Atterton qui sous ses airs de buveur de bourbon cache une gâchette hors pair, mais aussi le vieux prospecteur retraité de l’armée qui ne se déplace jamais sans sa fidèle dynamite ou encore l’audacieuse et séduisante jeune chanteuse Katherine Williams. Nous formions une équipée sauvage à la poursuite d’un convoi volé par des brutes sans honneur. Si nos théories étaient justes alors l’attelage se rendait à Fort Lincoln pour grossir les rangs de cette armée mercenaire. Il nous semblait plus judicieux d’intervenir avant qu’ils rejoignent leurs renforts, nous décidions donc de mener une embuscade. Porté par la fougue de notre courage, par le galop virevoltant de nos chevaux et guidé au travers des territoires indiens par l’instinct de Declan Harp nous faisions le choix d’une route plus risquée afin de prendre de l’avance sur le convoi et pouvoir mener une attaque surprise. Nous choisissions un canyon propice pour organiser notre embuscade. Et alors que nous posions la dynamite et que nos tireurs prenaient position sur la roche chauffée à blanc par le soleil Harp partait seul en éclaireur sur le territoire indien pour convaincre la tribu locale de se rallier à notre cause. Sur l’horizon la poussière levée par le convoi nous intimait l’urgence. La tension montait d’un cran dans le crâne silencieux de chacun d’entre nous …

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche, #jdr

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Publié le 26 Juin 2017

Au pied d’un jour neuf qui finira comme tous avant lui par devenir un vieux jour, un jour du passé, je regarde de l’autre côté de la fenêtre, du miroir, de l’écran, de la page, du temps, de moi, de l’univers et de l’autre côté de dieu et sur cette autre rive j’espère qu’une autre vie a laissée des marques dans la plage d’un sable seul, copaux de pierres et de temps. Je suis coincé au pied de cette page comme un passant, un anonyme, coincé dans un recoin sombre d’un parking par un loubard, un anonyme citadin en haine et en rage. Il me bloque, le dos contre le béton, et la lumière névrosée qui s’échappe des lampes nécrosées rendues aveugles à force de n’éclairer que sous la terre ne laisse pas d’espoir  mes regards alentours. Le naufrage est-il une légende ? En bon dyslexique je confonds se vautrer et faire naufrage, le vautrage et le naufrage ; deux mêmes idées d’un désastre identique qui englouti l’individu dans un flot boueux et guttural.

Je ne suis pas prisonnier dans un parking sous terre, il fait encore jour et les lampes aveugles et nécrosées ne déversent des photons que dans le sang de la métaphore.

Et pourtant je m’envisage dans ce sarcophage post-moderne, le grand gouffre où le piéton camoufle ses voitures pour des sommes folles. J’ai toujours aimé les parkings souterrains, leurs peintures, leurs lumières et cette impression d’être chez soi dans l’uniformité de ces architectures invisibles comme des intestins urbains. Alors pourquoi y envisager un naufrage ? Ce n’est qu’un garage. Et dehors, par le fenêtre ouverte je vois la pluie tomber, doucement et je pourrais jurer que l’herbe reverdie à vue d’œil.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog

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Publié le 25 Juin 2017

Le choix des rois est un morceau de viande avec une cuisson saignante et une poignée de pomme frites sorties de terres pour finir dans l’assiette puis dans le gosier du roi.

Le choix des rois est un ciel d’étoiles brillantes déserté par la lune, un ciel juste noir et juste infini qui se donne et se retire comme la mer sur le sable.

Le choix des rois est un livre de poème aux pages usées, aux pages cornées, aux pages pliées, pour témoigner qu’un jour une personne a voulu retenir ces quelques vers.

Le choix des rois est un mode de société qui n’est pas la démocratie et qu’écrit son pouvoir dans la beauté linéaire d’une trajectoire unique.

Le choix des rois est une foule qui vibre dans ce qui ressemble à une communion, une réunion émue autour d’un lieu, d’une architecture, d’une poésie, d’un dieu, d’une émotion, d’un sentiment.

Le choix des rois est une phrase qui meurt à la fin  de sa ligne et sur laquelle plus jamais personne ne reviendra chercher le sens d’un temps perdu.

Le choix des rois est une bouffonnerie en deux actes de trois scènes qui fera rire le roi et qui marquera les visages des spectateurs d’un étrange rictus.

Le choix des rois est cet étrange rictus.

Et ce point final.

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Rédigé par Monsieur Ray

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Publié le 24 Juin 2017

3201, plus un, articles publiés et 42636 visiteurs uniques depuis le début, plus toi et peut-être toi aussi. Huit années et des millions de chinois. Et moi et moi et moi.

C’est demain que je devais écrire cela. Mais qui sera là pour lire ? Depuis huit ans ce blog existe et qui est là pour lire ? Ma mère, quelques amis, l’œil scrutateur de rare espions et après ?

Pour écrire il y a quelqu’un, c’est moi.

Mais pour lire ?

Huit ans à venir quotidiennement écrire quelque chose. Il y a huit ans j’ai décidé de lancer ce blog pour me forcer à écrire. Et chaque jour je suis venu y écrire quelque chose ; souvent quelque chose d’anodin, parfois quelque chose d’intéressant.  Dix fois et plus encore j’ai imaginé que je pouvais tout arrêter. Et à chaque fois que j’ai pensé à cela j’en suis revenu à la raison et j’ai continué.

Et à chaque anniversaire de ce blog je me conforte à mon choix de continuer en me disant que je me rapproche de la décennie. Une décennie que j’aurai passé sous l’astreinte et la contrainte d’une écriture quotidienne en espérant que cela me conduise à écrire plus ou mieux.

Mais pourquoi ?

Mais comment ?

Et si j’arrêtai tout demain ?

Je serai là demain, et si je suis là demain je serai sûrement là toute une année durant. Et si je suis là toute une année durant, je serai sûrement là pour deux années, 365 jours deux fois pour 730 articles encore. Mais je pourrais arrêter d’être dans la contrainte du quotidien et me sentir livre. Sauf que je ne sais pas si je saurai faire quelque chose de bon  de cette liberté, alors tant qu’à gâcher quelque autant que ce soit la contrainte que la liberté, la sensation est moins amère.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog

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