Publié le 9 Septembre 2017

Satanique de ping-pong et le soleil couchant. Juste des mots du soir et l'horloge des vers de nouveaux qui parlent russe comme une poupée rousse. Même pas un haïku, même pas une promo sur de la prose. Zéro punchline en langue russe.

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 8 Septembre 2017

Qui s’y colle y reste timbré et ce soir, même si les maux de têtes enveloppent mon crâne, je ne pique pas mon fard et je me lance dans la rédaction de la brique du soir ; espoir ; devoir. Mais vu comme c’est parti cet article manque de cachet et pourtant le poste sera mis en ligne ce soir avant minuit. Je ne suis pas auteur, je ne suis pas blogueur, je suis simplement la cendrillon des blogs. Une cendrillon en short et chemise rose qui part chaque jour à la poursuite d’un lapin blanc lorsque l’inspiration me pose un lièvre. Mais si ici ce soir la prose du jour ne vole pas haut vu qu’elle tombe dans le terrier des lapins comme un ivrogne qui sort d’un bar et tombe de haut, j’ai quand même trouvé les bons mots pour rédiger sur mon autre blog un bel article de retour de vide-grenier ; peut-être parce que le vide-grenier en question était fructueux.

Ici les miettes, le temps volé, les maux de tête et les morceaux de pains abandonnés les uns derrière les autres en espérant que cela mène qu’un jusqu’ici.

Oui, seulement du pain.

Juste des miettes.

Je ne suis pas blogueur, je ne suis pas auteur, je ne suis même pas la cendrillon des blogs, en vérité je suis le Loana des lieux communs.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses, #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 7 Septembre 2017

Il y a longtemps que je n’ai pas été là en mots, en présence réelle parce que les mots relèvent du réel et non du virtuel. Je suis donc là, des mots pour le réel et les images pour le rêve. Si je parle de rêve comprenez échappatoire et non onirisme. J’ai du vice qui coule dans mon encre et des pulsions qui battent dans mon encore. Je suis là, l’homme, dans toute ma médiocrité et mon génie qui se confondent comme chienne et chatte. D’un côté je me sens comme un vieux loup sans la mer et de l’autre je suis un gigot au feu des fours ; entre les deux je me tiens là et je suis la boussole sans le magnétisme.

 

Oui je me tiens suis là et je vous regarde et d’ici je vous regarde aussi me regarder. Je suis un bon public autant qu’un sujet docile qui endosse avec facilité le rôle de l’objet, drôle d’objet, sale et factice est son emballage mais tellement soi si vous regardez en dessous ou par derrière. Moi ce que j’aime ici c’est regarder entre les briques, je regarde les interstices et j’espère voir au-delà ; alors parfois je gatte le joint et j’ai de la poussière de mortier au bout des doigts mais ça, vous le savez, c’est désagréable.

Prose de l'homme

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose

Repost 0

Publié le 6 Septembre 2017

Six cent quarante et un jours et donc six cent quarante et un articles c’est officiellement le nombre de jour que ce blog va devoir encore exister avant d’atteindre le temps de sa complétude. Et s’il reste six cent quarante et un jours il me reste au moins six cent quarante et un articles à rédiger. C’est à ce terme que le blog atteindra ses dix ans. Après dix ans et je ne sais pas combien d’articles je pourrais considérer ce blog et ce projet comme fini, assez fini pour passer à autre chose.

Je crois que j’ai toujours su cela. Et même si je n’en étais pas conscience je suis sûr qu’au fond de moi j’ai toujours su cela, même si ça ne fait que quelques années que j’ai pris conscience que je devrais atteindre les dix ans d’articles quotidiens avant de me libérer. Mais curieusement cela ne fait qu’un jour où deux que j’ai verbalisé cet objectif. En mettant ces mots sur ce fait je me suis soudain senti plus libre et plus léger. Ce blog n’est pas un blog car j’ai toujours cru qu’il lui manquait une ligne éditoriale ou un fil directeur. Mais finalement je me trompais, ce blog a une ligne directrice, un point de fuite, un projet ; tenir dix ans à écrire au moins un article par jour.

Ce blog n’est pas un blog, ce blog est une forme de performance. Et en cela ce blog est sûrement une résurgence de mes penchants artistiques ainsi qu’une petite expression de mes névroses. Et au milieu de tout cela, des fragments d’écriture, des fragments de vide-greniers et des morceaux de moi. Mais on se moque de tout cela parce que ce soir je suis libre.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Les mots des mots, #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 5 Septembre 2017

Je garde un œil sur la comète et avec impatience j’observe le vide du bout des doigts. Ce vide il faut le faire, c’est nécessaire car de ce vide doivent naître les pleins et les déliés comme les diables qui sortent de leurs boîtes. D’ailleurs je me demande dans quels genres de boutiques on peut trouver des diables en boîte, pas un, pas deux, mais assez de diable pour qu’ils représentent un nombre suffisant pour obtenir leur S à leurs queues.

Il y a trop de choses, de fenêtres, d’écrans, de portes ouvertes et d’affiches placardées sur les murs qui subsistent entre murs et fenêtres pour dissoudre mon attention de poisson rouge amateur de papillons. C’est dans le vide que je trouve mes solutions pourtant l’ascétisme n’est pas mon fort, j’en suis le maillot faible, l’adepte non apte au cœur croyant d’une pulsation mentale.

Je regarde le vide qui ne vient pas, je regarde le brouillard numérique comme une nuée ardente qui hurle son feu à mes sens d’attention et je cherche un point de fuite. Je pose alors mes mots en barrage, lentement, laborieusement comme devrait être l’écriture. Et si je ne fais pas le vide, je ne fais pas le plein non plus ; seulement un peu de remplissage.

Un jour il y aura une ligne pour marquer une direction.

Pour le moment le bateau saoul et l’horizon ivre.  

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses, #Prose

Repost 0

Publié le 4 Septembre 2017

Septembre.

Je ne suis pas un grand communicant.

Même pas un petit non plus.

Je ne communique pas.

Je suis un écrivain, encore différent d’un auteur.

Et même cela n’est pas certain.

 

Septembre.

Tu es là sur ce blog.

Ni la queue, ni la tête, dans une corrida je suis un échec.

Une erreur de communication.

Un Coca-cola à la main je regarde les fils de la toile.

Ce n’est pas un destin que l’on attend.

 

Septembre.

Des photos au compte-goutte, des mots qui viennent.

Mais sur le fil, les oiseaux se posent en prévision du grand départ.

Et moi je passe sous les carreaux du drapeau.

Pas sous les fourches ni les tridents de pulsions démontées.

Comme la mer, comme le vent et ma coupe de cheveux.

 

Septembre.

Le mois que personne n’attend, un peu comme moi.

Pas de lecteurs pour mes lectures frappées à la main.

Je verse de l’eau dans le vase de pierre.

Quelques bulles et des poussières après la surface se rompt.

Si je ne suis rien de tout cela alors c’est le poète.

 

Septembre.

Au bord des eaux vives comme des eaux mortes.

Les corps font l’amour et les fous le jardinage.

A la ronde des rivières coule la sueur des lacs.

Et au bas de la page la poussière des ponctuations.

Sous une couverture souple de pixels liquides.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie

Repost 0

Publié le 3 Septembre 2017

Je me rappelle qu’il y a des tranches de textes, des projets débités, qui dorment dans de trop nombreux méandres. Dire que ces projets dorment est un euphémisme ridicule car si ces tranches de textes sont pareilles à des tranches de charcuterie alors elles ne dorment pas, depuis le temps que l’oubli fait office de sédiments sur ces tranches elles sont entrées en phase de momification. Mais c’est peut-être seulement le pourrissement des chairs. Définitivement je suis un boucher ; au mieux je débite en tranches plus ou moins fines l’épaisseur littéraire des méandres de mon esprit créatif, et au pire je laisse des tranches épaisses ou fines de matières grises se décomposer sous l’effet de bactéries dévorantes, bactéries du temps, bactéries de la paresse, bactéries de l’oubli, bactérie du dispersement.

Combien ?

Ce n’est pas la question qui se pose, preuve que la ponctuation est une compagne trop volage pour moi.

Ce dimanche se tient au seuil de l’automne sur un monceau de tranches de matières grises et un parterre florissant qui va éclore, embaumer puis mourir comme dans les images noires et blanches, bruiteuses et granuleuses d’un documentaire suranné sur une vieille guerre ou une vieille mine. Avant de passer à la couleur, je vais passer au lit.

Et lundi nous serons dieu.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

Repost 0

Publié le 2 Septembre 2017

De l'oeil à la main le pouvoir circule et pourtant le mercenaire est immobile, discret comme le décor et invisible comme le sable des dunes il gère l'espace littéraire comme un fluide naturel auquel il ne fait pas obstacle, il est seulement la roche dans la rivière qui provoque des remous qui écrivent des circonvolutions comme la langue écrite rédige de la littérature.

Regarder autour, langue oculaire, circuler il n'y a rien a voir et se loger au coeur de tout sans paraître y être comme le pont enjambe les deux rives rives du fleuves ; je suis un ouvrage d'art contemporain métal et plastique et le verre et la chair et le sang et de la fibre optique.

Orientation

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 1 Septembre 2017

Mon été, mes étés, l’essence même de l’été, l’été, est le temps des fenêtres ouvertes. Et les portes ouvertes, tant que cela est possible tout ouvrir, la maison aux quatre vents comme les cœurs et les bras, le temps des fenêtres ouvertes même si elles s’ouvrent derrière les volets entrouverts. Cet été-là c’est le temps d’un souffle d’air frais et brûlant qui circule d’une porte à l’autre, d’une fenêtre à l’autre jusqu’au temps une porte claque. Le temps de l’été c’est ce temps de l’ouverture et de l’air qui bat sous la lumière de la lune et de l’air qui bat sous le chant des cigales.

Et puis vient le jour de septembre ou bien d’après où je ferme une fenêtre, le soir où je ferme une porte pour la nuit laissant à la vitre les innombrables battement d’ailes des papillons de nuit, vient toujours le moment de la fermeture, une à une les ouvertures closes, ouvertes puis closes, ouvertes puis closes, ouvertes puis closes, le jour puis la nuit, le jour puis la nuit, le jour puis la nature. Et lorsqu’une porte de ferme, lorsqu’une fenêtre se ferme, l’été meurt petit à petit jusqu’à l’automne, puis l’hiver, puis le printemps et le enfin le temps de rouvrir les fenêtres puisqu’à ce que les murs meurent, se percent et se crèvent à nouveau jusqu’à voir ici et au-delà.

Je n’aime pas ferme les fenêtres.

Je n’aime pas fermer les murs.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose

Repost 0

Publié le 31 Août 2017

Une visse sans fin.

Trouée dans la canopée.

Silence et art.

Le tictac des goélands délimite les bords de routes.

Ousmane dort dans l’entrée, c’est le gardien des clefs.

L’hôtel est un immeuble.

Ni meuble ni décoration autour de l’autel.

L’ôte elle retirer les ailes des mouches, des mouettes aussi.

Un boulon en travers du crâne.

Ostentatoire des ornements des insectes.

Aux vagues du large, de larges nageoires crissent sur le sable.

La lignée des hommes en armures demeure dans la maison.

La moitié du verre a été vidé par le poète.

L’autre moitié par le journaliste.

Et le mathématicien compte les béliers et les capricornes.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #poésie, #Divagations diverses

Repost 0