Publié le 16 Février 2017

Il y a des jours, il y a des blogs, il y a des fois où ce blog-ci est un boulet de fonte enchaîné à mon poignet que je traîne comme un bagnard dans mon écriture quotidienne. Et puis parfois, il y a des jours où ce blog est un plaisir, un loisir et un carré de verdure ou le printemps vient en primeur faire sortir quelques germes d’herbes et de fleurs. Et je me moque bien de savoir si l’herbe est verte ou bien mauvaise et si les fleurs ont des parfums empoissonnés ou des épines dissimulées, non je suis là comme la beauté du crépuscule qui teinte de jaune, d’orange et de rouge la folle esthétique éphémère du soleil couchant que je regarde dans le miroir que j’ai judicieusement placé pour regarder dehors tout en regardant l’écran de l’ordinateur qui ouvre discrètement une fenêtre sur mon intérieur. Mon être intérieur, pas mon salon. A peine ai-je eu le temps d’écrire cette phrase que la lumière a changée, déjà, si je ferme les yeux je suis sûr que je peux sentir la Terre tourner, mais je peux me tromper, c’est peut-être la fièvre que trompe mes sens.

Je suis volatile comme le pollen, et je me souhaite parfois d’être aussi allergisant, n’est-il pas grisant de se rêver en invisibles particules qui ébranlent la posture des sociétés bien faites ? Qu’importe, oui je suis volatile comme les oiseaux, les canards, les papillons et les lapins sous LSD, je regarde dans mon tiroir comme Alice descend au sous sol des merveilles ou des folies, oui je regarde dans le tiroir et j’en tir un petit miroir pour me mirer et m’admirer, je regarde la surface et j’en garde un souvenir d’un sourire affirmé.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #Fantasmagorie

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Publié le 15 Février 2017

Un photographe, un journaliste, un fouille merde, une fouine, un tocard puant sans éthique, un homme de lettres sans honneur ni déontologie. Un ancien bandit, homme de main armée à la gâchette facile qui traînait avec sa horde de province avant de réaliser son goût pour le macabre. C'est dans les bars en racontant ses histoires qu'il a prit le goût du détail sordide et de la mise en scène parce que les femmes aiment les voyons. Lui il aime le gore, les cloaques, les histoires sordides où la nature humaine rampe dans sa fange. Il aime l'aura que ça lui confère de rapporter l'homme à sa médiocrité, lui même est un être médiocre mais pourquoi ne pas révéler que les autres ne valent pas mieux que lui ? Il a commencé à raconter les exploits de sa bande dans les salons où leurs vacarmes invitaient à l'écouter. Ses histoires sont un soir tombées dans l'oreille du directeur d'une feuille de choux sordides qui racole le passant avec des foutaises de foire qui sentent le sang, le foutre et la poudre noire. Ce soir là le bonhomme a proposé à notre homme de lui acheter son histoire, ça lui payerait l'alcool et la pute pour finir la nuit, alors il a dit oui, il a prit sa plume et il a torché un texte. Quelques jours plus tard le même bonhomme est venu le retrouver pour lui proposer un deal, du fric contre ses histoires garanties vécues. Notre homme avait eu la chance de savoir écrire parce ses parents étaient instituteurs grâce à quoi il maniait la plume aussi bien que le colt. Semaine après semaine il vendait son lot d'anecdotes hors-la-loi, s'attachant aux détails misérables des blessures, des morts, et de l'or des bandits qu'il encensait. Dans un monde de fou le peuple voulait aduler les voleurs, les violeurs, les violents et il savait le leur vendre.

 

Bientôt il avait fait sa notoriété de plume plus grande que celle de son colt mais il avait épuisé le filon des anecdotes. Alors il n'a pas hésité à faire jouer ses relations pour se mettre dans le sillage des gros poissons, de bandits plus gros que lui qu’il suivait, il participait et se mouillait dans la magouille en échange de quoi il gagnait une histoire à raconter. Autrement il faisait ce qu'il savait faire de mieux, chercher la merde et la soulever parce qu'il disait que sous la merde des rues il y a toujours un truc inavouable à raconter. Mœurs, meurtres, misères des uns et des autres il savait où chercher pour tirer les ficelles de la trame nauséeuse des villes. Fallait-il parfois donner soi même quelques coups de surins pour créditer son histoire il n’hésitait pas. Bob son patron l'avait pourvu d'une chambre noire pour illustrer la vérité qui coulait dans le sang et la poussière des ruelles et notre homme avait vite compris que les photos savent si bien mentir. S’inspirant de ses souvenirs il poussait de pauvres hères à singer la mort.

 

Avec le temps il eu fini par éprouver la véracité du réel en déformant la vérité rendant grotesque certaines personnes, et mettant les Marshall sur la trace des autres. Il avait tant et tellement soulevé la merde que maintenant elle lui retombait dessus. Il comprit alors qu'était venu le temps de partir se trouver une autre ville et d'autres histoires à raconter.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #ébauche

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Publié le 14 Février 2017

Elle avait le regard dans le flou. Non, à y regarder de plus près c’était tout son visage qui était flou, en effet un nuage indistinct effaçait ses traits laissant à la place de son faciès une zone pastelle aux teintes évanescentes encadrées par ses cheveux noirs de jais. Une telle personne pouvait faire peur quand elle déambulait seule dans le parc. Mais si je la suivais c’est que je savais que la poupée fantomatique habillée en étudiante asiatique ne portait rien sous sa jupe plissée. Je savais que souvent l’étrange femme laissait les passants voir sous la jupe la genèse charnelle de son anatomie car elle ne portait jamais de culotte. Le ciel était gris, la parc était vide, le risque était évident mais la promesse très grande.

L’ingénue n’a pas gémie lorsqu’elle m’a vu. Elle a simplement tourné sa tête sans visage vers moi, le nuage flou toujours encadré par ses cheveux noirs qui ont suivis le mouvement avec grâce. Elle a imperceptiblement plié ses jambes pour attraper le rebord de sa jupe bleue. Elle a légèrement rentré les genoux prenant une posture un instant ridicule. Mais la seconde suivante elle soulevait sa jupe et découvrait devant moi la nudité ravissante de son sexe. Sans y toucher je savais qu’il était doux, lumineux, la carnation de porcelaine renforcée par la fine toison brune qui dessinait un chemin soyeux vers le secret de son sexe.

J’oubliais alors qu’elle n’avait pas de visage.

J’oubliais le risque de se laisser séduire par les fantômes dans la forêt.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #érotisme

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Publié le 13 Février 2017

Camille la catin claudicante était bien calée contre mes couilles où elle clamait des cantiques en croquant des cachets.

 

La gamine grimée en gouine galvanisée par des grenades dégoupillées gambadait gaiement le long de la grève où des galères gardaient un Graal.

 

Au matin Camille mirait les ombres mordorées des matelots qui mettaient le meilleur d'eux même à masser leurs mollets entre leurs mains moites.

 

La petite putain à la peau patinée par la patience qu'elle prodigue aux rayons pointés sur elle prouve que sa poitrine pourpre pointe sous la pression de ses pulsions.

 

Ses seins sans tissus dessus sont saillants et s'exposent dans l'espace séduisant de sa proximité, ils s'offrent aux assauts sensuels des sérieux sans soupçons.

 

Les vagues vrombissent vainement sous le vestibule que vise son vagin valeureux avant que les vapeurs vrillent les volutes voluptueuses venues de ses viscères.

 

Dans son dos dansent les désirs développés par les dards dressés des devins qui décrètent les drames de la destinée et décrivent divers désespoirs.

 

Camille crame ses guenilles et ne conserve que sa culotte en couleur crème, elle se cambre, se crispe, comme une chenille Camille crevasse son cocon et se coule dans un carré de soie.

 

Sous un soleil spécial son corps s'emballe, elle se saoule sans hésiter se sentant souillée par les séries salaces de pensées qu'elle puise dans son secret sentier lancinant.


Déesse des doigts idiots elle déborde en délivrant le délicieux désir qui dorlote le diamant damasse qui dérive au dôme de son indolence.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 12 Février 2017

De si vieux livres, et des moins vieux ; ou lorsque je chine pour l’émotion temporelle que m’invoque le fait d’avoir entre les mains un livre ancien, un peu ou un peu plus. Il y a tellement de raisons de chiner, des bonnes et d’autres, et lorsque je chine des livres c’est pour constituer cette bibliothèque chinée avec l’ambition de démontrer que la culture est là, accessible à tous ceux qui s’en donnent la peine et pour bien moins cher que ceux qui prétendent le contraire. Mais parfois je craque pour des objets, des livres objets et ces objets livres qui me séduisent sont souvent les livres anciens.

Lorsque j’ai entre les mains un livre ancien je ne vois pas le contenu littéraire de l’ouvrage, ce qui me trouble c’est de me représenter le livre sur une frise chronologique et de me représenter les tranches d’histoires que l’objet à traverser, notamment les guerres, mondiales ou locales, les inventions, les dates marquantes et les événements traumatiques et pourtant le livre arrive jusqu’à moi, entier, épais et beau de son histoire.

Jusqu’à présent dans la bibliothèque chinée je n’ai présenté qu’un seul livre datant du XIXème siècle (1831) alors aujourd’hui je vais convoquer quelques livres anciens, deux que j’ai chinés et deux dont j’ai hérité la propriété et un dernier retrouvé dans mon garage.

Le premier livre date de 1839, édité en Avignon par Seguin Aîné il s’agit du tome premier de Leçon sur la poésie sacrée des hébreux. C’est son lien avec la poésie qui m’a attiré à lui et c’est on âge canonique qui m’a convaincu de le prendre, pour un livre de son âge je le trouve en très bon état. Dans la même brocante et sur le même stand, dans le même carton pour être précis je suis tombé sur un livre encore plus ancien. Conversation sur plusieurs sujets de la morale, propres à former les jeunes demoiselles à la piété ; ouvrage utile à toutes les personnes qui sont chargée de leur éduction. Tout un programme ! Un ouvrage rédigé par M. P. C. docteur de Sorbonne dédiée aux demoiselles de St-Cyr. C’est une édition nouvelle, revue, corrigée et augmentée éditée en 1819 à Lyon. Et d’après la dédicace rédigée à l’intérieur le livre a été transmit ou offert en 1828. Il m’est déjà arrivé de feuilleter ce genre d’ouvrage, par curiosité amusée et avec un peu de voyeurisme historique parce qu’en feuilletant ce genre de livre je ne peux m’empêcher de penser aux demoiselles à qui ils étaient dédiés et à leurs émotions, leurs désirs, leurs ressentis qui devaient entrer en conflit avec ces leçons de morales d’un autre temps. De souvenir j’ai chiné ces deux livres pour 5 euros, en brocante les prix étant généralement un peu plus hauts qu’en vide-grenier.

Les deux autres livres un peu anciens que je convoque pour ce hors série de chiner sa bibliothèque ce sont deux livres que dont j’ai hérité la possession de ma grand-mère. Le premier est un livre de 1867, c’est le second volume de Poésie par Alferd de Musset. Si je mets à part le qualité poétique de l’ouvrage et le fait que cet ouvrage a appartenue à ma grand-mère avec laquelle j’avais un lien fort, je trouve cet ouvrage remarquable de préciosité ébranlée. Le livre a vécu, on sent qu’il a été lu, choyé, consulté et relu encore. C’est un livre qui comporte des illustrations et ce que je trouve très touchant, très beau et carrément sur-poétique c’est que ces illustrations sont des reproductions photographiques qui ont été ensuite découpées et collées dans le livre, et cela rappelle la valeur artisanale et précieuse dans le savoir faire de l’édition des siècles passés. Si vous en doutiez, j’insiste pour dire que ma grand-mère avait du goût, pour preuve le second livre qui lui appartenait et qui se trouve aujourd’hui dans ma bibliothèque est encore un livre d’Alfred de Musset, le premier tome de Comédies et Proverbes. Cette fois le livre est moins ancien, l’édition date malgré tout de 1950. Ce qui fait sa valeur de livre objet c’est que c’est un beau livre, avec de superbes illustrations de Pierre Leroy,  une édition numérotée dont c’est l’exemplaire 578/950 qui se range dans son fourreau cartonné et jaspé. Bien sûr ces deux livres n’ont pas été chinés, mais j’aime les savoir présent dans ma bibliothèque comme des hommages et des souvenirs.

Et pour finir encore un livre ancien, 1906, un livre édité par Alphonse Lemerre à Paris. Il s’agit de La voix des âges, poésies, première série. J’ai du mal à trouver des informations sur cet ouvrage sur internet. Il me semble que c’est un recueil de poésies. J’ai retrouvé cet ouvrage dans mon garage, il m’a été donné, ou je l’ai trouvé, je l’ai récupéré, qu’importe, il est là et comporte des poèmes édité au début du siècle dernière. Le livre n’est pas en bon état, la reliure part en miette, en revanche le papier, épais et lisse est encore dans un état remarquable et si les pages n’avaient pas été massicotées ont pourrait croire que ce papier est neuf. C’est idiot à dire mais lire de la poésie sans en connaître l’auteur a une saveur différente que de lire la poésie d’un auteur connu de soi.

Voilà cinq ouvrages un peu hors série qui entrent dans la bibliothèque chinée, ils incarnent une forme de résistance face à l’obsolescence des objets.

Les livres sur la morale ont toujours quelque chose de sensuel, un érotisme contrarié que j'adore
Les livres sur la morale ont toujours quelque chose de sensuel, un érotisme contrarié que j'adore

Les livres sur la morale ont toujours quelque chose de sensuel, un érotisme contrarié que j'adore

J'aime beaucoup le livre de poésie de Musset qui est très usé et très réparé, ça augmente son charme je trouve
J'aime beaucoup le livre de poésie de Musset qui est très usé et très réparé, ça augmente son charme je trouve
J'aime beaucoup le livre de poésie de Musset qui est très usé et très réparé, ça augmente son charme je trouve

J'aime beaucoup le livre de poésie de Musset qui est très usé et très réparé, ça augmente son charme je trouve

Une très jolie édition numérotée
Une très jolie édition numérotée

Une très jolie édition numérotée

Avec 5 euros dépensés en plus je dirais 142,7 euros

Avec 5 euros dépensés en plus je dirais 142,7 euros

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Publié le 11 Février 2017

J’ai déjà chroniqué au moins une fois, peut-être deux, l’arrivée de livres dont vous êtes le héros dans mes trouvailles de vide-greniers. Et cela même si j’hésite encore un peu à chroniquer ces livres dans la bibliothèque chinée ou de l’autre côté du miroir dans mon autre blog où j’invoque les objets relevant de la culture populaire et de la culture rôlistique. Clairement ce sont des livres et ce sont des jeux, des livres à jouer et je dirai même des livres à jouer des rôles, ils donc assez naturellement que ces livres dont vous êtes le héros devraient être bi-classés.

J’avais donc déjà souligné l’entrée de quelques exemplaires de ces livres jouables puis j’ai attendu la fin de la saison entière des vide-greniers pour grouper dans un seul article les nouveaux livres dont vous êtes le héros qui entrent dans la collection.

Et je commence avec un livre dont vous n’êtes pas le héros, je veux dire que ce n’est pas explicitement un livre de cette collection-là mais qui reprend les codes de l’aventure à rejouer soi-même avec son livre comme seul partenaire et guide. Il s’agit des Histoires à jouer un ouvrage de Fabrice Cayla et Jean-Pierre Pecau deux auteurs français qui proposent ici de vivre Le voyage d’Ulysse. Un jour je ferai jouer une relecture de cette épopée mythique en jeu de rôle, oui un jour … Un livre acheté pour 50 centimes qui est en très bon état malgré ses trente ans.

Dans la collection Défis Fantastiques, Un livre dont vous êtes le héros écrit par Steve Jackson et Ian Livingstone Le Vampire du château noir. On quitte la fantasy habituel de la série du Loup Solitaire dont j’ai déjà chiné deux exemplaires pour se rendre au cœur de la forêt sauvage de la lointaine Mauristasie … dans vampires, des loups-garous, des femmes fatales du grand classique. Un livre que j’ai dégoté pour 20 centimes ce qui est plus qu’appréciable pour le chineur que je suis.

Je continue dans la même branche avec un livre dont vous êtes le héros écrit par J. H. Brennan : Les maîtres du mal, le quatrième et dernier tome de la série Loup*Ardent. Une série dont je n’ai encore lu aucun volume donc une série dont je ne peux pas vous parler si ce n’est pour dire que je l’ai trouvé pour 50 centimes et qu’il est en super état.

Pour terminer, le dernier livre dont vous êtes le héros récolté en 2016 dans la saison des vide-greniers, c’est L’Île du Roi Lézard écrit par Ian Livingstone. Alors que les autres ouvrages évoqués plus haut sont tous en super état même si certains ont été très légèrement crayonnés au niveau de la fiche de personnage, l’île du roi Lézard est dans un état bien plus usé ; écorné, scotché, c’est un bouquin qui sent le vécu et les XP. Une île de feu, des hommes lézards qui montent des dinosaures, un commanditaire alien, une aventure haute en couleur qui m’a offert un beau dépaysement pour 50 centimes seulement.

Avec ces quatre ouvrages et après vérification avec les trois ouvrages précédemment chroniqués la saison 2016 des vide-greniers m’aura permis de trouver sept livres dont vous êtes le héros ou apparentés. Je me souviens encore du jour où je suis tombé sur tout un carton de livres dont vous êtes le héros, il y en avait une quinzaine et la vendeuse en demandait 20 euros. Je ne voulais pas dépenser autant d’un coup, surtout que ça devait être mon budget pour le week-end, et malheureusement je n’ai pas réussi à négocier le lot pour moins cher. Ce n’est pas grave, il y aura d’autres aventures cette année.

Et voilà pour 137,7 euros la somme totale de la bibliothèque chinée
Et voilà pour 137,7 euros la somme totale de la bibliothèque chinée

Et voilà pour 137,7 euros la somme totale de la bibliothèque chinée

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Publié le 10 Février 2017

Drôle de chronique d'auteur vautré. Je ne vante aucun mérite mais je prétend à mon genoux le véritable et vertical géniteur de ma poésie. Immodéré je prends la soudaine ambition de la poésie parce que le poète est une robe de chambre très confortable qu'il est d'où de porter comme la peau de bête qui dort devant la cheminée.

Et si je prenais la fin de l'article ici.

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Publié le 9 Février 2017

Rétroviseur - Temps suspendu - Cabine curieuse - Légende ordinaire - Objet oublié - Trésor de rue - Boulevard des trouvailles - Chineur ordinaire - Trésor ordinaire - Objet à rebours - La Ritournelle des choses - Trésor en transite - La musique des choses - Objet échoué - Mélancolie des choses - Le Crépuscule des choses - Les trésors du trottoir - La galerie vintage - Broc en stock - Broc back - Dénicheur - Déchineur - Défricheur - La fouine - Fouineur - Instinct de brocante - Broc instinct - Vide mon grenier - Malle aux trésors - Malle de chine - Dans ma / la malle - Crâne - Crâne neuf - Obsolescence - Dès-obsolescence - Deuxième main - Seconde vie - Les neufs vies - Escalier - À rebours - La vitrine - Sens perdu - Lob brocante - Labo vintage - Vide essence - Essence vintage - Les choses - Des choses - Mes choses - Choses - Le choix de - Divers - Éclectisme - Courants éclectiques - Alternatif - Objets alternatifs - Renaissance - Rebirth - Brouillon - Au suivant - Retirage - Retrouvaille - Doc Broc - Docteur brocante - Bizarre & bazarre -

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #vide grenier, #videgrenier, #brocante

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Publié le 8 Février 2017

J’ai tant aimé lancer mes mots à la ligne folle de l’inconnu, des inconnues au féminin pluriel. C’est là tout le sens de mon écriture, de ma naissance aux mots, de ma renaissance à l’âme et à la vie, et à une vie. Oui, toutes mes vies, et tout le sens à leur accorder, sont nées de cette volonté de lancer le fil désuet des lignes de mots aux femmes qui échappaient à ma vie, à ma compréhension et à la complétude de mon être.

C’était donc là, dans les nuits blanches des correspondances que je me suis forgé une plume, comme les grosses et grasses plumes que l’on épile avec vigueur du croupion des autruches. J’ai aimé ça ; c’était en toute logique sans mesure et sans raison et dans ce feu torrent je suis venue mille fois à la vie qui devenait la mienne.

Aujourd’hui le monde a eu raison de ces nuits d’ivresses à s’envoyer des e-mails. On supposait pourtant déjà à cette époque que l’e-mail allait tuer la lettre, qu’importe la forme j’avais l’ivresse et nous avions nos mots qui s’étalaient en pages qui s’échangeaient sans fards. Mais la forme courte a eu raison de mes correspondances.

Non je ne suis pas honnête. C’est moi qui ai eu raison de mes correspondances, je me suis détourné d’elles parce que je n’étais plus à la hauteur des muses et des personnes avec qui j’échafaudais ces va-et-vient lettrés ; l’image que me renvoyait des jeunes femmes n’était plus celle que je pouvais assumer. Je me suis laissé couler dans le silence, infiniment nostalgique et mille fois bouillant de souvenirs et de regrets mais je n’étais plus celui que j’étais, je n’étais plus celui que je voulais être, je n’étais plus celui que je devais être, je n’étais plus celui qu’il aurait fallu être pour être honnêtement à la hauteur des espérances que je chérissais dans ces mots échangés. La forme courte n’a eu qu’à parachever mon désastre et à me couper les doigts.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #créer, #Réflexion, #Chronique chaotidienne

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Publié le 7 Février 2017

Il y a un début à tout et à toutes choses qui débutent il y a une préquelle, un geste anodin qui ne s’inscrit pas dans la volonté revendiquée comme conscience mais qui porte déjà en lui les germes de la nature de ce qui va devenir / advenir. Ainsi avant que je formalise mon envie de lancer le projet chiner sa bibliothèque et la série d’articles où la chronique mes trouvailles il y a eu des vide-greniers et des jours de chines où je rentrais déjà avec des ouvrages chinés en me disant que ça pourrait entrer dans une case que je n’avais pas encore définie. Un peu influencé par les communautés de chineurs geek que je suivais sur Youtube et qui partagent leurs trouvailles autour du jeu vidéo, j’avais envie de trouver mon prétexte pour chiner.

Dans cette préhistoire je chinais par exemple avec l’idée de ramener principalement des objets en lien avec le jeu de rôle.

Alors que je réfléchissais à trouver l’étiquette à coller sur mes envies de chine formaliste, je continuais de me promener dans les vide-greniers dès que possible. Et un jour où nous étions en vacances avec mon amie j’ai trouvé trois romans adaptés d’un univers de jeu de rôle bien connu des rôlistes à savoir les Royaumes oubliés.

Derrière le nom des Royaumes oubliés (ou Forgotten Realms en VO dans le texte) se trouve un des plus fameux décors de campagne pour le jeu de rôle Donjon & Dragon. Cet univers est un classique, un monde imaginaire dans la grande tradition de la fantasy avec de la magie, des héros et des monstres et des aventures épiques qui s’offrent aux grands cœurs. En plus d’être le berceau de nombreuses campagnes de jeu de rôle, cet univers a essaimé sa mythologie narrative sur d’autres formats, notamment un très grand nombre de romans et des jeux vidéo très réussis.

Chacun des trois romans que j’ai achetés ce jour-là, appartient à une trilogie ou une saga différente et je confesse que je ne les ai pas achetés pour les lire mais pour le plaisir de trouver des objets en relation avec le jeu de rôle. Si un jour je parviens à réunir les tomes d’une même saga alors je prendrais peut-être le temps de les lire, mais ce n’est pas à l’ordre du jour. Reste que ces trois livres, La fontaine de pénombre de la trilogie des héros de Phlan, Les liens d’Azur de la trilogie de la pierre du trouveur et Le nid des corbeaux dans la séquence des cités peuvent être considérés comme les trois premiers ouvrages du projet chiner sa bibliothèque même si l’idée et le nom de cette série de chroniques me sont venus un peu plus tard. Et c’est pour cela que je voulais les chroniquer ici. De souvenir il m’avait coûté 50 centimes par livre. Pour ne rien gâcher ces livres sont en super bon état.

Ainsi la somme totale dépensée monte à 135,5 euros pour l'ensemble des 156 ouvrages de la bibliothèque chinée
Ainsi la somme totale dépensée monte à 135,5 euros pour l'ensemble des 156 ouvrages de la bibliothèque chinée
Ainsi la somme totale dépensée monte à 135,5 euros pour l'ensemble des 156 ouvrages de la bibliothèque chinée

Ainsi la somme totale dépensée monte à 135,5 euros pour l'ensemble des 156 ouvrages de la bibliothèque chinée

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