Publié le 15 Novembre 2009

Nuque raide, la nuque raide et la pensée las, ni triste ni mélancolique non j'ai juste envie de sentir le vent souffler dans ma pensée, la pluie tomber sur mes neurones, la tempête battre mes tempes de l'intérieur, sentir mes pieds faire l'amour dans la boue et le ciel tourner autour de moi, le centre du monde, je suis le nombril et la source et si le monde s'écroule ça ne sera pas ma faute mais mon oeuvre, trait de crayon ou trait de génie sans gène y'a pas de plaisir, pas de plaisir sans la honte de celle qui le prend sans la fronde de celui qui la donne

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 14 Novembre 2009

Le temps passe trop vite c'est un sujet bien connu le temps fil entre nos doigts un comme les mots qui défilent entre mes doigts sauf que mes mots à moi parfois s'arrêtent, ils se fixes et suspendent le temps dans une poignée de pixel ; un pauvre amas de mot où l'on moissonne le sens qu'il fait. Il fait nuit, même pas froid, c'est nul, juste bon, juste bon à sortir faire un tour la tête sans les étoiles parce que le temps est à l'orage et ma marche au désespoir ne me mènera pas bien loin, ma marche me conduira à me coucher dans mon lit, avouez le c'est désopilant, même pas un lit pliant, pas un décor brillant, rien de phosphorécent ni le sang des zombi ni le regard des lucioles je dors dans le noir c'est d'un banal affligeant. Je me verrai bien une nuée de pixel et des fées sans clochettes et le souffle épique d'un super héros ou d'une belle héroïne rebelle toute moulée de latex et d'égo pour insuffler le chaos et vaciller la terre ; le colosse de rode n'a plus rien solide, shootons lui dans les chevilles et le monde tombera et le monde se relèvera en zombi décharné et moi, moi je serai toujours là pour regarder danser les clowns péroxydés et les pétasses aux nez rouges. 

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 13 Novembre 2009

J'ai la langue trop souvent bien pendue aux mots qui ne disent rien parce j'use et abuse de cette vacuité d'une parole redondante qui s'écoute parler pareille à la rivière qui prend plaisir à se regarder couler, alors quand il s'agit pour moi d'agiter mes mots pour dire les mots qui n'existent pas c'est un défi tout à la fois perdu d'avance et gagné sur le fil du savoir faire écho. Mon empathie ne connait qu'une limite, c'est l'instant de rupture où l'émotion de l'autre un trop vaste océan se déverse à grand coup de déferlantes qui défrayent la chronique quotidienne, quand le phare lui même est noyé dans l'émotion de l'autre l'empathie en pâtie et s'en va dans le ressac nous laissant là avec dans la bouche sèche tout le sel et le sable et pas un mot audible pour se demander pourquoi. On est là sans rien dire et le silence est roi, l'empathie silencieuse des mots que l'on ne dit pas est au bout de ma langue creuse pour signifier la claque qu'elle s'est prise avec moi quand dans ma gueule la vie a fait claquer des doigts. On a perdue les mots. On a perdu le fil. Il a perdu la vie. Elle a perdu bien plus et mes mots sans silence n'ont rien à perdre à le dire, l'océan est noué dans la gorge de la mer et la mère trop amère reste amarrée à la rive et enrage la vie dans le décor désordonné du défunt qu'elle honore. Si l'horreur est trop grande c'est que nos récepteurs sont totalement bouche bée submergés qu'ils sont quand le fil de la conscience perd pieds et que le fil de la parole aussi se fait la malle aux souvenirs ; c'est l'émotion qui embrouille et la conscience qui bouillonne, j'ai la langue qui se mouille du goutte à goutte salé qui déverse la tristesse de l'âme et qui vient diluer la ferveur de ma plume dans l'encre de mes doigts. Le chagrin dans la peau c'est cette faille qui s'ouvre, cette fissure imbécile qui court le long de nos âmes, déchirure assassine qu'on assigne à nos yeux qui sont mouillés et las. C'est l'injuste dimension de l'aventure humaine et l'atroce condition qui nous fait exister, c'est le sens de nos vies qui dans cette corde sensible s'ébranle, vibre et vacille ; la mort ou le plaisir c'est toujours elle qui vibre. Et le silence des maux n'a pas pareil mesure que le silence des mots, alors je parle encore quelques mots pour celle qui viendra les lire, je ne lui dis rien tout est déjà trop écris, mais je pense à elle, là maintenant sous mes mots qui n'existent pas. 

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 12 Novembre 2009

J'ai une furieuse envie de faire l'amour, de sexe et d'écriture, comme si le corps du désir était la page blanche qui exacerbe mon désir, écrire et faire l'amour, je n'ai jamais essayé, je veux dire pour de vrai dans le réel, je suis bien souvent passé par l'état écrire et se masturber et presque toujours par écrire et fantasmer mais jamais écrire et faire l'amour, faut dire que ça ne serai pas simple faire l'amour mobilise le corps et l'attention alors faire l'amour ça va mais écrire, il me faudrait une fille, une feuille et un stylo et tout cela en même temps, bien sur je pourrais écrire sur la fille mais le stylo pourrait lui faire mal et même si certaines peuvent aimer cela, je n'écris pas pour blesser, sauf dans de rares cas, alors je devrais lui écrire dessus à la peinture et tel que je me connais ça finirai en jeu de corps à peindre et pas en écriture, écrire et baiser, écrire et faire courir mon sexe dans le sexe féminin, une feuille posé sur le dos de la demoiselle et la plume à l'ouvrage c'est plausible mais pas très réaliste, alors comme toujours je me caresse, je caresse mon sexe avec la même envie dont je caresse mes désirs d'écriture ; ce soir je vais écrire du cul, je parler cru et cul et comme toujours ça sera le cul d'une jolie fille, d'une jeune fille blonde ou bien d'un rousse, d'un russe ou je ne sais qui, un bon gros cul généreux de celui qui invite aux plaisirs quand l'intimité le dévoile, écrire et bander et tout mélanger. 

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 12 Novembre 2009

Le jour 138 en coup de vent, le vent de la misère, pauvreté des mots, mots bleus délavés façon jeans usé, usé, usé, décatie, salie et délavé, les mots bleus sales et suspendus sur la ligne, sur le fil, sur le poile, et pourtant en ce jour 138 je ne voulais pas passer au travers, je voulais parler sans trop savoir quoi dire mais écrire, je voulais prendre le blog à bras le corps et une brassée de mots balancée en vrac sur le post du jour, celui d'hier bien sûr et celui d'aujourd'hui de fait, je crois que je n'ai jamais écris de faits divers, même pas sur d'en avoir connu encore moins d'en avoir commis, écrire le vide, le ventre creux et l'âme pleine, je devrais donc me mettre au régime j'ai le ventre trop plein pour avoir l'âme en tête de gondole, l'âme pleine de mots, non à défaut de cela je délit, je délire, je fracture parfois quelques silences pour avoir le mot en bouche au bout des doigts. Excusez moi toi mon lecteur l'heure est creuse alors elle doit avoir les idées pleines, alors toi les fesses qui rêvent de cuir italien profile toi pour me lire ça me plait. 

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 11 Novembre 2009

Merci madame, du sexe et des sandwish et un sourire en plus

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 10 Novembre 2009

Quoi de mieux, de plus beau qu'une nuit d'hiver, qu'une nuit froide, les nuits d'été sont surfaites et elles sont même superfétatoire, la nuit l'été c'est aussi con et qu'une limonade fraîche, aussi désuet et dénué d'intérêt qu'une citronnade avec des glaçons, je veux dire tout le monde y va à la nuit d'été, c'est comme la tour Eiffel pour un touriste japonais ou le camping des flots bleus pour un pauvre qui aspire à un moment estival, les nuits d'été sont surpeuplées, polluées et en plus si courte, elles sont vulgaires comme un bikini mal porté, vulgaire comme un ouvrage de vulgarisation scientifique, elles sont faites pour rendre la nuit accessible à tous, les plus cons comme les moins esthètes, doucereuses et tièdes et trop parfumée comme une fille facile en sortant de boite mais c'est fini, enfin fini, le règne des nuits d'été a prit un coup de froid, les nuits sont redevenue fraiches, ventées et cristalline et quand je sors marcher sous les étoiles j'ai comme la sensation de conquérir un territoire vierge, la nuit m'appartient parce qu'il faut ne pas avoir froid aux yeux pour sortir dans le froid, faut être expert pour apprécier, esthète aussi un peu pour se la raconter, la morsure du froid pour la beauté glacée des étoiles bleutées sous le regard mignon des hiboux lugubres et le chant joli des feuilles mortes et de celles qui meurent dans l'anonymat gris d'une nuit d'hiver. 

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 9 Novembre 2009

Assis au bord du gouffre on sent vachement bien l'haleine pleine de rancœur de la terre qu'a mal dormie, l'haleine pâteuse de la terre un lendemain de cuite, c'est la terre cuite pour payer les pots casser et en cas de tuile j'ai les yeux jaunes, ou orangers, j'ai les yeux rond comme des oranges et verts comme le citron et si je suis trop pleins c'est d'avoir goinfrer la chaire des animaux, je suis le carnassier des pâtisseries et en terre brulée le chocolat fond et le gouffre a toujours la gueule béante, la terre reste bouche bée dans une grimace de série Z, la terre a un goût d'anarchie à tous les étages, c'est le monde à l'envers et moi son ayant droit, j'ai envie qu'il neige et que tout oublier, ce reposer en regardant tomber la neige, il y a des choses bien trop éphémère pour espérer les partager, il y a trop de chose qui n'existent que dans la subtilité de mon propre regard, dans l'expérience subjective de sa propre existence, un demi rien de bulle dans un Gin Tonic, je vous embrasse du haut de tous mes mots et faut coller la main devant la bouche en cœur de la terre en poussière.

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 8 Novembre 2009

ça fait plaisir d'exister, d'exciter et même de jouir aussi, en plein dans la mille et d'écrire quelques feuilles, moins de mille mais je le dis en face en fesses et en foutans le feu, mais qu'à la cheminée là où j'ai la flemme de vider les cendres ce qui laissera au phénix l'occasion de renaitre et moi j'envisage de manger, l'amour sa creuse à faire et sa consume les calories ce qui est une chance dans le me gave de tout ce que je n'écris pas, heureusement que j'écris un peu mais ça donne fait comme faire le mot, faire la claque et fer à cheval entre deux idées et un pont entre deux rives comme disait Hubert mort d'un excès de cholestérol, la vie ça tue comme disent les jeunes, euh comme disaient les jeunes ? M'en fous y'a pas de jeunes qui me lisent, d'ailleurs depuis quand un jeune saurai lire ? Un bon plat de pates et du jus de fruit et la foule frénétique d'une salle de hand ball bouillonnante pour finir au poisson cru sans le vinaigre, sauf peut être avec le gingembre.

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Rédigé par Cheval de bois

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Publié le 7 Novembre 2009

Le plus et le moins, l'image lisse de soi et l'odeur que l'on cache, que l'on dissimule, je suis sale comme un roux, comme un roux tout mouillé, je suis celui qui affiche des affiches de vieilles comédies musicales pornographique, je suis le fou qui dam le pion à la reine et le cavalier qui la monte, je traine de tour en tour dans la diagonale de la foi, samedi soir sur terre, samedi après midi et terre aussi pour se vautrer dans la boue c'est bain ça, c'est bien aussi un peu, oui tout baigne dans les os cassés et le sang frais, je me régale des restes d'halloween et je le dis qu'à moi, j'ai des pucelles dans la barbe et j'ai la barbe bleue c'est beau n'est ce pas ? 

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Rédigé par Cheval de bois

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