Publié le 30 Juin 2009

J'ai peu dormi, trop peu, sans raison, sans logique, sans en avoir l'habitude, c'est presque par hasard que ce matin je me suis réveillé, à sept heures et quelques minutes, ni trop chaud, ni trop froid, même pas envie de pisser, mais le lit en bataille témoin d'une nuit agitée, la couette en vrac roulé en boule dans un coin du lit, deux oreillers par terre, une lampe de chevet aussi, comme si tout seul j'avais fait la guerre de la nuit, mais la guerre pour quoi ? Pour qui ? Et pourtant les traces sont là, pas un mauvais rêve mais le désordre du champ de bataille, pas le souvenir d'un rêve agité mais la chambre en bordel, mais un bordel sans courtisane, pas une femme, pas une fille, pas une prostituée, ni petite culotte et autres dentelles sur le sol, je suis seul avec mon érection matinale la conscience aiguisée comme en pleine journée, le sommeil évaporé, une longue journée à mes pieds.

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Publié le 29 Juin 2009

J'aime les mots, ils sont plus fidèles, plus chauds, plus sensuels, plus faciles, plus présents, plus doux, plus féminins, plus dociles, plus intimes, plus excitants, plus sincères, plus menteurs, plus sexy, plus sexuels, plus radieux, plus intérieures, plus pornographique, plus libérés, plus libertaires, plus libéraux, plus libertins, plus loyaux, plus caustiques, plus malicieux, plus amoraux, plus originels, plus originaux, plus orgasmique, plus viscéraux, plus vivants, plus violents, plus violeurs, plus intrusifs, plus nus, plus noueux, plus élastique, plus excités, plus charmeurs, plus courageux, plus aventureux, plus avantageux, plus langoureux, moins éthiques, moins coincés, moins castrateurs que tant de femmes qui ne sont pas à mes cotés

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Publié le 29 Juin 2009

Après-midi de plomb, de feu, le ciel brûle et moi je fond, pas en larme, pas d'amour, pas pour quelqu'une, non je fond en sueur, en chaleur corporelle, rien de glamour juste mon corps et un avant gout d'été et même un gout d'été tout simplement, il est là, pesant sur nous chaud et collant, corps d'homme à demi nu, corps de femme à peine plus couvert, décolleté et jolie jupe pour dévoiler les formes féminines qui m'envoutent tant, simplement un jour d'été, un des premiers jour si chaud, si charmant, un jour lourd qui réveille l'envie, les envies, mes envies, mes fantasmes, un jour chaud pour raviver ma frustration et attiser mon désir de mâle seul. Inviter une amie, faire une tarte à l'ananas, boire une menthe à l'eau et parler de pluie, du beau temps, expression obsolète quand la pluie n'est plus qu'un lointain souvenir et un improbable avenir, discuter et regarder discrètement dans son décolleté généreusement remplit, rêver à sa poitrine, juste rêver, se faire envahir de fantasmes et de rêves libidineux puis revenir là, discuter, écouter le coeur nostalgique d'une jeune amie, jolie demoiselle et se surprendre à laisser vagabonder son esprit un peu plus loin que l'on devrait le faire, se laisse porter par l'air chaud, les courtant d'air brulant qui fait rougir l'esprit comme le souffle fait rougir la braise, c'est l'été, se laisser aller, se laisser aller aux envies, aux envies secrètes, aux envies refoulées, aux envies interdites, aux envies sulfureuses, les meilleurs, celles qui savent rien qu'en les touchant de l'esprit déverser le plaisir dans mon corps.

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Publié le 28 Juin 2009

Je suis un être sans cœur, non, je ne dois pas avoir de cœur ou avoir un cœur de pierre, de métal ou d'os, un cœur vide, creux et rouillé, un peu cynique, un peu sinistre et sous couvert de réalisme cru un peu d'ironie, oui je ne crois pas à l'utilité de l'action humanitaire, à l'utilité des causes qui sous couvert d'écologie, de don de soi, d'aider, de soutien, de tout ça, ne font que faire vibrer la corde coupable, la corde sensible, la corde mièvre des passants bien pensant afin de leur faire plonger une main au portefeuille et l'autre pour essuyer la larme qui coule sur leur joue bien rose, maquillée ou bien rasé, je suis insensible aux discours qui ainsi essayent de me faire vibrer la corde sensible, m'émouvoir et me faire croire que justement je suis sans cœur si je reste de marbre, comme s'il fallait avoir des signes ostentatoires de tristesse, de colère, de rage, de révolte pour être un bon citoyen à l'écoute du monde et de ses pauvres, ses miséreux, ses mendiants, ses malnutris, ses dénutris, ses enfants maigres, ses enfants soldats, ses personnes dont l'existence semble insupportable, oui mais à qui, moi je suis là et je supporte sans trembler la misère du monde et ses petites conséquences plus ou moins collatérales et je trouve les gestes d'action contre la faim et de toutes les associations semblables qui pullulent et naissent dans la tête des gens comme une envie de fraise d'une femme enceinte ont le goût frelaté de l'action, oui action frelaté qu'elle soit contre la faim, contre la misère, contre le monde, contre les riches, contre tout, comme si le monde pouvait se construire sur un modèle d'égalité alors qu'il y aura toujours ceux pour mourir de faim, ceux pour s'en foutre, ceux pour s'en émouvoir, ceux qui entretiennent la misère et ceux qui alimente les pauvre, le monde va ainsi

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Publié le 28 Juin 2009

j'ai mon matelas dans la cuisine, je suis le seul célibataire ce soir, entouré de couple, des garçons avec des filles, un couple en crise, un couple stable dont je désir secrètement la fille, un couple neuf, trop récent pour se déchiré encore et moi tout seul sur mon matela dans mon duvet dans la cuisine, un peu d'alcool dans le sang, des troubles dans la tête, du désir, des films que je me fais, des instants que je rejoue, du désir et l'envie de pisser qui presse ma vessie, il est tard et j'ai du sommeil dans les yeux, il doit être l'heure de se glisser dans mon duvet, fermer les yeux, oublier et me retrouver demain pour continuer, rien ne changera, juste les apparences, la politesse et le contenu des verres, des discussions, pas le climat et pas l'état d'esprit, je vous salue à tous

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Publié le 27 Juin 2009

Je suis dans la peinture, l'enduit et la poussière, mes toilettes sont en chantier, en capharnaüm, en bazar, en travaux, en vrac, à l'envers, en enfer, en refonte, en reconstruction, en refondaisont, en instance de changement, en mode décoration, en bordel, encombrées, mes lieux d'aisance sont sans porte, sans papier, sans propreté, sans finition, attention travaux, travaux en cours, il y fait chaud et la poussière y règne, je dois encore nettoyer les murs, le plafond, le sol, la fenêtre, la céramique, poncer l'enduit et enfin entrevoir de peindre, le plaisir suprême, voir la couleur couvrir les murs, enfin, en gris fumée, en quelques gestes le rouleau recolore du sol au plafond même si je mens car le sol est carrelé et je ne le peins pas. Mais je n'aurai pas du travailler sans gants, sans précautions, sans prise de tête, je suis comme ça, je bricole comme d'autres marchent sur un fil, sans filet, sans technique, à l'instinct, dans l'instant, j'y vais au feeling sur un coup de tête seulement dirigé par le goût du beau, l'original et le ludique, je suis en caleçon au milieu de la pièces, la peau tachées, les mains salies, souillées, barbouillées, tachées, maculées, usées, attaquées, la peau qui tiraille, la peau en empeste le produit chimique, le produit détergent, la peinture et la sueur. C'est le je

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Publié le 27 Juin 2009

Cinq heure du matin, ou presque, pour être précis quatre heure trente cinq de la nuit, je viens de rentrer, tout seul, serein et satisfait de la soirée mais je suis fatigué, les yeux qui se ferment et qui piquent, le corps qui baille et la lassitude qui m'engourdi et qui déjà patine le souvenir de cette journée, soirée, apéro, le plaisir des amis, entre nous, quelques bières, morceaux de pizzas et chips et moi je baille encore, les yeux qui mouillent et Histoire Naturelle qui résonne dans la télé et fait l'apologie de la nature, des plaisirs simples de la chasse, de la pêche et du terroir, au fond de moi je ris et pourtant j'ai pour cette émission une tendresse assez  sincère tant j'ai passé de nuit avec sa compagnie, la soirée a été loin de cela, discussions sérieuses et sincères comme je les aime, oui j'aime cela, retrouver le plaisir de placer mes mots, de me sentir pour quelques moments trop court saisi par un élan oratoire, j'aime ça me laisser prendre par le plaisir des mots que l'on dit, par le dynamisme des idées qui s'envolent, par la passion de la discussion, écouter, entendre, discuter, et savoir placer ses mots comme des pions, savoir se placer, dans les yeux de l'autre, dans sa tête et qui sait dans son coeur peut être mais surtout la regarder, observer, discerner, analyser les petits signes de son couple, avec un mélange d'admiration et d'envie, même pas de jalousie, juste de l'envie, comme l'envie à l'instant d'aller au lit, me coucher seul et nu dans mon lit mais mon lit est en bordel, ma chambre en bordel, telle la chambre d'une fille, des fringues à ranger, des fringues dérangées, des vêtements repassés, foutre tout cela par terre et se mettre au lit et on verra demain

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Publié le 26 Juin 2009

Urgence, je suis en retard, pas lavé, pas douché, pas habillé, pas habillé pour sortir, pas près à sortir, batterie de l'appareil photo pas chargé et pourtant il y a urgence sans qu'il y ai urgence, il n'y a pas d'heure précise à respecter, il n'y a pas d'horaire pour arriver, ce soir c'est entrée libre, petite soirée privée, entre amis, sans prise de tête ni prise de bec, mais je suis en retard parce que j'aime arrivé tôt, en avance, être là présent et voir arriver les autres et je dois m'arrêter faire des courses, des conneries, manger avec les doigts, picorer, se gaver ou se goinfrer avec le sourire, un verre à la main et les pieds sous la table et pourtant je suis là, écriture d'urgence, dans l'urgence, écriture de l'urgence, loin du démiurge de la pensée, écrire vite et ne pas relire, ne pas se relire, ne pas se retourner sur ses mots en espérant laisser cela à ceux qui viendrons les lire, là il est trop tard je dois partir vite

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Publié le 26 Juin 2009

Encore, moi, là, ici et maintenant, sous la chaleur, le soleil, le chant des cigales et la présence collante des mouches, de ces connes de mouches, sans me forcer, écrire ce jour, aujourd'hui, l'instant présent dans sa vanité vide, écrire envie et plaisir, et en cela se tenir aux acquis, écrire mon programme, le week-end de banalité en consensus, sortir, apéro, soirée, prendre des photos, rentrer, dormir seul, faire le ménage et la vaisselle, trainer, penser, écrire un, la télé, le tennis à la télé, le repassage laissé en suspend, les jeux vidéos, la masturbation, fantasmer, avoir chaud, imaginer des images, des photos, des projets, espérer des rencontres, boire de l'eau pétillante, marcher la nuit, tout seul, imaginer, espérer, se coucher en imaginant une fille dans mon lit, dans mes draps et recommencer dans l'ordre ou le désordre, avoir l'impression de passer à coté de choses importantes sans pouvoir mettre de mots dessus, se trouver gros, gras, aimer mon ombre et jouer à cache cache avec le soleil, désirer, frustration, écriture, se glisser dans la peau de personnage imaginaire et écrire pour eux, pour elle, t'écrire à toi, plonger dans le désir de l'autre et y prendre du plaisir, le chant des cigales encore et ciel orageux je me demande si je saurai écrire tous les jours de l'été ?

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Rédigé par blogueur anonyme

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Publié le 25 Juin 2009

J'étais assis seul, solitaire assis seul sur les toilettes, comme toujours, comme il en est pour les gens normaux, comme toujours, porte close et maison vide et de la lecture parce que je suis un mec, un con et un peu un beauf, j'étais seul pour chier et quand je me suis essuyé j'ai mis un peu de matière fécale sur un de mes doigts, j'aurai du être dans la merde, j'étais seul chez moi, ce n'est pas grave, paroles sans intérêts, quotidien sans intérêt, la vie au ras du sol

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