Publié le 29 Septembre 2017

Quand j’y pense je me souviens. Et lorsque je m’en souviens je m’en étonne. En ce lieu j’y retourne tous les jours et alors j’y pense, je m’en souviens et je m’en étonne encore. Encore et toujours. Et en plus d’y aller tous les jours, j’y vais plusieurs fois par jour. Ce lieu source de souvenir c’est ma boîte mail. Mon étonnement c’est le temps, l’amour et la passion que j’ai eu pour ma boîte mail. Les temps, les amours et les passions que j’ai cultivé par l’entremise de cet outil. C’était magique et j’étais dieu, un petit dieu, une toute petite divinité qui pouvait jouir du pouvoir de ses mots. La correspondance c’était le sens de ma vie. Mon écriture est née dans la correspondance. Mon style c’était la correspondance. J’y avais des bouteilles et des océans où plonger ma plume. J’étais accro. J’en été fou et j’y trouvais le sel et le sens de ma vie. Je n’aurai jamais cru que ça allait s’arrêter. Je n’aurai jamais pensé que cela s’arrête. J’aurai pu jurer que ça ne changerait pas. Mais ça a changé. Je ne le croyais pas mais ça a changé.

C’est fini.

La boîte mail est devenue utilitaire.

Seulement utilitaire.

Je l’ouvre pourtant.

Je la regarde pourtant.

J’espère.

Mais ce n’est plus.

Le siècle change.

Et l’ancien siècle me manque.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Chronique chaotidienne

Repost 0

Publié le 28 Septembre 2017

Marilyn est une icône. C’est une chose évidente. C’est un pilier de la réalité. C’est une évidence qui enfonce toutes les portes ouvertes. Je le sais et c’est pour cela que j’aime Marilyn Monroe. Ce qui perdure d’elle plane très largement au-delà de son personnage et de son image ; le concept Marilyn dépasse totalement sa personne et sa carrière. L’année dernière je suis tombé par hasard sur un beau livre à son sujet. Un livre qui met en perspective les notes manuscrites prises par Marilyn, pages de journal intime, poésies, réflexions, lambeaux de phrases sur un coin de nappe, tous ses mots sont décryptés et traduits et illustrés avec de très belles photos d’elle avec des objets de lectures. Le reste du temps en vide-grenier on trouve énormément de posters, de tableaux et d’objets de décoration à l’effigie de la blonde éternelle mais la qualité de ces items varie entre le mauvais goût, le kitch et le moche laissant mon goût pour Marilyn sur sa faim. Mais ce dimanche en chinant dans les rues de Lyon je suis tombé sur un bel ouvrage sur Marilyn. C’est une biographie de Marilyn Monroe éditée chez Albin Michel en 1974, on retrouve donc sur ses pages la beauté intemporelle de la blonde iconique avec le respect du grain de l’époque. Le livre contient des photographies réalisées par les plus célèbres photographes, je ne l’invente pas s’est inscrit dans le livre. Mais blague à part c’est vraiment le cas, on retrouve à quasiment chaque page de magnifiques photos de mademoiselle Norman Mailer et dans chaque cliché on peut voir jaillir la beauté tout en pouvant percevoir la faille fragile qui affleure sous la surface sublime. J’ai vraiment eu un coup de cœur pour ce livre qui était vendu 10 euros et que j’ai pu négocier à 7 euros. Je sais que c’est un peu cher, mais il est vraiment beau et pouvoir ranger Marilyn Monroe dans ma bibliothèque chinée est un luxe que je ne veux pas me refuser.

Je dépasse les 100€ dépensés cette saison pour chiner des livres. Avec cet achat j'en suis à 106 euros
Je dépasse les 100€ dépensés cette saison pour chiner des livres. Avec cet achat j'en suis à 106 euros
Je dépasse les 100€ dépensés cette saison pour chiner des livres. Avec cet achat j'en suis à 106 euros
Je dépasse les 100€ dépensés cette saison pour chiner des livres. Avec cet achat j'en suis à 106 euros
Je dépasse les 100€ dépensés cette saison pour chiner des livres. Avec cet achat j'en suis à 106 euros

Je dépasse les 100€ dépensés cette saison pour chiner des livres. Avec cet achat j'en suis à 106 euros

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chinersabibliothèque, #Pictogranimation, #érotisme

Repost 0

Publié le 27 Septembre 2017

Dans l’espace un homme avec une clef à molette. Dans une station spatiale tout le monde semble mort, sauf lui. Il n’a jamais vu le film Alien c’est dommage pour lui. Il n’a jamais joué à Dead Space et c’est tant pis pour lui. Et tel qu’il est là avec sa clef à molette et son pistolet à colle je suis sûr qu’il n’a pas non plus prit le temps de lire des livres sur la question. Tout ce qu’il possède c’est sa solitude dans l’espace et son instinct de survie. Il n’y a pas d’histoire dans l’espace, seulement des gens morts, des choses casées et de monstrueux ennemis qui espèrent pouvoir le tuer. Alors il erre comme une âme peinée et surarmée qui évolue dans un univers vide et anxiogène qui vise à lui faire comprendre qu’il va mourir et que même s’il se défend de le remarquer il n’arrivera à pas à sauver son univers. Qu’est-ce que je vais faire de lui ? Il traine, il ramasse les poubelles, il cherche à trouver des objets et il écoute des vidéos mais cela n’a pas de sens, sa vie n’a pas de sens et si un dieu existe il ne le regarde pas parce qu’il n’a plus d’intérêt à le regarder. Sans regards pour se poser sur lui hormis celui des monstres maléfiques plus rien ne subsiste de lui. L’essence dans son être en dans ses veines noires et bientôt plus que ses mains pour s’accrocher aux vitres mortes.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

Repost 0

Publié le 26 Septembre 2017

Au matin des amants l’ivresse ne coule plus, elle sommeille sous les draps, froissée d’alcool, de sueur et de battement de cœurs.

Dès l’aube alors, il faut importer le souvenir des roses et des nuées de rosée qui mouillent des pétales et tes battements de cils.

C’est un fameux départ et le soleil n’est plus, ce sont nos étoiles sauvages qui maculent le ciel. Nous sommes nus sur la plage et minuit dort encore.

L’ourse veillent sur nos fleurs comme moi je te surveille dans le noir alors que ton jardin s’adonne aux secrets d’un autre animal.

Et puis c’est le silence, l’outrageuse édition de nos espaces contraires qui raisonne dans l’abime avec la sonorité douce de la tendre attente.

Et maintenant je bois.

Par un verre puis un autre, je bois.

La bouteille à tes lèvres où naissent tes eaux vives, je bois.

L’alcool est dérisoire et ses vagues s’écrasent ivres sur le silence de de tes féminités.

Devenu ivre le temps sur toi roule et s’enroule comme un voile de soie.

Et moi le temps je le tresse comme un héros sans aventure.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie

Repost 0

Publié le 25 Septembre 2017

Lundi soir, septembre soir, j’ai l’inspiration comme un lundi. C’est-à-dire que j’’ai les mots en berne parce que j’écris comme une voiture diesel de plus de dix-huit ans que l’on essaie de démarrer un matin du dix-neuf janvier. Il est vingt heures, le four faire cuire les patates douces. Et cela ne donne rien de mot. Je n’ai simplement pas d’inspiration et pas d’envie. C’est le genre de moment où rédiger un article quotidiennement sur ce blog est une contrainte non productive. Mais c’est donc aussi dans ce contexte là que je suis censé trouver un élan ou une force pour dépasser la sécheresse et la paresse afin de produire quelques mots acceptables. C’est ce que je veux dire lorsque je parle de trouver de la transcendance ; ce n’est rien de religieux, ce n’est rien de philosophale, c’est seulement ma manière de dire le faire passer l’envie ou l’idée au travers d’une réalité opaque et épaisse pour la conduire jusqu’à un état de fluidité et de musicalité.

Mais ce soir pas de fluide, pas de musique, seulement la bouche un peu pâteuse, la télé qui me propose un coupe légumes en spirales chez Lidl et la nuit qui est tombée.

Demain, toujours demain, toujours l’espoir de faire mieux ou de faire moins pire.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog

Repost 0

Publié le 24 Septembre 2017

Il fallait une suite à l’article d’hier. Je ne sais pas pourquoi je dis qu’il fallait une suite. Accepter d’emblée que l’article que je rédige ici est la suite de celui d’hier où je parlais de mon amour pour les couvertures des romans de science-fiction et même si je n’en parlais pas hier de mon amour parfois pour leurs titres.

Il est tant que cette saison 02 de chiner sa bibliothèque cesse parce que je commence à manquer d’inspiration et donc de style dans mes chroniques.

Je suis ici pour vous parler d’un lot.

Je ne sais pas si c’est le premier dont je parle ici, mais c’est en tout cas le premier que j’ai acheté en vide-grenier. C’était comme toujours un matin. Je chinais dans un vide-grenier de campagne et je prenais le temps de fouiner dans les cartons de bouquins parce que le temps était agréable. Je me penche donc logiquement sur un carton dans lequel j’avais repéré quelques noms d’auteurs que j’apprécie. Il y avait Philip K. Dick, Jack Vance, J.G Ballard ou encore Edgar Allan Poe. En vide-grenier je sais à quel prix se paient les livres de poche, 1 euro si c’est un auteur que j’aime ou un livre que je cherche particulièrement, 50 centimes si c’est un coup de tête ou un lot pour négocier et rarement plus si une raison se présente. Je présente donc quatre livres au vendeur et je lui demande son prix. Il me propose 2 euros pour le lot ce qui me va parfaitement. Mais le temps que je sorte mon porte-monnaie pour le payer l’homme me regarde et me dit si ça vous intéresse je vous fais 5 euros pour le carton

C’était la première fois que l’on me proposait d’acheter un lot et en faisant mine de réfléchir je comptais discrètement les livres pour jauger du prix de revient par ouvrage. En même temps 5 euros c’est raisonnable, même pour des livres que je ne suis pas sûr de vouloir ni de lire. J’ai accepté son offre, je lui ai demandé de garder le carton le temps que je finisse mon tour de chine et lorsque je suis revenu je suis reparti avec une trentaine de livres de SF.

Et maintenant j’ai toujours ce carton de bouquin, des auteurs que j’aime et d’autres que je ne connais pas et une trentaine de cover que j’adore. Je me demande ce que j’ai vais faire de tout cela, est-ce que je les garde, je les offres, je les revends, je m’en sers comme matière première de bricolage ? On verra, ce qui est sûr c’est que je vais garder Un monde magique de Jack Vance, Le chat noir et autres récits fantastiques de monsieur Edgar Allan Poe, La faune de l’espace de A.E Van Vogt, L’homme doré de mon auteur de SF favori Philip K. Dick, Le monde englouti de J.G. Ballard et Marilyn Monroe et les samouraïs du père Noël de Pierre Stolze parce que ce titre est un délice.

Avec se lot le total des dépense grimpe à 99 euros !!! (mais 150 livres aussi)

Avec se lot le total des dépense grimpe à 99 euros !!! (mais 150 livres aussi)

En regardant mieux j'ai trouvé des choses qui me plaisent, comme Des fleurs pour Algermon que j'avais beaucoup aimé plus jeune, ou un roman de Roger Zelazny l'auteur des princes d'Ambres
En regardant mieux j'ai trouvé des choses qui me plaisent, comme Des fleurs pour Algermon que j'avais beaucoup aimé plus jeune, ou un roman de Roger Zelazny l'auteur des princes d'Ambres

En regardant mieux j'ai trouvé des choses qui me plaisent, comme Des fleurs pour Algermon que j'avais beaucoup aimé plus jeune, ou un roman de Roger Zelazny l'auteur des princes d'Ambres

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chinersabibliothèque, #SF, #videgrenier, #vide grenier, #livre

Repost 0

Publié le 23 Septembre 2017

Lorsque je vous parle des livres de science-fiction qu’il m’arrive de chiner, je précise souvent que j’ai acheté tel ou tel ouvrage parce que j’aimas sa couverture, parce que cette couverture traduisait bien mon goût pour une forme visuelle de la science-fiction que j’apprécie sans être sûr de savoir dire pourquoi. Ce dernier point n’est pas le plus certain parce que j’ai souvenir d’avoir essayé de trouver un sens ou un début d’explication à mon goût pour ces illustrations de SF surannées et débridées qui se faisaient beaucoup dans les années 70 et 80. Si vous cherchez bien sur ce blog ou sur l’autre vous devriez trouer l’article en question. L’important n’est pas tant de savoir pourquoi j’aime ce genre, savoir que je l’aime est suffisant pour la suite de cet article.

Parce que l’ouvrage que j’ai chiné ici pour ma bibliothèque entre totalement dans cette poursuite esthétique que je mène en chinant des livres de science-fiction des années passées. C’était un matin, assez tôt pour que l’on soit encore dans la pénombre. Je chinais avec un peu d’urgence parce que le ciel menaçait de se transformer en orage, ce qui arrivera quelques minutes plus tard. Donc je ne m’attardais pas nécessairement sur les stands si rien ne me sautait aux yeux. Pourtant à un moment je me suis arrêté devant un carton pour regarder les livres. Et alors que rien ne disposait mon attention à se porter sur un livre mauve à la couverture toilée et au titre énigmatique, Siudmak, je l’attrape et je l’ouvre. Je réalise que j’ai entre les mains un livre qui contient des illustration d’un artiste qui s’appelle Wojtek Siudmak et que cet homme a justement illustré beaucoup de roman de SF. Il doit manquer une couverture à rabats sur ce livre qui porte en plus quelques marques de jaunissement des pages, mais devant son contenu j’accepte de le prendre pour 2 euros.

C’est un ouvrage de 1981 préfacé par George Lucas en personne. Siudmak est un peintre qui a beaucoup peint le genre fantasy et fantastique dans un style qu’il qualifie lui-même de fantastique hyper réaliste. Comme par hasard en le renseignant sur lui j’apprends qu’il a notamment illustré tous les numéros de la collection « Pocket Science-fiction » dont j’ai chiné plusieurs ouvrages. En feuilletant le livre au calme de la maison j’ai reconnu des dessins qui se trouvent en couverture de livres que je possède, notamment son illustration très « insérez ici votre propre adjectif pour exprimer la surprise » de Tristan et Iseut qui se tiennent nus comme un Adam et une Eve devant un décor psychédélique. J’ai aussi reconnu les illustrations que Wojtek Siudmak a réalisé pour illustrer le coffret Dune que j’ai aussi chiné l’année dernière ou encore celles faites pour les romans Star Wars.

Alors même si l’ouvrage n’est pas un parfait état, je suis vraiment heureux de rentrer ce livre dans ma bibliothèque.

94 euros dépensés et nous approchons doucement de la barre de la centaine d'euros dépensées en livre sur une saison de vide-grenier
94 euros dépensés et nous approchons doucement de la barre de la centaine d'euros dépensées en livre sur une saison de vide-grenier
94 euros dépensés et nous approchons doucement de la barre de la centaine d'euros dépensées en livre sur une saison de vide-grenier

94 euros dépensés et nous approchons doucement de la barre de la centaine d'euros dépensées en livre sur une saison de vide-grenier

Voici la vision que Wojtek Siudmak a de trois monuments de la SF (oui Tristant et Iseut est un monument de la SF)
Voici la vision que Wojtek Siudmak a de trois monuments de la SF (oui Tristant et Iseut est un monument de la SF)
Voici la vision que Wojtek Siudmak a de trois monuments de la SF (oui Tristant et Iseut est un monument de la SF)

Voici la vision que Wojtek Siudmak a de trois monuments de la SF (oui Tristant et Iseut est un monument de la SF)

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chinersabibliothèque, #SF, #Pictogranimation

Repost 0

Publié le 22 Septembre 2017

Je n’ai jamais su être un bon collectionneur, et pourtant à l’enfance je crois que nous sommes tentés de l’être. Pourquoi je ne sais pas, sûrement par mimétisme vis-à-vis de nos congénères qui eux-mêmes essayent de l’être par mimétisme d’un proche ou d’un parent peut-être. Peut-être aussi que l’on cherche à collectionner quelque chose pouvoir avoir matière à faire la conversation dans les diners mondains ou à défaut puisque je parle de l’ère de l’enfance dans les gouter d’anniversaire. Il est probable que je me trompe et qu’au final si nous essayons d’être collectionneur de quelque chose c’est juste par accumuler c’est cool et qu’accumuler ça nous donne l’impression de contrôler une parcelle du chaos du monde que l’on trouve si angoissant.

J’ai eu un semblant de collection de pin’s, il me reste des lambeaux de souvenirs qui laissent penser que j’ai eu les velléités de faire une collection de pièces de monnaies et bien sûr les cartes à collectionner, je parle des autocollants Panini parce que je suis assez vieux pour avoir été enfant avant les jeux de cartes à jouer et à collectionner. Mon seul mais éphémère fait d’arme en tant que collectionneur je l’ai pourtant connu un peu plus tard, à l’adolescence, je l’ai eu en réponse à d’autres personnes qui collectionnaient des choses et qui semblaient en être fières. Du coup je m’étais lancé dans une collection très précise, particulière et je suppose rare, la collection des papiers en forme de set de table / publicité que l’on trouver sur les plateaux du McDonald’s. Avant chaque repas je retirais précieusement mon papier du plateau McDo puis une fois rentré chez moi je le rangeais dans un classeur. Classeur que je possède toujours même si la collection n’enregistre plus de nouvelles entrées depuis des années.

Je parle de tout cela parce qu’en chinant je crois que je prends le goût de la collection. J’ai mis du temps à le dire, je refuser de le reconnaître et encore maintenant je trouve plus honnête de parler de collecte d’objets plutôt que de collections. Mais plus le temps passe, plus je chine et plus je parviens à chiner des objets pouvant entrer en raisonnances les uns avec les autres et plus je suis sur le point de tomber dans la collection. En plus j’ai un peu honte de le dire mais je trouve ça cool les collectionneurs, qu’importe le support de la collection, ce sont des passionnés qui parviennent à acquérir un savoir spécialisé et pointu dans un domaine et je trouve toujours cela admirable et enviable.

Un jour prochain je fais faire le point sur mes débuts de collections. Je ferai ça sur mon autre blog mais je viendrais en parler ici aussi.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chiner, #vide grenier, #videgrenier

Repost 0

Publié le 21 Septembre 2017

Je me lève, j’allume l’ordinateur et en buant le premier café d’une longue série je regarde mes réseaux sociaux. Et je fais deux constats. Le premier c’est que mes réseaux sociaux n’ont pas besoin que je socialise avec et sur eux pour être sociaux. Ainsi les réseaux sociaux que dont je dis qu’ils sont miens parce que ce sont où je me rends et où il m’arrive de publier du contenu n’ont de sociaux que le titre arbitre que la société leur a décerné sur un malentendu ; ce n’est pas parce que ce sont des individus qui issus de la société qui génèrent le contenu de ces sites que ces sites sont sociaux. LE second constat que je fais c’est que je ne suis pas doué, ni attiré par le fait de produire de l’écran publicitaire, de la punchline, du titre à clic, de jouer les attentions whore ou de flirter avec la pute à clic. Ce n’est pas pour moi, ce n’est pas mon attrait, ce n’est pas mon don, ce n’est pas mon talent et ce n’est pas mon goût.

Si mes souvenirs ne me trompent pas, il y a bien eu une fenêtre de temps où les réseaux sociaux été bels et biens des espaces de sociabilisation qui permettait sans avoir à travestir la nature de sa plume de recréer des sociétés et des communautés. Mais il me parait clair qu’avec le temps et l’apprentissage des usages de ces réseaux, les usagés ne sont plus là en tant qu’individu appartenant à un groupe, ils sont tous devenus des communicants au service de leur communauté ou de leur personne parce que les personnes sont devenues des entreprises individuelles et libérales dont il faut vanter le mérite afin de sociabilisé sur les réseaux.

Peut-être que je me trompe. Je devrais le demander à ma communauté ou à celles auxquelles je crois appartenir. Mais je ne le ferai pas de peur d’apprendre que je ne suis qu’un vieux con, un has been, voir pire encore, je pourrais réaliser que je me trompe.

Je vais aller me faire un autre café.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Réflexion

Repost 0

Publié le 20 Septembre 2017

Mais qui est le personnage qui endosse le titre de Black Brocante ? Un personnage ? Un concept ? Un projet ? Une personne ? Une chose ? Un fragment ? Un reflet ? Un avatar ? Autre chose encore ? Histoire de pouvoir cerner mieux le « concept » que je me permets d’incarner j’entre dans son théâtre poussiéreux. Black Brocante c’est le compte Instagram dédié à mes trouvailles, mes butins de chine, le fruit de mes promenades dans les vide-greniers parcourant généralement à l’aube ou avant l’aube et souvent jusqu’à ce que l’aube ne soit plus qu’un lointain souvenir. J’y chine principalement des objets liés aux jeux vidéo parce que ce sont un peu les madeleines de ma génération ; des jeux récents et parfois ancien, des consoles, des figurines parfois. Bien sûr je collecte des livres et des BD pour le projet chiner sa bibliothèque et parce que j’aime les livres. Mais mes goûts en matière de chine sont plus larges encore, j’aime y chercher quelques objets de décoration un peu décalée dans la veine d’un cabinet de curiosité et puis des objets liés à la photo parce que même si j’ai essayé d’y résister, une part de mon âme créatrice est logée sur du sel d’argent. Et pour finir cette quête qui ne finit jamais je chine aussi des items liés à la culture populaire qui parle à notre génération comme les jouets, les films, les choses de l’époque. C’est bien de chiner, c’est tellement plaisant de partir à la quête de rien et de rentré les bras chargé, mais partager ça prolonge tellement le plaisir.

Voir les commentaires

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre

Repost 0