Publié le 16 Mai 2017

J’éprouve depuis hier le besoin d’écrire une histoire, besoin d’écrire des histoires, besoin de décrire des histoires. Qu’importe la forme de l’expression, écrire est une chose que je fais et que je sais plus ou moins bien faire. Mais lorsque je dis que je sais écrire je parle à l’ultra premier degré. Écrire, réécrire, travailler la langue, retravailler un texte, travailler ma matière brute rédigée jusqu’à ce que ça ressemble à quelque chose que j’aurai le courage et l’honneur de faire lire. Raconter des histoires c’est tout autre chose, pour moi ce n’est pas ça écrire, non ce n’est pas écrire, c’est autre chose. Il n’y a pas de jugement de valeur dans ce que je dis, je ne fais qu’exprimer une nuance qui m’habite.

Et si j’écris tous les jours ou presque, je raconte peu d’histoire.

Les histoires il m’arrive de les branler pour le jeu de rôle. Mais dans ma passion de l’écriture raconter des histoires n’occupe qu’une toute petite part du temps que je consacre ; dix pourcent ou moins même si c’est difficile à jauger.

Depuis hier j’ai envie de raconter des histoires. J’ai envie de retirer ma peau d’aspirant écrivain et d’opter pour une peau, nouvelle et étroite, de raconteur d’histoire. J’ai dans mon esprit tordu l’idée que celui qui utilise les mots pour raconter des histoires est beaucoup plus libre que celui qui utilise les mots pour le plaisir de l’écriture. L’écriture est une astreinte puissante et une contrainte permanente. Écrire c’est affronter la matière malléable littéraire pour la dompter sans rompre son flot et son fluide de félin sauvage. L’auteur est alors un combattant qui pour chaque mot retravaillé lutte sur un front infra mince qui recule mais que l’auteur ne franchi jamais parce que la phrase et le texte et l’histoire et le livre n’abandonnent jamais.

Raconter des histoires, dire des histoires, rédiger des histoires place selon moi l’auteur derrière son histoire, il recule et gagne en liberté et si l’histoire puissante puise dans des ressorts narratifs suffisant l’élan qui lui est nécessaire alors l’auteur peut se permettre d’abandonner le style et les mots au profil de fil de l’histoire.

Longtemps j’ai écris.

Aujourd’hui j’ai envie de raconter des histoires.

Alors j’en lis.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #écrire, #narration, #Je est un autre, #Je est un Blog

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Publié le 15 Mai 2017

- Faire mieux ? 

- Oui faire mieux je dis !

- Mais comment ?

- En jouant ? Il faut toujours savoir jouer à faire les choses, ça évite de se prendre au sérieux sans empêcher de l’être.

- Tu veux dire qu’il faut jouer à être sérieux ?

- C’est une option, ce n’est QU’UNE option !

- Pas la peine de crier, ça va j’ai compris.

- Je ne cris pas j’écris avec des majuscules, et te plains pas j’aurai pu écrire en gras …

- Ok, ok, je comprends.

- C’est normal que tu comprennes c’est toi qui m’a appris cela.

- Ah c’est pour ça cette impression de déjà vu alors.

- Et finir tous les paragraphes avec un point d’interrogation tu ne trouves pas ça comique toi ? Ou risible voir ridicule ?

- Mais alors pas du tout. Au contraire je trouve cela très beau, le fait que ça revienne à chaque paragraphe je m’étais même fait la remarque que c’était poétique, comme une forme de rituel. En plus je trouve ça tellement agréable, le lecteur à l’impression d’être prit par la main pour l’accompagner à répondre, c’est doux et élégant.

- Whaou je suis d’accord avec ça moi aussi.

- Pas étonnant c’est moi qui te l’ai dis.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Dialogue de sourd

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Publié le 14 Mai 2017

Mon projet c’est l’honnêteté, ça sonne comme si j’étais président de la république. Alors mon projet ça devrait être la France. Mon projet c’est la France, mon  projet ce sont les français, et pas que les professeurs de français. Monsieur, mesdames, messieurs, mon  projet c’est la nation, la notre, la nationale nation, la nation nationale sans négation  de vos individualité sous la mienne. Même mieux encore, mon projet c’est le monde, merveilleux monde humain à conquérir, et je le clame haut et fort, mon projet c’est ce monde et le prochain, mon projet c’est le sol et c’est dieu, tous les dieux, et les cieux et les nuages et je ne m’arrêterais pas, j’irai pour vous du fini à l’infini, du pécore au divin et s’il me faut passer par les étoiles, les extraterrestres et encore après eux soyez bien sûr mes concitoyens que mon  projet c’est l’univers ; le connu et l’inconnu et même s’il me faut converger vers  des univers parallèles non euclidiens dont les dimensions ne se rencontrent jamais vous pouvez me croire, j’irai projeter mon projet par delà ces limites car je suis l’homme de tous les hommes, le leader inter universel de toutes les bonnes consciences , je suis votre consensus, la médiane qui scindera va structurer vos univers. Merci. 

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 13 Mai 2017

Et j’ai coupé le sexe du fossoyeur malingre qui dormait dans le fond du placard. L’enfant fou qui revient du dortoir à réveillé la conscience demi-molle des hordes d’enfants sages. Souffle la rage, un soir de fête, et la victoire érigera ses citations dans le cœur même des ruines patentées. La fillette dégingandé au déguisement tout déchiré indique à ses amies la route qu’il faut prendre pour se servir un thé et faire de l’eau bouillante l’assommoir des diables qui se tapissent sous les draps de satins qu’elles ont désormais à jamais souillés. Le guignol à tête d’âne dont les oreilles et la queue ont été tranchées jadis est lui aussi revenu, son jeu de carte à la main, il mine le chaînon qu’il manque à son esprit et enchaîne les névroses qui prennent une teinte rougeâtre lorsqu’elles dardent à ses joue de joyeux drille. Et la troupe déferle comme la pluie de septembre qui amène la mousson qui elle même est venue et arrive pour tout défricher, tout emporter dans un torrent de boue qui a l’allure d’un fleuve qui ne laissera rien dans son sillage que ma mort éculée qui a vécu mille fois de rancœur et de drame et de quelques danses aussi pour les conjurations, et de quelques danses encore pour les implorations.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose

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Publié le 12 Mai 2017

Chiner est une errance de fin de semaine, à l’aube se promener sans but et découvrir sur le chemin du hasard des objets et des choses qui parlent. Mais une fois revenu au reste de la semaine chiner nécessite de l’organisation, surtout lorsque l’on partage deux passions : chiner et bloguer. Il y a chez moi des bibliothèques éphémères, des étagères conditionnées à recevoir les ouvrages de passages, ceux qui reviennent des vide-greniers et qui attendent d’être nettoyé puis chroniquer dans la série d’article que je déroule ici chiner sa bibliothèque avant de rejoindre leur destination principale, la bibliothèque chinée des livres qui restent. Au grès des articles que j’écris et ceux que je n’écris pas, au grès de mes trouvailles et des choses que je vois comme des trésors les bibliothèques éphémères se remplissent, se gorgent puis se vide avant de se reremplir comme sous l’effet d’un ressac invisible.

Je n’ai eu qu’à me pencher sur l’étagère en question pour attraper quelques livres dont certains contiennent de la poésie. Je trouve que j’ai chroniqué beaucoup de science-fiction en ce début de saison et assez peu de poèmes. Mais je ne vais pas m’attarder sur deux des ouvrages attrapés parce que ce sont des livres que j’ai déjà chiné et dont j’ai déjà chroniqué l’entrée dans les pages précédentes de ce blog. Le premier c’est un nouvel exemplaire des Fleurs du mal de Charles Baudelaire. C’est la neuvième édition que je chine pour ma collection idiote mais ça doit être mon dixième item si je compte l’édition que je possédé avant d’avoir cette drôle de lubie. Parce que oui, collectionner Les fleurs du mal c’est idiot, un seul recueil contient déjà tout et les recueils que j’ajoute à cette collection ne sont ni rare ni rien, mais j’aime bien rentrer de chine avec un exemplaire et puis ça me rassure quand au fait que beaucoup de gens ont eu Baudelaire chez eux. C’est une édition de 1993 achetée dix Francs à Super U et qui est comme neuve. Depuis ces années personne n’a dû se pencher dessus.

Le second ouvrage que je possédais déjà c’est Alcools d’Apollinaire une édition de 1967 chez Poésie/Gallimard en très bon état pour son âge. C’est déjà plus rare de croiser Apollinaire en vide-grenier et je l’ai pris pour cela, en me disant aussi que ça ferait sûrement un joli cadeau à un amateur de poésie.

Ensuite vient un ouvrage qui n’est pas de la poésie puisque c’est Atala-René de Chateaubriand. Le problème si ça en est un, c’est que Chateaubriand étant un écrivain romantique et porteur du goût de l’exotisme j’ai tendance à penser que c’est un poète. Je pourrais tricher et regarder dans Wikipédia ce que je pourrais dire sur ce roman, mais je ne vais pas le faire et vu que je ne l’ai pas lu, je ne vais rien en dire, à part peut-être qu’il est lui aussi comme neuf même si c’est une édition qui date de 1964.

Le dernier livre dont je vais vous parler ici est un petit livre de poésie contenant les poèmes d’Ida Jaroschek et dont les illustrations sont des reproductions des peintures de Catherine Bergerot-Jones. Le livre se nome L’espace d’un souffle – automne –, les poèmes y sont courts comme des haïkus bien qu’ils n’en respectent pas la syllabique drastique (5-7-5). Pourquoi achetés un livre dont je ne connais rien ? Déjà parce ce que c’est le luxe et la chance qu’offrent les vide-greniers, découvrir des objets inattendus. Ensuite parce que ce livre d’abord est un exemplaire numéroté et signé par l’auteur et l’artiste. Qu’importe de connaître l’auteure et l’illustratrice avant de leurs ses vers et regarder ses peintures, l’objet est déjà beau, il porte de la poésie, il est de la poésie avec se couverture nouée par un ruban blanc, couverture en papier épais dont le grain caresse la pulpe des doigts il invite à voyager. J’ai découvert dans ces pages une poésie concise qui vise juste, et qui dans on économie de mot laisse une grand place à l’évocation et à la sensation. C’est une belle découverte. L’ouvrage date de 2009, et assez logiquement pour un ouvrage chiné, l’auteure est de la région. C’est une belle pièce à entrer dans la bibliothèque chinée, et je ne regrette pas d’avoir mis un prix un peu plus élevé que d’habitude.

Pour ces quatre ouvrages j’ai dépensé 6 euros, mais la plus grosse partie de la somme a été pour L’espace d’un souffle édition numéroté payée 5 euros, je vous laisse calculer à combien me sont revenus les autres.

ça grimpe à 21,90 euros dépensés cette saison de vide-grenier
ça grimpe à 21,90 euros dépensés cette saison de vide-grenier

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Publié le 11 Mai 2017

Ni les poils et non l’âge ne l’emportera sous la pluie. Ici la neige, tu tempêtes dans ta culotte comme des héritiers lésés par la plume notarié d’un parent déphasé ; diffusion d’un caractère ostracisant la beauté pas balourde de la pute mignonne qui fait mine du bonheur dans la ruelle sombre déchirée par l’orange dégoulinant des réverbères d’époque. Et je gratte ma graisse, je roule sous mes doigts la pulpe de l’agrume repensant à l’amazone qui chevauché à l’aurore de sa féminité le phallus logé dans la cascade invisible ; tu y reviens encore, l’ancre du corps dans le souvenir, l’autre forme lettré qui s’anime sur tes doigts comme l’enfant qui suit du bout du doigt les formes noires sur la ligne qu’il doit lire ; j’élis l’écran et le pixel mort à la tête de ma mains et sans couper, je hache, des hauts, des lames en bas, la guillotine rédactionnelle qui fera la part des choses pimentées.  

Pas la lune sous les nuages, je devine le soleil et deviens sur la peau la patine de la crasse ; comme l’animal sauvage, j’enroule les herbes folles qui germent dans ma tête, je récolte les mousses et les lichens qui se déploient sur la surface des choses chaudes comme l’endroit où pleur le trou vide du cœur.  

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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Publié le 10 Mai 2017

Tu croise sous l’hiver d’un document vierge déployé les traces dans la neige d’une jouvencelle désarmée.

Dès les premiers mots revient dans le vent la prière à la vierge, cette pucelle de papier qui hante mes enveloppes comme des enfants morts nés.

Est-ce la marque de l’auteur de toujours invoquer ses figures dévoyées, ces ombres chamarrées ancrées aux bittes cadenassées.

J’ai outragé ta lettre lorsqu’elle m’est parvenue, je l’ai ouverte, je l’ai lu puis cachée dans l’armoire sous un tas de linge oppressé.

Le juge à chaviré en voyant ton visage surpris et saisi par l’élan de son chibre balancé il a juté entre tes yeux avant de basculer.

Tu croyais tailler la justice en pièce en te glissant sous la robe noire d’un magistrat de province oubliant d’eux qu’ils sont des enculés.  

Ma princesse dépassée ton hymen composté ne manque qu’à ta mère, et peut-être à ton père, ne pleur pas pour ces abominables.

Seule une rivière diamantaire pourra recomposer ton plafond de verre et les vicaires tortueux de ton alambique abdominale.

Un jour je reviendrais vers toi comme le client s’en retourne vers sa catin désabusée dans l’espoir sinistre et secret d’enfin l’épouser.

Tu feras d’un geste la détresse et le drame, battement cils final pour couler au pilori le pantin désarticulé de ma silhouette explosée.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #poésie, #érotisme

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Publié le 9 Mai 2017

Il y a deux choses qui me plaisent dans l’idée de rédiger ce minuscule article qui chronique l’entrée de deux livres dans ma bibliothèque chinée. La première c’est l’obsession délicate qui anime avec plus ou moins d’ampleur le chineur c’est le fait de collecter des objets en étant motivé par le plaisir de pouvoir les associer dans une trame générale qui fait ressembler la collecte à une forme de collection. Ici par exemple chiner les livres de William Gibson pour petit à petit réunir la collection complète de ses œuvres publiées. Chiner un objet, ou chiner un livre c’est la même chose, et savoir que l’on va pouvoir l’intégrer à une trame que l’on a identifié de manière totalement arbitraire et subjective est un plaisir en soi. Compléter la collection des ouvrages d’un auteur que l’on aime, et c’est le cas avec William Gibson c’est logique et ça peut sembler naturel. Mais par exemple collecter et réunir des livres de poches dont l’histoire a été portée au cinéma dans un blockbuster de science-fiction et dont la couverture reprend justement l’imagerie de l’affiche ou du film ça peut déjà sembler mon instinctif mais ça forme pour moi une de ces trames qui donne un sens arbitraire et subjectif qui alimente mon plaisir lorsque je vais chiner. C’est pour cela que j’ai chiné La planète des singes de Pierre Boulle avec sur la couverture l’illustration des singes évidement et de Charlton Heston. Dans une temporalité plus récente c’est pour la même raison, et pour l’unique raison parce que je n’imagine pas un intérêt littéraire à l’objet, que j’ai chiné Men In Black, un roman de Steve Perry d’après d’une histoire et un scénario de Ed Solomon le scénariste du film éponyme. Ces livres vont rejoindre ma bibliothèque dans le but de caresser dans le sens de la trame le goût de la collecte organisé.

Il reste un ouvrage chiné dans le même sens mais qui peut sembler hors sujet parce qu’il n’est pas inspiré par un film de science-fiction à succès ou à budget. C’est Diablo, la loi du sang de Richard A. Kmaak un livre inspiré d’un jeu vidéo à succès, voir un jeu vidéo totalement culte. Celui-ci va rejoindre les livres inspirés de films de SF mais en même temps je l’ai pris parce que je suis vraiment très intrigué de voir comment un jeu vidéo dont le succès repose sur l’action débridée peut être retranscrit en littérature. Bien sûr il y a un scénario dans Diablo mais on y jouait et on y joue surtout pour le plaisir viscérale du gameplay de ce hack’n slash qui est le père de tous les hack’n slash qui sont venus après lui.

L’autre idée qui me plait dans la perspective de cet article tient à Wiliam Gibson et à la dose de nostalgie au le sens le plus noble qu’il est possible de trouver en elle qui est lié à l’évocation de son nom. La nostalgie est un sentiment incertain parce qu’il a tendance à toujours glorifier les éléments auxquelles elle s’adosse sans se soucier de la qualité intrinsèque de l’élément en question. Lorsque la nostalgie nous conduit à renouer avec un auteur de qualité il y a une part de chance mais il ne faut surtout pas la bouder. Pendant longtemps pour moi William Gibson n’a été personne, même pas un nom connu, j’étais dans la parfaite ignorance de son existence et de son œuvre. C’est par l’entremise du jeu de rôle que j’ai découverts son œuvre et par extension son existence. Difficile de ne pas faire référence à l’écrivain qui a le premier incarné le cyberpunk lorsque l’on parle du jeu de rôle Cyberpunk … J’aurais pu aimer l’auteur en apprenant qu’il avait été un enfant ayant des difficultés à s’intégrer à la vie telle qu’elle lui était présenté, j’aurais pu aussi l’apprécier parce qu’il a fait de l’expérience de ce sentiment de rejet et de décalage vis-à-vis de la société une force d’écriture transcendant un ressenti tour à tour cynique ou nihiliste et en voyant dans son expérience une posture similaire à la mienne mais ce n’est pas le cas. J’aurais même pu vous dire que j’ai aimé l’auteur parce qu’à un moment de sa vie il a vécu de la chine et que ça me fait sourire mais ce n’est pas non plus le cas. J’ai connu cet auteur du temps d’avant le cyberespace (terme dont il est le créateur) du coup je ne connaissais de lui que le contenu de ses histoires. J’ai donc aimé ses histoires, et là aussi c’est un mensonge. J’ai donc aimé son histoire, celle que j’avais lue, le Neuromancien. Ce que j’ai vraiment aimé de lui, ce pour quoi je remercie la nostalgie de me reconduire à lui, c’est l’impact qu’il a eu sur la culture de l’imaginaire, en quelque sorte c’est son héritage imaginatif. William Gibson a été la figure de prou du mouvement cyberpunk née dans les années 80. Ce genre dystopique, technologique, social et punk qui a nourri par la suite tellement de films, de jeux vidéo, de jeux de rôle, de romans est totalement en phase avec la nature de mon imaginaire, ou réciproquement d’ailleurs …

Je me suis beaucoup nourri et inspiré du cyberpunk en général, et lorsque je projette mon esprit dans de l’imaginaire c’est toujours là qu’il se retrouve en premier lieu. Mais pourtant je n’avais jusqu’à présent lu que le Neuromancien. La saison dernière j’avais eu la chance de chiner pour 50 centimes je crois le recueil de nouvelles Gravé sur chrome. Mais ça ne faisait qu’un seul ouvrage dans chiné pour ma bibliothèque. Bien sûr William Gibson n’est pas un auteur très prolifique et le cœur de son œuvre tient dans deux trilogies, la première étant la trilogie de la Conurb ou Sprawl Trilogy en VO et la seconde La trilogie du pont. Reste quatre autres romans et le recueil Gravé sur chrome, soit une dizaine d’ouvrages. En ayant chiné Neuromancien et Tomorrow’s parties voilà la collecte des œuvres de Gibson qui s’agrandie et ça me fait plaisir. J’espère pouvoir chiner les autres ouvrages au fil du temps et si jamais ma patience s’étiole restera toujours Amazon pour combler les vides.

En terme de dépenses pour cet article il y Tomorrow’s parties chiné pour 1 euros, le Neuromancien chiné pour 30 centimes (d’euros évidemment, pas d’écu, pas encore). Le Men in black était gratuit parce qu’il y a encore des gens qui donnent des livres de poches dans les vide-greniers et pour La planète des singes et pour Diablo il faut compter 1 euro pour les deux, donc 2,30 euros dépensés pour ces cinq livres.

Sommes totale dépensées pour la saison 02 de chiner sa bibliothèque : 15,90 euros
Sommes totale dépensées pour la saison 02 de chiner sa bibliothèque : 15,90 euros
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Sommes totale dépensées pour la saison 02 de chiner sa bibliothèque : 15,90 euros

Sommes totale dépensées pour la saison 02 de chiner sa bibliothèque : 15,90 euros

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Publié le 8 Mai 2017

S’endormir comme l’être libre ; nous sommes entrés dans un monde libéral alors autant l’être, entièrement et radicalement. Et tant pis si je trompe la vérité en mêlant élan libertaire et prose libéral ; c’est une confusion volontaire et dans un certain sens c’est une volonté politique. Je ne vais pas laisser les seuls hommes politiques jouer et jongler avec le sens des mots et la valeur des symboles. Je suis un homme, je suis un citoyen et je suis un auteur politique. C’est tout, personne ne pourra venir me le contredire le contraire parce que je joue de l’oxymoron comme un homme mourant joue de la corde sensible. Séduisante liberté, je me suis endormi en être libre à l’heure où les poules doivent refarder la télévision et je me suis réveillé en homme fatigué comme lorsque l’hôtesse dans l’avion, employée des compagnies et elle aussi passagère de l’air, vient vous réveiller pour un plateau repas. Je me suis endormi libre et réveillé libre, affamé, décalé avec la gorge nouée où se forge les barreaux futurs de mon accablement sociétal. Elle ne m’aura pas comme je m’amusais à l’écouter dans les chansons Renaud, le bourgeois, le banquier, le politicien, et puis le repas froid dans le frigo ne pourront pourtant pas aliéner ma condition. Je vais vous dire bonne nuit et bon appétit.  

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses, #Chronique chaotidienne

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Publié le 7 Mai 2017

Ce n’est pas la première fois que je chine du Michaël Moorcock pour la bonne raison que j’aime ses univers et sa manière d’écrire. Alors lorsque j’ai trouvé le coffret Tout Erekosë qui regroupe les trois romans qui constituent La Quête d'Erekosë le cycle autour du personnage éponyme je n’ai pas hésité et j’ai demandé le prix. 1 euro 50 pour trois romans dans leur coffret cartonné en très bon état c’était parfait. On trouve donc Le Dragon de l’Épée, Les guerriers d’argent et Le champion éternel réunis dans un coffret carton où chaque face reprend une des illustrations des couvertures. Je suis étonné parce que la tranche des livres paraît assez sun fadées, comme usées par le soleil et la tranche du coffret présente la même légère décoloration. Ce qui m’étonne ce n’est pas que les encres passent, mais que ce soit les tranches des deux côtés qui sont affectées, comme si le coffret avait été exposé en même temps sur les deux tranches … une bibliothèque sans fond ? Une bibliothèque en verre ? Mystère.

Cette saison je chine beaucoup de SF, normal alors que je me suis penché sur un stand où se trouvait l’o10ssée, un recueil de dix nouvelles de science-fiction. C’est un ouvrage promotionnel publié chez Folio en 2010 pour fêter les dix ans de leur collection folio SF. On retrouve en toute logique dans ce recueil dix auteurs phares de leur collection, français et étranger. C’est du classique, du très bon et plaisant à lire. Je ne sais plus combien je l’ai payé, mais je ne dépasse pas 1 euro pour un livre de poche, si possible moins, alors je vais dire 1 euro. Il ne me reste plus qu’à trouver un bon moment de lecture pour profiter de cet achat.

Et un recueil de nouvelle SF
Et un recueil de nouvelle SF

Et un recueil de nouvelle SF

Les jolies couvertures et ce coffret et les 13,60 euros pour la saison 02 de chiner sa bibliothèque
Les jolies couvertures et ce coffret et les 13,60 euros pour la saison 02 de chiner sa bibliothèque
Les jolies couvertures et ce coffret et les 13,60 euros pour la saison 02 de chiner sa bibliothèque
Les jolies couvertures et ce coffret et les 13,60 euros pour la saison 02 de chiner sa bibliothèque

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