Publié le 16 Avril 2017

Je suis rentré usé comme la bouteille à la mer qui revient sur son rivage. Je suis monté sur mon île rouge et carrée. Je me suis roulée dans l’herbe vert et synthétique. Je devinais la brise, fraîche, je jouissais de la douceur chaleur qui m’emportait dans la nuit.

La nuit

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Publié le 15 Avril 2017

Aujourd’hui je suis allé faire les vide-greniers comme souvent le week-end. Levé un peu avant l’aurore alors qu’il faisait encore un peu frais j’attrape une veste au hasard dans la penderie et je m’en vais chiner. Qu’importe ce que je trouve et ne trouve pas, il sera bien temps d’en reparler plus tard, je passe une bonne partie de la matinée à chiner et à remplir mon sac à dos de trouvailles diverses et variées. Vient le temps de rentrer, et donc de sortir du vide-grenier. C’est là que j’aperçois au loin un groupe de militant qui tractent à la sortie du parking. En temps normal j’aime bien m’arrêter après des militants et des travailleurs qui racolent dans les villes pour récolter du fric pour des associations humanitaires pour parler avec eux, essayer de leur embrouiller l’esprit et leur faire perdre leur temps ; ce que je leur annonce généralement au moment où ils m’alpaguent histoire d’être honnête avec eux. Mais ce matin j’étais fatigué, encore malade, et je n’avais pas envie de m’attarder avec des militants, je préparais donc mentalement une bonne punchline pour me défaire d’eux avec humour et panache. En approchant des militants je vois qu’ils tractent du Mélanchon afin de remplir l’Aréna de Montpellier avant de remplir les urnes. J’avance vers eux, je suis prêts à dire non même si je n’ai pas de punchline, je suis à hauteur du groupe, je traverse le groupe, je les regarde, ils me regardent et rien. Pas une invective, pas un tract, pas un geste pour m’arrêter.

Bordel de foutre électif c’est con mais j’ai été vexé. C’est là que j’ai repensé à ma veste chopée au hasard ce matin, je portais une belle veste de costume bleue marine et du coup je me demande si j’ai été jugé par cet élément de costume. Avais-je l’ai trop de droite pour qu’aucun militant Mélanchoniste n’ai envie de m’aborder ? Pourtant j’avais une casquette Star Wars … L’autre hypothèse est pire encore, je sais que le vieux gauchiste de Mélanchon frappe fort chez les jeunes, alors est-ce que j’avais l’air trop vieux pour que mon vote puisse les intéresser ?

Traverser un groupe de militants et ne pas recevoir une invective ou un tract, bordel je suis déçu même si fondamentalement ça m’a arrangé. Mais ça me questionne sur l’image que je renvoyais. En t-shirt dans la file d’attente du concert de Saez j’ai été invectivé par un jeu militant primo votant qui a essayé de me convaincre de donner ma voix à Mémélanchon. Mais pourquoi ce matin non ? Ai-je l’air d’un vieux con ? D’un vieux con de droite ? Le bleu marine de ma veste à trompé quelqu’un ? Ai-je la tête d’un mec qui a déjà décidé son vote et qui ne changera pas sa voix ? Je ne sais pas quoi penser de leur indifférence.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un Blog, #politique, #Réflexion

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Publié le 14 Avril 2017

Je pense que dans une société où les hommes considèrent les femmes comme des objets, des objets de désir et des objets de consommation je crois que la prostitution n'a pas sa place puisque les mâles s'approprie le droit de baiser et de jouir du corps d'une femme sans son consentement et donc sans avoir besoin de les acheter et de les payer. J'ai envie de penser que la prostitution se joue très logiquement dans une société qui essaie de se défaire de l'idée d'une femme objet.

Le loup

Il faut aussi voir la prostitution comme l'acte radical d’appropriation de son corps par le citoyen. La seule chose que l'on possède c'est son corps, et nous devrions pouvoir être libre de le vendre selon son bon vouloir.

La chêvre

Je ne trouve pas que considérer chaque personne comme propriétaire de son corps réduit l'homme à un objet. Je dis juste que ce corps qui nous appartient nous devrions être libre d'en faire ce que nous désirons, le vendre pour le sexe, le louer pour la gestation, le tatouer, le modifier, le conserver vierge, le cacher, le dévoiler etc. En aucun cas une loi devrait me priver de mon droit à disposer de moi. Ce choix doit relever d'une démarche et d'une conviction intime et non d'une loi générique.

La laitue

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #recyclage

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Publié le 13 Avril 2017

J'ai la cloison nasale congestionnée. Le crâne est sous pression. Le mal de tête lorgne derrière mon visage. Je ne suis que fatigue et je me réfugié sur le canapé. Ce n'est pas l'idéal moment pour écrire le fameux article du jour. Ça sera donc un article du soir. Je produit plus de morve que de mots. Mes phrases sont réduites à leur portion congrue. J'ai plus de virus et de bactéries que d'inspiration. Ni plus. Ni moins.

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Publié le 12 Avril 2017

Il y a de l’or, liquide doré, qui s’écoule et s’enroule en circonvolutions houleuses à la commissure mouillée de ta bouche ; princesse percée jambe aussi cassée.

A l’orée duveteuse de ta forêt naissante et sur les bords séduisants de tes dentelles farouches il y a l’eau salée qui perle en sueur ; tambour désaxé frappé sur la cuisse.

Le croquemitaine doigt posé sur le fil de sa hache intime au silence, il voudrait pouvoir, trancher, réduire la foule de tes mots ; rentrer désirs verbeux dans sa bouche.

Le rayon du soleil froissé renversé sur ton ventre vrille les ombres nombreuses sur ta silhouette noueuse, tu frémis et t’affole ; tranchant osseux la main sur les yeux.

Les reines glorieuses de ta lignée antique, reins cambrés et gorge nue, lorgnent ta vie comme le fruit vert sous leurs branches charnues ; jambe balante fesses suspendues.

Je fais ode lancinante à tes cuisses écartées, à tes bras démembrés, à tout l’or qui s’écoule de ton corps dans un hoquet né de l’histoire de ton intimité ; arche détruite le roc.

Dès l’aurore je rupture, je fais monts de tes seins vermeilles et j’amorce à tes lèvres cerises la morsure outrageuse où perle sanguinaire ; soigner rythmique rompue.

Je poème mon errance bohème comme le singe voleur d’alcool, ivre et borgne je titube et je tombe dans un élan rompu je cause la fin ; poésie tranchée et la main.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 11 Avril 2017

Il y a ma signature épaisse qui traverse ton corps

Elle macule ta poitrine mieux que tes colliers d’or

C’est une marque poisseuse qui s’allonge sur toi

Elle s’enroule et s’accroche sur ta peau et tes soies

Depuis la pointe carnée d’une aréole carmin

Jusqu’au tréfond terreux de ton nombril humain

Ma larme glisse, elle roule et trace sur ta peau

Le destin racé de ton abandon à la langue du beau

Toi là, ma jolie petite poupée qui n’est plus très sage

Tes pierres précieuses sont tombées sur le carrelage

Lorsqu’un baiser fougueux a déchiré ton corsage

Ta pudeur fiévreuse s’effondre, elle ne fait plus barrage

C’est une lame de fond qui te renverse avec rage

Couchée dans le rêve souillé d’une putain de passage

Tes endorphines diffuses dans l’atmosphère suave

La trahison discrète de ton bonheur grave

Il n’y a rien qui te retient dans les mailles de la tapisserie

Les mots dansent puis s’effilochent, la source se trahie

Du rêve au réel tu sombres dans le profond de ma forêt

Mon fluide sur ta chaire s’attache à te garder

J’ai trempé ma plume dans le foutre de la nuit câline

Pour parapher cette strophe d’une fin d’opaline

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #poésie, #Prose

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Publié le 10 Avril 2017

J'aime beaucoup le ressenti général laissé par la lecture de la poésie. Si j'étais pointilleux à rechercher à tout prix à formuler une critique pour faire réfléchir l’auteur ou le lecteur alors ma critique se porterait sur l'image au fronton d’un poème. En couverture ou en couvercle, il y a des créateurs qui dans le sens de ma stupeur clouent au pilori de leurs poésies une image, une photo, un dessin, une illustration. Quelque soit sa forme graphique en règle générale je trouve la présence illustrative d’une poésie redondante et au fond parfaitement inutile. L’auteur de poésie, le poète ou la poétesse, doivent avoir un peu plus de confiance dans les mots de leurs poésies. Car ce sont eux, les mots, qui portent seuls et très bien l'émotion que le poète cherche à véhiculer. Ils n'ont pas besoin de ces images pour être plus fort les mots. Je vais jusqu’à penser que l’image en incipit d’une poésie est une flaque d’eau insipide, je trouve qu'elle agit à l'inverse du mouvement poétique en préparant le lecteur à ce qu'il faut lire rendant sur le coup le lecteur moins apte à être cueilli par l'émotion. Et ici, en mes pages de blog, lorsque j’ai l’impression de déposer une verve poétique je l’expurge toujours d’images et à l’inverse lorsque je sens la médiocrité de la publication devenir menaçante j’ajoute alors une image. Et peut-être que je pinaille mais l’image qui vient après le texte n’a pas le même danger et pas le même impact que l’image de couverture qui agit comme un couvercle qui ferme la poésie sur un pilori souvent mal choisi.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Réflexion, #poésie

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Publié le 9 Avril 2017

[...]

Et puis samedi je n’ai pas trouvé le temps. Je ne l’ai pas pris. Je suis allé au concert de Damien Saez, quatre d’heures d’attentes au calme et au soleil, j’avais mille fois le temps d’écrire mille article, mais j’étais trop occupé par le spectacle de la ville, de la foule, de la vie et des gens pour m’enfermer dans mon téléphone et jeter quelques mots. C’est d’ailleurs une constante que j’observer chez moi ; ma difficulté à m’extraire de l’instant présent pour m’enfermer dans une bulle mentale pour écrire. Si le choix m’est donné je préfère toujours observer le monde, noter mentalement les choses, observer, analyser, essayer de comprendre, pour finalement agir en écriture que dans un temps ultérieur et décalé. Et pourtant ça fait quelques temps – des temps à compter en mois voir en année – que je me fantasme en chroniqueur de l’instant présent.

Je voudrais être cet homme capable de se poser dans un coin de la scène et de noter en direct dans son calepin ou dans son téléphone la vérité de l’instant. Je voudrais avoir ce talent de transformer en écriture voir en littérature l’instant présent au moment où il est vécu. Un peu à la manière de ce que je peux faire en le photographiant à la volée. Mais je n’y arrive pas. J’ai encore en moi la nécessité d’avoir un rituel d’écriture, un temps d’écriture et un lieu. Je ne sais pas d’ailleurs si ce rituel d’écriture est une contrainte négative ou positive ; dans les deux cas je ressens de manière inconsciente la nécessité de restreindre l’écriture. On peut voir le fait de se restreindre comme le fait de se limiter et de se poser des entraves non naturelles. Mais on peut aussi voir le fait e se restreindre comme le fait de rester concentrer sur un seul objectif et aussi de mettre une frontière claire entre l’écriture et le reste de la vie.

Je ne sais pas pourquoi ce week-end j’ai sauté ces deux jours. Ce n’est pas exactement un accident parce que j’ai pensé chacun de ces jours que j’étais en train de trahir le projet d’un jour / un article. Et en même temps je savais que je pourrais faire cela : contre dater. Et c’est ce que je fais.

Kate Beckinsale ...

Kate Beckinsale ...

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #retard, #Réflexion, #Je est un Blog

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Publié le 8 Avril 2017

Cela ne m’était plus arrivé depuis très très longtemps ; oui ça fait deux jours sans publications. Deux jours consécutifs durant lesquels je n’ai pas trouvé - ou pas pris le temps - de venir publier quelques phrases sur ce blog – ni sur un autre –. Cela me rappelle mes débuts sur ce projet de blog, lorsque j’ai pris la décision, pour me forcer à l’écriture, de publier quotidiennement quelque chose. Les premières semaines j’avais beaucoup de mal à me contraindre à la régularité. Et comme je ne me mettais aucunes contraintes de qualités ni de longueurs je ne pouvais pas prétexter le manque d’inspiration. C’était seulement le manque d’habitude ou l’excès de mauvaises habitudes.

Je sautais les jours avec maladresse. Au départ je prenais le temps de faire comme ici et de contre dater mes articles pour que mon blog affiche une certaines continuité mais il m’arrivait de manquer quatre ou cinq jours consécutifs ; dans ces moments là il devenait plus difficile de combler tous les jours de retard en une seule journée qu’il m’aurait été difficile de trouver le temps chaque jour pour écrire un seul article. J’ai fini – je crois – par laissé quelques jours manquant en me disant que finalement eux aussi pouvaient dire quelques choses de moi.

Je parle ici de huit ans en arrière, quand je n’avais pas de smartphone et que publier autrement que sur mon ordinateur n’était pas facile. Avec le temps j’ai pris l’habitude d’écrire avant minuit un truc pour le blog. J’ai surtout appris à anticiper les moments où je ne pourrais pas écrire et publier en rédigeant des articles à l’avance et en programmant leurs publications. C’était plus naturel d’anticiper l’absence que de combler le vide. Et petit à petit je n’ai plus manqué un jour. Parfois je ne trichais que très discrètement en ouvrant l’interface du blog à 23:57 mais en écrivant et publiant l’article qu’une fois minuit passé. [...]

Et Marilyn Monroe jeune c'est juste pour moi, pour la déco, l'amour et la passion et pour faire semblant de vouloir me faire pardonner

Et Marilyn Monroe jeune c'est juste pour moi, pour la déco, l'amour et la passion et pour faire semblant de vouloir me faire pardonner

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #retard, #Réflexion, #Je est un Blog

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Publié le 7 Avril 2017

La théorie des cordes à la peau du ventre bien tendue. Lorsque ça commence comme cela je sais que l’on se vautrer dans l’erreur poétique et dans les jeux des mots un peu trop faciles qui falsifient la face voilée de la science usurpée de la prose. Je pose ici l’usure des mots sciés ; à droite l’embranchement de la forêt où verdoient des rimes esseulés et la prose langoureuse qui n’a pas perçu la présence métallique de la scie sur sa branche. La frondaison des établissements façonnés par les forces naturelles forge face à moi la frontière bien palpable d’un horizon très blanc. J’aurai besoin d’une arme à feu, d’un fusil ou d’un missile balistique pour maculer la ligne clair de cette oraison horizontale d’une tâche noire en guise de point de fuite.

J’accélère, l’heure tourne, le ventre vide creuse une ride affamée qui me pousse hors de lui vers un hors de moi pour dévorer le hors-d’œuvre. Non mais sérieux ? Hors-d’œuvre, en dehors de l’œuvre j’use et utilise le mot depuis la nuit de mes temps et ce n’est qu’aujourd’hui, qu’à cet instant précis, ce vendredi 07 Avril 2017 que je réalise le sens littéral du terme. Un hors de l’œuvre ? Vais-je donc en faire mon entrée en matière poétique ? J’ai envie de pouvoir dire que je suis un poète hors-d’œuvre.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie

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