Publié le 7 Août 2017

Le temps d’un soir encore, un soir enfin, le temps d’une vie à laquelle j’aime emprunter des instants je regarde les championnats du monde d’athlétisme sur France Télévision. J’ai connu l’athlétisme avec la télévision et les commentaires théâtraux qui jalonnaient les épreuves. Bien sûr je parle d’une époque où Stéphane Diagana nous donnait des frissons sur la piste et où Christine Arron batailler contre les chronomètres mondiaux mais Patrick Montel était déjà là, Nelson Monfort aussi. Dans mon souvenir il était bon, mais j’étais un enfant et les souvenirs d’un enfant sont toujours embellis par le temps.

Aujourd’hui Patrick Montel sévit toujours sur le service public et Nelson Monfort aussi. Dans mon souvenir leur numéro de duettiste tragicomique apportait un folklore que je trouvais agréable ; je me souviens de l’emphase qui transmettait une émotion au spectateur néophyte que j’étais. Mais maintenant je n’entends plus que les approximations, les maladresses, les réflexions malaisantes et cette sensation désagréable que le commentateur tombe toujours à côté de la plaque et que l’essence même de ce qu’il se passe sous ses yeux lui échappe.

C’est triste.

Pourtant j’entends toujours dans la musique de Patrick Montel la musique de mon enfance. Mais lorsque j’écoute ses paroles mon innocence s’écroule et l’exaspération prend le relais. Mais ça ne m’empêche pas de regarder les championnats du monde d’athlétisme. Ni d’écouter Stéphane Diagana se débattre avec les informations, Patrick Montel commenter à contre temps et Christine Arron dormir paisiblement jusqu’aux instants où l’on entend ses paraphrases de manière subreptice.

Aujourd’hui je me demande si je pourrais tomber amoureux de l’athlétisme si je le découvrais seulement aujourd’hui en allumant ma télé. Et je doute. Je doute. Je doute. Et c’est triste oui, parce que ça me laisse imaginer que malgré cette diffusion de l’athlétisme en prime time il n’y aura peut-être pas de nouvelles générations de supporters qui tomberont amoureux par l’entremise d’un commentaire passionné.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Sport, #Réflexion

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Publié le 6 Août 2017

Il y a vingt ans Stéphane Diagana devenait champion du monde de 400 mètres haies à Athènes. Il y a vingt années de cela je me trouvai dans le stade olympique d’Athènes et j’assistais à ce sacre. C’était la première fois que je me trouvais dans un stade pour être spectateur d’un événement sportif de cette ampleur. Vingt ans … mon dieu que c’est long vingt ans. Pourtant à l’échelle de mes souvenirs ce championnat du monde c’était hier, ces vingt années  disparaissent en un clin d’œil lorsque je me souviens du vertige ressenti en entrant dans le stade. Ce séjour en athlétisme dans le pays qui fut le berceau des jeux olympiques a été et reste comme une expérience merveilleuse.

Nous n’étions pas en voyage, nous étions en pèlerinage de l’hôtel au métro, du métro au stade et du stade  au bonheur. De la Grèce nous n’avions rien vu, mais nous n’en avions pas besoin. Ce qui comptait c’était d’y être ; nous ne manquions rien. Dès le matin se plonger dans la session du matin, les séries, les moments volés aux coulisses du sport, rester jusqu’à la fin, à midi, à plus tard, sous le soleil de Grèce qui frappe à son zénith.

Puis sortir du stade, chercher un coin d’ombre et s’installer dans un coin, pique-niquer puis somnoler sur un carton pour se gorger de l’ambiance, de l’atmosphère et ne rien manquer jusqu’à ce que l’athlétisme reprenne pour la session du soir. C’était il y a vingt ans, et pour moi c’était hier. Pourtant lorsque je réfléchis un  peu je réalise pour que pour toute une génération dans la vingtaine, vingt ans c’est une éternité, c’est leur vie, c’est long, mais à l’échelle de ma vie, ces championnats du monde à Athènes c’était hier et si c’était hier alors vingt ans dans ma vie vingt ans ce n’est qu’une étape et si vingt ans c’est une étape alors c’est qu’aujourd’hui je commence à devenir vieux.

C’est ça de grandir ? Est-ce cela de vieillir ? Est-ce qu’oublier la distance entre le passé et le présent c’est ce qui fait de nous un vieux con ? Mon hier c’était il y a vingt ans alors je ne peux plus le nier : je suis vieux.

Et c’est le sport qui me révèle tout cela.

Merci au sport de jalonner ma vie.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Je est un Blog, #Sport

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Publié le 5 Août 2017

Une course à me faire mentir ; une course à m’en faire aimer Justin Gatlin le sprinteur honni. J’aime le sport quand il m’écrit des histoires inattendues. Usain Blot au crépuscule de sa carrière battu par sa némesis, par un sprinteur de 35 ans, suspendu 4 ans pour dopage et hué par le stade. Sublime. J’en ai rêvé, je l’ai espéré, je l’ai voulu et ce soir ça c’est passé. Usain Bolt n’a pas gagné, il n’a pas perdu, il est juste troisième. C’est une magnifique défaite ! La plus belle des troisièmes places. Certains me diront qu’il fallait qu’il puisse perdre pour écrire sa légende. Peut-être qu’ils auront raison, je m’en moque. Ce soir Usain Bolt a perdu, battu par Gatlin, on ne pouvait pas espérer un  meilleur twist à cette histoire.

Ce soir j’exulte, j’ai crié, j’ai sauté, j’ai ressenti l’émotion folle d’une victoire inattendue et tellement discutable. Or qu’est ce qu’il y a de mieux que de pouvoir discuter des choses ? Ce soir contre toutes attentes je remercie Justin Gatlin, son dopage et son abnégation d’avoir pu faire tomber l’idole. Et tandis que le jamaïcain prend sa pause marketing réglementaire au milieu de la piste déserte alors qu’il a perdu de mon côté je jubile de retrouver cette dramaturgie épique du 100 m. Et même s’il aura fallu pas loin de 10 ans pour arriver à ce dernier chapitre, dieu que je suis content de la tournure des choses !!!

à Londres en 2017 c'est Justin Gatling qui gagne, c'est Usain Bolt qui perd, mais c'est la némesis qui se prosterne devant son héros

à Londres en 2017 c'est Justin Gatling qui gagne, c'est Usain Bolt qui perd, mais c'est la némesis qui se prosterne devant son héros

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Sport

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Publié le 5 Août 2017

Dans 45 minutes nous seront enfin soulagé de la présence d’Usain Bolt dans le sprint mondial. Depuis près de dix ans je souffre et je supporte la présence et les victoires du sprinteur jamaïcain. Je sais, mon ressentiment n’a pas de support rationnel ; depuis qu’Usain Bolt gagne des courses, depuis qu’il prend des poses navrantes avant, pendant et après ses courses, depuis qu’Usain Bolt a atomisé le record du monde du 100 m je peste contre sa présence.

Je pourrais me montrer bileux et sous-entendre que les victoires du jamaïcain c’est juste dopage et compagnie. Mais je n’en ferai rien. Nous sommes à quelques minutes de la dernière course de la légende Usain Bolt et je suis impatient. C’est ma dernière chance d’espérer une défaite du maître des cents mètres.

Bien sûr je pourrais me satisfaire que l’encombrante carcasse médiatique d’Usain Bolt sorte du cadre et du stade, mais je suis un supporter de sprint aigri et plus encore que son départ, c’est la défaite d’Usain Bolt qui me rendrait heureux. Si je pouvais le voir perdre sa finale, sa dernière finale, je connaîtrais un vrai sentiment de délivrance.

Mais il n’y a pas de raison qu’Usain Bolt perde, alors ce soir comme depuis dix ans les soirs de 100 mètres, je vais manger mon pain noir sauf que cette année je me permets d’espérer me passionner à nouveau pour les prochains championnats. L’omniprésence outrancière de Bolt sur les podiums prenait tellement de place … nous allons retrouver un sprint d’un nouveau monde qui ressemblera chronométriquement parlant à l’ancien monde.

Je ne vous aime pas Usain Bolt.

Je ne vous ai jamais aimé monsieur Bolt.

Vous ne me manquerez pas Usain Bolt.

Usain Bolt après son faux départ à Daegu 2011

Usain Bolt après son faux départ à Daegu 2011

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Sport

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Publié le 4 Août 2017

J’augmente la cadence et je densifie les chroniques des livres que je trouve en vide-grenier parce qu’à en garder trop je ne pourrais jamais les ranger dans leurs bibliothèques et donc je ne pourrais jamais les organiser par genre, auteur ou taille et donc je pourrais jamais trouver le temps de lire. Si je veux avancer, me libérer des choses qui doivent être faites pour gagner du temps et pouvoir me lancer dans les choses qui vont être faites je suis obligé d’en passer par là.

Par-là oui.

Par ici si tu préfères.

Déjà 24 épisodes cette saison. Et encore une bonne dose de livres qui attentent mes comptes rendus pour transiter vers l’ailleurs qui les rapproches de ma lecture ; c’est ça de jongler avec ses névroses.

Alors pour cet épisode quatre livres de poche. Et je commence avec l’auteur de très nombreux romans, noirs, sombres, américains, où perce parfois une lueur d’espoir. Cet auteur c’est James Ellroy et l’ouvrage dont il est question ici c’est Le Grand Nulle Part un des quatre livres qui constituent le quatuor qu’il a écrit autour de Los Angeles. Il y a quelques semaines j’ai eu l’occasion de chiner Le Dahlia Noir qui fait aussi parti de cette série autour de la cité des anges mais je l’ai offert à un lecteur suite à une discussion sur Instagram.

Le second livre chiné lui aussi la semaine dernière a été lui aussi écrit par un auteur asiatique. Cet auteur c’est Ryû Murakami, un écrivain que j’ai découvert parce qu’il est le réalisateur (et le scénariste) de Tokyo Décadence un film qui m’avait marqué durant la période où j’étais très porté sur le cinéma japonais et parce qu’il est aussi le scénariste d’Audition un autre film très marquant réalisé par Takashi Miike. Il porte le même nom qu’un autre écrivain japonais très reconnu, Haruki Murakami, mais les deux hommes n’ont pas de liens de parenté. De ce que j’ai commencé à lire, Miso Soup, le roman de Ryû Murakami, dégage une atmosphère noire et oppressante ancrée dans une réalité urbaine dépeinte avec la froideur du cynisme, ça me plait beaucoup.

Si l’on peut facilement se méprendre entre Ryû et Haruki Murakami qui se partage le même nom, j’ai fait l’erreur de confondre James Ellroy avec R.J. Ellory. C’est ça être dyslexique et de partir faire les vide-greniers de très bon matin sans forcément être toujours bien réveillé. J’ai donc acheté Les anges de New York un épais thriller d’un auteur anglais que je ne connais pas.

Le quatrième auteur qui va clôturer cette chronique c’est un nom dont j’avais déjà entendu parler mais dont je n’ai encore rien lu. C’est Ian Manook, je me souviens d’avoir entendu parlé de lui parce que son premier roman (me semble-t-il que c’était le premier) était un roman policier se déroulant en Mongolie ce qui n’est pas courant. Le livre que j’ai chiné c’est Les temps sauvages, le second ouvrage de la trilogie constituée autour de l’inspecteur Yeruldelgger.

Je suis très content d’avoir pu chiner ces quatre ouvrages pour la somme de 2 euros le tout. Cette saison j’essaie vraiment de me concentrer pour ne chiner que des ouvrages que j’ai vraiment envie de découvrir et si possible qui sont en très bon état. Et c’est le cas pour ceux livres là.

53.5 euros dépense pour le moment afin d'acquérir 87 ouvrages

53.5 euros dépense pour le moment afin d'acquérir 87 ouvrages

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chinersabibliothèque, #bibliothèque, #livre, #chiner, #brocante, #videgrenier

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Publié le 3 Août 2017

Si vous avez été attentifs aux ouvrages que je chine pour ma bibliothèque vous aurez remarqués que je ne chine que très peu de littérature française en dehors de la poésie. La saison dernière je m'étais appliqué à chiner quelques classiques histoire de donner quelques noms imposants à ma bibliothèque chinée mais cette saison je me suis un peu écarté des ouvrages achetés pour avoir des auteurs ronflants sur mes étagères et je me suis concentré sur les ouvrages que j'ai envie de lire.

Le premier livre dont il est question est un ouvrage de Patrick Modiano auteur français multi récompensé au fil de sa carrière d’écrivain et donc je n’ai très honnêtement jamais rien lu. Avant que cet auteur soir récompensé du prix Nobel de littérature en 2014 la seule connaissance que j’avais de lui c’était sa présence dans une chanson de Vincent Delerm. Bref, tout ça pour dire que lorsque j’ai vu sur un étale de vide-grenier L’Herbe des nuits de Patrick Modiano je l’ai acheté pour 50 centimes. Le petit détail amusant c’est que la personne qui possédait ce livre avant moi a collé sur les premières pages de gardes des articles qui font la chronique de ce livre qui ont été découpés dans des magazines ; je trouve cela amusant et mignon.

Le second livre chiné, lui aussi pour 50 centimes, c’est White un roman de Marie Darrieussecq. Cette fois je connais l’auteur au sens où j’ai déjà lu un de ses livres à savoir Clèves. Marie Darrieussecq fait partie des auteurs qui occupent assez régulièrement l’espace médiatique télé ou radio avec ses écrits ou avec ses polémiques. Je crois que c’est ainsi que le nom de l’auteur s’inscrit dans mon inconscient, celui-là même qui doit influencer mon regard lorsque je chine. J’ai donc acheté cet ouvrage sans être sûr d’ailleurs que la thématique soit à même de me plaire. Si tel est le cas j’offrirai volontiers cet ouvrage à un lecteur plus intéressé que moi.

Pour terminer avec cet article en forme de trilogie française j’invoque un auteur qui lui aussi occupe l’espace médiatique avec son écriture et les possibles polémiques qui peuvent graviter autour : il est question de Michel Houellebecq. Plus précisément il s’agit à mon sens du meilleur livre de Michel Houellebecq qui serait donc Les Particules Elémentaires le second roman de l’auteur. J’ai eu l’occasion de lire cet ouvrage il y a quelques années et je ne sais pas ce que j’ai fait du livre, je l’ai donc chiné pour 50 centimes avec plaisir. En plus cet exemplaire à un petit plus, le genre de petit plus que j’adore et qui me fait craquer pour un ouvrage en vide-grenier ; à savoir une dédicace. Et si généralement elles sont inscrites par la personne qui offre le livre à la personne qui le reçoit, celle-ci est différente. C’est une dédicace de l’ancien lecteur du livre qui prévient le Cher inconnu qui pourrait récupérer ce livre en lui disant ce livre faux, misogyne et sans espoir. Je n’ai pas du tout aimé. Mais lis le si le cœur t’en dis. Je trouve ça géniale.

Trois livres chinés pour 1,5 euros, c’est juste parfait pour moi.

Somme totale dépensée en vide-grenier cette saison pour les livres : 51.5 euros
Somme totale dépensée en vide-grenier cette saison pour les livres : 51.5 euros
Somme totale dépensée en vide-grenier cette saison pour les livres : 51.5 euros
Somme totale dépensée en vide-grenier cette saison pour les livres : 51.5 euros

Somme totale dépensée en vide-grenier cette saison pour les livres : 51.5 euros

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #chinersabibliothèque, #chiner, #bibliothèque, #livre, #vide grenier, #videgrenier

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Publié le 2 Août 2017

Je pourrais parler du président, de ce mec qui se prétend monsieur le Président de la république de France alors que ce n’est qu’un homme comme lui et moi. Je pourrais en parler parce que ça fait longtemps que me réserve ce luxe ; enfin longtemps façon de parler parce qu’il n’y a pas longtemps qu’il s’est assis sur le fauteuil du pouvoir. Je savais qu’en votant nul au second tour de la présidentiel je m’offrais le droit de pouvoir parler du futur président avec dédain et mépris et ce luxe là je me le réserve pour plus tard. Je peux bien attendre quelques jours, semaines ou mois le président français restera ce qu’il est un homme banal comme lui et moi. Oui je me répète, lui et moi. Si j’insiste c’est que pour la première fois de ma vie l’homme élu à la tête du pays c’est un homme de mon âge. Enfin à peine plus pour quelques mois, mais ça reste un homme de ma génération et aujourd’hui plus que jamais auparavant je peux me projeter en lui et sa fonction. Et même si évidemment nous n’avons pas eu le même parcourt, scolaire, professionnel & culturel, je vois en cet homme rien de plus qu’un banal alter ego générationnel. Je sais qu’il a connu le monde au même rythme que moi, qu’il a vécu les mêmes événements historiques que moi ; si je n’ai pas son filtre perceptif et s’il n’a pas le mien, nous restons les frères d’une même génération et cela me trouble un peu. Cela surtout fait descendre l’homme de sa stature de président parce que je n’en vois en lui qu’un congénère, rien de plus qu’un congénère. Et s’il peut duper les autres générations, les précédentes et les nouvelles, il ne peut pas nous duper nous les briques de sa génération parce que nous savons tous que trop bien comment nous fonctionnons.

Il aurait pu être moi.

Et j’aurais pu être lui.

Faut-il alors croire qu’il est autre chose qu’un homme comme les autres ?

Je pourrais donc parler du président, sauf que ça ne m’intéresse pas aujourd’hui alors je me garde mon droit d’expression pour lui tard.

Demain je pourrais parler de la canicule …

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre

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Publié le 1 Août 2017

Nous voilà au premier août (chronique calendaire), nous quittons donc le mois de juillet et je me permets quelques souplesses avec mes chroniques chaotidiennes (chronique du blog) rédigées tout au long du mois de juillet pour basculer sur quelques chroniques de vide-grenier principalement parce que j’ai pris du retard et aussi parce que j’aime cela. Ceci dit je me prévois encore de chroniquer quelques jours du mois d’août si je trouve dans ces jours à venir matière à écrire. Alors que l’atmosphère se refroidie et que le ciel se charge d’un orage potentiel (chronique météo) et après que je me sois précipité pour ouvrir toutes les fenêtres je peux revenir dans le temps et remonter les pages de cet ouvrage.

Pour le week-end du quatorze juillet nous avions prévus avec ma petite amie d’aller passer quelques jours au vert dans la maison dont elle dispose en Lozère ; une bâtisse aux épais murs de pierres logé dans coin rafraîchissant où les réseaux internet passent mal mais où l’air est moins étouffant qu’ici-bas. En un chineur passionné je n’allais pas faire l’impasse sur un week-end de chine sous prétexte de changer d’air et avant de partir j’avais pris le temps de repérer les potentiels vide-grenier où je pourrais chiner. Par chance le samedi matin, dans le village même où nous étions se tenait une foire aux livres doublée d’un vide-grenier.

Ce jour-là je n’ai trouvé qu’une pièce, mais une très jolie pièce à mon goût. Il s’agit de l’intégrale du Transperceneige une bande dessinée de science-fiction française créée par Jacques Lob au scénario et par Jean-Marc Rochette au dessin et par Benjamin Legrand qui a repris le scénario après la mort de Jacques Lob. J’ai connu l’univers du Transperceneige au travers de son adaptation cinématographique Snowpiercer, le Transperceneige réalisé par Bong Joon-ho. C’est une bande dessinée de science-fiction post-apocalyptique traversée par un élan de lutte sociale ; dans un territoire où les glaces écrasent tout le paysage ce qui reste de l’humanité est réfugié dans un train voué à ne jamais s’arrêter. Dans cette société en huis clos ferroviaire la lutte des classe est exacerbé jusqu’à ce qu’un homme se dresse dans le wagon de queue où est opprimé le peuple pour conduire une révolte jusqu’à la locomotive de tête.

Ce livre est un très bel ouvrage de plus de 250 pages qui a été édité par Casterman en 2014. Il contient tous les albums qui forment l’intégrale ainsi qu’une superbe postface qui permet de porter un regard critique complémentaire après la lecture de l’œuvre. Le vendeur qui possédait ce livre en voulait 9 euros et après une petite négociation j’ai pu repartir avec le Transperceneigne pour 7 euros. C’est un peu plus que ce que je dépense habituellement mais vu la qualité de l’ouvrage et vu que je désirais lire cette bande dessinée après avoir découverts l’adaptation je trouve que ça reste tout à fait honorable comme achat.

En ayant acheté le Transperceneige pour 7 euros la somme totale des dépenses pour chiner ma bibliothèque passe à 51 euros pour cette saison
En ayant acheté le Transperceneige pour 7 euros la somme totale des dépenses pour chiner ma bibliothèque passe à 51 euros pour cette saison

En ayant acheté le Transperceneige pour 7 euros la somme totale des dépenses pour chiner ma bibliothèque passe à 51 euros pour cette saison

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Publié le 31 Juillet 2017

Des visiteurs en viennent tu, en voilà ! Et n’en voilà moins aussi,  pour ne pas dire pas. Un seul mois, une trentaine de chroniques et par deux fois au moins j’y parle de visiteurs, de lecteurs, des gens qui passent volontairement ou par hasard sur mon blog. C’est trop, c’est peu et c’est trop, mais pour un blogueur je crois que c’est plutôt cathartique d’en parler.

Je n’ai pas besoin d’avoir le plus de visiteur possible parce que tout le monde le sait, j’ai un grand sexe, du coup j’ai moins de chose à compenser. On peut bien dire que l’on blog pour le plaisir, le geste gratuit et anonyme,  je continu de penser que tous ceux qui disent qu’ils ne se préoccupent pas de leurs audiences sont des menteurs doublés d’hypocrites et de lâches.  La seule véritable manière de ne pas se préoccuper de son audience c’est d’écrire nos mots dans des cahiers que l’on conserve précieusement dans son bureau, sa chambre ou sa cabane bref dans un lieu sûr où personne ne viendra les lire.

Dans tous les autres cas de figures, que l’on publie sur son blog, chez un éditeur, au compte de soi-même comme auteur et éditeur, sur une plateforme lettrée de partage de textes, et même sur Facebook, nous sommes toujours dans un rapport d’intérêt à ceux qui sont là, lisent ou ne lisent pas. Il n’y a pas de honte à écrire pour être lu.

Pas de honte à bloguer pour être vu.

La communauté des YouTubers devenus garant dans la hype 3.0 passent leurs temps à inviter leurs spectateurs à se manifester, avant eux la première vague des blogueurs réclamait aussi son dû en commentaire, et je suis sûr que même dans les grottes préhistoriques les peintres espéraient que leurs congénères viennent éructer leurs intérêt plein de curiosité.

Et voilà que se termine le mois de juillet, chronique du dernier jour de juillet avant de convoquer le terrible nom des aoutiens et je regardais donc les statistiques de mon blog en me disant que je venais peut-être de faire un bon mois de juillet et que la forme chronique était peut-être un plus. Mais non, après vérification j’ai souvent eu de bons moins de juillet.

Donc rien en  fait.

C’est la chronique inutile du trente et un juillet.

Je vous laisse seul juges

Je vous laisse seul juges

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 30 Juillet 2017

chronique de l'opéra, depuis l'opéra, je veux dire depuis le théâtre antique d'Orange devant Aida. rassurez vous ma journée à débutée avec l'aube et une sortie en vide grenier, sortie prolifique en quelques trouvailles surtout en bande dessinée, et puis je suis rentré à temps pour petit déjeuner en homme moderne et agile. Toujours moderne et apte à la vie quotidienne j'ai passé l'aspirateur pour que ce soit propre et éviter les critiques de monsieur et madame. Et toujours plus moderne que l'ancien je suis passé en cuisine pour anticiper le repas de midi, j'étais vif comme l'éclair. Après cela, le repas, la vaisselle, la balade GPS sous le soleil et puis le retour, la petite bière qui détend et le repas du soir, ne me croyez pas imprévoyant je l'avais cuisiné hier. Et direction l'antique, Aida. Rassurez vous c'est l'entracte. J'ai le temps de rédiger ma chronique d'un trente juillet. il y a encore quelques cigales et bientôt demain

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