Publié le 16 Mars 2017

Hier soir au détour d'un tweet je comprends que des photos de l'actrice Emma Watson ont fruitées depuis son téléphone, en tout cas depuis un téléphone, bref depuis un outil technologique. Ce n'est pas la première star féminine à faire les frais d'un tel acte de piratage de son intimité. Ça ne sera sûrement pas la dernière non plus. Et c’est assez curieux parce que l'on pourrait croire que les précédents en matière de tétons trahis et de corps nus affichés à l’envers de la volonté de filles connues conduisent la classe des starlettes à prendre de bonnes habitudes de sécurité et de pudeur avec leurs Smartphones.

 

Mais non.

 

Jamais ces photos fuitées ne sont très compromettantes pour les jeunes femmes. Nous y voyons généralement une star qui confronte son corps nu à sa propre qualité de mise en scène. Hors nous sommes habitués à les voir ces femmes nues, dénudées, poses sexy et tenues brûlantes dans des mises en scène qui exacerbent leur féminité et leur érotisme. L'intérêt de ces photos fuitées ne réside justement pas dans le contenu charnel à voir mais plutôt dans l’expérience que ces femmes souvent surreprésentées dans nos imaginaires collectifs font de leurs capacités de mise en scène.

 

Une femme d’image confrontée à sa propre mise en image, ce n’est de l’érotisme c’est de la mise en abîme.

 

L'érotisme né alors du plaisir voyeuriste que l’on éprouve en découvrant la capacité de ces figures féminines à se confronter à leur propre potentiel pornographique et érotique en essayant de se l’approprier. Donc hier soir, en réalisant que des images de ce type s’étaient échappées quelques par sur les réseaux j'ai eu envie de les voir. Bien sûr durant ces instants de minuscules effervescences micro-médiatique tout le monde parle mais personne n'a rien vu. Et cela exacerbe la pulsion scopique. Bien entendu ce n'est pas en tapant directement la recherche sur Google que l'on va pouvoir assister au déballage du corps.

 

Durant quelques minutes on patauge dans les sites d'informations peoples qui nous informent que les images existent mais qui s'abstiennent de les montrer. On cherche encore jusqu'à tomber sur une seule et unique image appartenant au fameux lot volé à la pudeur de l’actrice. C’est là que Google qui se montrait pudibond jusqu’à présent nous aide à dévoiler les autres photos volées d’Emma Watson. Depuis la seule image qui circule sur Twitter on lance une recherche inversée via Google image ce qui nous conduit à des sites interlopes qui hébergent cette image et généralement d'autres photos volées aussi. Dès lors la boîte de pandore est ouverte et l'on découvre petit à petit l'ampleur de la fuite, sage ou salace.

 

Ici nous avons droit à deux vidéos où l'actrice se film dans son bain, nue nécessairement. Pour les septiques internet regorge d’esthètes ayant répertorié les grains de beauté de la belle et qui compare ceux du corps nu avec ceux de l'actrice avec son corps dénudé. Ensuite il y a une très longue série de photos d'essayage de maillots de bain. L'actrice est photographiée par une amie présente avec son iPhone dans le miroir en arrière plan. Emma Watson y apparaît très sage, très lisse, sans érotisme salace, juste une expression élégante et effacée. Il y à presque quelques chose de contre érotique dans ces photos, une tristesse hors de propos qui s'ajoute aux étiquettes des maillots de bain, qui s'ajoute au style très rétro de ces maillots, qui s'ajoute à le décor de la scène où l'on suppose que l'actrice laisse traîner les maillots parterre.

 

Mais le voyeur éprouve pourtant une satisfaction semi érotique de découvrir ces photos volées. Leur aspect contre érotique est même un élément de cette satisfaction car cela donne l'impression que l'on accède à une série d'images qui n'étaient pas destinées à être vues tellement elles sont fades. Et ce qui est peut-être encore meilleur si on fouille bien histoire d’être sûr de trouver tout le lot d’image dérobées au téléphone de Emma Watson c’est qu’il y a des photos parfaitement banales, sans intérêts, juste du quotidien qui est outrageusement banal et quotidien mais cela donne la sensation d’entrer plus en profondeur derrière le rideau de la façade médiatique, pour le dire autrement l’impression  d’entrer plus en profondeur dans la vie normale de la demoiselle.

 

Et comme un soufflet, une fois que l’œil à réussi à combler la pulsion scopique et l’homme passe à autre chose tandis que les images restent perdues quelques parts entre serveurs lointains et sites exotiques. D’ici quelques jours, semaines ou mois les images seront entrées dans l’inconscient collectif et n’auront plus aucun effet sur la doxa.

 

Hier je me demandais comment racoler des visiteurs et j'avais fais appel à une icône des racoleuses avec Brigitte Bardot jeune, mais là je crois que c'est le level suppérieur avec Emma Watson et ses photos fuitées
Hier je me demandais comment racoler des visiteurs et j'avais fais appel à une icône des racoleuses avec Brigitte Bardot jeune, mais là je crois que c'est le level suppérieur avec Emma Watson et ses photos fuitées
Hier je me demandais comment racoler des visiteurs et j'avais fais appel à une icône des racoleuses avec Brigitte Bardot jeune, mais là je crois que c'est le level suppérieur avec Emma Watson et ses photos fuitées
Hier je me demandais comment racoler des visiteurs et j'avais fais appel à une icône des racoleuses avec Brigitte Bardot jeune, mais là je crois que c'est le level suppérieur avec Emma Watson et ses photos fuitées
Hier je me demandais comment racoler des visiteurs et j'avais fais appel à une icône des racoleuses avec Brigitte Bardot jeune, mais là je crois que c'est le level suppérieur avec Emma Watson et ses photos fuitées
Hier je me demandais comment racoler des visiteurs et j'avais fais appel à une icône des racoleuses avec Brigitte Bardot jeune, mais là je crois que c'est le level suppérieur avec Emma Watson et ses photos fuitées
Hier je me demandais comment racoler des visiteurs et j'avais fais appel à une icône des racoleuses avec Brigitte Bardot jeune, mais là je crois que c'est le level suppérieur avec Emma Watson et ses photos fuitées
Hier je me demandais comment racoler des visiteurs et j'avais fais appel à une icône des racoleuses avec Brigitte Bardot jeune, mais là je crois que c'est le level suppérieur avec Emma Watson et ses photos fuitées
Hier je me demandais comment racoler des visiteurs et j'avais fais appel à une icône des racoleuses avec Brigitte Bardot jeune, mais là je crois que c'est le level suppérieur avec Emma Watson et ses photos fuitées
Hier je me demandais comment racoler des visiteurs et j'avais fais appel à une icône des racoleuses avec Brigitte Bardot jeune, mais là je crois que c'est le level suppérieur avec Emma Watson et ses photos fuitées
Hier je me demandais comment racoler des visiteurs et j'avais fais appel à une icône des racoleuses avec Brigitte Bardot jeune, mais là je crois que c'est le level suppérieur avec Emma Watson et ses photos fuitées
Hier je me demandais comment racoler des visiteurs et j'avais fais appel à une icône des racoleuses avec Brigitte Bardot jeune, mais là je crois que c'est le level suppérieur avec Emma Watson et ses photos fuitées

Hier je me demandais comment racoler des visiteurs et j'avais fais appel à une icône des racoleuses avec Brigitte Bardot jeune, mais là je crois que c'est le level suppérieur avec Emma Watson et ses photos fuitées

Les photos leaked ou le sacre de la banalité
Les photos leaked ou le sacre de la banalité

Les photos leaked ou le sacre de la banalité

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Emma Watson, #photo volée, #érotisme, #Pictogranimation, #banalité

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Publié le 15 Mars 2017

Le futur est un combat de quelques centimes qui traînent sur mon bureau

Et dans le même temps, l’ordinateur outil de mes écrits récolte lui aussi des centimes

Ce n’est pas un bourreau de travailler, ni un mineur, rien qu’un alcoolique électrique

Ma machine racle les fonds de tiroir mécanique ; pas de messie ni de mécènes

C’est le dernier jour du roi, il est comme moi le roi et le roi c’est moi

Comme les derniers jours de l’hiver travestis en fleurs de printemps

Le roi se ment, se meurt et demain il va éclore, pétales de putain et cocon de catin

J’ai une gorgée d’ivresse à deviner la route rouillé dans le mur de nos mesquineries

Le compteur ne s’affole pas, je m’affilie à ces zéros qui gisent comme les perles d’un collier cassé

Je ne crains pas ; non, j’envisage la crainte comme l’horizon des normes qui s’écrasent

C’est ma queue, mon crâne et les quelques miettes de mes espiègleries qui se font brouiller

Les points d’énormes i roulent des tonnerres de tous mes diables

Des pièces de 89 % de cuivre, 5 % d'aluminium, 5 % de zinc et 1 % d'étain dorment

Elles maculent l’espace sous le regard hagard de la poule rose qui me surplombe

C’est un jour toujours nouveau où rien ne change

Utiliser une image sexy de Marilyn Monroe nue est une valeur sûre pour récolter des visiteurs

Utiliser une image sexy de Marilyn Monroe nue est une valeur sûre pour récolter des visiteurs

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Prose, #poésie, #Ponctuation

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Publié le 14 Mars 2017

Au matin il est déjà tard. L’écrivaine se réveille seule. Elle est nue sous sa couette. La tête écroulée sous les oreillers qui portent l’emprunte de ses amants imaginaires qu’elle étreint pour s’endormir. L’épais rideau rouge ne laisse pas entrer le jour. Elle se dit que dehors le ciel doit être gris autrement le soleil au travers des rideaux aurait déjà teinté sa lumière dans la pièce. Elle pète longuement et comme un chat elle s’étire. Sous la couette son corps mijote dans l’odeur capiteuse de sa nuit. Elle attrape la télécommande et allume la télé. De l’autre main elle tape ses oreillers et se redresse. Elle allume une cigarette et ratisse les chaînes hertziennes en espérant trouver quelque chose. Elle échoue sur une chaîne d’information.

Elle se lève enfin. Elle tire le rideau d’un geste vif. Le ciel est gris. Elle ouvre la fenêtre pour respirer les premières odeurs du printemps qui entrent rapidement. Elle se moque de savoir si ces voisins peuvent la voir nue. Et même elles espèrent que ces messieurs ou que leurs fils peuvent la matter à poil. Elle enfile sa culotte d’hier, un t-shirt et un pull et dans la cuisine elle se verse un bol de céréale au chocolat auquel elle ajoute un yaourt et des fruits coupés en morceaux. Elle s’assoie à son bureau et elle mange ses céréales en attendant que l’ordinateur s’allume.

Elle supprime rapidement ses mails, le spam, et ce qu’elle ne veut pas voir. Elle laisse de côté les mails auxquels elle doit répondre depuis déjà deux semaines et se rendu sur son site pornographique favori pour voir si les photos qu’elle a partagé hier soir se sont propagées pendant la nuit. Elle jubile un peu de ce petit moment de gloire. Elle chope son téléphone portable avec lequel elle coupe la télé parce qu’elle a la flemme de se lever. Elle hésite quelques secondes à se masturber, puis finalement les fermes les fenêtres de son ordinateur, elle rouvre son texte.

Elle peut commencer sa journée.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Je est une autre, #Divagations diverses

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Publié le 13 Mars 2017

Le mois de mars est enfin là et d’ici peu il vous suffira d’allumer la télé pour apprendre que les hirondelles sont de nouveau ici et là et qu’elles ne sont plus porteuse de la grippe des oiseaux mais du printemps ! Autre conséquence climatique c’est le retour des vide-greniers et des livres chinés et par extension c’est le retour des articles #chinersabibliothèque. Je déclare officiellement ouverte la saison deux ! Je promets encore plus de livres, d’images, de brocantes, d’objets chinés et bien entendu de livres accumulés dans ma bibliothèque pour montrer que l’on peut se constituer une base culturelle à bas coûts.

On commence cette saison tranquillement avec du classique vis-à-vis de mes goûts esthétiques car oui, je choisi souvent les livres de science-fiction pour leurs couvertures avant leurs contenus ou leurs auteurs. J’ai donc trouvé quatre ouvrages de science-fiction, quatre livres de poche, deux aux éditions J'ai Lu et deux autres dans la collection Anticipation de chez Fleuve Noir, une collection toujours très fiable. Ces quatre livres pour la somme de 1,5€ ce qui est un super prix. Je ne connais aucun des titres, ni aucun des auteurs. Qu’importe cela sera l’occasion de découvrir.

Il y a Un Pied Sur Terre et Untel, sa vie, son œuvre deux romans de G.Morris. Dernier ce nom ce cache en fait un auteur et traducteur français assez prolifique Gilles-Maurice Dumoulin.  Dans mes trouvailles du jour il y aussi La reine de l’Air et des Ténèbres un recueil de nouvelles de Poul Anderson un auteur plusieurs fois récompensé pour ses nouvelles justement mais que je n’ai encore jamais lu. Encore un recueil de SF pour finir avec les talents du Xanadu un recueil de Theodore Sturgeon. J’ai mis du temps à venir à la nouvelle, autan comme lecteur que comme auteur. Mais plus j’avance dans le travail de l’écriture et plus la forme courte et la liberté d’expression que permet de recueillir plusieurs nouvelles dissonantes mais unifiés par une méta idée me parle. Du coup je suis toujours plus avide de découvrir les œuvres d’auteurs ayant travaillé leurs styles dans la forme courte.

Voilà qui lance sa la saison deux de Chiner sa bibliothèque, quatre livres et seulement 1 euro 50 dépensé. Jusque là tout va bien. Et comme ces achats date du mois de février je peux vous dire que les achats du mois de mars sont très bons eux aussi …

Rendez vous pour l’épisode 02.

Tentative nouvelle de mise en image de mes achats. Les petits supports pour tenir les livres droits et qui doivent en temps normal maintenir des cadres ou des assiettes décoratives ont bien entendu été chinés.

Tentative nouvelle de mise en image de mes achats. Les petits supports pour tenir les livres droits et qui doivent en temps normal maintenir des cadres ou des assiettes décoratives ont bien entendu été chinés.

Quatre livres de science-fiction chinés pour 1.5 €
Quatre livres de science-fiction chinés pour 1.5 €
Quatre livres de science-fiction chinés pour 1.5 €
Quatre livres de science-fiction chinés pour 1.5 €

Quatre livres de science-fiction chinés pour 1.5 €

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Publié le 12 Mars 2017

Un soir c’est dimanche et dimanche nous sommes le soir.

La semaine morte est déjà presque entière étalée derrière nous. Le charnier des semaines mortes est surchargé depuis bien avant ma naissance. Mais cela ne rend pas mes dimanches soirs moins amères. Des siècles que cela se perpétue et rien ne change.

Sauf peut-être les mots, les réseaux sociaux que l’on peut invoquer. Les blogs que l’on peut écrire et lire. La télévision qui hurle et les livres qui frémissent. Même la console gronde et vibre en espoir.

Rien ne change et tout s’offre aux changements.

Demain un jour nouveau pour une semaine nouvelle et je mettrai sur mon atelier mon ouvrage. Mon  éternel ouvrage que je dois finir. Je compte que ce soit pour moi la bonne semaine.

Mais d’ici là nous sommes le dimanche soir.

Avant minuit et même après, rien n’y fera.

Juste les mots qui s’alignent, les verres d’eau avec les cafés et tout le jaune inactinique déversé par les réverbères. Dans ma campagne la nuit est encore noire de sa lune. Mais à la ville la nuit est jaune. J’en avais fait mon fantasme mais pour le réaliser je dois éteindre toutes les lampes de l’intérieure. Et éteindre les écrans aussi.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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Publié le 11 Mars 2017

Dans la maison, dans ma tête et dans le crâne de tous les citoyens et de toutes les citoyennes qui perfusionnent leur sac à neurones à l’écran plat lumineux qui diffusent 24 heures sur 24 son désherbant radical se déroule un drame de l’écosystème mental. Dans la salon, dans la salle à manger, dans la chambre des enfants, celle des parents et des amis, la télévision diffuse sa diplomatie de l’infécondité intellectuelle. Citoyens la télévision mène une politique de la terre brûlée. Ouvrez ouvrez le robinet et attendez. D’ici quelques temps, des secondes qui deviendront rapidement des minutes, votre cerveau va recevoir les premières vagues plus stériles que l’acide ; le sel, le soufre et les cristaux de drogues qui naissent dans le fourneau toxique télévisuel.

 

Le crâne est brûlé et les neurones fument.

 

Ce ne sont pas des discours que la télé hurle. Elle vomit des hordes de cris odieux, de la merde bien audible qui s’organise en horde pour déferler en toi et ébranler ton for intérieur. Après un jour, une heure, après l’éternité qui ne dit pas son temps la matière grise se dissout dans le crâne. Bientôt la cervelle pourrait devenir soluble dans l’inanité ambiante diffusée par delà l’écran et par les hautparleurs qui lui sont soumis. Pour subvenir à sa survie l’homme n’a pas d’autres options que de mobiliser tout ce qui lui est permis d’attention pour barrage. C’est la force de cette politique de l’éradication, au lieu de s’attaquer directement à l’esprit, elle mobilise l’esprit dans une démarche de survie et c’est dans ce laps de temps où l’attention se détourne de la sa propre vie que la télévision rase ton univers intérieur.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Réflexion, #Je est un Blog

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Publié le 10 Mars 2017

Nous sommes des ogres et nous vivons dans l’angle mort des gens normaux. Désormais nous allons nous assumer. Nous allons nous dévoiler. Nous allons dévorer le monde parce que c’est la seule chose que nous soyons habilités à faire.

N’ayez pas peur des ogres. Ils vous débarrasseront de vos enfants morts, des jeunes filles déviantes, des petits cons imbus d’eux-mêmes avant même d’avoir étaient. Les ogres ne sont pas des fossoyeurs. Nous sommes des ogres leucocytes, d’énormes macrophages, les seuls capables de digérer votre société impure.

Nous sommes des ogres. Oui, je suis un ogre. J’écarte mes babines et je sors de l’ombre. Il est fini le temps du retrait. J’écarte ma bouche, j’écarte mes bras, j’ai les dents droites et j’entre dans la lumière. Mon ombre en croix se projette sur vos rues, sur vos enfants et sur vos biens de consommations. Soyez sereins je saurai prélever vos immondices avec parcimonie. Et si vous n’assumez pas d’avoir commis l’immonde fillette qui ronge ses chairs dans ses journaux impudiques, si vous n’assumez pas l’ostentatoire de vos échecs rutilants garés devant vos résidences secondaires, si vous n’assumez pas l’horreur suintante alors peut-être qu’il vous faudrait trembler.

Lorsque je regarde mon reflet dans vos vitrines je vois un ogre digne et droit comme un arbre. Je vois une montagne épaisse, un beffroi immuable qui surplombes vos vallées d’errances.  Et je me surprends alors lorsque je reconnais dans ce reflet gargantuesque la part d’homme que j’étais.  

Je suis un  ogre

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Je est un Blog

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Publié le 9 Mars 2017

C’est pour cela que nous aimons regarder le football, pas pour le score, ni la victoire ou la défaite mais pour avoir des histoires à raconter. Qu’importe la réalité du résultat car la véritable portée d’un match historique comme celui qui a eu lieu hier entre le PSG et le Barça c’est de transmettre à ceux qui ont vu le match une histoire. C’est une narration, un drame ou un miracle selon le côté mais dans les deux cas une page historique qui s’est écrite. Et comme toutes les grandes histoires elle ne peut vivre qu’en étant transmise, partager, propagée de siège à siège dans le stade, de canapé en canapé devant les télés, de bouche à oreille par la suite, emphase en rhétorique du pathos.

C’est pour cette raison-là que nous aimons le sport. Pour se sentir investi d’une légende à raconter et à chaque fois que l’on peut retranscrire ce moment de sport avec nos propres mots nous nous approprions une toute petite part de cette histoire. Nos narrations individuelles autour de cet événement sport construisent la légende de ce match de football autant que la légende de ce match construit nos narrations. Avoir assisté à ce match nous investit d’une parole et d’un élan à la partager qui font de nous des prophètes, ou, pour le dire autrement des messies avançant avec une voix porteuse de la légende.

Et c’est exactement pour ce cela, pour ressentir ce souffle, que j’aime regarder le sport.

Du genre historique

Du genre historique

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Sport, #Chronique chaotidienne

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Publié le 8 Mars 2017

Pétasse avait les fesses plates et une petite poitrine, trois fois rien de femme. Mais la jeune fille avait le feu sacré en elle, c’était une sacrée pétasse aimait-elle dire à son sujet pour ne pas contrarier ce que les autres pensaient d’elle. Ces trois fois rien de femme accrochés à ses hanches et à sa poitrine étaient son bien le plus précieux. Cela faisait de la petite fille sans intérêt qu’elle croyait être un membre actif des demoiselles, des dames, des dindes, des danseuses et autres divas. Ce n’était pas un but en soi mais sûrement un motif de suffisance. C’est que Pétasse pensait lorsque seule dans sa salle de bain, la porte fermée à clef, elle déboutonnait son jeans pour laisser apparaître sa culotte de coton sur son ventre plat et qu’elle tirait sur son t-shirt pour dévoiler son soutien gorge noir.

Entre son ventre plat et son torse auréolé de deux petits seins Pétasse faisait pendre un Christ qui se balançait au bout d’un long collier. Elle avait vu des femmes le faire, déboutonner le bas et tirer sur le haut pour montrer leur ventre, parfois avec des bébés dedans. Sauf que là s’il y avait un enfant alors l’enfant c’était elle et que dans son ventre il n’y avait même pas de papillons, juste l’envie glacée de se sentir femme. Fallait-il qu’elle se photographie encore dans cette posture avec son téléphone portable et qu’elle envoie la preuve de son appartenance à la communauté de la femme à tout le monde ?

Elle cadra son image dans le miroir de la salle de bain malgré le dentifrice en premier plan et les traces de savon sur le miroir. Elle ajusta son pantalon bien en bas de ses hanches pour laisser voir sans compromission sa culotte blanche, son ventre plat, elle retira son t-shirt pour afficher la place chaude de ses seins dans son soutien-gorge noir et sans sourire elle déclencha. Quelques clics plus tard Pétasse envoya sa photo sur les réseaux en rugissant qu’elle était là, qu’elle était une femme et en ne laissant à personne la liberté d’en douter.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Digression, #Divagations diverses, #Je est un autre

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Publié le 7 Mars 2017

Exploser à la récupération

Plutôt juste

Il était venu sur le couloir gauche

 

Le carburateur a été bien lancé. Je suis dans une courbe à deux phases. Je peux enchaîner avec les frappes que je ne croise jamais ; un doigt à droite et l'autre doigt à gauche. À leur contact il n'y a pas de combat, généralement l'un se retire pour laisser l'autre agir. À eux deux ils lèchent la poussière, ils arrachent la peinture, ils usent le plastique pour au final finir par éroder la machine.

 

Ils rebondissent seulement sur la plaque de verre, mes doigts ne sont pas la lumière, pas plus qu'ils ne sont des diamants. Pas une bague ou une chevalière, pas un anneau pas une seule marque d'appartenance pour asservir les dix doigts de ma mains dressés comme une armée. J'ai toujours su que j'étais armé, j'étais amer et je rêvais d'armes pour faire feu sur les ombres fluctuantes de mes démons. J'aurai mis du temps pour discerner l'éclat de la lame que j'avais dans les mains.


Je n'aurai jamais à planter un poignard dans le bois d'une porte pour y placarder mes poèmes et mes pamphlets mais je garde ma lame armée entre de mes doigts pour jouir de l'augure du sang que ça me permet d'espérer. Le temps n'est pas à cela mais ce temps-là reviendra et je serai prêts.

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Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Je est un autre, #Je est un Blog, #écrire

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