La ville dieu

Publié le 10 Janvier 2016

Les odes à la ville n'étant jamais assez juste dans les coloris et la noirceur des goudrons maculés il est important de s'imposer seul le devoir de décrire le noir des villes que j'aime. Raides comme les rues et les réverbères érectiles, je travaille avec une prose mal adaptée. Mais peut-être qu'au contraire ma prose raide est bien calibrée pour cette description , comme le sont les revolvers automatiques et fantasmés que des passants non visibles promènent dans les rues anonymes pour se défendre d'un mal non nommé. Il n'y a pas de ville sans citadins car les villes fantômes sont de fantômes plus que des villes. Les villes sont des corps et les humains des viscères et des globules, cellules et sous organismes inter dépendant des dites villes, parfois même ils en sont les cancers, concepts mourants et contre productifs vis à vis de leurs créations car les villes sont des créations des hommes qui les habitent pour sortir du regard des dieux. On construit des villes pour ne plus creuser des grottes mais toujours pour échapper à dieu. Je me demande ce qu'il adviendrait si dieu incarnait sa conscience folle des les réseaux et les regards d'une villes incubateur gargantuesque des destinées humaines.

Publié dans #ébauche, #jdr

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