La police

Publié le 25 Avril 2016

Au silence des soirs succèdent les espoirs de la nuit. Les draps sont longs et les bras tentaculaires se perdent de soie et du coton, océan biologique étendu à perte de blanc. Et dehors le vent souffle à décorner les étoiles de leurs socles de pacotilles comme si un géant invisible remué une boule à neige céleste. Le requin est positionné dans entre deux vagues et l'été en suspend attend de déferler. Et le silence clos sur les yeux fermés. Et le silence brisé sur la dentelle de faïence. Frissons et malaise, le tsunami avant le printemps et un vol d'oiseaux de mer qui migre vers un lieu aveugle.

Repost 0
Commenter cet article