Hier demain le feu du matin

Publié le 2 Mai 2015

Tout en noir, dans l'antre du feu le feu se fait pauvre, triste, je suis désolé et un peu honteux de ne pas être le maître du feu. La terre promise est une terre de feu et de femmes avec de vieux arbres tordus au centre des paréelles. L'autre est maître du feu, la transmission du flamboyant est un arbre de forêt qui étend quelques branche dans de sombres tourbes antiques. On contre date quelques traces dans le sol pour tromper les trappeurs, on écharpe quelques branches pour se fondre dans le décor. Ouvertement le dieu qui coule dans mes veines à reprit sa place dans l'antre ou l'on fait le feu. Le pouvoir du divin, comme le pouvoir de l'ogre qui a volé le feu, est un pouvoir noctambule, des heures sans dormir, du bois dans les veines et des branches dans le ventre comme le mangeur de monde qui dévore l'univers, tout sauf la lumière et quelques plaques de métal or. La pierre n'y est plus et la plume rien qu'une idée, une idée poussiéreuse dans la lande alentour.

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