Brainstorming ; au début le monde

Publié le 29 Mars 2015

Il n'y a plus de dates, il n'y a plus de temps en dehors des oasis où le monde affleure parfois. Mais personne ne sait ce qu'est le monde, le monde d'avant ou le monde présent. Le monde est un concept qui échappe aux gens. La rase campagne grise et blanche peuplée de pierres et de mange-pierre est un lieu trop hostile pour penser le monde, l'essentiel est de lui survivre ; jusqu'à jour où un individu mettra la main sur un fragment, un vecteur de monde, de l'avant dans le présent. Celui qui détient un tel fragment parvient, sans nécessairement le vouloir, à faire revenir du monde en surface de la terre morte. Du monde, c'est du monde, des maisons, des architectures, des personnes, des animaux, des paysages, de la flore, mais tout cela est abstrait, tout cela est relatif, le fragment vecteur est une forme de catalyseur, un hybridateur qui fait ressortir une facette du monde d'avant au travers de la psyché d'un homme du non monde d'ici. Qu'est-ce que sera le monde, qu'est-ce qu'était le monde, rêve ou réalité, création ou renaissance, et si la renaissance était le lieu d'une résurrection. Exhumer des fragments c'est exhumer ses névroses, donner du corps à des variations, la naissance d'une promesse, de mille promesses, une promenade dans le monde blanc en éruptions individuelles d'expressions colorées. Et là-dedans une mine, des grottes, des ramifications souterraines jusqu'à déchirer les terres mortes en bulles d'air de vicissitudes. Il y a devant eux le vide d'une page blanche, grise, les coups de gomme sur la surface d'un monde disparu. Le vide est une grande invitation à disperser ses cendres et donc à avoir brûlé ses idoles. Une ébauche d'un monde où le monde est une grappe d'ébauches ; des mondes ébauchés où des êtres sont amenés à ébaucher leurs vies pour recréer un monde ou supprimer ce monde

Publié dans #Brainstorming

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