Jour # 973 voyager en territoire inconnu fumant et farouche est une histoire d’homme

Publié le par #ceciestunblog

nauséeux don de sang ; irruption compulsive du fluide corrosif, quelques gouttes tranches sur le bleu vif de l'azure ; la terre orange du terrarium n'en pense pas moins, pas mieux non plus, la terre sous vide - la même que la terre sous cloche - ne vaut guère plus qu'un filet d'orange ou qu'un paquet de clope payé en monnaie de singe, celles que l'on aime faire flamber, celles qui sont comme dans les livres, monnaies incestueuses qui brûlent les doigts et scellent le tabou comme la cendre enserre les ruines d'un doux silence de camomille, verveine, le calme suintant étouffant les pas dans cendre comme ceux du mâle sur la lune, hallucination sodomite d'un voyage contre nature, on ne voyage jamais hors du monde ce n'est qu'une fuite, un contre sens, sens interdit, on ne voyage qu'en terre connu, qu'en terrain balisé, ceux qui veulent faire croire aux voyages en terre inconnus ne sont que des producteurs de télévision, des idéaliste de la phrase marketing ; les seuls voyages que l'on pourrait oser en terre inconnue c'est ceux que l'on entreprend en soi, parce qu'il n'y a qu'en soit des parts d'inconnus qui sont plus précisément des zones d'ombres mais à dimension humain l'ombre est l'inconnu et l'ironie veut que l'on traine toute notre vie un inconnu qui s'étire à nos pieds, un inconnu que l'on tient dans l'ombre de notre main, le revers ou la paume sont dès lors confondante d'indentisme, voyager en soi est le seul paradoxe d'inconnu que nous pourrions faire si nous étions pas nous même les fossoyeurs de nos inconnus, nos abimes et nos tribunaux

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